Afficher en PDF


Tous les parcs nationaux doivent avoir un plan directeur décrivant la vision et l’orientation générale du parc. Le processus d’élaboration de ce plan est enclenché tous les dix ans et il comprend les étapes suivantes : évaluer l’état des ressources actuelles du parc; déterminer les grandes tendances, les points névralgiques et les possibilités; établir les priorités; et consulter les Canadiens.

Comme les parcs nationaux évoluent au fil du temps en raison de nombreux facteurs, la première étape du processus d’élaboration d’un plan directeur est l’évaluation de l’état du parc. Cette évaluation permet d’obtenir un rapport sur l’état des ressources naturelles et culturelles et de différents aspects de travaux menés par l’Agence Parcs Canada dans les parcs nationaux afin de savoir s’il y a amélioration ou détérioration des ressources ou si elles sont dans un état stable. Une cote d’état est établie en analysant les données obtenues depuis que le plan directeur précédent a été approuvé, en 2010.

Les principaux indicateurs sont regroupés en six grandes catégories : intégrité écologique, ressources culturelles, relations externes, relations avec les Autochtones, expérience du visiteur et biens bâtis. En fonction de seuils établis, une des cotes ci-dessous est attribuée à chaque indicateur: Bon, Passable, ou Mauvais

L’évaluation de l’état du parc se fait à partir de données de différentes sources comme les résultats de la surveillance écologiques, les sondages auprès des visiteurs, le dénombrement des visiteurs et les inspections des biens bâtis. Grâce à une approche normalisée, l’Agence Parcs Canada peut comparer les données des parcs et des lieux de tout son réseau. Les résultats ci-dessous sont associés aux parcs nationaux du Mont-Revelstoke et des Glaciers.


Intégrité écologique

Cinq mesures ont été évaluées pour déterminer l’état général de trois importants écosystèmes dans les parcs nationaux du Mont-Revelstoke et des Glaciers.

Écosystèmes forestiers Passable

L’état des écosystèmes forestiers a été amélioré par la surveillance et l’enlèvement des espèces envahissantes, le rétablissement de processus naturels comme les feux et la prise de mesures pour diminuer la mortalité faunique. L’état des écosystèmes forestiers des parcs nationaux du Mont-Revelstoke et des Glaciers est « Passable ».

Écosystèmes d’eau douce Bon

La surveillance des populations de grenouilles, de crapauds et de salamandres et l’évaluation de la qualité de l’eau ont donné des résultats positifs. Des travaux ont aussi été réalisés pour restaurer le débit naturel de ruisseaux et de rivières. L’état des écosystèmes d’eau douce des parcs nationaux du Mont-Revelstoke et des Glaciers est « Bon ».

Écosystèmes de la toundra (ou alpin) Mauvais

La plupart des ressources surveillées sont touchées par de grands enjeux, comme les changements climatiques, le recul des glaciers et le déclin des populations de caribous des bois, qui ne peuvent être réglés exclusivement par les parcs nationaux. L’état des écosystèmes de la toundra des parcs nationaux du Mont-Revelstoke et des Glaciers est « Mauvais ».


Ressources culturelles Bon Passable

Les parcs nationaux du Mont-Revelstoke et des Glaciers protègent des lieux et des ressources liés à la construction du chemin de fer, à l’alpinisme, au saut à ski ainsi qu’à l’exploitation forestière et minière. L’enlèvement de la végétation et des travaux de restauration sont essentiels comme des terrains escarpés, une épaisse végétation et des conditions climatiques difficiles menacent ces lieux. Les ressources culturelles comprennent 202 sites archéologiques, quatre édifices du patrimoine et des structures historiques comme les piliers-chevalets de la voie ferrée au ruisseau Loop. L’état des ressources culturelles est de « Bon » à « Passable ».

  • Sites archéologiques Passable
  • Édifices Bon
  • Objets Passable

Relations externes Bon Passable

Les activités visant à faire connaître les parcs à la population et à mobiliser le public à l’aide de riches expériences renforcent les liens personnels avec les parcs et appuient la gestion des lieux. De plus, les médias sociaux, les activités et les initiatives de diffusion externe font la promotion des parcs tandis que les partenariats stratégiques et les occasions de bénévolat favorisent le soutien du public. L’état des relations externes est de « Bon » à « Passable ».

  • Promotion Bon
  • Soutien du public Passable

Expérience du visiteur Bon

En 2017-2018, 789 975 Canadiens et visiteurs étrangers sont venus dans les parcs nationaux du Mont-Revelstoke et des Glaciers, soit une augmentation comparativement à 2011-2012 où ce nombre était 637 489. D’après les sondages effectués en 2011 et en 2016 par le Programme d’information sur les visiteurs, tout va bien en ce qui a trait à l’appréciation du lieu, à l’apprentissage et à la satisfaction du visiteur. La fréquentation continue d’augmenter.


Relations avec les Autochtones

Les parcs nationaux du Mont-Revelstoke et des Glaciers sont situés sur des terres traditionnellement utilisées par les peuples Syilx, Ktunaxa et Secwepemc. L’établissement de relations avec nos partenaires autochtones est une priorité. Des ententes de collaboration avec les trois groupes de Premières Nations sont en cours d’établissement et ces accords nous aideront à aller de l’avant dans un esprit de réconciliation.


Biens bâtis Bon Passable

D’importants investissements dans le cadre du Programme d’investissement pour les infrastructures fédérales ont permis d’améliorer les autoroutes, les routes, les ponts et les installations des visiteurs dans les parcs nationaux du Mont-Revelstoke et des Glaciers. L’état des biens bâtis est de
« Bon » à « Passable ».

Mont-Revelstoke

  • Édifices Passable
  • Autoroutes Bon
  • Routes Bon
  • Ponts destinés aux véhicules Bon
  • Installations pour visiteurs Bon

Glaciers

  • Édifices Passable
  • Autoroutes Bon
  • Routes Bon
  • Ponts destinés aux véhicules Passable
  • Installations pour visiteurs Passable

Principales considérations tirées de l’évaluation de l’état du parc

Voici les principales considérations de l’Agence Parcs Canada pour la planification future liée aux parcs nationaux du Mont-Revelstoke et des Glaciers et au lieu historique national du Col-Rogers.

Changement climatique Le recul des glaciers est un indicateur clé pour bien comprendre les effets à long terme du changement climatique sur les écosystèmes des parcs nationaux du Mont-Revelstoke et des Glaciers. Ces effets comprennent la modification du débit de l’eau douce dans les lacs, les rivières et les milieux humides.
Protection et conservation des espèces sauvages L’augmentation de la circulation routière et ferroviaire continue d’avoir des retombées négatives sur la faune des parcs. Des recherches effectuées dans le parc national des Glaciers ont ciblé d’importantes mesures d’atténuation pour réduire la mortalité faunique sur les routes, notamment des passages supérieurs ou inférieurs pour animaux et des façons de détecter la présence d’animaux sauvages. Les populations de caribous des bois sont toujours en déclin en raison de la transformation du paysage dans le parc et au-delà de ses limites. De la même façon, il est soupçonné que l’état des populations d’oiseaux terrestres est attribuable à une modification de leur habitat ailleurs dans l’aire de migration, modifications exacerbées par les changements climatiques. Pour aider le rétablissement des populations, l’Agence doit collaborer avec des partenaires et avec les gestionnaires fonciers voisins.
Espèces envahissantes, insectes et maladies Les espèces envahissantes et les plantes non indigènes menacent les espèces indigènes et les écosystèmes des parcs nationaux du Mont-Revelstoke et des Glaciers. Parmi les autres menaces, il y a le syndrome du museau blanc présent chez les chauves-souris et le tournis que l’on voit chez les poissons. Les changements climatiques favorisent la prolifération des espèces envahissantes, des insectes et des maladies, et les répercussions connexes devraient empirer dans les prochaines années.
Feu irréprimé Les feux irréprimés sont essentiels au bon fonctionnement des écosystèmes et ils améliorent la qualité de l’habitat de bon nombre d’espèces dont des espèces en péril comme le pin à écorce blanche et le moucherolle à côtés olive. Toutefois, les feux peuvent poser un risque pour les visiteurs, les collectivités et les biens.
Relations avec les Autochtones Les terres des parcs nationaux du Mont-Revelstoke et des Glaciers étaient traditionnellement utilisées par les peuples Syilx, Ktunaxa et Secwepemc. L’Agence reconnaît la riche histoire des populations autochtones locales à ces endroits et elle s’est engagée à renforcer les liens et à accroître la participation des Autochtones dans la gestion des parcs nationaux du Mont-Revelstoke et des Glaciers. Des ententes de collaboration avec les trois groupes de Premières Nations sont en cours d’établissement et ces accords nous aideront à aller de l’avant dans un esprit de réconciliation.
Hausse de la fréquentation Le nombre de visiteurs a augmenté de 24 % de 2011-2012 à 2017-2018. Bien que le niveau de satisfaction des visiteurs reste élevé, la fréquentation accrue en période de pointe pendant la saison estivale exerce une pression sur les installations et les milieux vulnérables du parc. Les mesures novatrices et les efforts que nous avons déployés ont aidé à atténuer la plupart des répercussions pendant de nombreuses années.
Investissement dans les biens Il est essentiel d’équilibrer l’entretien et l’amélioration de l’infrastructure existante en investissant dans de nouveaux biens. La sécurité demeure la principale priorité, mais la satisfaction des visiteurs est aussi très importante.

Nous voulons connaître votre opinion!

Y a-t-il d’autres considérations que nous devrions inclure? Visitez Parlons parcs des montagnes pour en savoir plus et pour nous faire part de vos commentaires. Personnes-ressources : pc.mrg-opinion.pc@canada.ca ou 250-837-7500.