LE 11 FÉVRIER 2016

SALLE HARKIN, CENTRE ADMINISTRATIF DU PARC NATIONAL BANFF, BANFF (ALBERTA)

Mot de bienvenue du directeur général de Parcs Canada

Daniel Watson, directeur général de l’Agence Parcs Canada, a souhaité la bienvenue aux participants. Voici les grandes lignes de son allocution :

  • Nous devons à l’ancien directeur général, Alan Latourelle, un merveilleux legs d’intendance de 46 parcs nationaux et de 168 lieux historiques nationaux disséminés d’un océan à l’autre.
  • Le parc national Banff est un trésor que se partagent tous les citoyens du pays et de la planète. Il est administré par des directeurs talentueux et respectés qui bénéficient du soutien d’équipes solides. Le parc demeure à l’avant-garde des enjeux et des défis naissants.
  • Parcs Canada est fier de travailler avec une vaste gamme de partenaires.

Examen rétrospectif des directeurs

Les directeurs Dave McDonough (Unité de gestion Banff) et Melanie Kwong (Unité de gestion du secteur de Lake Louise et des parcs nationaux Yoho et Kootenay) ont présenté ensemble leur examen rétrospectif de l’année. On peut se procurer un exemplaire de leur compte rendu auprès de Parcs Canada (soit sous forme d’imprimé, soit en version électronique obtenue en ligne au www.pc.gc.ca/banff sous l’onglet Gestion du parc). Les directeurs ont également discuté des années à venir et des préparatifs en vue du prochain examen du plan directeur en 2020. Voici les grandes lignes de leur exposé :

Les directeurs ont remercié leurs équipes et le personnel du Bureau national de leur soutien et de leur travail acharné, et ils ont souligné l’importance des nombreux partenaires du secteur privé et du secteur public.

Leadership en matière de conservation

Le parc national Banff contribue à l’atteinte des objectifs nationaux en matière d’intégrité écologique en se concentrant tout particulièrement sur trois écosystèmes clés : la forêt, les milieux alpins et les milieux d’eau douce. Dans le dossier du patrimoine culturel, le personnel de Parcs Canada applique des technologies et des techniques de conservation qui lui permettent de préserver et de mettre en valeur les lieux historiques nationaux du parc de façon appropriée.

Remise en état des milieux aquatiques
  • Deux grands thèmes : rétablissement des espèces indigènes et rétablissement de la connectivité.
  • La truite arc-en-ciel a été retirée des eaux du lac Rainbow et remplacée par des spécimens purs de truite fardée du versant de l’ouest issus du lac Sawback. Parcs Canada a également enlevé les poissons non indigènes présents dans le ruisseau Sawback. Tous ces retraits ont été effectués par des moyens non chimiques. Le parc national Banff abrite maintenant, pour la première fois depuis l’inscription de l’espèce, une nouvelle population-noyau supplémentaire de truites fardées du versant de l’ouest.
  • Les travaux d’enlèvement des ombles de fontaine non indigènes se poursuivent au lac Hidden.
  • Pour ces deux projets, Parcs Canada a reçu l’aide de bénévoles qui ont fait don de 225 heures de travail.
  • Des chercheurs de l’Université Carleton ont pourvu des ombles à tête plate de transpondeurs qui leur permettent d’étudier l’efficacité des travaux de rétablissement de la connectivité du ruisseau Forty Mile.
  • Par suite de l’amélioration d’un ponceau aménagé sur le ruisseau Bath, le long de la Transcanadienne, l’omble à tête plate, la truite fardée du versant de l’ouest et le ménomini de montagnes ont désormais accès à leurs frayères avec plus de facilité.
  • Le parc national Banff est convaincu que, d’ici 2018, année de l’évaluation préalable à l’examen du plan directeur, les activités de surveillance révéleront une amélioration marquée de l’étalon de mesure de l’intégrité écologique des milieux aquatiques.
Gestion de la vegetation
  • Thèmes clés : suppression des incendies, réintroduction du cycle de feu naturel et lutte contre les espèces non indigènes.
  • Avec l’aide de bénévoles qui ont fait don de plus de 1 000 heures de travail, deux équipes de Parcs Canada se sont attaquées aux mauvaises herbes envahissantes cette année. Le personnel du parc prend des mesures pour éviter que le foin et les aliments pour animaux apportés dans le parc ne contribuent au problème.
  • Parcs Canada travaille de concert avec Environnement Canada, d’autres parcs nationaux canadiens et le parc national Glacier, aux États-Unis, afin de trouver des moyens de favoriser la croissance de pins à écorce blanche résistants à la rouille vésiculeuse.
  • Le brûlage dirigé du chaînon Sawback réalisé à l’automne 2014 visait une parcelle de 676 ha et n’a engendré aucun impact majeur sur les visiteurs ou sur la ville de Banff. L’opération a permis à Parcs Canada d’améliorer l’habitat des ongulés et des grizzlis, ce qui contribuera à éloigner les grizzlis de la voie ferrée dans le creux de la vallée.
  • À l’automne 2015, Parcs Canada a réalisé un brûlage dirigé sur une parcelle de 1 560 ha dans le secteur de la Dormer, ce qui a contribué au rétablissement de l’habitat montagnard. Cette opération présente aussi un avantage supplémentaire pour l’avenir, celui d’inciter les bisons réintroduits à rester dans le parc.
  • L’incendie du secteur du ruisseau Spreading qui a fait rage pendant l’été 2014 a été contenu et géré de manière à prévenir les dommages aux biens. Il a également été utilisé comme outil de sensibilisation des visiteurs et des médias.
  • Les équipes de Parcs Canada ont contenu et éteint l’incendie du secteur du ruisseau Snarl, à 80 km au nord-est de Banff, avec la collaboration de la province de l’Alberta.
  • Pendant l’été 2015, l’équipe d’attaque initiale du parc national Banff a éteint cinq feux causés par la foudre en l’espace de deux jours.
Gestion de la faune
  • Les travaux de surveillance réalisés le long de la promenade de la Vallée-de-la-Bow, comme suite à la mise en place de la restriction d’accès nocturne printanière, démontrent que les espèces furtives fréquentent le secteur pendant les heures où il n’y a pas de circulation.
  • Le personnel du parc national Banff a collaboré avec la station de ski Norquay à l’exécution du programme Prévenir… Un gage d’avenir afin de réduire le danger d’incendie à un minimum et de faciliter les déplacements de la faune aux environs du lotissement urbain.
  • Le personnel chargé de la gestion des conflits avec les animaux sauvages et les gardiens de la faune continuent de limiter les affrontements entre animaux et visiteurs. En 2015, le parc national Banff n’a enregistré ni mortalité de cause anthropique chez les grizzlis ni interaction dangereuse entre ours et humains. Il poursuit ses activités d’interprétation et de diffusion externe pour sensibiliser le public à la manière d’agir en présence d’animaux sauvages.
  • Cette année, un hibernaculum de chauves-souris a été découvert pour la première fois dans le parc national Banff. Cette découverte donne à Parcs Canada la possibilité de surveiller la santé de l’espèce.
  • Le projet de réintroduction de bisons sauvages se poursuit dans le respect du calendrier établi. L’objectif consiste à transplanter des bisons dans le parc au milieu de l’hiver 2017. Les bêtes s’acclimateront dans un enclos temporaire avant d’être relâchées. Le personnel chargé du projet prend le temps de bien faire les choses tout en respectant les préoccupations des intervenants. Parcs Canada a recueilli des données de référence sur la végétation, les oiseaux chanteurs et les indicateurs des milieux aquatiques. Il lui reste maintenant à installer des clôtures perméables et à suivre les déplacements des autres animaux pour s’assurer qu’ils peuvent circuler sans entraves. Parcs Canada donnera à ses propres chevaux et à ceux des visiteurs la possibilité de s’habituer à la présence du bison en plaçant quelques bêtes réintroduites au ranch Ya-Ha Tinda.
  • Le parc national Banff jouera un rôle clé dans les efforts déployés par plusieurs parcs pour sauvegarder le caribou des montagnes du Sud. À l’heure actuelle, les travaux se concentrent surtout sur l’accroissement de l’effectif des hardes dans le parc national Jasper et sur la mise bas en enclos dans les parcs nationaux du Mont-Revelstoke et des Glaciers. Le parc national Banff explore la possibilité de réintroduire le caribou en faisant des recherches sur la dynamique prédateurs-proies, en particulier les loups.
  • Les recherches pluriannuelles sur les moyens de réduire la mortalité d’origine ferroviaire chez le grizzli tirent à leur fin, et les résultats seront bientôt publiés. Ce programme de recherche multipartite comportait plusieurs volets, dont la pose de colliers GPS, la réalisation d’expériences axées sur des tapis électriques, l’amélioration de l’habitat et l’observation du comportement des ours.
Ressources culturelles
  • Au cours de l’été 2015, Parcs Canada a restauré la maçonnerie du chalet Honeymoon, dans le lieu historique national de l’Auberge-de-Ski-Skoki. D’autres travaux seront entrepris plus tard.

Sensibilisation, appréciation et compréhension

Parcs Canada accroît la visibilité des parcs dans les villes canadiennes. Le personnel profite de la popularité du nom « Banff » pour faire découvrir des parcs moins connus au public.

  • En collaboration avec le zoo de Calgary, Parcs Canada a fait participer 65 000 jeunes familles à un programme Un monde sauvage à découvrir!, qui mettait en vedette le parc national Banff, le parc national Wood Buffalo et le parc national des Prairies, de même que les espèces en péril qui y vivent.
  • Parcs Canada a également été actif à Toronto (il a travaillé avec le zoo de Toronto et le parc urbain national de la Rouge, à l’Exposition nationale canadienne et au Musée royal de l’Ontario) et à Vancouver (au complexe Science World et à l’occasion d’activités spéciales).
  • Le parc national Banff effectue aussi du travail de sensibilisation en ligne. Il a enregistré une hausse de 13 % du nombre d’adeptes de sa page Facebook (de 15 000 à 17 000) et de 25 % de son fil Twitter, qui est ainsi devenu l’un des plus consultés du pays. Pour exploiter ses deux comptes, Parcs Canada fait usage d’excellentes vidéos de la faune du parc.

Établissement de liens avec les visiteurs

  • D’ici mars 2016, le parc national Banff prévoit qu’il aura accueilli 3,8 millions de visiteurs au cours de l’année. Il s’agit d’une hausse de 7,7 % par rapport à 2014, année où les données enregistrées témoignaient déjà d’une augmentation appréciable de l’affluence par rapport à l’année précédente.
  • Le parc a enregistré une importante hausse de l’affluence pendant les saisons intermédiaires et en hiver, résultat des efforts déployés par le personnel de Parcs Canada et par d’autres intervenants pour stimuler la fréquentation du parc en dehors des périodes de pointe.
  • Le parc national Banff a rationalisé le système de réservation des emplacements de camping et a ajouté 300 emplacements à ceux qui pouvaient déjà être réservés. L’affluence dans les campings connaît une hausse de 10 % en 2015 par rapport à l’année précédente. Le camping du Lac-Two Jack compte 22 emplacements équipés, qui présentent des attraits pour les visiteurs sans équipement ou pour ceux qui veulent simplement faire l’essai du camping. Les emplacements équipés ont affiché un taux d’occupation de 75 % l’année dernière et ont fait l’objet d’un niveau de satisfaction très élevé. Le taux d’occupation des oTENTiks était de 88 % en 2015, soit une hausse de 14 % par rapport à 2014.
  • Les interprètes du parc ont établi quelque 250 000 contacts en personne en 2015; c’est une hausse de 60 % par rapport à 2014.
  • L’exposition sur les passages pour animaux est maintenant en place au belvédère du mont Castle, le long de la Transcanadienne.
  • Les partenariats conclus avec Banff-Lake Louise Tourism, la coopérative MEC et Tourism Canmore pour la vente de laissez-passer de parc ont été très fructueux et ont contribué à réduire la congestion au poste d’entrée Est.
  • Le personnel du parc participe aux activités spéciales qui se tiennent dans le parc en y offrant diverses activités d’initiation, par exemple des programmes d’initiation à la raquette.
  • Pendant la saison des mélèzes dorés, le service de navette s’est révélé très efficace pour réduire la congestion sur les routes aux environs de Lake Louise.
  • Le lieu historique national Cave and Basin a accueilli 127 000 visiteurs dans les 12 mois qui ont précédé le 1er janvier 2016, ce qui représente une hausse de 55 % par rapport à l’année précédente. Cette affluence en fait l’un des lieux historiques nationaux les plus fréquentés du pays. Le lieu historique met en vedette non seulement le parc national Banff, mais aussi les autres aires protégées du réseau. Des activités spéciales y ont été organisées dans le cadre des préparatifs devant mener au 150e anniversaire du Canada en 2017. Le lieu historique est également utilisé pour diverses activités en dehors des heures d’ouverture.
  • Plus de 1 000 bénévoles ont fait don d’au-delà de 15 000 heures de travail dans la dernière année. Mentionnons à titre d’exemple l’inventaire des panneaux de signalisation des sentiers, un travail qui a amené les bénévoles de la vallée de la Bow à parcourir plus de 600 km en deux mois pour répertorier 1 000 panneaux.

Vers l’avenir

Le prochain examen officiel du plan directeur du parc national Banff aura lieu en 2020. Le parc national Banff a appliqué l’essentiel des mesures prioritaires cernées pour les cinq premières années du plan. L’an dernier, les directeurs ont rencontré la table ronde afin d’examiner les priorités pour les cinq dernières années de validité du plan.

Voici les dossiers prioritaires des années à venir :
  • Conserver le patrimoine naturel et culturel du parc : réintroduire le bison, réintroduire le caribou, mener des recherches sur le grizzli, rétablir le feu, écologiser les installations du parc, mobiliser les bénévoles et les partenaires.
  • Resserrer les liens établis avec les Autochtones : les encourager à préciser au personnel de Parcs Canada comment ils peuvent participer aux travaux entrepris dans le parc.
  • Enrichir encore davantage l’expérience du visiteur : rallier le public autour de la cause des parcs nationaux et l’amener à s’impliquer, notamment en améliorant et en valorisant l’expérience offerte dans l’arrière-pays.
  • Établir des liens à l’extérieur du parc : aider la population à mieux comprendre les parcs nationaux et à les apprécier à leur juste valeur.
Investissement dans l’infrastructure
  • Le parc national Banff amorce la deuxième année d’un plan d’investissement quinquennal qui se traduira par une expérience enrichie et par une sécurité accrue pour les visiteurs.
  • Voici quelques exemples de projets : asphaltage de la promenade des Glaciers, travaux de décapage des rochers le long de la route 93 Sud, réfection de ponts sur la Transcanadienne, rénovation de l’infrastructure du canyon Johnston, remise à niveau du camping du Mont-Tunnel et de l’aire de fréquentation du Lac-Johnson, amélioration du poste d’entrée Est et amélioration des campings de la promenade des Glaciers.
2017
  • Le parc national Banff sera au cœur des célébrations.
  • Le forfait Découverte sera valide pendant 24 mois.
  • D’autres détails suivront prochainement.
Examen du plan directeur en 2020
  • L’an prochain, le personnel du parc commencera à recueillir des données en prévision de la production d’un rapport sur l’état du parc en 2018. 
  • En 2020, le parc national Banff sera bien outillé pour amorcer une bonne discussion factuelle sur son orientation future.
  • Le parc se mettra au travail bien à l’avance pour mobiliser un vaste éventail d’intervenants.

Séance de questions-réponses des directeurs

Les directeurs et le directeur général, Daniel Watson, ont répondu de but en blanc à diverses questions posées par les membres de la table ronde et par le grand public. Voici les questions et les commentaires formulés :

  • Compte tenu des hausses d’affluence signalées, le parc est-il outillé pour gérer des augmentations semblables dans les années à venir tout en continuant d’offrir des expériences de qualité aux visiteurs?
  • Avez-vous songé à l’incidence du laissez-passer gratuit pour 2017 sur le niveau de fréquentation du parc – êtes-vous prêts à accueillir cinq millions de visiteurs? Et qu’en est-il du déficit financier engendré par la perte de droits perçus aux postes d’entrée?
  • Parcs Canada joue-t-il un rôle actif dans la régulation de la vitesse sur la Transcanadienne? Pouvez-vous contribuer aux niveaux d’application de la réglementation? Ou à l’exploitation de radars photo?
  • Comptez-vous enlever l’abri du Ruisseau-Bryant?
  • Le chef Ernest Water, représentant de la Première Nation des Siksikas, a décrit l’histoire de la participation des siens à la vie du parc et de leur contribution à la fonction publique en général. Il a expliqué que le parc fait partie du territoire traditionnel des Pieds-Noirs et a précisé que les Siksikas se réjouissent à l’idée de s’impliquer plus activement dans les dossiers concernant le parc.
  • Quelles possibilités de partenariat futures entrevoyez-vous pour la société Brewster et d’autres exploitants du secteur privé, et comment pouvons-nous travailler ensemble à l’atteinte des objectifs du parc?
  • Pourquoi Parcs Canada continue-t-il d’appuyer la tenue de courses à but lucratif au cours de fins de semaine de forte affluence en été, alors que ces activités ont des incidences néfastes sur le visiteur moyen et sur les résidents?
  • Avec l’arrivée du nouveau gouvernement libéral, comment voyez-vous les relations entre le gouvernement fédéral et Parcs Canada? Sont-elles en train de s’améliorer?
  • La majeure partie de l’autoroute est-elle clôturée dans le parc? À quelle fréquence les animaux sauvages arrivent-ils à franchir la clôture?
  • Le site Web de Parcs Canada sur l’état des sentiers est de très mauvaise qualité et gagnerait à être mis à jour plus régulièrement. Sera-t-il amélioré?
  • Avez-vous l’intention de revoir la décision prise au sujet des lignes directrices particulières de la station de ski Lake Louise?
  • Quels aspects du forum comptez-vous changer pour que les groupes de conservation et de protection des milieux sauvages reviennent à la table?
  • Karen Sorensen, mairesse de Banff, a remercié Parcs Canada d’avoir cédé des terres pour la construction de logements. Elle lui a aussi exprimé sa reconnaissance pour le soutien accordé en vue de la vente de logements à un prix inférieur à la valeur du marché.