Aperçu
Un pin à blanche écorce

Hauteur : De 5 à 20 m
Cônes : En forme d’œuf
Aiguilles : En grappes de cinq
Longévité : Jusqu’à 1 000 ans
Situation au Canada : Espèce en voie de disparition

Le pin à écorce blanche produit des graines qui figurent parmi les plus nutritives des Rocheuses canadiennes. Regorgeant de protéines et de matières grasses, ces graines de la taille d’un pois servent de nourriture aux ours, aux écureuils et aux oiseaux.

Sur un flanc de montagne en haute altitude, un robuste pin à écorce blanche résiste aux éléments. Il pousse dans ce milieu subalpin hostile ou peu d’autres plantes peuvent survivre.

Avec le temps, le pin à écorce blanche est devenu arbre important des forêts à haute altitude dans les Rocheuses et la chaîne Columbia.

Les pins à blanche écorce stabilisent les pentes raides, influencent la quantité des eaux de fonte en retenant la neige et offrent nourriture et abri nécessaires à de nombreuses espèces fauniques. Bien qu'il soit robuste, le Pin à écorce blanche est en déclin dans tout l'écosystème de la Couronne du Continent, y compris le parc national des Lacs-Waterton.

Aussi robuste que soit le pin à écorce blanche, il est en déclin dans toute son aire de répartition, y compris dans les parcs nationaux des montagnes. Par conséquent, il figure maintenant sur la liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril.


Menaces

Le pin à écorce blanche fait face à quatre menaces principales.

Rouille vésiculeuse du pin blanc

Ce champignon introduit d’Europe est arrivé en 1906 dans une livraison de semis de pin blanc. Moins de 1 % des arbres nord-américains sont résistants à la rouille.

Dendroctone du pin ponderosa

Les infestations de dendroctones du pin ponderosa dans les forêts de pins tordus se propagent à des altitudes plus élevées en raison du réchauffement climatique. En conséquence, les coléoptères attaquent également le pin à écorce blanche.

Historique de la suppression des incendies

L’écorce plus épaisse permet au pin à écorce blanche de survivre aux feux de faible intensité qui éliminent la végétation concurrente. La suppression historique des incendies a réduit les possibilités de croissance des semis.

Changements climatiques

À l’heure actuelle, il y a suffisamment d’habitats convenables pour soutenir l’espèce. Cependant, les changements climatiques pourraient modifier la répartition des habitats convenables dans le paysage.


Rétablissement

Cette espèce a de la difficulté à se remettre des menaces parce qu’elle croît lentement et dépend d’une seule espèce d’oiseaux pour répandre ses graines. Le cassenoix d’Amérique recueille les graines de pin à écorce blanche pour les conserver pendant l’hiver. Comme les oiseaux stockent plus de graines qu’ils n’en ont besoin, un grand nombre de graines sont laissées dans le sol où elles poussent pour devenir de nouveaux pins à écorce blanche.

Que faisons-nous

Recherches

Au cours de la dernière décennie, nous avons évalué des dizaines de milliers de pins à écorce blanche dans le but de recenser plusieurs centaines d’arbres qui semblent avoir une résistance naturelle à la rouille vésiculeuse du pin blanc. Ces arbres rares sont testés pour prouver leur résistance à la rouille, un processus qui se déroule sur sept ans dans une installation contrôlée.

Plantation

Nous grimpons dans les pins à écorce blanche qui résistent naturellement à la rouille vésiculeuse et plaçons une cage sur les pommes de pin. Ces cages protègent les pommes des animaux qui pourraient les briser afin de manger leurs précieuses graines. Quand les graines sont prêtes en automne, nous les récoltons et les envoyons à une pépinière où elles sont plantées. Après deux ans en pépinière, les semis peuvent être replantés dans leur habitat de montagne.


Lieux de plantation
Lieux de plantation
Année Secteur Semis
2017 Wilcox ~ 100
2017 Simpson ~ 370
2017 Lac Berg 550
2017 Col Robson 3 650
2018 Cavell 114
2018 Greenoch 220
2018 Miette 480
2018 Moab 635
2018 Miette 1 280
2019 Whistlers 650
2019 Greenoch 750
2019 Moab 2 400

Collection « alpine » de tentree

Nous sommes fiers d’unir nos efforts avec tentree (en anglais seulement) afin de planter 3 600 pins à écorce blanche additionnels dans les parcs nationaux des montagnes. Apprenez-en davantage sur sur cette initiative et sur la collection « alpine » de tentree (en anglais seulement).

Incendies

Surveillance des incendies
Il arrive que nous laissions brûler les incendies qui éclatent dans des zones qui ne posent pas de risques pour les personnes ou l’infrastructure sans intervenir ou en intervenant de manière minimale. Cela permet à une structure de feu plus naturelle de revenir dans la zone.

Brûlages dirigés
Les pins à écorce blanche sont souvent ombragés par le sapin subalpin et l’épinette. Les brûlages dirigés dans l’habitat du pin à écorce blanche créent des espaces ouverts. Le pin à écorce blanche, qui aime le soleil, prospère dans ces régions récemment brûlées. Lors des brûlages dirigés, les peuplements existants de pin à écorce blanche sont protégés.

Terratorche
Parcs Canada a maintenant mis au point une terratorche permettant de brûler de petites parcelles comme les éclairs l’auraient fait dans le passé. Cette technique a été utilisée dans le parc national des Lacs Waterton pour brûler de petites parcelles en vue de planter des semis de pin à écorce blanche.

Protection contre les phéromones

Les phéromones sont des produits chimiques que les scolytes utilisent pour communiquer entre eux. Ils permettent aux insectes de savoir où ils peuvent trouver un compagnon et un endroit pour pondre leurs œufs, ou quand un arbre est « plein » et qu’ils devraient coloniser un autre arbre.

Les paquets de phéromones qui imitent les phéromones naturelles du dendroctone du pin ponderosa, appelées verbanones, sont attachés à des pins à écorce blanche pour protéger les arbres. Les phéromones trompent les insectes en leur faisant croire que l’arbre est déjà plein.

Au cours de l’infestation du dendroctone du pin ponderosa dans le parc national Jasper de 2013 à 2019, Parcs Canada a empêché plus de 80 % des pins à écorce blanche résistants à la rouille d’être tués par le dendroctone du pin ponderosa au moyen des verbanones.