Bien connu pour les fleurs sauvages colorées qui le décorent en été, le parc national du Mont-Revelstoke est un endroit spécial, et c’est pourquoi les résidents de la région ont fait des pressions afin d’en obtenir la protection. Sa création, en 1914, en a fait le huitième parc national du Canada. Dans le sud-est de la Colombie-Britannique, tout près de la ville de Revelstoke, le parc occupe une superficie de 260 km² et protège des montagnes, des glaciers, des lacs alpins, des terres humides, et des prés subalpins représentatifs de la région naturelle de la chaîne Columbia.

Histoire culturelle

Le parc national du Mont-Revelstoke se trouve sur des terres traditionnellement utilisées par les peuples Syilx, Sinixt, Ktunaxa et Secwepemc. Le mont Revelstoke borde les grands couloirs de
transports actuels et historiques canadiens et est situé près du confluent de la rivière Illecillewaet et du fleuve Columbia. En 1885, la construction du chemin de fer a fait de cet endroit un carrefour
d’activités, ce qui a donné naissance à la collectivité de Farwell, plus tard renommée Revelstoke.

Un sentier menant au sommet du mont Revelstoke a été aménagé en 1908, puis remplacé par une route nommée promenade des Prés-dans-le-Ciel. Le mont Revelstoke est encore à ce jour la seule montagne de tous les parcs nationaux du Canada où le sommet se trouve à faible distance de marche de votre voiture. Les résidents comme les visiteurs peuvent ainsi en admirer le paysage et les prés subalpins parsemés de fleurs sauvages.

L’histoire du saut à ski au parc national du Mont-Revelstoke est désignée événement d’importance historique nationale. De 1915 à la fin des années 1960, des records mondiaux de saut à ski ont été établis lors de compétitions sur le tremplin de saut à ski du mont Revelstoke.

Géologie

Le parc national du Mont-Revelstoke se trouve entièrement dans la chaîne Selkirk de la chaîne Columbia. Formées il y a 250 millions d’années par la collision de la plaque nord-américaine et de la plaque du Pacifique, les montagnes de la chaîne Selkirk furent enfouies sous l’inlandsis de la Cordillère jusqu’à il y a 6000 ans. Cet inlandsis faisait 1400 m d’épaisseur par endroits et recouvrait tout le territoire, à l’exception des sommets les plus élevés de la chaîne.

Aujourd’hui, l’eau et la glace continuent de sculpter les roches ignées et métamorphiques anciennes qui composent le parc, créant pour les visiteurs de magnifiques paysages de pics déchiquetés et de petits lacs.

Climat

L’air humide du Pacifique déverse de grandes quantités de précipitations sur la chaîne Columbia. Les chutes de neige abondantes, conjuguées au terrain escarpé, peuvent entrainer des risques d’avalanches dans plusieurs secteurs du parc. Le mois de janvier est celui où la région reçoit le plus de neige (de 150 à 200 mm), tandis que le mois de juillet est le mois le plus chaud et le plus sec.

Les conditions changent rapidement en montagne, de sorte qu’il est possible de voir de la pluie en hiver et de la neige en été. Les températures moyennes (moyenne des maximums et minimums de température quotidiens) sont de -6 °C en janvier et de 18 °C en juillet.

Végétation

Le parc compte trois zones de végétation distinctes.

  • Forêt pluviale intérieure : du fond de vallée jusqu’à une altitude d’environ 1300 m, la forêt est dominée par des thuyas géants et des pruches de l’Ouest presque
    millénaires qui peuvent atteindre 4 m de diamètre.
  • Zone subalpine : au-dessus de 1300 m, la neige persiste plus longtemps et la végétation est composée principalement de deux espèces d’arbres, le sapin subalpin et l’épinette d’Engelmann. Cette zone comprend aussi des prés subalpins qui sont tapissés de fleurs sauvages pendant le court été.
  • Zone alpine : au-dessus de 1900 m, les arbres disparaissent complètement pour céder la place à des touffes de lichen, de bruyère et de carex qui s’agrippent aux rochers et au sol mince, entourées de plaques de glace et de neige permanentes.

Faune

Le parc national du Mont-Revelstoke sert d’habitat à plusieurs espèces de gros mammifères, y compris l’ours noir, le grizzli, le caribou des bois et la chèvre de montagne. D’autres mammifères vivent dans le parc, dont la marmotte des Rocheuses, le pica d’Amérique et le spermophile du Columbia, ainsi que plusieurs espèces de chauves-souris.

Quelque 235 espèces d’oiseaux fréquentent le parc en été, et bon nombre d’entre elles, comme le colibri et le moucherolle à côtés olive, parcourent de très grandes distances pour s’y rendre depuis leur aire d’hivernage. En hiver, on trouve toujours au parc des geais de Steller, de grands corbeaux et quatre types de mésanges.

Les montagnes sont un environnement hostile pour les reptiles à sang froid et les amphibiens, mais certaines espèces vivent dans le parc national du Mont-Revelstoke, comme l’insaisissable salamandre de Cœur d’Alène, le crapaud de l’Ouest et le lézard alligator du Nord, peu commun.

Attractions et sentiers

Aujourd’hui, la promenade des Prés-dans-le-Ciel, qui fait 26 km, offre aux visiteurs estivaux des vues panoramiques ainsi qu’un accès aux prés subalpins, à de courts sentiers menant à des lacs alpins, et à des emplacements de camping dans l’arrière-pays. Au pied de la montagne, dans le secteur Nels Nelsen, on trouve un parc de vélos pour enfants avec des créatures et des obstacles amusants ainsi que le point de départ de deux cours sentiers de vélo de montagne. Vous pouvez aussi faire un saut dans l’histoire du mont Revelstoke et vivre des sensations fortes en visitant l’exposition du « Pantalon de Nels » une sculpture interactive qui porte sur le célèbre sauteur à ski.