Évolution des perceptions : L’incendie du col Vermilion

Il est bien rare que le regard des visiteurs s’attarde sur la forêt uniformément verte qui s’étend près de la limite est du parc national Kootenay. Mais il n’en a pas toujours été ainsi…

En 1968, au lendemain de l’incendie du col Vermilion, la forêt formait un paysage saisissant d’arbres calcinés et de cendres couvertes de suie. Tout paraissait mort et désolé. Cependant, les recherches menées à l’époque ont révélé que cette forêt en apparence sans vie amorçait en réalité un processus de régénération sain.

Au cours de la décennie suivante, le brûlis du col Vermilion est devenu l’un des plus étudiés du Canada. Les recherches ont contribué à changer les opinions négatives entourant les incendies, en mettant en lumière la réaction de différentes espèces au feu et l’important rôle que joue cet élément dans le cycle vital de la forêt. Ces révélations ont à leur tour contribué à façonner la manière dont Parcs Canada perçoit et gère les incendies aujourd’hui.

Avant l’incendie du col Vermilion, les scientifiques savaient peu de choses sur la réaction des plantes et des animaux aux feux de forêt dans les parcs nationaux des montagnes. Pendant des décennies, on a cru que le feu ne faisait que détruire la beauté des paysages et nuire aux espèces sauvages. Les parcs avaient alors pour politique d’éteindre tous les feux le plus rapidement possible.

À l’époque de l’incendie du col Vermilion, les mentalités commençaient à changer. Le brûlis du col Vermilion était facilement accessible de la route. Il s’agissait de l’endroit idéal pour approfondir nos connaissances sur le rôle écologique du feu.

Quatre ans après le passage de l’incendie, les chercheurs ont trouvé près de deux fois plus d’espèces végétales dans le brûlis que dans la forêt environnante qui avait échappé au feu. Les nouvelles pousses procuraient de la nourriture à des animaux comme le wapiti, le grizzli et tout un éventail d’oiseaux. La diversité des petits mammifères s’est accrue, attirant ainsi des prédateurs comme les faucons. Le secteur en est vite venu à grouiller de vie!

Les recherches ont révélé que, en éteignant tous les incendies, nous perturbions le cycle vital naturel de la forêt. Les arbres poussent plus près les uns des autres, et le tapis forestier est jonché d’arbres morts qui s’accumulent. Alimentés par tout ce combustible, les incendies brûlent avec plus d’intensité et sont plus difficiles à maîtriser. En laissant les feux brûler périodiquement, nous éliminons la vieille végétation et créons de l’espace dans la forêt, ce qui réduit les risques d’incendies hautement dévastateurs.

Aujourd’hui, les spécialistes du feu de Parcs Canada permettent au feu de façonner le paysage. Ils ont recours à des brûlages dirigés soigneusement planifiés pour rétablir en toute sécurité le cycle vital de la forêt. Les incendies qui menacent les personnes, les installations et les terres environnantes sont immédiatement éteints. Par contre, s’ils ne présentent aucun danger et qu’ils engendrent des bienfaits écologiques, les spécialistes du feu peuvent les laisser brûler tout en les surveillant de près.

Les études sur l’incendie du col Vermilion ont permis à Parcs Canada de comprendre le rôle important que jouent les incendies. Ces recherches se poursuivent et aident nos spécialistes à réintroduire le feu de façon sécuritaire et efficace dans le paysage.

Des passages sûrs pour la faune

Dans les années 1920, la construction d’une route à travers le parc national Kootenay était considérée comme un exploit technique. Un guide de poche publié en 1924 vantait d’ailleurs ce triomphe sur les obstacles de la nature. La nouvelle route a attiré des milliers de visiteurs dans le parc. Un paysage montagneux sauvage était maintenant à la portée des voyageurs.

Pour les animaux sauvages, la route avait une tout autre signification. Leur territoire était fragmenté. Un large sentier divisait la forêt en deux, et des objets aux odeurs étranges s’y déplaçaient. Et ce n’était que le début… 

 

Avec le temps, la route a été élargie, asphaltée et améliorée pour répondre aux normes modernes. La route 93 Sud à travers le parc national Kootenay est ainsi devenue un axe de transport important. De nombreux véhicules s’y déplacent aujourd’hui à vive allure. Il peut être très difficile pour les animaux de traverser la chaussée. De 2003 à 2012, plus de 500 gros mammifères ont été tués dans des collisions avec des véhicules. Parcs Canada a donc entrepris de régler ce problème et de rendre la route plus sécuritaire pour les automobilistes et pour la faune.

De 2013 à 2015, neuf passages inférieurs pour animaux ont été installés le long d’un tronçon de route du parc. Ces structures sont cachées sous la route. Il a fallu jusqu’à six semaines pour construire le plus imposant de ces passages inférieurs, qui est de forme elliptique. Pendant la construction, la circulation a été déviée vers une route temporaire. Depuis la fin des travaux, le passage inférieur permet aux animaux de traverser la route en toute sécurité.

Les passages inférieurs pour animaux sont peu efficaces isolément : les animaux peuvent facilement les contourner pour se déplacer sur la chaussée. C’est pourquoi Parcs Canada a aussi recours à des clôtures. Le tronçon de 15 km de route où se succèdent les passages pour animaux est bordé de clôtures si hautes que même un chevreuil ne réussit pas à sauter par-dessus! 

Si un animal parvient à s’immiscer à l’intérieur de la zone clôturée, il peut s’en échapper par un sautoir. Ces rampes de fuite sont des ouvertures ingénieusement ménagées dans les clôtures. Les sautoirs sont conçus pour favoriser les déplacements à sens unique de la route vers la forêt. Dans la photo que vous voyez ci-dessous, un cerf de Virginie effectue une sortie réussie.

Depuis la construction des passages pour animaux et des clôtures routières, des appareils photo actionnés par le mouvement surveillent la situation. Nous voulions savoir quels animaux empruntaient les passages pour traverser la route sans danger et à quelle fréquence. Jetez un coup d’œil aux exemples ci-dessous. Certaines photos vous surprennent-elles? 

Jusqu’à présent, plus de 6 000 franchissements ont été consignés!

Quelques bêtes curieuses voulaient en savoir davantage sur les étranges boîtes suspendues aux arbres… 

Parcs Canada continue de surveiller les passages inférieurs et d’étudier les déplacements des animaux dans le parc. Pour en savoir davantage, consultez notre page Web sur le Projet des passages pour animaux.

La période des vacances approche à grands pas!

La vie d’aujourd’hui est une course effrénée, et les moments libres semblent être une denrée rare. Les téléphones cellulaires et le Web sont toujours à portée de main, et, chaque seconde de la journée, nous sommes inondés de renseignements, de distractions et de choix. Au milieu de toutes ces options, comment trouver le temps de faire des recherches et de prendre des décisions sur les destinations à explorer et les activités à faire pendant vos vacances? Comment faire pour décrocher?

Si vous vous reconnaissez dans cette description, sachez que le parc national Kootenay pourrait bien être la destination idéale pour vos prochaines vacances ou votre prochaine escapade de fin de semaine.

Le parc national Kootenay a des origines modestes; ce n’était au départ qu’une route à travers les Rocheuses. Cependant, en raison de ses panoramas spectaculaires, de ses possibilités de randonnée et de ses haltes intéressantes, cette aire protégée éclipsée par son célèbre voisin, le parc national Banff, est une destination qui mérite amplement quelques journées de vos vacances! (Chut, tâchez de ne pas le dire à un trop grand nombre de personnes!).

Les deux points d’accès au parc sont situés le long de la route 93 : direction sud pour les visiteurs arrivant de l’Alberta et direction nord pour ceux qui viennent de la région de la chaîne Kootenay (de Cranbrook, par exemple).

Avant d’arriver dans le parc, téléchargez quelques balados ou votre liste d’écoute préférée, parce qu’il n’y a ni service de téléphonie cellulaire ni réseau Wi-Fi sur la majeure partie de la route. Oui, vous avez bien lu. Le parc national Kootenay est H-O-R-S - R-É-S-E-A-U! (Mais n’ayez crainte : il y a des téléphones d’urgence à plusieurs endroits, en cas de besoin.) Il s’agit donc d’une occasion en or de ralentir la cadence, de décompresser et de vous rapprocher de votre famille. Nous vous garantissons une foule de possibilités de divertissement en cours de route. Et, à la fin du voyage, vous aurez accumulé suffisamment de montagnes ne vous suffisent pas, sachez que cette randonnée vous donnera aussi l’occasion de tenir dans vos mains les fossiles de créatures vieilles d’un demi-milliard d’années!

Canyon Marble (30 minutes)

Au cours de cette balade facile, vous suivrez des sentiers et des ponts donnant sur les profondeurs de ce canyon étroit. Le calcaire strié, le rugissement des eaux fougueuses et les pics environnants vous donneront l’impression de vous trouver plus loin de la route que vous ne l’êtes en réalité!

Ne manquez pas nos chaises rouges emblématiques – un incontournable de Parcs Canada!

Chasse aux fossiles (8 heures)

Le glacier Stanley abrite un gisement de fossiles qui figure parmi les plus importants de la planète – les schistes argileux de Burgess! Réservez votre expérience guidée avec un interprète de Parcs Canada : https://www.pc.gc.ca/fr/pn-np/bc/yoho/activ/burgess/stanley. Si la découverte d’une forêt balayée par le feu et de magnifiques panoramas de montagnes ne vous suffisent pas, sachez que cette randonnée vous donnera aussi l’occasion de tenir dans vos mains les fossiles de créatures vieilles d’un demi-milliard d’années!

Sources Paint Pots (40 minutes)

Du terrain de stationnement, il suffit d’une courte promenade à pied pour vous retrouver au milieu d’une féerie de couleurs : de la terre et des bassins d’eau de source d’un orange et d’un jaune improbables dans le décor verdoyant de la forêt environnante. C’est le fer dans l’eau qui donne aux gisements d’ocre ces couleurs vives!

Sentier de la Paroi-Rocheuse (de 3 à 5 jours)

Le sentier des Sources-Paint Pots sert aussi de point d’accès à une célèbre aventure de camping et de randonnée dans l’arrière-pays en bordure de l’escarpement Rockwall. Au cours de cette randonnée de quatre jours destinée aux excursionnistes chevronnés, le lac Floe, des glaciers suspendus et des prés alpins remplis de fleurs sauvages et de mélèzes se déploient dans toute leur splendeur. De nombreux randonneurs caressent le rêve de parcourir ce sentier au moins une fois dans leur vie. Les emplacements de camping tendent à s’envoler rapidement. Réservez les vôtres sans tarder.

Lac Floe (7 heures)

Le tronçon sud du sentier de la Paroi-Rocheuse décrit une ascension soutenue avant de déboucher sur un lac spectaculaire endormi au pied de pics déchiquetés. Ce sentier est recommandé aux randonneurs robustes. Le lac Floe est l’une des étapes du sentier de la Paroi-Rocheuse, mais il est également possible d’en faire la destination d’une randonnée d’une journée.

Sources thermales Radium

Que ce soit pour apaiser vos muscles après une journée (ou quatre jours) de randonnée ou simplement pour vous détendre, les piscines d’eau chaude et d’eau froide des sources thermales Radium sont la destination par excellence. Prenez un bain d’histoire dans un décor spectaculaire. Si vous n’avez encore jamais fait l’expérience des sources thermales en automne ou en hiver, faites-vous un devoir de vous y rendre après une journée de plein air dans le froid.

oTENTiks

Le camping vous permet de vivre une expérience mémorable tout en vous donnant réellement le temps de vous rapprocher de vos parents et amis. Le parc national Kootenay regorge d’emplacements captivants, dont les oTENTiks, qui vous offrent des expériences uniques en leur genre. Mi-tente. Mi-chalet. Que du bonheur! (Finie, l’époque où il fallait dormir sur le sol et monter la tente!) 

Les activités d’interprétation qui ont lieu tous les soirs conviennent à tous les âges et vous donnent un aperçu du travail accompli par Parcs Canada pour protéger l’environnement du parc.

Canyon Sinclair

Les hautes parois rouges du canyon Sinclair figurent sans doute parmi les caractéristiques les plus célèbres du parc. Traversez le canyon au cours d’une promenade au niveau de la route ou, si vous en avez le temps, gravissez la pente douce du sentier des Genévriers pour obtenir une vue en plongée sur ces impressionnantes falaises!

Chaises rouges

N’oubliez pas de consulter la carte pour connaître l’emplacement des chaises rouges dans le parc national Kootenay, et gardez l’œil ouvert pendant vos randonnées! Nos fauteuils sont installés de manière à créer un cadre idéal pour l’observation de beaux paysages et la détente en bonne compagnie.

De nombreuses aires de pique-nique formidables

Si vous n’avez du temps que pour une seule activité pendant votre traversée du parc en voiture, apportez une couverture, préparez un pique-nique et prenez quelques instants pour vous dégourdir les jambes et humer l’air frais des montagnes avant de reprendre la route.

S’il vous faut encore d’autres raisons pour visiter le parc national Kootenay, en voici une : l’année 2020 marque le 100e anniversaire du parc national Kootenay, et nous vous invitons à prendre part aux festivités! Restez à l’affût des moyens de participer aux activités et aux événements spéciaux pour témoigner votre amour au parc national Kootenay en cette année d’anniversaire toute spéciale!

Au plaisir de vous voir sur les sentiers!