1. Quelles espèces de poissons vivent dans le bassin versant Kennedy Flats?
  2. Quelle est l’importance des saumons dans le bassin versant Kennedy Flats?
  3. Quand peut-on voir des saumons dans les rivières?
  4. En quoi certaines plantes sont-elles nuisibles pour les rivières?
  5. Combien d’années la restauration des cours d’eau prendra-t-elle?
  6. Quel équipement est utilisé pour restaurer les rivières?
  7. Combien coûtent les travaux de restauration des rivières?
  8. Comment puis-je aider?
  9. Où obtenir de l’information supplémentaire sur la restauration des rivières?
  10. Avez-vous des plans pour l’avenir?

Quelles espèces de poissons vivent dans le bassin versant Kennedy Flats?

Les rivières qui coulent dans le bassin versant Kennedy Flats, près de la réserve de parc national Pacific Rim, abritent diverses espèces de saumon (jeunes et en frai), à savoir le saumon coho, le saumon quinnat, le saumon kéta, le saumon rose, la truite fardée et la truite arc-en-ciel. D’autres espèces, telles que l’épinoche, le chabot et la lamproie, croissent également dans ces rivières.

Quelle est l’importance des saumons dans le bassin versant Kennedy Flats?

Le saumon constitue la source d’alimentation traditionnelle de l’homme et de la faune dans la région. Le peuple Nuu-chah-nulth de la côte ouest de l’île de Vancouver se nourrissait principalement de saumon depuis des temps immémoriaux. Les ours, les loups, les ratons laveurs et d’autres animaux sauvages se nourrissent des saumons en frai pêchés quand ils reviennent à leur lieu de naissance. Les saumons morts fertilisent également les anciennes forêts humides : leurs restes se décomposent et les nutriments s’infiltrent dans le sol. Les forêts humides offrent à leur tour un habitat aux saumons en frai et aux jeunes saumons.

Quand peut-on voir des saumons dans les rivières?

Le saumon fraie à l’automne, en général entre septembre et décembre. Le saumon coho fraie le dernier et cette variété de saumon est souvent présente dans les rivières à la fin du mois de décembre.

En quoi certaines plantes sont-elles nuisibles pour les rivières?

La ronce remarquable et l’aulne rouge poussent dans les forêts humides tempérées côtières et sont les premières à se développer dans les zones perturbées. Étant donné qu’elles poussent très rapidement et en abondance, ces espèces tendent à obturer la lumière et à ralentir la croissance des conifères.

Ces deux plantes partagent des caractéristiques particulières qui leur permettent de prospérer dans les zones perturbées. Elles sont éphémères, croissent rapidement et densément et possèdent des racines faibles. Ces plantes créent des berges instables et favorisent une forte érosion qui entraîne le limon dans les cours d’eau de frai. Le limon qui se retrouve dans les cours d’eau de frai nuit à l’ensemble du cycle de vie du saumon et des autres habitants des rivières. Ainsi, si les œufs du saumon sont ensevelis sous le limon, la source d’oxygène est coupée et le saumon meurt.

Combien d’années la restauration des cours d’eau prendra-t-elle?

L’amélioration sera graduelle. La restauration complète pourrait prendre une centaine d’années.

Quel équipement est utilisé pour restaurer les rivières?

Nous nous servons de scies à chaîne, de treuils et de pelles. Des hélicoptères sont parfois nécessaires pour déplacer les gros rondins.Quand le lit du cours d’eau est accessible, les équipes utilisent des mini-excavatrices et des camions à benne pour déplacer le sable et le gravier.

Combien coûtent les travaux de restauration des rivières?

Depuis 1994, plus de 9 millions de dollars ont été investis dans ces efforts de restauration par différentes parties. Ces fonds ont été gérés par l’organisation sans but lucratif Central Westcoast Forest Society. La majorité de ces fonds est affectée aux salaires puisque la plupart des tâches de restauration sont accomplies à la main. De nouveaux fonds seront requis pour continuer cet important travail de restauration. En général, les travaux de restauration des rivières à saumon peuvent coûter jusqu’à un million de dollar par km, selon le niveau de dégradation et de difficulté d’accès.

Comment puis-je aider?

  • En agissant de manière responsable à l’égard des plastiques à usage unique (ne les utilisez pas).
  • En rapportant tout ce que vous avez apporté.
  • En en apprenant davantage sur les rivières à saumon et sur les raisons de leur importance et en transmettant vos connaissances à autrui.
  • En offrant vos services de bénévole auprès de différentes organisations qui participent à la restauration des rivières à saumon, y compris auprès de votre organisation de protection des cours d’eau locale (Stream Keepers).
  • En appuyant des efforts de restauration dans votre région.

Où obtenir de l’information supplémentaire sur la restauration des rivières?

Différentes organisations locales contribuent à la restauration des rivières dans cette zone. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter leurs sites Web :

Avez-vous des plans pour l’avenir?

Oui. Nous avons récemment entamé un projet de restauration de rivière à saumon sockeye dans le bassin hydrographique du lac Cheewaht. Le bassin se trouve en partie dans le secteur du sentier de la Côte-Ouest de la réserve de parc national et sur le territoire traditionnel de la Première Nation Ditidaht. La forêt au nord-est et à l’est du lac Cheewaht jusqu’à la limite de la réserve de parc national a été exploitée entre 1984 et le milieu des années 2000. L’exploitation forestière et l’effondrement de la rive en amont de la réserve ont détérioré l’habitat de frai et de grossissement du saumon dans la réserve de parc national. L’objectif global est de rétablir les tronçons inférieurs des affluents du lac Cheewaht à l’intérieur des limites de la réserve de parc national Pacific Rim dans leur état d’origine, soit avant l’impact. Ces travaux se dérouleront entre juillet 2020 et mars 2022.

Suivant la restauration des cours d’eau du bassin Cheewaht, nous nous pencherons peut-être sur celle d’autres cours d’eau du bassin Kennedy Flats.

Restauration de rivière à saumon dans la réserve de parc national Pacific Rim

Transcription

Logo de Parcs Canada

Titre de la vidéo : Restauration de rivière à saumon dans la réserve de parc national Pacific Rim

[saumon nageant dans la rivière]

[Gloria Frank] Sans saumon, j’aurais l’impression d’avoir un vide dans le cœur.

[musique]

[entrevue à l'écran avec Gloria Frank]

Tiers inférieur : Gloria Frank - Aînée, Première Nation Tla-o-qui-aht

Je crois vraiment que le monde tel que nous connaissons cesserait d’exister.

[montage de cours d'eau et de l'environnement aux alentours]

[Jessica Hutchinson] La réserve de parc national Pacific Rim est constituée d’un réseau de petits chevelus hydrographiques.

Ces petits cours d’eau ont toujours été très productifs

et abritaient des populations saines de saumon sauvage du Pacifique.

[entrevue à l'écran avec Jessica Hutchinson]

Tiers inférieur : Jessica Hutchinson - directrice générale, Central Westcoast Forest Society

[montage d'ancienne exploitation forestière et dommages en résultant]

Près de 30 % du parc fut été exploité avant que les terres soient réservées pour le parc. Cette exploitation forestière a eu un impact grave sur les habitats sains des cours d’eau et a presque entraîné la disparition du saumon.

[montage de gens restaurant des cours d'eau]

Parcs Canada, les Premières Nations de la région et la Central Westcoast Forest Society travaillent à rétablir ces cours d’eau et à ramener le saumon dans le parc.

[saumon nageant dans la rivière]

[anciennes photos d'exploitation forestière]

[Yuri Zharikov] Juste avant l’établissement du parc, environ un quart de cette superficie avait été exploitée

[entrevue à l'écran avec Yuri Zharikov]

Tiers inférieur : Yuri Zharikov - écologiste, réserve de parc national

Dans ce temps-là, on coupait la forêt jusqu’au bord des ruisseaux et il n’y avait donc même plus de zone tampon.

[anciennes photos et séquences d'exploitation forestière]

Avec l’absence d’arbres et les fortes pluies, beaucoup de débris, de sédiments et de choses qui ne devraient pas se retrouver dans ces cours d’eau y ont abouti.

[entrevue à l'écran avec Jessica Hutchinson]

[Jessica Hutchinson] Les cours d’eau ont cessé de couler normalement.

Les sédiments se sont accumulés et les poissons ont cessé de venir

parce qu’ils ne pouvaient plus passer à travers ces barrages de débris.

[cours d'eau plein de gros billots et de débris de bois]

Les sédiments ont recouvert le gravier naturel où le poisson frayait.

[entrevue à l'écran avec Yuri Zharikov]

[Yuri Zharikov] Quand le saumon est en déclin, toutes les autres choses sont aussi en déclin par réaction.

[ours noirs dans la forêt et près du cours d'eau]

Par exemple, les ours dépendent du saumon pour se faire des réserves de graisse pour hiberner. Si le saumon ne vient pas, les ours en pâtissent.

[saumon nageant dans la rivière]

[Jennifer Yakimyshin] Le saumon du Pacifique est unique par rapport aux autres espèces de poissons

[entrevue à l'écran avec Jennifer Yakimyshin]

Tiers inférieur : Jennifer Yakimyshin - écologiste, réserve de parc national Pacific Rim

parce qu’il dépend de l’eau douce et de la mer pour compléter son cycle de vie.

[jeunes saumons nageant dans la rivière]

Les jeunes saumons commencent leur vie dans des cours d’eau douce

[montage de rivières et ruisseaux]

et y passent peu de temps avant de migrer dans l’océan.

[océan et îles aux alentours]

Dans l’environnement marin, ils peuvent se nourrir d’aliments riches et grossir rapidement,

[entrevue à l'écran avec Jennifer Yakimyshin]

plus vite que dans les rivières d’eau douce.

[saumon nageant dans la rivière]

Au bout de deux à quatre ans, ils peuvent revenir dans leur rivière natale à l’aide du phénomène de chimio-réception, ce qui veut dire qu’ils se dirigent avec leur odorat. C’est dans ces cours d’eau que les adultes fraient et donnent naissance à la prochaine génération.

[montage du frai]

[Warren Wartig] Après avoir frayé, le saumon meurt et devient une excellente source de protéines pour des dizaines d’espèces différentes.

[entrevue à l'écran avec Warren Wartig]

Tiers inférieur : Warren Wartig - biologiste professionnel, Central Westcoast Forest Soceity

Les ours, les aigles et les goélands transportent les poissons morts jusque dans la forêt et la fertilisent.

[montage d'ours et d'aigles mangeant du saumon et déposant les restes dans la section riveraine de la forêt]

[Yuri Zharikov] On peut donc dire que le saumon qui fraie dans ces cours d’eau

nourrit les arbres qui poussent sur les rives.

[entrevue à l'écran avec Yuri Zharikov]

C’est pourquoi ces arbres deviennent les plus gros : ils contiennent du saumon.

[grand cèdre]

[Joe Martin] Les peuples de la côte Ouest disent : Hishook ish tsawalk, tout est un, ou tout est relié.

[entrevue à l'écran avec Joe Martin]

Tiers inférieur : Joe Martin - Première Nation Tla-o-qui-aht

C’est donc important que nous comprenions tout cela.

[forêt ancienne]

[Yuri Zharikov] Pacific Rim a été établi pour protéger une partie de la forêt pluviale tempérée,

[vue aérienne de la réserve de parc national Pacific Rim]

et les rivières à saumon sont une caractéristique clé d’une telle forêt. Dans l’ensemble, la détérioration de cette région en tant qu’environnement producteur de saumon est considérable.

[gens s'affairant à restaurer le cours d'eau]

Tout rétablissement que nous pouvons nous permettre aide sans aucun doute à renverser cette tendance et cet état.

[entrevue à l'écran avec Yuri Zharikov]

[entrevue à l'écran avec Gloria Frank]

[Gloria Frank] Il y avait des tonnes de saumon ici, de toutes les espèces, de Coho à Sockeye. Il y en avait vraiment beaucoup, même plus que nécessaire. Nous prenions toujours seulement ce dont nous avions besoin; jamais plus, jamais moins.

[Joe Martin en bateau dans la baie Clayoquot]

[Joe Martin] Vous savez, nous sommes ici depuis des milliers d’années

et nous ne sommes donc pas de nouveaux venus dans cette partie du monde.

[entrevue à l'écran avec Joe Martin]

Nos peuples connaissaient intimement toutes ces régions.

[Travailleurs de restauration des Premières Nations locales surveillant la rivière]

Nos chansons et nos danses sont fondamentalement un enseignement de la loi naturelle et, vous savez, nous vivons tous avec cette loi.

[entrevue à l'écran avec Joe Martin]

Nous n’avons pas le droit de tout simplement prendre sans être conscients des conséquences.

[montage de gens rétablissant des cours d'eau endommagés]

[Jessica Hutchinson]Nous espérons rétablir cette région en ramenant l’habitat nécessaire aux populations de saumon saines. Nous faisons ça en déplaçant et en enlevant certains des grands et petits débris déchargés dans ces cours d’eau et nous utilisons les grands débris pour créer certaines caractéristiques de l’habitat du saumon. Nous ajoutons également du gravier pour améliorer les zones de frai. Nous plantons de la végétation et des arbres sur les berges des cours d’eau afin de procurer de l’ombre et une protection pour le saumon, et d’aider à réguler la température de l’eau.

[ponceau sur la rivière]

[Warren Wartig] L’une des choses importantes que nous essayons de trouver sont les obstacles. Parfois c’est un très mauvais ponceau qui a été installé.

[entrevue à l'écran avec Warren Wartig]

On les appelle des ponceaux suspendus parce que l’ouverture est trop haute pour que le poisson saute et nage en amont.

[montage du remplacement du ponceau au ruisseau Sand Hill]

Nous avons ouvert 18 kilomètres d’habitat en remplaçant un ponceau de Sand Hill Creek.

[Jessica Hutchinson surveillant la rivière]

[Jessica Hutchinson]Grâce à notre travail de surveillance, nous avons pu mesurer un grand nombre de réussites. Le saumon utilise des rochers qui ont été placées dans la rivière pour se protéger,

[saumon nageant dans la rivière]

[Jennifer Yakimyshin surveillant les jeunes saumons]

et des billots que nous avons mis créent des bassins profonds. Nous voyons des saumons se developper et grandir dans ces bassins.

[saumon nageant dans la rivière]

Nous assistons au retour du saumon sauvage du Pacifique dans ses cours d’eau d’origine, un habitat auparavant inaccessible.

[Jennifer Yakimyshin] C’est extraordinaire, ces animaux bravent différents prédateurs et surmontent des obstacles juste pour revenir dans leurs rivières, et si nous pouvons ici, dans le parc, veiller à ce que les cours d’eau soient sains

[entrevue à l'écran avec Jennifer Yakimyshin]

et offrent le gravier pour le frai et l’habitat pour les juvéniles. Si nous pouvons leur donner au moins ce dernier morceau, nous savons que nous faisons notre part.

[vue aérienne de la rivière]

[Joe Martin]La forêt, pour le monde entier, est une chose très importante.

[forêt ancienne]

C’est comme les poumons du monde.

[entrevue à l'écran avec Joe Martin]

Si nous ne la rétablissons pas, nous allons avoir beaucoup de problèmes sur cette planète.

[rivière et forêt]

[Gloria Frank]Mon espoir pour l’avenir, c’est que nous puissions établir un écosystème sain afin

[entrevue à l'écran avec Gloria Frank]

que mes arrière-petits-enfants puissent profiter des mêmes choses que moi.

Générique :

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