Préservation du pin à écorce blanche

Transcription

Introduction standard de Parcs Canada – logo du castor et adresse du site Web

Le pin à blanche écorce est sorti victorieux des anciennes batailles contre les conditions climatiques extrêmes des hautes pentes alpines.

[Plan en accéléré sur un versant en zone alpine au parc national des Lacs-Waterton]

[Gros plan panoramique sur un pin à écorce blanche; plan large sur des pins à écorce blanche en zone alpine au coucher du soleil]

Tels des sentinelles, ces arbres peuvent vivre sur ces pentes pendant plus de 1 000 ans et procurer des graines vitales à haute énergie à diverses espèces, dont le grizzli, l’ours noir, l’écureuil roux et le cassenoix d’Amérique.

[Gros plan sur des graines de pin à écorce blanche suivi de plans moyens sur des ours noirs, des grizzlis et des écureuils roux, ainsi qu’un gros plan sur un cassenoix d’Amérique se nourrissant de graines]

Ils peuvent prospérer là où d’autres dépérissent et meurent,

mais un mélange parfaitement dosé de suppression du feu, de rouille vésiculeuse et de dendroctone du pin ponderosa pourrait faire pencher la balance.

[Gros plan sur des boursouflures de rouille vésiculeuse et photo d’un dendroctone du pin ponderosa]

[Plan en accéléré d’un chicot de pin à écorce blanche à Waterton]

Pour mettre fin à une longue histoire de suppression du feu,

[Plan moyen sur un hélicoptère livrant du matériel à l’équipe d’incendie de Waterton dans une aire de brûlage]

les employés de Parcs Canada travaillent à imiter les foudroiements qui créent un nouvel habitat pour les semis du pin à blanche écorce, mais seulement s’ils peuvent maîtriser le feu.

[Denis Haché, gestionnaire de projet]

Ce qui est difficile avec ce type de brûlage, c’est de réunir les bonnes conditions. Nous voulons que le sol soit mouillé pour empêcher que le feu se propage, et nous voulons protéger les pins à blanche écorce qui se trouvent dans le secteur. Et maintenant, derrière moi, vous pouvez voir qu’ils utilisent un lance-flammes pour brûler certains des arbres mûrs afin de créer les bonnes conditions pour planter des semis de pin à blanche écorce.

[Plans moyens sur une équipe d’incendie procédant au brûlage d’épinettes et de sapin matures au moyen d’un lance-flammes dans les environs du lac Summit à Waterton]

Après des heures de brûlage dirigé, un grand nombre des sapins et des épinettes mûrs qui s’approprient l’habitat du pin à blanche écorce sont brûlés, ce qui permet de planter des semis de cette espèce en voie de disparition.

[Plans sur l’aire brûlée après les travaux de brûlage]

[Cyndi Smith, scientifique des écosystèmes]

Aujourd’hui, nous plantons des arbres qui, selon nous, pourraient résister à la rouille vésiculeuse. Nous ramassons des graines d’arbres sains qui produisent des pommes quand la plupart des arbres qui les entourent sont morts. Ça veut probablement dire qu’il s’est déjà produit une sélection naturelle, et que ces arbres offrent une certaine résistance à la rouille vésiculeuse.

[Plans sur des membres du personnel de Parcs Canada récoltant des pommes de pin issues d’arbres en santé; plans sur des arbres en santé et des arbres morts aux fins de comparaison]

[Gros plans sur des semis nouvellement transplantés]

Mais le fait de planter un grand nombre de semis peut présenter un autre problème, celui de la main-d’œuvre. C’est pourquoi Parcs Canada compte sur l’aide de bénévoles et d’employés du parc national Glacier au Montana pour porter le total de semis plantés depuis 2009 à presque 2 500.

[Plans portant sur des membres du personnel de Parcs Canada et du parc national Glacier, au Montana, ainsi que sur des bénévoles plantant des semis de pins à écorce blanche dans l’aire brûlée]

Les semis sont regroupés pour optimiser leur survie et imiter le comportement du cassenoix d’Amérique, qui cache les graines. On les arrose, puis ils doivent se débrouiller si l’on peut dire.

[D’autres photos de pins à écorce blanche en santé. Un plan moyen sur des membres du personnel de Parcs Canada attachant des sachets de produits chimiques à des arbres en santé]

Après avoir planté une nouvelle génération d’arbres, le dernier défi consiste à protéger contre l’invasion du dendroctone du pin ponderosa les arbres adultes qui ont démontré leur résistance à la rouille vésiculeuse en y fixant des paquets de substances chimiques qui dissuadent cet insecte. Et maintenant il faut attendre...

[Cyndi Smith, scientifique des écosystèmes]

Nous plantons pour nos petits-enfants parce que les arbres devront probablement atteindre 40 ans avant de produire des pommes, même s’ils sont sains, résistent à la rouille vésiculeuse et évitent le dendroctone du pin ponderosa. Nous plantons donc avec beaucoup d’espoir dans l’avenir, et beaucoup d’espoir que cette espèce fera partie du paysage dans l’avenir. Nous devons donc avoir des vues à long terme pour ce projet.

[Plans larges sur des pins à écorce blanche profilant leurs silhouettes sur un coucher de soleil]

Remerciements

[Les énchantillons suivant sont utilisés sous licence Creative Commons Sampling Plus 1.0 :]

[Commentaire de fermeture standard de Parcs Canada]

Sur le flanc de la montagne, un robuste Pin à blanche écorce résiste aux éléments. Il peut sembler déplacé dans cet habitat rocheux et venteux, mais son espèce a évolué au fil du temps et est devenu un arbre important des forêts à haute altitude des montagnes Rocheuses.

Les pins à blanche écorce stabilisent les pentes raides, influencent la quantité des eaux de fonte en retenant la neige et offrent nourriture et abri nécessaires à de nombreuses espèces fauniques. Bien qu'il soit robuste, le Pin à écorce blanche est en déclin dans tout l'écosystème de la Couronne du Continent, y compris le parc national des Lacs-Waterton.


Des pins à écorce blanche saines © Parcs Canada

Le pin à blanche écorce et le pin flexible sont des espèces en péril. Leur survie est menacée par les effets combinés de la suppression des incendies, des infestations de dendoctrones du pin et d'une maladie appelée rouille vésiculeuse.


Des arbres morts et rouille vésiculeuse (encadré) © Parcs Canada

Un ancien ami de la faune

Le pin à blanche écorce et le pin flexible poussent lentement et ne produit parfois des pommes qu'après son 50e anniversaire. Lorsque les pommes se développent, leurs graines, qui ressemblent aux pignons vendus dans les magasins, constituent une source importante de protéine pour diverses espèces telles que le casse-noix d'Amérique, l'écureuil roux et le grizzli.

Le casse-noix d’Amérique © Parcs Canada

Le Pin à blanche écorce et le casse-noix d'Amérique ont évolué ensemble et dépendent l'un de l'autre pour survivre. Les pommes du pin ne s'ouvrent pas pour répandre leurs graines. L'arbre se fie au casse-noix et à son long bec pointu pour briser la pomme et libérer les graines.

Il cherche alors des endroits pour les entreposer, généralement des aires ouvertes et ensoleillées susceptibles de ne pas avoir de neige et où il peut retrouver ses graines plus tôt que dans les aires boisées. Il se trouve que ces endroits sont également parfaits pour la croissance du Pin à blanche écorce.

Le casse-noix est capable de cacher mille graines par an et marque chaque endroit avec des brindilles et des pierres. Il se sert de ces « configurations de mémoire » bien particulières pour retrouver chaque cachette. Il oublie toutefois environ la moitié des cachettes et un grand nombre de ces graines deviennent des semis. Le casse-noix est donc un jardinier qui crée des sources de nourriture pour les prochaines générations de son espèce.

Une restauration incendiaire

Historiquement, la plupart des feux étaient de faible intensité, restreints et épars. Ils créaient des aires ouvertes qui convenaient au casse-noix et au Pin à écorce blanche. Les pratiques de suppression des incendies du passé ont réduit le nombre de ces aires importantes.

Parcs Canada a dirigé un feu de 26 parcelles au lac Summit en utilisant une technique et un outil spéciaux conçus pour simuler un foudroiement de faible intensité.

Bien que certains peuplements de pin à blanche écorce touchés par la rouille vésiculeuse du pin blanc aient été décimé à plus de 90 %, quelques arbres résistent au parasite. On peut raisonnablement présumer qu’ils ont une certaine résistance à cet agent envahisseur.

Les graines de ces arbres sont ramassées pour produire des semis qui sont plantés pour contribuer à la régénération. Jusqu'à date, 835 semis de pin flexible et 4,481 semis de pin à blanche écorce ont été plantés.


Le brûlage dirigé © Parcs Canada

Les bénévoles ont aidé à planter des semis. Pour plus d’informations, veuillez visiter le site web. On reconnaît facilement ces arbres à ses aiguilles, qui poussent en grappes de cinq.


Plantation de pins à écorce blanche © Parcs Canada

La prochaine fois que vous êtes en randonnée dans le parc national des Lacs-Waterton, prenez le temps de voir si vous pouvez en trouver un de ces particuliers pins à cinq aiguilles.

Relevez notre défi de géocachette du pin à écorce blanche. Ce défi, qui a pour but de sensibiliser les gens à cet arbre, pourrait vous amener dans six parcs nationaux des Rocheuses canadiennes.