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L’affichage du cadre de référence de l’analyse d’impact détaillée du Plan à long terme pour la station de ski Lake Louise

La station de ski Lake Louise est à préparer un plan à long terme qui orientera l’aménagement et l’utilisation de son territoire dans le parc national Banff, conformément aux Lignes directrices particulières pour l’aménagement et l’utilisation du territoire de la station de ski Lake Louise (2015), lesquelles ont été approuvées par Parcs Canada. À la suite d’un examen, Parcs Canada a établi qu’une analyse d’impact détaillée de ce plan était requise. Pour aider la station de ski à mener à bien cette analyse, il a préparé un cadre de référence qui décrit les attentes auxquelles la station de ski doit satisfaire, de même que les paramètres à respecter pour l’évaluation des impacts, y compris un aperçu du processus de consultation.

Les projets proposés dans le plan à long terme sont conformes aux lignes directrices particulières approuvées pour la station de ski Lake Louise.

Le plan à long terme proposé prévoit l’ajout de deux nouveaux remonte-pentes, l’aménagement d’un nouveau domaine skiable, l’agrandissement de pavillons existants, la construction de nouveaux pavillons et d’un abri, la construction d’un bâtiment pour les opérations et l’entretien près du pavillon Temple Lodge, la création de deux réservoirs d’eau, l’agrandissement et le réaménagement des aires de stationnement ainsi que l’ajout d’activités hivernales comme la glissade sur chambres à air, la raquette et l’escalade sur glace.

L’ébauche du cadre de référence pour l’analyse d’impact détaillée a été versée au présent site Web le 30 avril, et le public a été invité à la commenter au cours d’une période de consultation de 30 jours. Les commentaires reçus sont résumés ci-dessous. Parcs Canada a soigneusement examiné ces commentaires, et, là où il convenait de le faire, il a modifié l’ébauche du cadre de référence pour refléter la rétroaction reçue.

Le cadre de référence orientera l’analyse d’impact détaillée que la station de ski Lake Louise est en train de réaliser dans le cadre de son plan à long terme. Une fois ce travail terminé, l’ébauche du rapport d’analyse d’impact détaillée sera affichée sur le présent site Web à des fins de rétroaction pendant une période de 60 jours.

Pour obtenir plus d’information sur le plan à long terme proposé, visitez le site Web du projet de la station de ski Lake Louise (anglais seulement). 

Foire aux questions concernant le Plan à long terme de la station de ski Lake Louise

Foire aux questions concernant le Plan à long terme de la station de ski Lake Louise (PDF)  

Q. Qu’est ce que le Plan à long terme de la station de ski Lake Louise?

R. Le plan à long terme est un document rédigé par la station de ski. Il décrit les propositions d’aménagement et d’activités qu’elle souhaiterait réaliser au cours d’une période précise (généralement, de 5 à 15 ans). Ce plan doit être conforme aux lignes directrices particulières approuvées.

Le plan à long terme doit faire l’objet d’un examen par les Autochtones et le public et d’une évaluation environnementale, conformément à la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale (2012) et aux politiques de Parcs Canada. Chaque plan doit être approuvé par le ministre responsable de Parcs Canada avant sa mise en œuvre.

Une fois qu’elle a fait approuver son plan à long terme, la station de ski peut soumettre des projets d’aménagement précis à des fins d’approbation.

La station de ski peut élaborer un nombre illimité de plans à long terme (et réaliser un nombre correspondant d’évaluations environnementales) qui respectent ses lignes directrices particulières jusqu’à ce qu’elle ait atteint son niveau d’aménagement maximal, tel qu’il est défini par les plafonds de croissance permanents négociés qui sont présentés dans ses lignes directrices particulières.

Q. Qu’est-ce qui est inclus dans le cadre de référence? À quoi sert le cadre de référence?

R. Le cadre de référence décrit les attentes de Parcs Canada et les paramètres à respecter pour l’évaluation des impacts, notamment le processus de consultation proposé. Parcs Canada a déterminé qu’une analyse d’impact détaillée du plan à long terme de la station de ski Lake Louise était requise. 

Q. En quoi consistent les lignes directrices particulières de la station de ski Lake Louise?

R. Les lignes directrices particulières de la station de ski Lake Louise, qui ont été élaborées par Parcs Canada en collaboration avec la station de ski, représentent une importante réalisation, du fait qu’elles procurent une garantie à long terme au parc national Banff et à la station de ski Lake Louise. Ces lignes directrices particulières prévoient d’importants gains au chapitre de la conservation, de l’expérience du visiteur et de l’éducation pour une destination hivernale qui figure parmi les plus emblématiques du pays.

Les lignes directrices particulières procurent à la station de ski Lake Louise un plan détaillé pour sa croissance à long terme. Tout en s’appuyant sur des programmes d’activités estivales et hivernales qui ont déjà fait leurs preuves, elles rapprochent les visiteurs du patrimoine exceptionnel et de l’essence même du parc national Banff.

Q. Quel est l’état d’avancement de la planification à la station de ski Lake Louise?

R. La station de ski Lake Louise est à préparer son premier plan à long terme, en vertu de ses lignes directrices particulières (2015). Il est prévu que la station de ski produira une ébauche de plan à long terme et qu’elle réalisera une évaluation des impacts à la fin de 2018. Les consultations publiques sur le plan à long terme devraient avoir lieu en 2019.

Le 30 avril, l’ébauche du cadre de référence de l’analyse d’impact détaillée, qui sera réalisée dans le contexte du plan à long terme pour la station de ski Lake Louise, a été diffusée au public à des fins de rétroaction pour une période de 30 jours. Un résumé des commentaires reçus a été rédigé. Parcs Canada a soigneusement examiné ces commentaires et modifié l’ébauche du document là où il convenait de le faire pour refléter la rétroaction reçue.

Q. Quel est le rôle de Parcs Canada dans le processus de consultation publique?

R. Parcs Canada a préparé un cadre de référence pour l’analyse d’impact détaillée, et il l’a transmis à la station de ski Lake Louise afin de guider son travail d’évaluation des impacts.

La station de ski Lake Louise coordonnera les activités de consultation sur le plan à long terme et l’analyse d’impact détaillée. Les ébauches de ces deux documents seront soumises à l’examen du public pendant une période de 60 jours qui devrait débuter pendant l’hiver 2019. Tous les commentaires formulés seront acheminés à Parcs Canada et à la station de ski Lake Louise. Parcs Canada examinera tous les commentaires reçus au sujet de l’analyse d’impact détaillée et rédigera un résumé des commentaires, qui sera diffusé au public. Il présentera ensuite des directives à la station de ski Lake Louise advenant la nécessité d’apporter des modifications ou des ajouts à l’évaluation des impacts. La station de ski étudiera également tous les commentaires reçus sur le plan à long terme et rédigera un résumé des commentaires ainsi qu’une réponse.

À la fin du processus de consultation et dès la présentation d’une version définitive du plan à long terme et du rapport d’analyse d’impact détaillée, Parcs Canada prendra une décision concernant l’analyse d’impact détaillée, ce qui sera suivi d’une recommandation au ministre relativement au plan à long terme

Q. Qu’est ce qui est actuellement proposé dans le plan à long terme?

R. Un certain nombre de projets sont proposés, tous étant conformes aux lignes directrices particulières, et ces projets comprennent une importante réduction du domaine à bail de la station de ski. Les projets proposés sont les suivants :

  • Construction de réservoirs d’eau dans le secteur de la base de l’ancien téléphérique adjacent à la rivière Pipestone et près du ruisseau Corral, dans le secteur Temple
  • Agrandissement du pavillon Temple Lodge
  • Nouveaux remonte-pentes et nouvelles pistes de ski à la crête Richardson's
  • Nouveau pavillon au sommet de la crête Eagle
  • Nouveau pavillon de jour dans le secteur de la base
  • Nouveaux remonte-pentes et nouvelles pistes de ski sur la face avant du mont Whitehorn
  • Nouvel abri près de la station supérieure du remonte-pente Top of the World
  • Aménagement de routes d’accès et de sorties à la cuvette West
  • Réaménagement des aires de stationnement à la base
Q. Où puis-je en apprendre davantage?

R. Les lignes directrices particulières de la station de ski Lake Louise et le résumé des commentaires du public sont accessibles pour lecture ou téléchargement.

Q. Comment puis je formuler des commentaires durant le processus de consultation?

R. Parcs Canada est résolu à faire participer la population canadienne aux processus de planification. Il diffusera des renseignements supplémentaires sur les moyens de contribuer au processus une fois que l’ébauche du plan à long terme et du rapport d’analyse d’impact détaillée sera terminée.

Résumé des commentaires et des réponses

Résumé des commentaires et des réponses (PDF)

Parcs Canada a reçu des commentaires sur l’ébauche du cadre de référence de l’analyse d’impact détaillée pour le plan à long terme de la station de ski Lake Louise. Il a reçu trois mémoires, dont le contenu est résumé ci-dessous. Des réponses détaillées ont été transmises aux auteurs des commentaires.

Lignes directrices pour la gestion des stations de ski

L’un des mémoires demandait le réexamen des gains écologiques substantiels décrits dans les Lignes directrices particulières pour la gestion et l’utilisation du territoire de la station de ski Lake Louise. Des commentaires ont également été formulés au sujet du niveau de participation du public à l’élaboration du plan à long terme. Réponse de Parcs Canada : Les critères rattachés aux gains écologiques substantiels figurent dans les Lignes directrices pour la gestion des stations de ski (2006) et ne seront pas réexaminés.

Rôles et responsabilités/exigences de la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale

Les répondants se sont dits préoccupés par le fait que le processus d’évaluation environnementale est dirigé par le promoteur lui-même et par le caractère flou des rôles et des engagements de Parcs Canada en matière d’intégrité écologique. Réponse de Parcs Canada : Le cadre de référence révisé confirme que l’intégrité écologique demeure la priorité absolue de Parcs Canada dans la prise de décisions. Les spécialistes de Parcs Canada examinent soigneusement tous les commentaires reçus, et Parcs Canada est chargé de déterminer l’importance des effets.

Consultation des Autochtones

Les répondants ont exprimé l’avis que les consultations menées auprès des Autochtones sur l’AID ne devraient pas être complètement distinctes et que des consultations collectives permettraient à certains intervenants de travailler directement avec les collectivités autochtones. Réponse de Parcs Canada : En tant que représentant de la Couronne fédérale, Parcs Canada a le devoir de tenir des consultations distinctes auprès des groupes autochtones. Il rendra compte des résultats de ces consultations lorsqu’il sera possible et approprié de le faire.

Portée de l’évaluation/de l’analyse d’impact

Plusieurs intervenants sont d’avis qu’il faut prendre en considération le paysage régional et que l’AID devrait tenir compte du statut du parc national Banff en tant qu’élément d’un site du patrimoine mondial. D’autres ont fait valoir que certaines espèces et le changement climatique n’avaient pas été pris en compte dans l’analyse. Réponse de Parcs Canada : Le cadre de référence révisé tient compte de ces éléments supplémentaires, lorsqu’il y a lieu de le faire.

Conception, atténuation des effets et gestion de l’environnement/suivi et surveillance

Certains répondants ont souligné l’importance d’intégrer les leçons tirées ou les résultats de la surveillance de la mise en œuvre de projets dans les travaux de planification de projets futurs afin d’améliorer les mesures d’atténuation des effets sur l’environnement. Réponse de Parcs Canada : Le cadre de référence révisé précise que le projet ne peut pas aller de l’avant s’il est impossible d’éviter ou d’atténuer des impacts importants. En outre, le libellé du cadre de référence a été amélioré de manière à préciser les attentes relatives à une approche adaptative face à l’aménagement, dans les cas où les leçons tirées de travaux antérieurs fournissent des indications sur l’acceptabilité et la qualité de projets subséquents.

Cadre de référence


1.0 Introduction | 2.0 Rôles et responsabilités | 3.0 Portée du plan à long terme | 4.0 Exigences à respecter pour l’évaluation d’impact détaillée | Annexe | Figures

1.0 Introduction

Le présent document expose le cadre de référence à respecter pour l’analyse d’impact détaillée du plan à long terme proposé par la station de ski Lake Louise. Ce cadre de référence décrit la portée de l’analyse d’impact détaillée, notamment les composantes valorisées et les attentes en ce qui a trait à la consultation des Autochtones, des intervenants et du public.

En 2015, Parcs Canada a approuvé les Lignes directrices particulières pour l’aménagement et l’utilisation du territoire de la station de ski Lake Louise. Ces lignes directrices particulières imposent des plafonds de croissance permanents à la station de ski, énumèrent quatre gains écologiques substantiels et présentent un schéma directeur permettant d’aménager la station de ski tout en enrichissant l’expérience du visiteur. Elles ont été élaborées par Parcs Canada avec l’apport de la station de ski Lake Louise, et elles sont conformes aux Lignes directrices pour la gestion des stations de ski (2006), qui exposent l’orientation donnée par la ministre pour la gestion des stations de ski en exploitation dans les parcs nationaux et pour l’élaboration de leurs plans à long terme. Les lignes directrices particulières ont été soumises à une évaluation environnementale stratégique qui vise à atténuer les incidences environnementales possibles et les préoccupations du public. Cette évaluation portait principalement sur les effets cumulatifs possibles à l’échelle locale et régionale.

Les lignes directrices particulières exposent la vision à long terme adoptée pour la station de ski et présentent diverses améliorations conceptuelles, mais elles ne contiennent ni détail sur des projets précis ni approbation de projets d’aménagement particuliers. La vision décrite se concrétisera au fil de l’élaboration et de la mise en œuvre d’un ou de plusieurs plans à long terme. Ces plans décrivent des activités et des projets d’aménagement précis que la station de ski souhaite exécuter dans un délai donné. Le contenu du plan à long terme doit être conforme aux lignes directrices particulières approuvées. La station de ski Lake Louise prépare actuellement son premier plan à long terme à la suite de l’approbation de ses lignes directrices particulières en 2015.

Le plan à long terme sera soumis à une analyse d’impact environnemental conformément à la directive de Parcs Canada sur la mise en œuvre de la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale de 2012. Parcs Canada a établi que l’analyse d’impact détaillée correspondait au niveau d’évaluation le plus approprié pour les plans à long terme. Cette analyse portera sur les effets environnementaux possibles des propositions d’aménagement et d’utilisation du territoire contenues dans le plan à long terme. Il s’agit de l’évaluation la plus approfondie que prévoit le cadre de Parcs Canada. L’analyse d’impact détaillée est appliquée à des projets complexes qui nécessitent une évaluation soigneuse des interactions entre les projets et les composantes valorisées. Ce niveau d’évaluation exige la consultation des Autochtones, des intervenants et du public.

2.0 Rôles et responsabilités

Les Lignes directrices pour la gestion des stations de ski (2006) soulignent l’importance d’une approche concertée pour la gestion des stations de ski et l’élaboration de leurs plans d’aménagement, afin d’appuyer la préservation de l’intégrité écologique. Parcs Canada doit veiller à ce que la préservation ou le rétablissement de l’intégrité écologique soit la priorité absolue dans la gestion du parc national Banff. Il cherche aussi à offrir aux visiteurs des expériences exceptionnelles qui contribuent à la santé économique des opérations de la station de ski. Parcs Canada et la station de ski Lake Louise ont tous deux des responsabilités et des rôles distincts.
2.1 Parcs Canada
  • Élaborer les lignes directrices particulières avec l’apport de la station de ski et les faire approuver par le DG de Parcs Canada (celles de la station de ski Lake Louise ont été approuvées en 2015);
  • Fournir des conseils et une orientation à la station de ski pour l’élaboration de son plan à long terme, en veillant particulièrement à assurer le respect des lignes directrices particulières ainsi que des lois et des politiques de Parcs Canada;
  • Fournir un cadre de référence pour la réalisation de l’analyse d’impact détaillée;
  • Consulter les Autochtones, les intervenants et le public sur le cadre de référence de l’analyse d’impact détaillée;
  • Consulter les Autochtones, les intervenants et le public sur l’ébauche du plan à long terme en collaboration avec la station de ski Lake Louise et diriger les consultations sur l’ébauche de l’analyse d’impact détaillée, afin de veiller au respect des obligations redditionnelles du gouvernement fédéral;
  • Analyser tous les commentaires reçus au sujet de l’ébauche de l’analyse d’impact détaillée et fournir des lignes de conduite à la station de ski sur toute lacune ou question qui doit être abordée;
  • Rendre une décision sur la version définitive de l’analyse d’impact détaillée. Déterminer l’importance des effets environnementaux et des impacts possibles sur la préservation ou le rétablissement de l’intégrité écologique;
  • Faire une recommandation à la ministre de l’Environnement et du Changement climatique (ministre responsable de l’Agence Parcs Canada) sur le plan à long terme définitif.
2.2 Station de ski Lake Louise
  • Rédiger le plan à long terme avec l’apport de Parcs Canada;
  • Réaliser une analyse d’impact détaillée sur le plan à long terme en suivant le cadre de référence élaboré par Parcs Canada;
  • En collaboration avec Parcs Canada, consulter les Autochtones, les intervenants et le public sur le plan à long terme et l’analyse d’impact détaillée;
  • Analyser et résumer tous les commentaires reçus sur le plan à long terme et soumettre à l’examen de Parcs Canada un rapport sur le processus de consultation et les résultats;
  • En suivant les conseils et les lignes de conduite de Parcs Canada, réviser le plan à long terme et l’analyse d’impact détaillée afin de tenir compte du résultat des consultations;
  • Soumettre la version définitive du plan à long terme et de l’analyse d’impact détaillée à l’examen de Parcs Canada.

3.0 Portée du plan à long terme

Le plan à long terme élaboré par la station de ski Lake Louise porte sur une vaste gamme de projets et de travaux d’amélioration qui reflètent la vision et les objectifs des lignes directrices particulières. En voici les grandes lignes :

  • Ajout de nouveaux remonte-pentes et aménagement de nouvelles pentes skiables sur le mont Whitehorn et la crête Richardson’s;
  • Construction de nouveaux pavillons et agrandissement de pavillons existants à la base de la station de ski;
  • Construction d’un nouveau pavillon sur la crête Eagle, près de la station supérieure du téléphérique;
  • Déplacement du programme d’activités estivales du pavillon Whitehorn Lodge au nouveau pavillon de la crête Eagle;
  • Agrandissement du pavillon Temple Lodge;
  • Ajout d’un bâtiment réservé aux opérations et à l’entretien près du pavillon Temple Lodge;
  • Construction d’un nouvel abri près de la station supérieure du remonte-pente Top of the World, sur le mont Whitehorn;
  • Installation de deux réservoirs de stockage d’eau;
  • Agrandissement et réaménagement des terrains de stationnement;
  • Création d’un programme d’activités hivernales pour les non-skieurs, telles que la descente en chambre à air, la raquette et l’escalade sur glace.

Dans le cadre de l’analyse d’impact détaillée, la station de ski doit évaluer les impacts de la construction et de l’exploitation de l’infrastructure, y compris les changements de vocation prévus. Pour obtenir une description plus détaillée des projets proposés, prière de consulter le Résumé du plan à long terme proposé de la station de ski Lake Louise, 2018 (annexe 1).

4.0 Exigences à respecter pour l’évaluation d’impact détaillée

Les sections qui suivent présentent le contenu attendu de l’analyse d’impact détaillée ainsi que le niveau de détail exigé.

4.1 Introduction du plan à long terme 
  • Processus de planification
    • Décrire les principaux éléments et points de décision du processus de planification auquel la station de ski est assujettie, notamment la législation, les Lignes directrices pour la gestion des stations de ski, les lignes directrices particulières, les plans à long terme et la délivrance de permis pour l’exécution des projets.
  • Lignes directrices particulières de la station de ski Lake Louise
    • Décrire en termes généraux l’approche et les éléments clés des lignes directrices particulières de la station de ski Lake Louise.
  • Évaluation environnementale stratégique
    • Décrire les principaux paramètres et mesures d’atténuation associés à l’évaluation environnementale stratégique des lignes directrices particulières, en mettant l’accent sur les composantes valorisées et sur les liens entre l’évaluation environnementale stratégique et l’analyse d’impact détaillée du plan à long terme.
  • Aperçu du plan à long terme
    • Présenter un aperçu général des stratégies clés, des activités d’aménagement et des opérations proposées dans le plan à long terme.
    • Justifier le contenu du plan dans son ensemble et préciser en quoi il contribue aux lignes directrices particulières et en quoi il se conforme à leurs orientations et à leurs concepts fondamentaux.
4.2 Exigences de la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale (LCEE)
  • LCEE et directive de Parcs Canada
    • Exposer les exigences de la LCEE de 2012 et de la directive de Parcs Canada sur la mise en œuvre de la LCEE de 2012.
  • Processus décisionnel rattaché à l’analyse d’impact détaillée
    • Présenter le raisonnement suivi pour le choix de l’analyse d’impact détaillée conformément à la directive.
  • Rôles et responsabilités à l’égard de l’évaluation d’impact
    • Présenter les rôles et les responsabilités de la station de ski et de Parcs Canada en ce qui a trait à l’analyse d’impact détaillée, notamment au cadre de référence, à l’ébauche et à la version définitive de l’analyse d’impact détaillée, à la participation du public et à la prise d’une décision sur l’analyse d’impact détaillée.
4.3 Consultation des Autochtones

Parcs Canada cherche à faire progresser la réconciliation et à établir une relation de nation à nation renouvelée avec les peuples autochtones – une relation fondée sur la reconnaissance des droits, le respect, la coopération et le partenariat. L’État, représenté par Parcs Canada en l’occurrence, est tenu par la loi de consulter les peuples autochtones et, s’il y a lieu, de procéder à des adaptations lorsqu’il envisage une activité susceptible de nuire à des droits ancestraux ou à des droits issus de traités, éventuels ou établis. Cette obligation s’applique à tout un éventail de projets envisagés par l’État et à une gamme tout aussi variée de droits autochtones éventuels ou établis. Parcs Canada s’en acquittera en sollicitant la rétroaction des Autochtones d’entrée de jeu, à commencer par le présent cadre de référence, pour mieux comprendre comment ils souhaitent s’impliquer, puis en collaborant en conséquence avec eux tout au long du processus afin de veiller à ce que leurs intérêts soient pris en compte.

L’analyse d’impact détaillée doit :

  • décrire le programme de consultation des Autochtones, en précisant le nom des collectivités participantes et la nature des activités de consultation entreprises;
  • présenter un résumé des commentaires reçus dans le cadre du programme de consultation des Autochtones, y compris des consultations menées en collaboration avec Parcs Canada, sur :
    • les incidences néfastes que le projet pourrait avoir sur les droits autochtones reconnus et enchâssés à l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982;
    • les connaissances traditionnelles transmises par les peuples autochtones du Canada en ce qui a trait au plan;
  • décrire la manière dont les résultats des consultations ont été appliqués à la version définitive de l’analyse d’impact, par exemple l’intégration du savoir traditionnel.
4.4 Consultation des intervenants et du public

Le processus de planification auquel les stations de ski sont assujetties crée également de nombreuses possibilités de mobilisation des intervenants et du public, depuis l’élaboration des lignes directrices particulières, qui ont été approuvées en 2015, jusqu’à l’élaboration du plan à long terme et la réalisation de l’analyse d’impact détaillée. Les paragraphes qui suivent présentent un survol du programme de mobilisation prévu pour l’analyse d’impact détaillée et le plan à long terme.

4.4.1 Cadre de référence de l’analyse d’impact détaillée

Parcs Canada a soumis le présent cadre de référence à l’examen des intervenants et du public pendant une période de 30 jours. Il a également produit un résumé des commentaires reçus et rédigé sa réponse.

4.4.2 Analyse d’impact détaillée et plan à long terme

Parcs Canada fera coïncider ses consultations sur l’analyse d’impact détaillée avec les consultations de la station de ski sur le plan à long terme. Ainsi, les intervenants et les membres du public qui le souhaitent auront la possibilité de mieux comprendre les composantes précises des projets proposés, l’analyse des effets possibles sur l’intégrité écologique du parc et sur l’expérience du visiteur, les stratégies d’atténuation proposées et les effets cumulatifs, le cas échéant. Les consultations sur l’analyse d’impact détaillée seront intégrées aux consultations sur le plan à long terme, et elles s’échelonneront sur 60 jours.

La station de ski Lake Louise, de son côté, se chargera d’exécuter le programme de consultations sur le plan à long terme. Cependant, comme le plan à long terme est étroitement lié à l’analyse d’impact détaillée, les deux processus seront coordonnés et auront lieu simultanément. Les participants pourront examiner l’ensemble des composantes proposées du plan à long terme et formuler des commentaires sur les propositions d’aménagement et d’utilisation du territoire.

Le programme de consultations procurera aux particuliers et aux groupes divers moyens d’exprimer leur point de vue. Mentionnons notamment des séances avec les intervenants, des activités portes ouvertes et des outils en ligne.

4.4.3 Calendrier de consultations proposé
  • Le cadre de référence a été présenté aux intervenants et au public en avril 2018.
  • Le document sera finalisé et affiché publiquement au plus tard à la fin de l’automne 2018 avec un résumé des commentaires reçus.
  • Les consultations sur l’analyse d’impact détaillée et sur le plan à long terme seront menées simultanément à l’automne 2018 et à l’hiver 2019. Elles s’échelonneront sur une période de 60 jours.
  • Parcs Canada rédigera un résumé des commentaires reçus sur l’analyse d’impact détaillée, tandis que la station de ski Lake Louise répondra aux commentaires reçus sur le plan à long terme.
  • Le plan à long terme et l’analyse d’impact détaillée révisés seront remis à Parcs Canada au plus tard en mars 2019.
4.4.4 Réponse du public

Tous les commentaires reçus dans le cadre du programme de consultations seront acheminés à Parcs Canada et à la station de ski Lake Louise. Parcs Canada analysera la rétroaction portant sur le cadre de référence et l’analyse d’impact détaillée. Dans chaque cas, il en fera un résumé et informera la station de ski des révisions nécessaires. La station de ski Lake Louise analysera les commentaires reçus sur le plan à long terme et en présentera un résumé à Parcs Canada à des fins d’examen avant de mettre la dernière main au plan.

Parcs Canada produira un rapport dans lequel il répondra aux commentaires et aux préoccupations formulés dans le cadre des consultations.

4.5 Description du plan à long terme et des projets
  • De manière générale, la description des projets doit consister en un résumé de l’information présentée dans le plan à long terme. La portée spatiale et temporelle du plan à long terme et des projets qui y sont proposés doit être clairement décrite.
  • Principales stratégies de gestion et d’exploitation
    • La description du plan et des projets doit renfermer un résumé de l’ensemble des stratégies de gestion exigées par les lignes directrices particulières.
    • L’accent doit être mis sur la manière dont les composantes clés des différentes stratégies contribuent au respect des conditions et des paramètres établis dans les lignes directrices particulières et l’évaluation environnementale stratégique.
    • Il faut définir les projets, les activités et les autres initiatives qui découlent des diverses stratégies ou qui sont nécessaires à leur mise en œuvre et les rattacher de manière claire à la stratégie appropriée.
  • Principales propositions d’aménagement et d’utilisation du territoire
    • Les propositions d’aménagement et d’utilisation du territoire doivent être décrites de façon suffisamment détaillée pour que leur portée soit claire aux étapes de l’aménagement, de la mise en œuvre et de l’exploitation continue.
    • Pour chaque proposition, les activités de terrain qui doivent être réalisées aux étapes de la planification et de la préparation doivent être définies et décrites.
    • Les principaux éléments et phases de mise en œuvre des projets, notamment la préparation du terrain, la construction et l’installation, la gestion du terrain, l’aménagement paysager et la remise en état, doivent être définis et décrits de façon suffisamment détaillée pour assurer le respect de l’esprit du cadre de référence.
    • Les activités nécessaires au fonctionnement et à l’entretien continus de chaque installation proposée pendant tout son cycle de vie doivent être définies et décrites.
  • Cycle de vie, désaffectation ou abandon des installations
    • Il est présumé que la plupart des projets de construction donneront lieu à l’ajout d’installations essentiellement permanentes qui seront remplacées à la fin de leur vie utile. Les problèmes éventuels liés au remplacement futur de ces installations seront examinés à l’étape de leur remplacement et ne seront pas pris en compte inutilement dans la portée du projet.
    • Il se peut que certaines installations soient temporaires ou qu’elles aient une durée de vie théorique. Le cas échéant, leur désaffectation et leur abandon devront faire partie de la portée du projet.
  • Dans les limites établies par la portée et les paramètres des lignes directrices particulières, la description des projets doit comprendre l’examen de solutions de rechange possibles à chaque plan d’action ou projet d’aménagement proposé.
    • Les solutions de rechange à une proposition de projet sont celles qui prévoient des démarches différentes pour atteindre les mêmes objectifs ou les mêmes buts, sans déroger aux conditions et aux paramètres exposés dans les lignes directrices particulières. Par exemple, les lignes directrices particulières prévoient la réduction des prélèvements d’eau effectués directement dans des plans d’eau de surface au gré des besoins et le recours à des sources d’eau multiples afin d’assurer un approvisionnement en eau fiable et durable. Le premier plan à long terme pourrait contenir une proposition visant à installer des réservoirs d’eau à l’écart des ruisseaux pour recueillir le ruissellement de surface pendant les périodes d’écoulement maximal. Le prélèvement d’eau à partir de sources souterraines pourrait être une solution de rechange raisonnable et viable à cette démarche.
    • L’exposé sur les solutions de rechange doit reposer sur un examen légitime de l’existence de solutions de rechange raisonnables, pratiques et viables qui devraient être prises en considération et évaluées avec la proposition principale tout au long de l’analyse d’impact détaillée. Le cas échéant, les solutions de rechange doivent être mises en avant et évaluées conjointement avec la proposition principale dans le but d’arriver à une solution de prédilection clairement rationalisée.
  • Niveau de détail approprié
    • Dans la plupart des cas, les principaux impacts écologiques liés à une installation ou à une activité concerneront l’exploitation et l’utilisation à long terme, par opposition aux impacts à court terme associés à l’aménagement ou à la construction.
    • En conséquence, la description de chaque projet doit focaliser sur les éléments essentiels de la conception définitive ainsi que sur les activités des visiteurs et les opérations à long terme qui risquent d’avoir des impacts durables sur les composantes valorisées énumérées dans l’évaluation environnementale stratégique.
    • Les détails concernant les activités d’aménagement ou de construction devraient comprendre, le cas échéant, une description des pratiques exemplaires de gestion et des mesures d’atténuation normalisées qui seront appliquées pour remédier aux impacts environnementaux généraux connus du projet à l’étape de l’élaboration, de la construction et de l’exploitation.
    • Parcs Canada applique les PEG aux projets courants dont les résultats sont prévisibles lorsque les effets sont bien compris et faciles à prévoir. La station de ski Lake Louise applique les PEG de 2006 à l’intention des stations de ski pour l’entretien courant de ses installations. De nouvelles PEG seront adoptées pour les futures activités d’entretien courant de la station de ski.
4.6 Description de l’environnement
  • L’environnement de la station de ski Lake Louise a été décrit à maintes reprises dans des évaluations environnementales antérieures, des documents de recherche rédigés par Parcs Canada ou par des experts-conseils et des rapports de surveillance. Dans l’ensemble, la description de l’environnement doit faire fond sur l’information existante pour mettre clairement l’accent sur les interactions environnementales stratégiques et cumulatives avec les installations et les opérations de la station de ski.
  • La station de ski doit utiliser et citer les résultats de recherche et les renseignements scientifiques les plus récents. Prière de se reporter à la description de la section 4.7.
  • Aperçu à l’échelle du paysage
    • Il faut décrire la station de ski dans le contexte du paysage élargi des parcs des montagnes –le paysage étant défini comme une mosaïque dans laquelle différents écosystèmes locaux et profils d’aménagement du territoire se répètent sous une forme semblable sur une étendue de plusieurs kilomètres (Foreman, 1995). L’aperçu à l’échelle du paysage doit prendre en considération un ensemble élargi de profils de déplacement et d’occupation de l’habitat par des espèces errant sur un vaste territoire.
  • Écosystèmes locaux
    • La station de ski doit être décrite dans le contexte des écosystèmes locaux – l’écosystème local s’entendant d’un élément spatial à l’intérieur d’un paysage relativement homogène et défini par des limites distinctes (Foreman, 1995). En ce qui a trait à la station de ski, les écosystèmes locaux englobent le chaînon Slate/le secteur Skoki, les bassins hydrographiques de la rivière Bow, de la rivière Pipestone et du ruisseau Corral, des parcelles d’habitat et des corridors de déplacement importants pour la faune, de même que les profils d’activité humaine et d’aménagement du territoire existants dans toute la mosaïque des écosystèmes locaux, y compris l’utilisation de la rivière Bow en aval de la station de ski.
  • Mosaïque de caractéristiques biophysiques et d’installations
    • La station de ski doit être décrite dans le contexte de la mosaïque de caractéristiques biophysiques et d’installations dont elle fait partie (Foreman, 1995) – cette mosaïque englobant un mélange de parcelles, de corridors et de réseaux naturels distincts auxquels se superposent des installations et des activités antérieures et existantes à l’intérieur ou tout près de la station de ski. Dans les limites de la station de ski, les parcelles naturelles de la mosaïque peuvent être décrites principalement par la classification écologique des terres établie pour les parcs nationaux Banff et Jasper [Ecological (Biophysical) Inventory of Banff and Jasper National Parks, s.d. Holland, W. D. et G. M. Coen, pub. SS-82-44, Alberta Institute of Pedology, Edmonton (Alberta), 1982]. Les corridors fauniques, les cours d’eau et les réseaux aquatiques traversent la mosaïque de caractéristiques biophysiques, tandis que l’habitat de prédilection d’espèces rares ou en voie de disparition peut s’y trouver entièrement ou en partie. Les activités et les installations se superposent aux parcelles naturelles pour créer un tableau qui illustre où et comment les installations et les opérations de la station de ski modifient et altèrent les parcelles naturelles à l’intérieur du domaine à bail. Cette approche devrait être adoptée à l’échelle locale et à l’échelle du paysage.
  • Description à une échelle localisée
    • Là où des projets de construction ou d’aménagement majeurs sont proposés, la description de l’environnement doit comprendre un exposé sur les caractéristiques naturelles qui sont susceptibles d’être touchées par la proposition à une échelle localisée. Cette description doit reposer sur la classification écologique des terres.
4.7 Portée de l’évaluation
  • Interactions entre le projet et l’environnement
    • Les principales stratégies de gestion et d’exploitation, les principales propositions d’aménagement et d’utilisation du territoire et les solutions de rechange viables et raisonnables aux propositions principales doivent être évaluées méthodiquement du point de vue de leurs interactions possibles avec l’environnement à l’échelle du paysage, de l’écosystème local et de la mosaïque de caractéristiques biophysiques.
    • Les interactions entre des projets particuliers et l’environnement à une échelle localisée doivent être précisées afin de fournir une base pour l’évaluation des pratiques exemplaires de gestion ou d’autres mesures d’atténuation de portée spatiale appropriée.
  • Composantes valorisées
    • Les composantes valorisées sélectionnées à des fins d’évaluation représentent les résultats attendus qui sont énumérés dans l’évaluation environnementale stratégique des lignes directrices particulières de la station de ski Lake Louise au chapitre du maintien de l’intégrité écologique, de l’expérience du visiteur et de la capacité portante de l’infrastructure.
    • Les composantes valorisées ayant trait à l’intégrité écologique doivent comprendre :
      • la végétation indigène, en particulier la structure de la forêt, le régime de perturbation par les feux, le pin à écorce blanche, les espèces rares et sensibles et l’habitat des cuvettes alpines;
      • les espèces sauvages et l’habitat, notamment le grizzli et la sûreté de son habitat, la chèvre de montagne, le carcajou et le lynx du Canada, ainsi que le rétablissement du caribou des bois;
      • le corridor faunique Whitehorn, en particulier les déplacements des carnivores qui fuient la présence humaine, tels que les ours, les loups et les carcajous;
      • les écosystèmes aquatiques, en particulier la truite fardée du versant de l’ouest et l’omble à tête plate, les régimes d’écoulement de l’eau de surface et de l’eau souterraine, l’habitat riverain, les tourbières, les petits lacs et les étangs, de même que la qualité de l’eau.
    • Les composantes valorisées ayant trait à l’expérience du visiteur doivent comprendre :
      • une expérience sécuritaire, confortable et agréable pour les visiteurs;
      • l’éducation des visiteurs;
      • les panoramas et l’esthétique;
      • la compatibilité des activités des visiteurs;
      • la perception des visiteurs et le caractère sauvage;
      • la perspective qui s’offre aux visiteurs depuis l’extérieur du domaine à bail et les changements possibles à l’accès public aux secteurs environnants.
    • Les composantes valorisées ayant trait à la capacité portante de l’infrastructure régionale doivent comprendre :
      • la capacité des routes et du réseau de transport;
      • l’approvisionnement et la demande en eau;
      • la qualité de l’eau en aval;
      • l’offre et la demande d’énergie électrique;
      • la capacité d’hébergement touristique et la capacité de logement du personnel.
  • Principales interactions écologiques
    • L’analyse d’impact détaillée doit surtout se concentrer sur les interactions entre les projets et l’environnement qui risquent le plus d’avoir une incidence sur les diverses composantes valorisées et le respect des paramètres de gestion écologique et des lignes directrices énoncés dans l’évaluation environnementale stratégique.
    • Dans la description des interactions les plus préoccupantes, il faut définir les effets écologiques sur la composition, la structure, la fonction ou le processus aux différentes échelles écologiques mentionnées à la section « Description de l’environnement ».
    • L’évaluation et l’analyse des principales interactions écologiques doivent se concentrer sur les éléments du plan à long terme qui pourraient nuire à l’intégrité écologique et sur les effets cumulatifs.
  • Changement climatique
    • La station de ski doit définir les changements à prévoir en raison des dérèglements climatiques et les interactions entre les prédictions relatives au changement climatique et les effets prévus du plan à long terme. Cette analyse devrait englober notamment les chutes de neige, l’accumulation de neige et la consommation d’eau.
  • Effets cumulatifs
    • Plutôt qu’une évaluation supplémentaire des effets résiduels, l’analyse d’impact détaillée doit être d’abord et avant une évaluation des effets cumulatifs.
    • Les effets cumulatifs doivent être évalués tout au long de l’analyse. Pour ce faire, il faut se concentrer sur les principales interactions écologiques, leurs incidences sur chacune et sur l’ensemble des composantes valorisées et les probabilités que soient respectés les paramètres de gestion écologique énoncés dans les lignes directrices particulières et l’évaluation environnementale stratégique.
    • L’analyse des effets cumulatifs devrait englober les autres projets prévisibles, les projets d’aménagement connexes et les tendances prévues au chapitre de l’activité humaine dont les effets pourraient se cumuler à ceux du plan à long terme.
  • Effets environnementaux courants
    • Les effets environnementaux courants s’entendent d’impacts familiers et connus qui peuvent être gérés efficacement par des mesures d’atténuation normalisées, des pratiques exemplaires de gestion, des plans de gestion de l’environnement et la délivrance de permis au fil de la mise en œuvre des projets.
    • Il est important de réduire les impacts environnementaux inutiles, mais les effets environnementaux courants risquent peu d’influer sur les principales interactions écologiques.
    • Parcs Canada applique les PEG aux projets courants dont les résultats sont prévisibles lorsque les effets sont bien compris et faciles à prévoir. La station de ski Lake Louise applique actuellement les PEG de 2006 à l’intention des stations de ski pour l’entretien courant de ses installations. De nouvelles PEG seront adoptées pour les futures activités d’entretien courant de la station de ski.
  • Besoins en recherche et en information
    • L’analyse d’impact doit reposer sur de l’information scientifique existante dans la mesure où cette information est accessible, actuelle et pertinente pour la situation de la station de ski.
    • La station de ski doit utiliser les renseignements scientifiques les plus récents et en préciser le niveau de fiabilité dans son analyse d’impact détaillée.
    • L’information existante doit être étayée par du travail de terrain, des recherches, des travaux de modélisation prédictive ou d’autres analyses objectives, afin qu’il soit possible de remédier aux lacunes importantes au chapitre des connaissances sur les principales interactions écologiques.
    • Les besoins en recherche et en information concernant les composantes valorisées sont précisés dans l’évaluation environnementale stratégique. Ils doivent être abordés dans l’analyse d’impact dans la mesure où ils s’inscrivent dans la portée du plan à long terme.
  • Portée spatiale et temporelle
    • Pour déterminer la portée spatiale de l’évaluation, il importe de tenir compte des fonctions globales de l’écosystème pour les composantes valorisées, des interactions écologiques connexes et de l’ampleur probable des impacts associés aux opérations de la station de ski ainsi qu’à ses projets d’aménagement et d’utilisation du territoire.
    • La portée temporelle de l’évaluation doit s’harmoniser avec le cycle de vie des projets proposés.
4.8 Analyse d’impact
  • Effets cumulatifs
    • Comme il en a été question plus tôt, l’analyse d’impact détaillée doit être assimilée principalement à une évaluation des effets cumulatifs plutôt qu’à une évaluation des projets.
    • L’évaluation des effets cumulatifs ne doit pas être considérée simplement du point de vue des effets résiduels des projets. Elle doit plutôt former le cœur de l’analyse d’impact et porter sur les effets possibles des opérations, des installations et des activités à long terme décrites dans le plan.
  • Impacts sur les composantes valorisées
    • Les effets cumulatifs doivent être évalués sous l’angle des principales interactions écologiques. Il faut aussi tenir compte des effets individuels et cumulatifs de ces interactions sur les composantes valorisées.
    • L’analyse d’impact doit reposer sur de l’information scientifique, afin qu’il soit possible de prédire si les paramètres de gestion écologique énoncés dans les lignes directrices particulières et l’évaluation environnementale stratégique seront respectés.
  • Effets environnementaux courants
    • L’analyse des effets courants doit être suffisamment étoffée pour démontrer que des pratiques exemplaires de gestion, des mesures d’atténuation normalisées ou des mécanismes d’examen ou de délivrance de permis permettront d’éviter efficacement tout effet environnemental important possible. Si des impacts environnementaux importants sont à prévoir, il faut procéder à une analyse plus approfondie.
4.9 Conception, atténuation et gestion de l’environnement
  • Atténuation par la conception
    • Le premier moyen d’atténuer les effets possibles consiste à éviter les impacts à l’étape de la conception. L’analyse d’impact doit démontrer clairement comment il sera possible d’éviter ou d’atténuer les impacts possibles par la conception des projets et de leur fonctionnement, le choix des paramètres spatiaux et temporels, le choix des paramètres d’utilisation et de gestion ou d’autres moyens.
    • La station de ski doit préciser si les concepts originaux des projets ont été rajustés, adaptés ou abandonnés pendant le processus d’évaluation des impacts, afin de refléter l’influence du processus sur la conception des projets.
  • Autres moyens
    • Les autres moyens d’exécuter le projet doivent être méthodiquement évalués pendant l’examen des mesures d’atténuation. Par exemple, l’aménagement d’un réservoir pourrait faire partie des principaux projets proposés. L’examen d’au moins deux emplacements possibles serait considéré comme d’autres moyens.
  • L’analyse d’impact détaillée doit décrire et évaluer les mesures d’atténuation qui sont réalisables sur le plan technique et financier et qui permettent de limiter les effets environnementaux négatifs importants.
  • Les mesures d’atténuation visant à limiter les effets environnementaux courants à l’étape de la mise en œuvre des projets doivent focaliser sur les pratiques exemplaires de gestion, les mesures d’atténuation normalisées ou les exigences en matière d’élaboration de plans de gestion de l’environnement ou d’obtention de permis qui peuvent être appliquées au début de chaque projet.
  • S’il est impossible d’éviter ou d’atténuer de manière satisfaisante d’éventuels impacts importants, ou encore de respecter les conditions et les paramètres écologiques de l’évaluation environnementale stratégique, le projet proposé ne peut pas aller de l’avant.
4.10 Valeur liée au patrimoine mondial
  • Décrire les valeurs universelles exceptionnelles définies par le Centre du patrimoine mondial.
  • Le cas échéant, définir les impacts prévus du plan à long terme sur chacun des éléments suivants de la valeur universelle exceptionnelle :
    • Pics de montagne
    • Champs de glace et glaciers
    • Prés alpins
    • Lacs
    • Chutes
    • Réseaux de grottes karstiques
    • Canyons profonds
    • Beauté naturelle associée aux éléments susmentionnés
    • Capacité des éléments susmentionnés d’attirer des millions de visiteurs par année et de leur offrir une expérience mémorable
    • Schistes argileux de Burgess
  • Décrire la portée des impacts négatifs par rapport à l’échelle de chaque élément du site du patrimoine mondial.
4.11 Impacts résiduels
  • L’évaluation des impacts résiduels doit tenir compte principalement des impacts résiduels liés aux principales interactions écologiques et des incidences subséquentes sur les composantes valorisées.
  • Il importe de définir les effets cumulatifs résiduels sur chaque composante valorisée, de même que les incidences sur le respect des paramètres de gestion écologique correspondants.
  • Comme les effets environnementaux courants seront atténués par d’autres moyens à mesure que les projets seront proposés à des fins de mise en œuvre, il n’est pas nécessaire d’évaluer les impacts résiduels à ce niveau. Comme il en a été question plus tôt à la section « Conception, atténuation et gestion de l’environnement », le processus ou le moyen employé pour s’attaquer aux effets environnementaux courants doit être défini en fonction de la portée de l’évaluation et de l’analyse d’impact.
4.12 Suivi et surveillance
  • L’analyse d’impact doit clairement mettre en relief toute information manquante ou incertitude importante associée aux conclusions sur les impacts résiduels.
  • Les lacunes cernées doivent être clairement rattachées aux projets proposés. Il doit s’agir de connaissances manquantes qui sont nécessaires à la mise en œuvre des projets dans l’avenir.
  • Le calendrier, la portée et les objectifs de tout programme de suivi ou de surveillance doivent être précisés.
  • L’analyse d’impact détaillée doit décrire la méthode adoptée pour surveiller l’efficacité des mesures d’atténuation et les impacts résiduels de chaque projet afin d’éclairer le choix des projets futurs du plan à long terme. Les renseignements recueillis grâce à la surveillance orienteront les projets d’aménagement futurs, y compris la possibilité que certains projets proposés ne soient plus réalisables.
  • Il n’est pas nécessaire de présenter des méthodologies détaillées.

Annexe

RÉSUMÉ DU PLAN À LONG TERME PROPOSÉ
DE LA STATION DE SKI LAKE LOUISE, 2018
PARC NATIONAL BANFF (ALBERTA), CANADA

Mars 2018

1. Introduction

Le présent document est un résumé des projets d’aménagement proposés dans le plan à long terme présenté à Parcs Canada par la station de ski Lake Louise en conformité avec les Lignes directrices pour l’aménagement et l’utilisation du territoire de la station de ski Lake Louise, que Parcs Canada a adoptées en 2015. Il décrit les propositions mises en avant dans le premier plan à long terme et définit les capacités de la station de ski en accord avec les normes nord-américaines en matière de planification des stations de ski.

Deux cartes illustrant les propositions figurent à la fin du résumé. La figure 1 montre les limites actuelles du domaine à bail de la station de ski Lake Louise ainsi que les nouvelles limites proposées, qui comprennent les terres visées à la fois par le bail et par le permis d’occupation. La figure 2 illustre l’emplacement des pavillons de jour, des remonte-pentes, des pentes de ski et des pistes sous-bois, tant ceux qui existent déjà que ceux qui sont proposés. Un encart montre les pavillons de jour proposés pour le secteur Whisky Jack, à la base de la station de ski.

2. Prévisions de fréquentation et capacité de la station de ski

En s’appuyant sur un taux de croissance annuel de 2,5 %, la station de ski Lake Louise prévoit que la croissance démographique régionale et l’intérêt accru pour les activités récréatives et touristiques hivernales se traduiront par une augmentation d’au moins 50 % de l’affluence au cours des deux prochaines décennies. Pour cette même période, la station de ski prévoit que, par suite de l’accroissement de la demande de loisirs en montagne (ski), la capacité d’accueil approuvée pour la saison hivernale, qui est actuellement de 6 000 visiteurs par jour, devra passer à 9 000 visiteurs par jour quand le premier plan à long terme sera entièrement mis en œuvre.

La station de ski prévoit que les visites non liées au ski (essentiellement aux pavillons du secteur de la base et au nouveau pavillon de jour proposé pour la crête Eagle) passeront de 500 visiteurs par jour de pointe à 1 000 visiteurs par jour de pointe quand le premier plan à long terme sera entièrement mis en œuvre. Selon ces prévisions, le jour de pointe « prévu » en saison hivernale passerait à 10 000 visiteurs. Ce niveau de fréquentation hivernal se situe dans les limites de la capacité d’accueil maximale de 11 500 visiteurs définies dans les lignes directrices particulières de 2015.

Même si l’affluence maximale quotidienne en été demeure bien inférieure à celle de l’hiver, le déplacement du programme d’activités estivales au nouveau pavillon de jour de la crête Eagle devrait attirer des visiteurs additionnels, tandis que des expositions améliorées et de nouveaux sentiers panoramiques sur la crête enrichiront l’expérience du visiteur. La station de ski Lake Louise prévoit que l’affluence maximale en été passera à plus de 3 000 visiteurs par jour.

Les propositions du plan à long terme sont conçues de manière à ce que la station de ski puisse répondre aux besoins engendrés par cette affluence accrue tout en conservant une capacité d’accueil équilibrée. La station de ski Lake Louise prévoit que la mise en œuvre complète du premier plan à long terme prendra au moins 12 à 15 ans.

3. Gains écologiques substantiels

Les lignes directrices particulières de 2015 présentent quatre gains écologiques substantiels liés au plan à long terme et à l’aménagement de la station de ski. La station de ski Lake Louise répondra à chacune de ces exigences dans les phases initiales du premier plan à long terme. Les quatre gains écologiques substantiels sont les suivants :

  1. Retranchement des cuvettes Purple et Wolverine du domaine à bail. Cet habitat faunique important a été retranché du domaine à bail. Ces terres seront ajoutées à la réserve intégrale du parc national Banff par voie de modification au Règlement sur la constitution de réserves intégrales dans les parcs nationaux.
  2. Retranchement des terres du corridor faunique Whitehorn du domaine à bail. Cet habitat faunique important a été retranché du domaine à bail. La majeure partie de ces terres seront ajoutées à la réserve intégrale du parc national Banff par voie de modification au Règlement sur la constitution de réserves intégrales dans les parcs nationaux. Les routes d’accès et les corridors de services publics qui se trouvent dans ce secteur sont nécessaires aux opérations de la station de ski, et ils seront gérés au moyen d’un permis d’occupation.
  3. Déplacement du programme d’activités estivales, actuellement exécuté à mi-montagne, vers la crête supérieure du mont Whitehorn, hors de l’habitat de prédilection du grizzli. Dans le cadre du premier plan à long terme, la station de ski Lake Louise propose de construire un nouveau pavillon de jour sur la crête Eagle, près du téléphérique Grizzly, et d’y déplacer le programme d’activités estivales.
  4. Réduction importante du volume d’eau prélevé de la rivière Pipestone et du ruisseau Corral pendant les périodes de faible débit. Le premier plan à long terme prévoit un certain nombre de mesures pour réduire la dépendance de la station de ski à l’égard des prélèvements d’eau en période de faible débit, notamment l’aménagement de réservoirs. 
4. Stratégies de gestion

Les lignes directrices particulières de 2015 exigent de la station de ski Lake Louise qu’elle entreprenne des études et établisse des plans et des stratégies comme fondement de l’élaboration du premier plan à long terme, de manière à préserver l’intégrité écologique du parc. Le premier plan à long terme comprend une stratégie de gestion de l’eau, une stratégie de gestion de la faune, une stratégie de gestion de la végétation et des pentes de ski, une stratégie relative au stationnement et au transport, un plan pour les installations de services publics, des pratiques exemplaires de gestion des pistes de course et des compétitions, des lignes directrices en matière de conception architecturale et une stratégie en matière de tourisme patrimonial et d’interprétation.

5. Pentes de ski alpin et remonte-pentes

La station de ski Lake Louise a une capacité d’accueil approuvée de 6 000 skieurs par jour. La figure 2 montre l’emplacement des pentes skiables et des remonte-pentes existants. Le premier plan à long terme formule des propositions complètes pour augmenter la capacité de ces installations à 9 000 skieurs par jour. Elle montre aussi l’emplacement des nouveaux remonte-pentes, des nouvelles pentes et des secteurs qui seront aménagés pour le ski par des travaux d’éclaircie ou d’aménagement de pistes sous-bois. Le domaine skiable de la station de ski Lake Louise occupe actuellement une superficie de 551 ha. Les lignes directrices particulières de 2015 permettent à la station de ski d’en ajouter 466 ha de plus à son niveau d’aménagement maximal, pour une superficie totale de 1 017 hectares. Le premier plan à long terme propose l’ajout de parcelles skiables d’environ 315 ha, de sorte que le domaine skiable aurait une superficie totale de 866 ha.

La capacité d’accueil des remonte-pentes qui partent du secteur de la base représente un facteur clé de l’aménagement de la station de ski. Cette capacité est actuellement insuffisante pendant les jours de pointe. Les remonte-pentes suivants, dont l’aménagement est proposé dans le premier plan à long terme, permettront pratiquement de doubler la capacité actuelle :

  • Télésiège Lower Juniper : La station de ski propose d’installer un nouveau remonte-pente quadruple débrayable, le télésiège Lower Juniper, près de l’ancien télésiège Olympic. Ce nouveau télésiège augmentera considérablement la capacité de remontée à partir du secteur de la base. Il mènera les skieurs aux nouvelles pentes proposées pour débutants et intermédiaires dans le pôle d’activité Lower Juniper. Ce nouveau télésiège transportera plus de 2 200 personnes par heure (pph) du bas des pentes à un point d’arrivée situé au-dessus de la nouvelle zone de « jeu » proposée pour les novices, qui sera aménagée dès les premières phases du premier plan à long terme.
  • Télésiège Upper Juniper : La station supérieure du télésiège Lower Juniper sera trouvera près de la station inférieure du télésiège Upper Juniper. Ce remonte-pente amènera les skieurs sur la crête Whitehorn, à l’ouest de la station supérieure du télésiège Top-of-the-World, qui donnera accès au remonte-pente Summit, selon son tracé existant ou son nouveau tracé proposé. La station inférieure du télésiège Upper Juniper sera placée de telle sorte que les skieurs empruntant la piste d’évacuation proposée pour la cuvette Bowl pourront regagner le haut de la montagne sans passer par le secteur Whisky Jack.
  • Télésièges Meadowlark et Upper Eagle : La station de ski propose l’aménagement d’un nouveau télésiège quadruple débrayable, d’une capacité maximale de 2 200 pph, près de la pente de niveau intermédiaire Meadowlark. Le télésiège Meadowlark desservira cette pente intermédiaire ainsi que deux pentes « parallèles » qui seront aménagées sur la face avant du mont Whitehorn. Le tracé de ces nouvelles pentes viendra remédier aux inquiétudes relatives à la visibilité et à la sécurité, tout en facilitant l’atteinte d’objectifs de gestion de la faune, de la végétation et du feu.

    Les nouvelles pentes parallèles Meadowlark satisferont aux normes de la Fédération internationale de ski pour les compétitions de slalom et de slalom géant. Le nouveau télésiège Meadowlark transportera les skieurs jusqu’au télésiège Upper Eagle proposé, qui remplacera le télésiège Eagle désaffecté en 2004 lors de la mise à niveau du téléphérique Grizzly.
  • Zone de sports d’hiver Sunnyside : Le secteur Sunnyside, une zone réservée à l’enseignement des novices et au jeu, se trouve du côté est du secteur Whisky Jack (encadré de la carte 2). La station de ski souhaite l’agrandir vers le haut de la montagne afin d’en accroître le domaine skiable, de mieux séparer les tapis de remontée pour débutants et d’installer un nouveau télésiège. Le parc de descente en chambre à air sera allongé et repensé afin de créer des allées plus serrées et mieux profilées, d’améliorer la descente et d’accroître la sécurité des usagers. Le tracé de la piste d’évacuation du secteur Temple sera modifié à partir du terrain de stationnement du ruisseau Fish pour revenir vers le secteur de la base au-dessus du secteur Sunnyside agrandi.
  • Mise à niveau des remonte-pentes existants : Le téléphérique Grizzly sera reconstruit et mis à niveau, et le télésiège Glacier, converti en remonte-pente à six places au lieu de quatre. Ces améliorations, combinées à l’ajout du télésiège Lower Juniper, feront passer la capacité de remontée de 4 800 pph à 7 000 pph, soit une augmentation de 45 %. À long terme, le télésiège Meadowlark portera cette capacité à 9 200 pph, ce qui satisfera aux exigences rattachées au niveau d’aménagement maximal de la station de ski.
  • Remonte-pente de la crête Richardson’s et remonte-pente Prunepickers : Un nouveau télésiège quadruple débrayable sera installé pour donner accès aux nouvelles pentes pour débutants et intermédiaires sur le versant sud-ouest de la crête Richardson’s. Des pistes sous-bois seront aménagées sur les pentes abruptes du versant nord-est de la crête, et une piste d’évacuation parallèle aux ruisseaux Hidden et Corral permettra aux skieurs de revenir à la station inférieure du remonte-pente.

    La station inférieure de ce remonte-pente sera située près du confluent des ruisseaux Pika et Corral, tandis que la station supérieure sera située près de la limite forestière, sur la crête Richardson’s. Les skieurs se trouvant au pavillon Temple Lodge auront accès au télésiège de la crête Richardson’s par un remonte-pente terrestre ou surélevé installé sur la colline Prunepicker’s, qui traversera le ruisseau Corral pour rejoindre la station inférieure du télésiège proposé sur la crête Richardson’s.
  • Cuvette West : Outre l’aménagement de ces remonte-pentes et de ces pentes de ski, la station de ski Lake Louise propose d’ouvrir la cuvette West au ski dans des conditions naturelles dès les premières phases du plan à long terme. Il n’y aura ni neige artificielle ni damage, mais le déclenchement préventif d’avalanches y sera pratiqué. Une piste d’évacuation permettra aux skieurs de regagner le haut du nouveau pôle d’activité Juniper.

    Tous les skieurs souhaitant accéder à la cuvette West devront franchir un portail où l’on s’assurera qu’ils ont l’équipement de sécurité avalanche nécessaire. Il faudra aménager des sous-bois pour faciliter l’accès à la piste d’évacuation, et la station de ski exécutera des patrouilles de sécurité. Il est déjà possible d’accéder à la cuvette West depuis le remonte-pente Summit, sur la crête Whitehorn; il ne sera donc pas nécessaire d’y aménager d’autres remonte-pentes.
  • Pistes de ski et voies de raccordement : Afin d’assurer la sécurité des skieurs de tous les niveaux de compétence, les pistes Sunset Terrace, Home Run et Wounded Knee devront être élargies et nivelées. Les lignes directrices particulières de 2015 précisent que ces améliorations peuvent se faire hors de la portée des plans à long terme.

    Il faudra aussi apporter des améliorations à certaines voies de raccordement qui permettent aux skieurs débutants et intermédiaires de circuler entre les remonte-pentes et les pentes. Ces améliorations nécessiteront des modifications de terrain mineures. Mentionnons par exemple la voie de raccordement entre la station supérieure du télésiège Ptarmigan et la pente de ski Pika, la voie de raccordement de la pente Pika à la station inférieure du télésiège Paradise et la voie de raccordement Pickaboo, entre le secteur Paradise et la pente Ptarmigan originale. La station de ski devra aussi accroître la sécurité du secteur Hell’s Kitchen.
6. Stationnement et transport

La station de ski Lake Louise propose d’aménager tous ses espaces réservés au stationnement dans le cadre de son premier plan à long terme, afin de se doter de places de stationnement et d’espaces de stockage suffisants pour l’hiver et l’été. Elle prévoit améliorer ses terrains de stationnement par étapes; les premiers projets porteront sur les terrains de stationnement 3 et 4. En outre, une nouvelle route sera aménagée entre le terrain de stationnement 1 et le point de départ du sentier du Ruisseau-Fish pour permettre à Parcs Canada de ramener à son état d’origine le tronçon inférieur de la route d’accès existante, qui traverse le corridor faunique Whitehorn.

7. Pavillons de jour et services commerciaux

À l’heure actuelle, les pavillons de jour Temple Lodge, Whitehorn Lodge et Whisky Jack Lodge, à la base de la station de ski, abritent une surface commerciale de 7 527 m2. Les lignes directrices particulières permettent à la station de ski d’en aménager 9 850 m2 de plus (pour la tenue d’activités commerciales et le soutien aux opérations commerciales) afin de répondre aux normes de l’industrie. Le nouvel espace commercial proposé dans le premier plan à long terme fait environ 8 630 m2, ce qui portera la surface commerciale totale de la station de ski à 16 997 m2. Ce total comprend la surface de 950 m2 pour la crèche-garderie, qui fournit ses services aux visiteurs, au personnel et à d’autres résidents de Lake Louise. Dans son plan à long terme, la station de ski présentera une analyse détaillée de l’espace dont elle a besoin pour la prestation de services aux visiteurs dans ses pavillons de jour.

Le premier plan à long terme renferme les propositions suivantes, qui visent l’aménagement et l’expansion de pavillons de jour :

  • Expansion du secteur Whisky Jack (base de la station de ski) : La station de ski propose d’aménager deux nouveaux pavillons de jour au pied des pentes et de doubler le nombre de places disponibles à la crèche-garderie. L’encart de la figure 2 illustre le réaménagement proposé des pavillons de jour de ce secteur. Ce projet d’agrandissement serait exécuté par phases, et un nouveau pavillon de jour serait construit près du pavillon Whisky Jack Lodge original au cours de la première phase. Le projet de pavillon éducatif et le projet d’agrandissement de la garderie seraient conçus de manière à s’intégrer harmonieusement avec le réaménagement proposé de la zone d’enseignement aux novices Sunnyside.

    Les travaux de rénovation proposés pour les pavillons existants comprennent l’ajout d’un troisième étage au pavillon Whisky Jack Lodge et la fermeture des terrasses du pavillon Lodge-of-the-Ten-Peaks. Au total, c’est environ 5 347 m2 d’espace de service aux visiteurs qui serait aménagé pour répondre aux normes de l’industrie en matière de prestation de services de base aux visiteurs et pour atteindre les objectifs d’interprétation et d’éducation de la station de ski.
  • Agrandissement du pavillon Temple Lodge et construction d’un bâtiment des opérations : Le pavillon Temple Lodge existant abrite environ 925 m2 d’espace réservé au service à la clientèle dans un bâtiment en bois équarri unique en son genre qui présente une valeur architecturale patrimoniale. La station de ski Lake Louise propose de doubler la dimension du pavillon Temple Lodge afin de l’adapter à l’augmentation prévue de l’affluence et de répondre aux besoins des skieurs qui emprunteront le nouveau remonte-pente menant aux pentes skiables de la crête Richardson’s.

    Le premier plan à long terme prévoit aussi une proposition visant la construction d’un petit centre des opérations à la base de la station de ski, dans le secteur Temple-Ptarmigan, près de l’emplacement du nouveau réservoir d’eau proposé (voir la section 8). La station de ski a besoin de cette installation pour appuyer ses opérations de sécurité neige et de damage sur la paroi arrière de la montagne.
  • Abri Juniper : Le premier plan à long terme renferme une proposition pour la construction d’un abri de 350 m2 sur la crête Whitehorn près des stations supérieures du télésiège Top-of-the-World actuel et du télésiège Upper Juniper proposé. Ce bâtiment fournira un abri, un coin casse-croûte, des salles de bains et un service limité de nourriture et de rafraîchissements pendant l’hiver. Il servira aussi à appuyer les épreuves de ski alpin de la Coupe du monde, au début de la saison. Pendant les mois d’été, le bâtiment servira d’abri où les visiteurs trouveront des salles de bains, un coin casse-croûte et des distributrices de nourriture.
  • Pavillon de jour de la crête Eagle : La station de ski Lake Louise propose de construire sur le sommet de la montagne un pavillon de jour qui sera exploité en hiver comme en été et qui permettra de déplacer le programme d’activités estivales du pavillon Whitehorn Lodge à la crête Eagle. Ce nouveau pavillon de jour abritera une aire de service de 2 325 m2. Il y aura notamment un espace suffisant pour l’aménagement d’expositions d’interprétation, dont certaines resteront en place à l’année pour permettre aux visiteurs d’obtenir des services d’interprétation en hiver.

    Ce nouveau pavillon sera conçu de manière à offrir une vue à 360o sur les Rocheuses canadiennes tout en se fondant dans la ligne de crête, afin de réduire les impacts visuels. Le pavillon de jour de la crête Eagle sera le point de départ et d’arrivée d’une série de sentiers d’interprétation guidée ou autonome qui seront aménagés au cours de la première phase du plan à long terme. 
  • Pavillon de jour Whitehorn Lodge : Une fois le pavillon de la crête Eagle terminé, le pavillon Whitehorn Lodge ne sera utilisé que pendant les mois d’hiver. La station de ski n’a aucune intention d’agrandir ce pavillon pendant la durée de validité de son premier plan à long terme, mais elle pourrait y entreprendre des rénovations afin d’embellir l’extérieur et d’améliorer la fonctionnalité des espaces intérieurs.
8. Infrastructure et installations de services publics

Pour veiller à ce que le réseau électrique, le réseau d’alimentation en eau, les égouts et le système de gestion des déchets répondent adéquatement aux besoins des installations proposées, la station de ski Lake Louise prépare actuellement un plan pour les installations de services publics qui sera intégré au premier plan à long terme. En outre, elle devra effectuer d’importants travaux de mise à niveau sur son réseau d’alimentation en électricité pour en accroître la fiabilité et pour assurer une redondance. La station de ski Lake Louise travaille en collaboration avec FORTIS pour établir la conception finale du réseau électrique amélioré.

9. Fabrication de neige et gestion de l’eau

Le premier plan à long terme propose l’aménagement de deux réservoirs d’eau dans les limites du domaine à bail. La station de ski souhaite installer, près de la station de pompage principale de la rivière Pipestone, un réservoir pouvant stocker de 15 à 20 % du volume d’eau dont elle a besoin pour répondre à la demande en neige artificielle. Le second réservoir, qui serait plus petit, serait installé en aval du pavillon Temple Lodge. Ces réservoirs se rempliraient pendant la période de ruissellement maximal et serviraient à maximiser la fabrication de neige en début de saison ainsi qu’à stocker de l’eau pour la fin de la saison.

Le premier plan à long terme sera assorti d’une stratégie de gestion de l’eau pour la station de ski Lake Louise. Des recherches sont en cours pour évaluer la possibilité de prélever de l’eau souterraine afin de répondre à une partie ou à la totalité de la demande en eau de la station de ski. La stratégie de gestion de l’eau portera aussi sur la possibilité d’aménager des bassins de retenue de l’eau de fonte à mi-montagne. La figure 2 (encart) illustre l’emplacement possible de deux bassins près du secteur Whisky Jack, à la base de la station de ski. Des rapports de modélisation et d’évaluation liés au changement climatique seront intégrés à la stratégie de gestion de l’eau.

Le système de fabrication de neige de la station de ski permet actuellement de recouvrir de neige artificielle 98,3 ha de pentes et de pistes. Les installations de fabrication de neige futures (une fois que la station de ski aura atteint son niveau d’aménagement maximal) accroîtraient d’environ 60,7 ha l’étendue des pentes et des pistes couvertes de neige artificielle, pour un total de 159 ha. Le volume d’eau nécessaire à la fabrication de cette neige s’élèverait alors à environ 550 000 m3, une quantité qui respecte les limites actuelles du permis d’extraction d’eau de la station de ski.

Figure 1. Limites actuelles et proposées de la station de ski Lake Louise
Figure 2. Plan à long terme
Figure 2. Plan à long terme