Le parc national Elk Island possède une longue histoire culturelle, qui remonte à l'époque du retrait des glaciers. On y compte 227 sites autochtones, dont la plupart étaient des campements et des lieux de fabrication d'outils, et 13 sites non autochtones, dont deux décharges, des restes de cabanes de colons et l'emplacement du premier poste de garde forestier de l'Alberta.

Les peuples autochtones d'Elk Island

Il semble que les Sarsis aient été les premiers habitants de la région. Avant le XIXe siècle, de grandes bandes de Cris les ont chassés vers les plaines environnantes tout en continuant à habiter les collines Beaver. L'Europe a commencé à réclamer des peaux de castor pour répondre aux impératifs de la mode. Les Cris sont alors devenus les fournisseurs des pelletiers. On pense que les Cris habitaient les collines Beaver dans les années 1790.

Au milieu du XIXe siècle, les Cris des Plaines avaient établi leurs modes de chasse dans les Prairies canadiennes. Lorsqu'ils chassaient les bisons, ils se rassemblaient en grandes bandes qui se déplaçaient en employant diverses méthodes de chasse soit à cheval, soit en construisant des enclos circulaires. Tous les gros ongulés étaient chassés, mais le bison était l'animal le plus convoité. Le bison, base de leur économie, leur assurait de la nourriture toute l'année; les peaux servaient à fabriquer des abris, des vêtements et des sacs; même les cornes et les os étaient utilisés.

L'abondance de plantes et de gibier dans la région des collines Beaver - baies et racines, cerf, orignal et wapiti - assurait aux peuples autochtones une alimentation variée et nutritive.