Téléchargez le rapport annuel 2020 (PDF 1,5 Mo)

Parcs Canada a l’honneur de présenter un résumé du travail accompli pour protéger et mettre en valeur le patrimoine naturel et culturel du parc national Jasper en 2020. Cette année a été fort différente des autres. La pandémie a engendré de nombreux défis, mais elle nous a aussi rappelé l’importance des parcs nationaux pour la population canadienne.

L’année 2020 s’annonçait semblable aux autres, mais, le 11 mars, l’Organisation mondiale de la santé a attribué à la COVID-19 le statut de pandémie mondiale. Huit jours plus tard, Parcs Canada suspendait ses services aux visiteurs dans toutes les lieux patrimoniaux du pays, pour appuyer les efforts déployés par le gouvernement du Canada afin de limiter la propagation du virus. Pendant cette fermeture, Parcs Canada a continué d’assurer l’exercice de ses fonctions essentielles, dont l’entretien des routes, les prévisions d’avalanches et les déclenchements préventifs, la recherche et le sauvetage et la gestion de la faune. Le personne non essentiel s’est mis au travail à la maison, de nombreux services ont été assurés en ligne et d’importants protocoles de santé ont été instaurés afin de protéger les travailleurs essentiels.

Pour aider le public à profiter des bienfaits de la nature pour la santé et le bien-être, Parcs Canada a progressivement rétabli l’accès à bon nombre de ses lieux patrimoniaux, dont le parc national Jasper, et y a repris ses services à partir du 1er juin. Malgré les nombreux défis et les réalités sans cesse changeantes tout au long de l’année, il a pu poursuivre son important travail dans tous les aspects de l’exploitation et de la gestion du parc.

Accueillir les visiteurs et leur offrir des montagnes de possibilités

Statistiques sur les visiteurs

Pendant l’année civile 2020, 1,6 million de visiteurs indépendants ont séjourné dans le parc, ce qui représente une baisse d’environ 25 % par rapport à 2019. Le parc n’a pas enregistré l’affluence ou a enregistré une affluence réduite en mars, en avril et en mai en raison de la suspension partielle des opérations. Pour juin, juillet, août et décembre, la fréquentation était à la baisse par rapport à l’année précédente. L’affluence est restée la même en septembre et a connu une légère hausse en janvier, février, octobre et novembre par rapport à 2019. Les groupes organisés sont généralement inclus dans l’estimation totale de l’affluence, mais ils n’ont pas été comptabilisés cette année en raison de la baisse significative à ce chapitre en 2020.

Services pendant la pandémie

Le Centre d’accueil du parc est devenu un centre d’appels au début de mai et tout au long de l’été. Au début juillet, les visiteurs ont eu accès à un service en personne dans le porche du bâtiment.

Les aires de fréquentation diurne ont été rouvertes le 1er juin, et les campings, le 22 juin. Pendant la fermeture, le parc a dressé des plans pour la sécurité du personnel et des visiteurs, les opérations, les communications et les normes de nettoyage afin de permettre une réouverture sécuritaire. Ces plans étaient conformes aux consignes de santé provinciales et nationales ainsi qu’aux directives des parcs des montagnes et Parcs Canada.

Sur son site Web, le parc a fait savoir aux visiteurs ce à quoi ils devaient s’attendre pendant la pandémie. Le personnel a aussi érigé plus de 160 panneaux de sécurité dans tout le parc afin de rappeler aux visiteurs leurs responsabilités quant à l’éloignement physique et à la désinfection.

Accueil des visiteurs et éloignement physique
Photo : S. van der Ros
Service offert dans le porche du Centre d’accueil.
Photo : S. van der Ros

Sentiers

Les chemins coupe-feu Cabin, Pyramid et Signal ont dû être réparés après les fortes pluies du printemps dernier. Il a aussi fallu réparer ou déplacer d’autres sentiers, dont le sentier Fryatt et les sentiers 2g, 2 b, 8 et 8b. Notre équipe d’entretien a réparé et reconstruit des ponts ou installé des solutions temporaires sur le sentier du Ruisseau-Nigel, le sentier 2j, le sentier Wabasso et le sentier du Lac-Jacques ainsi qu’au camping Waterfalls.

L’équipe a installé des panneaux sur certains sentiers principaux, réparé des sentiers près de Jasper et installé des casiers à provisions dans les principaux campings de l’arrière-pays. Elle a effectué des travaux d’entretien de campings, de débroussaillage, de signalisation et de réparation de sentiers dans le secteur Brazeau et la vallée Tonquin.

Saison hivernale

En 2020, 272 000 de nos 1,6 million de visiteurs ont séjourné dans le parc pendant les mois d’hiver, ce qui représente une baisse d’environ 40 % par rapport à 2019. Ces chiffres comprennent le mois d’avril, période où les services du parc ont été suspendus et où aucune donnée sur l’affluence n’a été recueillie. Si l’on exclut le mois d’avril, l’affluence en hiver n’a diminué que d’environ 3 % par rapport à 2019.

Le parc offre une expérience hivernale sécuritaire et diversifiée. Notre personnel déneige et entretient plus de 300 km de routes, gère le programme de sécurité avalanche, entretient des couloirs panoramiques pour le tourisme et l’observation de la faune, assure l’accès à plus de 40 aires de fréquentation diurne et sentiers et offre 33 km de pistes damées pour le ski de fond et 16,5 km de pistes de neige damées à plat.

Les compteurs de circulation indiquent que le réseau de pistes polyvalentes accueille au-delà de deux fois plus d’usagers que les pistes de ski damées. La piste de raquette Athabasca, créée en 2018, a attiré plus de 10 % des visiteurs ayant utilisé les pistes damées pendant la saison 2020.

Camping dans le parc

Le parc a accueilli 183 840 campeurs dans l’avant-pays et 24 751 campeurs dans l’arrière-pays à partir du 17 juin. Ces chiffres représentaient une baisse de 52 % par rapport à 2019 dans l’avant-pays et de 11 % dans l’arrière-pays, en partie à cause de l’ouverture tardive des campings. Le taux d’occupation moyen des campings de l’avant-pays pendant la haute saison était de 68 %, ce qui est comparable à 2019. Les campings des quatre secteurs les plus populaires de l’arrière-pays – le lac Maligne, le sentier Skyline, la vallée Tonquin et le secteur Brazeau – ont affiché « complet » de juillet au début septembre.

Reconstruction du camping Whistlers

Les travaux ont progressé, malgré les difficultés attribuables à la COVID-19. Le camping Whistlers rouvrira en 2021 avec 18 nouveaux blocs sanitaires (douches et toilettes), un nouveau centre d’inscription, des emplacements de camping aplanis et nivelés, de nouveaux panneaux d’orientation, des routes nouvellement asphaltées et des installations de services publics souterraines reconstruites.

Il s’agit de l’investissement le plus important dans les campings du parc depuis les années 1960 et de l’un des plus grands investissements dans l’infrastructure nationale de camping de Parcs Canada.

Quels sentiers sont les plus populaires?
Installation d’un compteur de circulation.
Photo : K. Weir

Le parc national Jasper compte le nombre d’usagers des sentiers dans 36 stations. La collecte de données à partir de stations précises est importante pour l’élaboration future d’outils de gestion de l’affluence.

Les quatre sentiers les plus fréquentés du parc – les sentiers des Chutes-Athabasca, du Canyon-Maligne, des Chutes-Sunwapta et du Front-du-Glacier-Athabasca – accueillent en moyenne 5 000 visiteurs par jour. Le sentier de la Vallée-des-Cinq-Lacs et le sentier du Passage-du-Glacier (mont Edith Cavell) en accueillent chacun 500 par jour. L’affluence est de 300 personnes par jour sur le sentier Mary-Schäffer, le sentier du Lac-Annette et le sentier du Col-Wilcox.

Sécurité des visiteurs

Tout au long de l’année, le personnel du parc est disponible 24 heures par jour, 7 jours sur 7, pour intervenir dans des situations dangereuses. En juillet 2020, une tragédie a frappé lorsque l’Explorateur de glacier appartenant à l’entreprise Pursuit Collection s’est renversé sur le champ de glace Columbia. Plus de 20 employés de Parcs Canada, en fonction ou en congé, ont prêté main-forte aux premiers intervenants et aux travailleurs de la santé de Jasper et d’ailleurs dans la province. Nos pensées accompagnent toujours les personnes touchées par l’accident.

Observation de la faune sur la route

Les visiteurs debout sur la route près d’animaux sauvages créent une situation dangereuse pour la faune, pour eux-mêmes et pour les autres. En 2020, le parc national Jasper a mis à l’essai un programme visant à promouvoir l’observation sécuritaire de la faune au bord de la route. Une ordonnance de restriction a précisé les conditions à respecter pour observer la faune à moins de 200 m d’une route :

  • Rester à 100 m des ours, des couguars et des loups à moins d’être dans son véhicule;
  • Rester à 30 m des wapitis, des orignaux, des caribous, des mouflons ou des chèvres à moins d’être dans son véhicule;
  • Ne pas forcer l’animal à bouger ou gêner ses déplacements, quelle que soit la distance;
  • Ne pas contribuer à une situation dangereuse, quelle que soit la distance;
  • Si l’animal s’approche, retourner à sa voiture.

L’ordonnance de restriction a été bien accueillie par le public. Il a été beaucoup plus facile pour le personnel de gérer les embouteillages causés par la faune, et le nombre d’incidents dangereux a diminué. Cette ordonnance sera rétablie pour 2021.

Conformité

Les équipes mobiles de vérification de la conformité ont été en fonction 7 jours sur 7 et ont interagi avec plus de 100 000 visiteurs. En 2020, les problèmes communs concernaient surtout le stationnement et la congestion aux principales plages et aires de fréquentation diurne, le rangement inapproprié des provisions ou des ordures et le camping illégal.

Observation sécuritaire de la faune.
Photo : S. van der Ros

Interprétation

En raison de la pandémie, la seule activité d’interprétation a été celle des gardiens de la faune, qui patrouillent sur les routes pour promouvoir l’observation sécuritaire de la faune et donner des conseils aux automobilistes. Les gardiens de la faune sont intervenus dans 193 embouteillages causés par la faune entre juillet et octobre, une baisse de 55 % par rapport à 2019. Il s’agit de la première diminution notable du nombre d’incidents de ce genre depuis 2015. Voici les facteurs y ayant contribué :

  • La campagne « Restez dans votre véhicule » et l’ordonnance de restriction pour l’observation de la faune;
  • Le lancement de nouvelles ressources de formation pour les employés saisonniers;
  • Des changements dans la démographie des visiteurs pendant la pandémie.
Affluence dans le parc et dans les campings
Affluence - Parc
2016 2017 2018 2019 2020
Affluence dans le parc 2,354,809 2,425,218 2,434,665 2,466,485 1,672,497
Affluence - Campings
2016 2017 2018 2019 2020
Permis de camping 176,862 199,482 199,550 140,212 68,263
L’affluence dans le parc a baissé d’environ 32 % par rapport à 2019, résultat de la fermeture du parc au printemps et des restrictions de déplacement en cours en raison de la COVID-19. Le parc a aussi connu une baisse d’affluence dans les campings, en raison notamment de leur ouverture tardive et de la fermeture du camping Whistlers pendant la reconstruction en 2019 et en 2020.

Célébrer l’histoire, la culture et le site du patrimoine mondial

Création d’une station de photos répétées sur la colline Old Fort Point en 2019

Mountain Legacy Project

L’équipe du Mountain Legacy Project de l’Université de Victoria a pris de nouvelles photos à certains des endroits que l’arpenteur M. P. Bridgland avait immortalisés en 1915. Ces « photos répétées » témoignent des changements spectaculaires qu’a subis le paysage sous l’action des processus naturels (comme le dendroctone du pin ponderosa) et de l’activité humaine. Les chercheurs ont réalisé une première série de photos répétées en 1999 et une deuxième série en 2019. Cette année, Parcs Canada a remis au goût du jour les photos originales sur plaque de verre que M. P. Bridgland avait produites dans le parc national Jasper en les numérisant à haute résolution. Ces photos historiques numérisées fournissent plus de détails et de clarté et permettent une meilleure comparaison avec les photos répétées prises par les membres du Mountain Legacy Project en 1999 et en 2019.

Accroître la visibilité des montagnes dans les foyers canadiens

Des élèves en raquettes au lac Medicine avant la pandémie.
Photo : S. van der Ros

Programmes d’éducation

Au début de 2020, le Centre des Palissades pour l’enseignement de la gérance a offert des programmes d’éducation à 12 écoles et à environ 260 élèves. Mentionnons notamment une visite de suivi au Sommet des jeunes dans les Rocheuses canadiennes, où les élèves ont exploré des moyens de participer aux prochaines séries de consultations publiques sur l’ébauche du plan directeur du parc national Jasper.

Les restrictions liées à la COVID-19 empêchant les élèves de participer à des sorties sur le terrain, le Centre des Palissades a communiqué avec les écoles et a offert des programmes en ligne. Il existe actuellement neuf programmes pour les enseignants et les élèves de la maternelle à la 12e année, et d’autres sont en voie d’élaboration.

Transformation de pommettes
Photo : S. van der Ros

Diffusion externe dans les collectivités

Parcs Canada a participé à des activités de diffusion externe et à des événements communautaires comme le festival Deep Freeze à Edmonton et la Journée de sensibilisation aux avalanches à la station de ski Marmot Basin. En septembre, le personnel de la Conservation des ressources du parc, l’école primaire Desrochers de Jasper et la Jasper Local Food Society ont collaboré à un projet d’intendance communautaire. Les élèves ont cueilli des pommes dans des jardins de Jasper et en ont fait du jus et de la compote; cette initiative a favorisé l’adoption de pratiques sécuritaires au pays des ours, la durabilité alimentaire et l’intendance environnementale.

« Ne les laissez pas lécher votre voiture! »

Message électronique viral « Ne laissez pas les orignaux lécher votre véhicule ».
Message électronique viral « Ne laissez pas les orignaux lécher votre véhicule ».

En 2020, le parc a reçu une attention médiatique considérable pour deux articles sur les conflits humains-animaux. En mai et en juin, une campagne de communications a été menée avec succès sur la nouvelle ordonnance de restriction « Restez dans votre véhicule ».

À la fin de l’automne, Parcs Canada a répondu aux demandes des médias de la Grande-Bretagne, de l’Australie, des États-Unis et de partout au Canada, en réponse à un panneau électronique encourageant les visiteurs à ne pas laisser les orignaux lécher leur voiture. Le panneau a aussi été mis en vedette aux actualités de CBS et à l’émission Tonight Show.

Source d’information sur la COVID-19

Notre site Web et nos réseaux sociaux sont rapidement devenus une importante source d’information sur la situation de la COVID-19 dans le parc. Une nouvelle page sur la COVID-19 a été créée sur le site Web du parc. Elle renferme des renseignements à jour sur les mesures de santé publique et de sécurité, les installations ouvertes et les installations fermées ainsi que les protocoles de sécurité à suivre dans le parc. La page d’information COVID-19 a été consultée plus de 147 000 fois de mars à la fin de l’année.

Assurer la santé des écosystèmes

Caribou des montagnes du Sud, parc national Jasper
Photo : L. Neufeld

Caribous des montagnes du Sud

En 2020, Parcs Canada a conclu qu’il n’existait aucune preuve de la présence de caribous dans le secteur Maligne. Les dernières traces de la harde ont été observées en 2018. Les trois dernières bêtes connues sont sans doute mortes ou ont quitté leur territoire. Cette petite harde de moins de 10 individus a survécu pendant près de 15 ans, mais elle comptait trop peu de femelles pour pouvoir accroître son effectif.

Comme la harde a disparu, les limites du territoire fermé en hiver dans le secteur Maligne-Brazeau ont été modifiées pour la saison 2020-2021. La fermeture saisonnière de secteurs faisant partie de l’habitat du caribou vient s’ajouter aux mesures de conservation et de protection de l’habitat en place à l’année. En vigueur de novembre à mars, cette interdiction d’accès vise à empêcher la formation de pistes de neige tassée que pourraient emprunter les loups pour chasser des caribous dans des endroits qui leur seraient par ailleurs inaccessibles.

Il reste encore trois hardes de caribous dans le parc national Jasper. La harde de la vallée Tonquin compterait moins de 45 bêtes, et celle de la Brazeau, moins de 15 bêtes. La harde de l’À la Pêche, concentrée le long de la limite nord du parc, est formée d’environ 150 individus qui partagent leur temps entre le parc et les secteurs attenants.

Comme suite aux engagements contenus dans le Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada Jasper, Parcs Canada a élaboré une proposition de programme d’élevage de conservation afin d’augmenter l’effectif des populations. La proposition est fondée sur les meilleurs données scientifiques obtenues à l’issue de décennies de travaux de surveillance et de recherche par des biologistes et sur les avis d’un vaste éventail d’experts en conservation du caribou. Avant toute décision, la proposition fera l’objet d’un examen exhaustif par un groupe d’experts externes. Détails : parcscanada.ca/caribou-jasper

Surveillance écologique

À l’heure où s’amorçait la saison de nidification 2020, l’équipe de la surveillance écologique a reçu l’autorisation d’entamer sa campagne de terrain, moyennant le respect de plusieurs protocoles liés à la COVID-19. L’équipe a ainsi pu assurer sa sécurité pendant des travaux importants qui dépendaient de paramètres temporels très précis.

Cette année, l’équipe a assuré l’entretien de 99 % de ses appareils photo de télésurveillance, recensé et protégé les pins à écorce blanche résistants à la rouille vésiculeuse, planté plus de 2 400 semis de pins à écorce blanche, instauré des mesures pour protéger les lieux de nidification du martinet sombre, procédé à des recensements pour repérer de nouveaux nids et surveiller les nids existants et réalisé des travaux de surveillance des chauves souris.

Petite chauve-souris brune

Petite chauve-souris brune

La voie d’accès à un lieu d’hivernage important pour la petite chauve-souris brune, la mine Bedson, s’érodait rapidement et risquait de s’effondrer, menaçant de prendre au piège et de tuer la colonie de ce petit mammifère en voie de disparition. Un ponceau a été installé à l’ouverture de la mine pour la protéger.

Rétablissement de la végétation

Le programme de rétablissement de la végétation contribue à des écosystèmes fonctionnels et résilients qui sont dominés par des communautés végétales indigènes. Par des mesures de gestion locales et régionales, Parcs Canada rétablit les fonctions et les services écologiques des écosystèmes dégradés. La dégradation suit généralement une récente perturbation d’origine humaine ou l’introduction de plantes envahissantes non indigènes.

La saison 2020 a surtout été axée sur la lutte aux plantes envahissantes et le rétablissement de la végétation dans le lotissement urbain ainsi que sur la transplantation de semis de douglas verts dans les principaux campings de l’avant-pays.

Surveillance du pin à écorce blanche

Réduction des risques d’incendie

En 2020, le gouvernement du Canada a annoncé l’octroi de 6,9 millions de dollars pour aider plusieurs parcs nationaux des Rocheuses à lutter contre le dendroctone du pin ponderosa ainsi qu’à mieux en comprendre et à en atténuer les impacts. La plupart des projets seront exécutés dans le parc national Jasper, où les ravages de cet insecte indigène se font le plus sentir.

Les fonds, qui sont attribués sur trois ans, aideront Parcs Canada à mieux comprendre les incidences du dendroctone sur nos forêts et serviront à financer des mesures pour réduire le risque accru d’incendie associé aux arbres tués par ce ravageur. Les travaux se concentreront dans les forêts entourant les collectivités des parcs nationaux Jasper et Banff.

Ressources pour la gestion du feu

Le parc disposait déjà de personnel spécialisé et d’un hélicoptère réservé à la lutte contre les incendies. Parcs Canada est venu renforcer son programme de gestion du feu en y ajoutant les ressources nationales suivantes :

  • Deux nouvelles stations météorologiques au lac Maligne et au ruisseau Ranger sont venues s’ajouter aux quatre qui existaient déjà. Ces stations recueillent des données qui servent à calculer l’indice de danger dans le parc.
  • Une seconde équipe de quatre personnes a été affectée à l’attaque initiale.
  • Un second technicien du feu a été embauché. Ces spécialistes jouent le rôle d’agents de service, surveillent les stations météorologiques, analysent des données, élaborent des plans de brûlage dirigé et participent à la planification et à la réalisation d’activités de préparation et de réduction des risques d’incendie.

Collaboration

Cette année, 800 semis de pins à écorce blanche ont été plantés dans le parc provincial du Mont-Robson grâce à un partenariat qui permet au parc national Jasper et au gouvernement de la Colombie-Britannique de collaborer au rétablissement de cette importante espèce en voie de disparition. De plus, 2 400 semis ont été plantés dans le secteur du mont Edith Cavell.

L’équipe d’attaque initiale de Parcs Canada qui a été déployée en Oregon
Photo : S. van der Ros

Équipe d’attaque initiale – États-Unis

En septembre, des membres de l’équipe de gestion du feu du parc se sont rendus en Oregon pour participer à une opération sans précédent de lutte contre un énorme incendie dans les États de la côte Ouest. Parcs Canada est membre du Centre interservices des feux de forêt du Canada (CIFFC) et vient en aide à ses partenaires en leur prêtant des ressources dans le cadre d’accords internationaux en cas de besoin.

Sept employés du parc ont été affectés à cette intervention d’urgence. La plupart se sont joints à une équipe de 20 personnes de Parcs Canada, un autre a participé aux opérations en hélicoptère, et un dernier a pris la direction d’un groupe d’intervention. Pour participer à cet effort, nos spécialistes ont suivi de rigoureux protocoles liés à la COVID-19 pendant leur séjour aux États-Unis, et ils ont observé une quarantaine de deux semaines à leur retour au Canada.

Resserrer les liens de collaboration avec les Autochtones

Des partenaires autochtones et un employé de Parcs Canada s’entretiennent au cours d’une rencontre d’un groupe de travail qui s’est tenue avant la pandémie.
Photo : N. Gaboury

Malgré les défis qui ont marqué l’année 2020, l’équipe chargée du programme des relations avec les Autochtones a continué de travailler avec la vingtaine de groupes autochtones qui forment le Forum des Autochtones du parc national Jasper. La pandémie a été une occasion de créer de nouveaux processus et de renforcer ses capacités pour l’avenir. L’équipe a notamment tenu des discussions sur la gestion du parc et sur des questions opérationnelles, et elle a organisé des consultations sur des projets précis.

Changement de nom et racisme systémique

Comme suite aux événements de l’été qui ont mis en évidence l’existence et les conséquences du racisme systémique partout au pays, nous avons amorcé des consultations auprès de nos partenaires autochtones sur plusieurs projets afin de réaliser un examen critique du racisme explicite et implicite dans les lieux patrimoniaux administrés par Parcs Canada et dans ses opérations. Cet examen nous a amenés à envisager de renommer certains secteurs du parc qui portent des noms problématiques et à collaborer avec des partenaires autochtones à une série d’articles de journaux sur la manière dont ils ont vécu le racisme dans nos lieux patrimoniaux.

Un partenaire autochtone discute avec des membres du personnel de la façon dont les Autochtones font usage des plantes, et ce avant la pandémie
Photo : K. Gedling

Poursuite des discussions

Les travaux de consultation des partenaires autochtones se sont poursuivis. Mentionnons la tenue de deux réunions en ligne du Forum des Autochtones, les progrès accomplis dans les discussions avec le Groupe de travail sur l’exposition autochtone et plusieurs autres activités de mobilisation. Cette année, nous avons organisé 12 séances de consultation et 2 cérémonies avec nos partenaires dans le cadre de divers projets et initiatives.

Rétablissement des liens avec le territoire

Pour remédier à plusieurs problèmes systémiques qui remontent à la création du réseau de parcs nationaux, il importe que les Autochtones renouent avec leur territoire. Tout au long de 2020, les partenaires autochtones ont organisé des activités de ressourcement, des cérémonies et des sorties récréatives dans le parc. L’aire culturelle est demeurée un important carrefour pour des rencontres, l’établissement de campements et l’organisation d’activités spirituelles et communautaires. Les partenaires y ont tenu huit événements pendant l’été et l’automne.

Favoriser la transparence dans la gestion et l’innovation

Plan directeur

Tout comme les autres parcs nationaux des montagnes, le parc national Jasper a entrepris l’examen de son plan directeur de 2010. Les plans directeurs sont le fruit de consultations et de l’apport de diverses personnes et organisations, dont des partenaires autochtones, des résidents de la région, des visiteurs et des organismes d’intervenants. La première phase des consultations a eu lieu au début de 2019. La seconde phase, qui visait à recueillir des commentaires sur l’ébauche du plan directeur, devait se tenir en 2020. Cependant, en raison de la pandémie, les activités de consultation ont été suspendues pour l’ensemble des parcs nationaux et des lieux historiques nationaux. Parcs Canada se réjouit de reprendre les consultations publiques sur le plan directeur en avril 2021.

Résumé financier

Pour l’exercice 2019-2020, l’Unité de gestion de Jasper (qui englobe le lieu historique national du Fort-St. James, en Colombie-Britannique) disposait d’un budget de 27,5 millions de dollars. Ces fonds proviennent principalement des droits d’entrée, des droits de camping et des loyers fonciers.

En 2020, 54 % du budget a été affecté aux salaires du personnel, 28 %, aux dépenses de fonctionnement, et 18 %, à des projets d’immobilisations.

En outre, l’Unité de gestion a reçu des fonds spéciaux d’environ 48,6 millions de dollars pour des projets de gestion du feu, de conservation et de restauration ainsi que d’amélioration des biens, dont des sentiers, des campings, des routes et des ponts.

Gérer la croissance et l’aménagement

Aménagement municipal

L’année 2020 a été chargée. Au total, 156 permis d’aménagement ont été délivrés pour des projets variés, depuis la pose de clôtures jusqu’à la construction de nouvelles résidences, en passant par l’aménagement de commerces. Plusieurs projets de construction de logements multifamiliaux ont aussi été mis en branle.

À l’issue de consultations publiques, l’entreprise Pursuit Collection a obtenu un permis d’aménagement pour la construction d’un hôtel sur un lot vacant de Connaught Drive. L’hôtel contiendra 88 chambres, et le personnel aura accès à des logements sur une propriété adjacente de l’entreprise.

Réglementation sur le zonage

À l’échelle nationale, Parcs Canada poursuit son examen de plusieurs règlements pris en vertu de la Loi sur les parcs nationaux du Canada, y compris le Règlement sur le zonage du périmètre urbain de Jasper. L’Unité de gestion de Jasper continue d’y apporter des améliorations dans les paramètres actuels. En mars 2020, elle a fait connaître sa politique provisoire sur les appartements de résidence privée, qui permet l’aménagement d’appartements dans la plupart des zones de la ville. Cette mesure a fait augmenter le nombre d’habitations légales pour les locataires.

Logements du personnel

Afin de densifier les logements du personnel, Parcs Canada a amorcé la construction d’un duplex et d’un complexe de cinq logements modernes et éconergétiques pour le personnel du parc. Ces immeubles maximiseront le nombre de résidences autorisées conformément au zonage de chaque lot. Les travaux devraient se terminer en 2021. Les deux immeubles pourront loger les familles de sept employés.

Collaboration

Parcs Canada continue de travailler en étroite collaboration avec la Municipalité de Jasper et tient régulièrement des réunions pour discuter de questions d’intérêt commun. En 2020, il a surtout été question des mesures liées à la COVID-19, de l’accroissement de l’offre de logement en ville par une utilisation optimale de l’ensemble des mécanismes accessibles et des interventions en cas d’urgence, notamment le programme Intelli-feu et la réduction du combustible à l’intérieur et autour de la ville.

Parcs Canada travaille aussi avec la Jasper Community Housing Corporation à des initiatives visant à augmenter le nombre de logements locatifs dans le respect des limites officielles de la ville.

Surface de plancher commerciale (SPC) – Plafond de 2001 9 290 m2 100 %
SPC déjà aménagée 4 560 m2 49 %
SPC attribuée, mais non aménagée 3 122 m2 34 %
SPC restante pour les zones C1, C2, C3 et C4 1 608 m2 1 7%
SPC restante pour le bloc S 0 m2 0 %

Le parc national Jasper en chiffres – 2020

Version textuelle
  • 1,6 million de visiteurs
  • 183 840 campeurs de l’avant-pays
  • 24 751 campeurs de l’arrière-pays
  • Intervention des gardiens de la faune dans 193 embouteillages liés à la faune
  • 1 500 semis de pins à écorce blanche plantés en une journée
  • 33 km de pistes de ski de fond damées et compactées
  • 16,5 km de pistes de neige compactée à plat pour la marche, la raquette et le vélo d’hiver
  • 8 événements communautaires autochtones à l’aire culturelle
  • Statistiques sur les médias sociaux :
    • 147 000 consultations de la page Web sur la COVID-19
    • Augmentation de 15 % du nombre d’abonnés Facebook et Twitter
    • 1 900 abonnés aux envois par courriel