Vous êtes-vous déjà demandé à quoi ressemble une harde de bisons galopant sur la plaine? Le parc national Elk Island, à seulement 45 minutes du centre-ville d’Edmonton, est la principale destination canadienne où l’on peut voir des bisons sauvages se vautrer dans la boue, brouter et galoper dans leur habitat naturel.

Commencez votre propre migration et suivez le bison du parc Elk Island partout au Canada! Le parc national du Mont-Riding, le parc national des Prairies, le parc national des Lacs-Waterton, le lieu historique national Rocky Mountain House, parc national de Prince Albert, et le parc national Banff sont tous fiers de protéger des bisons issus de la famille qui habite au parc Elk Island.

Périodiquement, il est nécessaire de transférer des bisons hors du parc afin de prévenir le pâturage excessif de leur habitat, ce qui donne l’occasion de fournir des bisons dans le cadre de projets de conservation au Canada et à l’étranger. Depuis la création du parc, des bisons excédentaires ont été offerts à d’autres parcs nationaux, à des responsables de projets de conservation au Canada et aux États-Unis, et à des ventes aux enchères contribuant ainsi au succès de l’industrie d’élevage de bisons. De nos jours, la plupart des bisons au Canada sont des descendants de la harde du parc national Elk Island.

Contribuer à la relocalisation d’animaux exempts de maladies comme le bison des bois est un élément important de la mission du parc Elk Island depuis plus d’un siècle. Du fait que le parc a toujours réussi à protéger ses bisons contre les maladies, ses hardes de bisons des prairies et de bisons des bois ont servi à fournir des bisons pour des projets de conservation nationaux et internationaux. Au cours du dernier siècle, le parc national Elk Island a transféré près de 3 000 bisons des prairies et des bois dans des aires de conservation partout dans le monde.

Parc national Banff
Un hélicoptère utilisé pour transporter des bisons a atterri dans un pré de montagne

Un hélicoptère utilisé pour transporter des bisons a atterri dans un pré de montagne

Parcs Canada / Clayton Szafron

En 2017, un petit groupe de bisons a été transporté vers un secteur reculé de la vallée de la Panther, dans le parc national Banff afin d’évaluer la faisabilité de réintégrer cet animal dans les écosystèmes du parc après plus de 100 ans d’absence. Il s’agit de la première étape d’un projet de cinq ans qui orientera les décisions relatives au restoring wild bison in Banff rétablissement du bison sauvage à long terme dans le parc national Banff.

Le bison est souvent considéré comme une espèce des plaines, mais il a aussi habité des vallées de montagne pendant des millénaires. La chasse au bison a entraîné la disparition de l’espèce de la région de Banff dans les années 1800. Toutefois, de 1897 à 1997, une harde de bisons a été conservée dans un enclos au parc national Banff. Lorsque l’enclos et les bisons ont été retirés en 1997 pour encourager la libre circulation des espèces sauvages dans la vallée de Bow, on comptait déjà rétablir le bison sauvage dans la région. Les peuples des Premières Nations et les écologistes font campagne pour le retour du bison depuis lors.

Nation indienne des Pieds-Noirs, Montana (États-Unis)
Des bisonneaux des plaines galopent dans une installation de rassemblement des bisons des prairies au parc national Elk Island.

Des bisonneaux des plaines galopent dans une installation de rassemblement des bisons des prairies au parc national Elk Island.

© Parcs Canada / Scott Mair

Le bison, ou « iinnii » dans la langue des Pieds-Noirs, est d’une importance vitale pour les peuples des Premières Nations des plaines comme les Pieds-Noirs du Montana. Il existe un vaste mouvement autochtone, l’initiative Iinnii, qui vise le rétablissement du bison. La Nation des Pieds-Noirs est signataire du Buffalo Treaty, dont l’objectif est de réintégrer l’animal dans son territoire traditionnel à des fins culturelles et pour sa conservation. Le parc national Elk Island a envoyé plus de 80 bisonneaux aux Pieds-Noirs du Montana au printemps 2016 dans le cadre de l’initiative Iinnii. Ces animaux sont des descendants des bisons qui ont parcouru ces plaines il y a 100 ans.

Réserve American Prairie, Montana (États-Unis)
Une grande harde de bisons des prairies erre librement dans la réserve American Prairie, au Montana (États-Unis)

Une grande harde de bisons des prairies erre librement dans la réserve American Prairie, au Montana (États-Unis)

© American Prairie Reserve / Dennis Lingohr

La réserve American Prairie, au Montana, est une initiative privée visant à protéger l’un des écosystèmes naturels les plus menacés en Amérique du Nord : les prairies d’herbes hautes et d’herbes courtes indigènes. La réserve combine les réserves naturelles existantes et des terres privées pour former la plus grande réserve naturelle du continent américain dans l’objectif ultime de protéger plus de trois millions d’acres.

Le parc national Elk Island a contribué à cet ambitieux projet en expédiant plus de 200 bisonneaux des plaines en trois groupes. La réserve réintroduit des espèces indigènes comme le bison des prairies et l’antilocapre dans la région. On espère ainsi rétablir la migration naturelle de ces espèces.

Parc-nature Lenskiye Stolby, République de Sakha (Russie)
Une remorque spécialisée transportant des bisonneaux des bois est chargée à bord d’un avion-cargo russe

Une remorque spécialisée transportant des bisonneaux des bois est chargée à bord d’un avion-cargo russe.

© Parcs Canada

En 2006, 2011 et 2013, trois groupes de 30 bisons des bois ont été transférés au parc-nature Lenskiye Stolby, dans la République de Sakha (Russie). Ce transfert a été couronné de succès : les bisons se sont reproduits et la harde a grossi. L’objectif du parc-nature est de rétablir un écosystème semblable à celui qui existait dans la région avant l’extinction du bison des steppes, il y a des milliers d’années. Les écologistes espèrent que la réintroduction du plus proche parent vivant du bison des steppes, le bison des bois, accroîtra la biodiversité de la région.

L’expédition de bisons des bois en Russie favorise également la conservation de cet animal. L’établissement d’une population génétiquement viable en Russie augmente les chances de survie des espèces au cas où des populations nord-américaines seraient frappées par une maladie généralisée ou une autre catastrophe.

Le partenariat avec la République de Sakha constitue une initiative de conservation unique et une réussite sur le plan international, qui est le fruit de nombreuses années de coopération scientifique et culturelle. En collaborant de cette façon, Parcs Canada et la République de Sakha, de la Fédération de Russie, assurent la survie et la préservation à long terme du bison des bois dans le monde. Un quatrième et dernier transfert de bisons des bois vers la Russie est prévu au printemps 2020.

Transferts antérieurs vers des collectivités autochtones, Canada
Bison du des plaines avant de se diriger vers leur destination finale

Le bison est un emblème dans l’histoire du Canada. L’espèce a fait partie intégrante de l’existence et du mode de vie des peuples autochtones, et elle joue encore un rôle important dans la culture des Autochtones. Sa réintroduction dans le paysage nous donne l’occasion de rétablir des liens culturels et historiques.

Au cours des dix dernières années, la direction du parc a travaillé en étroite collaboration avec les collectivités autochtones qui ont présenté des demandes afin de ramener cet animal culturellement important sur son territoire traditionnel, et a favorisé la création de possibilités culturelles ou socioéconomiques. Parmi les transferts antérieurs vers des collectivités autochtones, mentionnons 89 bisonneaux des plaines remis à la Nation des Pieds-Noirs du Montana en 2016, 25 bisons des bois confiés à la Première Nation des Saulteaux, située près de North Battleford en Saskatchewan, en 2018, et 30 bisons des prairies remis à la Première Nation Flying Dust, située près de Meadow Lake en Saskatchewan, en 2019. On invite les Nations qui aimeraient profiter d’une telle occasion à s’informer auprès du personnel du parc.