Waterton abrite tout un éventail de plans d’eau et d’espèces aquatiques. On y trouve en effet de magnifiques lacs alpins, des milieux humides tranquilles, des rivières et une biodiversité aquatique unique. Quelque 80 lacs, étangs et cours d’eau forment les eaux du parc et font partie du milieu de vie de l’écosystème de la Couronne du continent .

La chaîne des lacs Waterton

La chaîne des lacs Waterton – lacs Supérieur, du Milieu et Inférieur, et zone humide Maskinonge – constitue l'un des attributs les plus distinctifs du parc. Le lac Waterton Supérieur est le plus profond des Rocheuses canadiennes (148 m). Ensemble, ces lacs représentent près des deux tiers de la superficie totale en eau du parc.

L’écologie aquatique des lacs Waterton est tout à fait particulière. Ces lacs sont les seuls lacs connus où vivent naturellement l’omble à tête plate (une espèce menacée), le touladi et le corégone pygmée, ainsi que de rares espèces glaciaires comme la mysis et le chabot de profondeur.

Les pluies abondantes et les eaux de fonte à l'est de la ligne de partage des eaux s'écoulent par les deux bassins hydrographiques du parc, pour se jeter dans la rivière Waterton ou la rivière Belly dans les prairies, et atteindre la baie d'Hudson, en passant par les forêts boréales. Comme il fait partie de la région de la Couronne du continent, le parc protège les sources d'eau en amont des écosystèmes et des communautés en aval. Ces écosystèmes d’eaux d’amont soutiennent la biodiversité locale et assurent un écoulement sain dans l’ensemble du système.

La vie sous l’eau

Les eaux dans le parc sont froides (normalement en dessous de 15 °C), riches en oxygène et pauvres en nutriments, avec très peu de vie aquatique. Alors que l’abondance d’individus est naturellement moins élevée que dans des milieux plus chauds, la variété de la vie aquatique est riche. On y trouve de nombreuses espèces de bactéries, de champignons, de protozoaires, d’invertébrés, d’escargots, de vers, de plancton et de plantes, ainsi que six amphibiens et 22 espèces de poissons.

N’oubliez pas les zones humides!

Zones riveraines

Les zones riveraines entourent tous les lacs, rivières, cours d’eau et étangs à Waterton. Ce sont les zones « plus humides que sèches, mais plus sèches que mouillées » qui servent de tampon entre les environnements aquatiques et terrestres. La vie végétale dans les zones riveraines, comme les peupliers, exige un milieu humide et procure de l’ombre qui garde l’eau fraîche. Les zones riveraines jouent un rôle important dans la santé des écosystèmes aquatiques et soutiennent les espèces aquatiques en péril. En fait, elles font partie de l’habitat critique de l’omble à tête plate et elles sont protégées en vertu de la Loi sur les espèces en péril.

Zones humides

On oublie souvent les zones humides du parc, où l’eau ralentit et où une abondance de nutriments assure une diversité de plantes et d’animaux. Ces milieux fascinants sont une synthèse d'une bonne partie de ce qui fait la particularité de Waterton – des eaux claires et propres, une vie végétale colorée et abondante et un riche assortiment d'oiseaux, d'invertébrés, de reptiles, d'amphibiens et de mammifères. On trouve des milieux humides partout dans le parc. Le plus vaste et le plus remarquable est Maskinonge, que l’on aperçoit facilement depuis la route de l’entrée.

Pêche

Activité populaire, la pêche à la ligne peut affecter la vie aquatique. Parcs Canada, qui accorde une grande importance à l'équilibre unique et fragile des écosystèmes aquatiques, doit gérer avec soin cette activité dans le parc national des Lacs-Waterton. L’Agence Parcs Canada s’est engagée à autoriser la pêche à la ligne récréative, mais elle interdit la pêche en général et certaines méthodes de pêche à la ligne lorsqu’elles nuisent aux espèces indigènes ou endommagent les écosystèmes aquatiques.

Parcs Canada s’emploie à rétablir et à protéger d’importantes espèces aquatiques en péril dans le parc national des Lacs-Waterton, notamment la truite fardée du versant de l’ouest, la grenouille léopard et la salamandre à longs doigts. Un nouveau Règlement sur la pêche favorise la prise d’espèces non indigènes comme la truite arc-en-ciel, la truite brune et la truite mouchetée. L’ensemencement en poissons non indigène à des fins récréatives a été pratiqué du début des années 1900 jusqu’aux années 1980, mais a cessé depuis dans les parcs nationaux. On rétablit et on protège les espèces indigènes en vertu de nouveaux règlements et de nouvelles stratégies de rétablissement.

Des règlements sont également en vigueur pour réduire les morts et les blessures causées par les hameçons et pour protéger les aires de frai, d’hivernage, de migration et de croissance vulnérables.