Pourquoi ramener le bison au parc national Banff?

Pourquoi ramener le bison au parc national Banff?

Le bison sauvage a disparu de la région qui constitue aujourd’hui le parc national Banff avant sa création en 1885.

Il est important de rétablir le bison à Banff pour les raisons suivantes :

Avantages pour l’écologie et la conservation
Le bison est un brouteur important qui a autrefois façonné les vallées du parc national Banff d’aujourd’hui. Ce sont des « ingénieurs de l’écosystème », car ils ont transformé le paysage de manière avantageuse pour bon nombre de plantes et d’animaux.

Rétablissement de liens culturels
Le bison représentait un élément essentiel de la vie des peuples autochtones dans la région, et il joue encore un rôle important dans bien des cultures autochtones. Ramener le bison dans le paysage équivaut à rétablir des liens culturels et historiques. 

Invitation à la découverte
Le retour du bison offrira aux visiteurs et aux Canadiens l’occasion d’en apprendre davantage sur l’importance écologique et culturelle de cet animal emblématique.

À quoi ressemblera la réintroduction?

À quoi ressemblera la reintroduction?

Le retour du bison au parc national Banff fait partie d’un projet pilote de cinq ans visant à guider les décisions relatives à la conservation à long terme du bison dans le parc.

Le projet comprend deux grandes phases :

Mise en liberté progressive (années 1 et 2)

  • Au début de 2017, 16 bisons en santé du parc national Elk Island ont été transférés dans un pâturage clôturé à l’intérieur d’une zone de réintroduction située sur les versants est du parc national Banff.
  • Les bisons passeront deux saisons de mise bas dans le pâturage de « mise en liberté progressive », ce qui leur permettra d’apprivoiser leur nouveau domicile.
  • Les bisons seront étroitement surveillés et soignés par le personnel de Parcs Canada.

Mise en liberté complète (années 3 à 5)

  • Au printemps 2018, les bisons seront relâchés pour leur permettre d’explorer l’ensemble de la zone de réintroduction.
  • Les crêtes de montagnes et de courtes sections de clôtures perméables à la faune dissuaderont les bisons de quitter la zone de réintroduction de 1 200 km2 tout en permettant aux autres espèces sauvages de circuler librement.
  • Parcs Canada surveillera la harde et l’influence qu’elle exerce sur le paysage.
  • À la fin du projet pilote de 5 ans, Parcs Canada procédera à un examen du projet afin de déterminer si le rétablissement du bison à long terme dans la région est possible.
Où sont maintenant les bisons?

Où sont maintenant les bisons?

Je flotte à droite | Floating right
© Dan Rafla / Parcs Canada

Imaginez un réseau de vallées fluviales qui serpentent à travers des prés luxuriants. Des pentes herbeuses abruptes flamboient par contraste avec des montagnes aux sommets enneigés en toile de fond. Si vous écoutez les sons du crépuscule, vous pourriez entendre la beauté envoûtante du cri d’un wapiti ou du hurlement d’une meute de loups au loin.

Voilà en quelques mots à quoi ressemble la vallée de la Panther, cette région reculée des versants est du parc national Banff. C’est maintenant l’endroit où habitent le mouflon d’Amérique, le wapiti, l’ours, le loup… et le bison!

La harde de bisons est située dans un pâturage clôturé de la vallée de la Panther, située à une quarantaine de kilomètres au nord du mont Cascade. Les bisons y resteront jusqu’au printemps 2018, avant d’être relâchés dans une vaste zone de réintroduction de 1 200 km2

Où se trouve la zone de réintroduction?
Je flotte à droite | Floating right

Où se trouve la zone de réintroduction?

Dans le cadre du projet pilote, la harde errera dans une zone de réintroduction de 1 200 km2 sur les versants est du parc national Banff. Cette aire de nature sauvage située dans une région reculée abrite de larges vallées herbeuses dont le bison a besoin pour prospérer.

Les vallées des rivières Panther et Dormer forment la partie centrale de l’aire. La harde sera également en mesure d’explorer certaines parties des vallées des rivières Red Deer et Cascade au cours des premières années de la phase de mise en liberté complète.

De courtes sections de clôture perméables à la faune aux abords de la zone de réintroduction encourageront les bisons à demeurer dans la zone de réintroduction tout en laissant d’autres espèces sauvages circuler en toute sécurité.

Comment puis-je observer les bisons dans l’avant-pays?

Comment puis-je observer les bisons dans l’avant-pays?

Les bisons du parc national Banff se trouvent dans l’une des parties les plus reculées du parc, alors nous amenons les bisons à vous! Au cours du projet pilote, nous vous présenterons tout un éventail de programmes et d’activités pour que l’histoire du bison soit racontée aux Canadiens et aux visiteurs du monde entier.

Voici quelques moyens de découvrir l’histoire du bison à Banff :

  • Regardez nos vidéos sur les coulisses du rétablissement du bison.
  • Suivez notre blogue sur le bison
  • Visitez notre exposition interactive sur le bison à la Place de l’avenue Banff les dimanches en juillet et en août, de 13 h 30 à 16 h 30. 
  • Apprenez-en davantage sur les bisons dans le cadre d’activités d’interprétation amusantes qui sont offertes pendant tout l’été dans le parc national Banff! 
    • Bison on the Horizon (Bisons à l’horizon) – Le mercredi au théâtre extérieur de la Tanière-de-l’Ours ainsi que le vendredi et le samedi au théâtre intérieur de la Tanière-du-Loup à 19 h 30 
    • Plains Bison are Back in Banff (Retour du bison des plaines dans le parc national Banff) – Venez nous rendre visite le vendredi, le samedi ou le dimanche entre 11 h et 13 h à l’aire de fréquentation diurne du Lac-Minnewanka. 
Y a-t-il une incidence sur les utilisateurs de l’arrière-pays?

Y a t il une incidence sur les utilisateurs de l’arrière-pays?

Les utilisateurs de l’arrière-pays continueront de pouvoir accéder à la région à l’extérieur de la fermeture de zone et pourront observer les bisons à une distance de 25 m de la clôture entourant le pâturage. Le camping sauvage sera encore permis au delà de la zone visée par l’ordonnance de restriction des activités.

Puis-je voir les bisons?

Puis-je voir les bisons?

Les utilisateurs chevronnés de l’arrière pays qui désirent se rendre dans la vallée de la Panther doivent se préparer à une excursion en milieu reculé, sans véhicule motorisé. Le pâturage de mise en liberté progressive est situé dans l’une des zones d’arrière pays les plus éloignées dans le parc national Banff, soit à environ 40 km de la route la plus proche.

La randonnée de quatre jours, aller-retour, se fait sur des sentiers dépourvus de ponts pour traverser les ruisseaux ou les rivières et, selon le trajet choisi, qui ne sont pas bien balisés ou qui ont été lessivés par des inondations sur certains tronçons.

Afin de réduire au minimum la perturbation de la harde récemment réintroduite et toujours en captivité, qui doit s’adapter à son nouvel environnement, Parcs Canada a émis les restrictions suivantes :

  • une fermeture de zone visant le pâturage (qui comprend une zone tampon de 25 m) au confluent de la rivière Panther et du ruisseau Wigmore, près du chalet de patrouille Windy. 
  • une ordonnance de restriction des activités restreindra le camping à une distance de 400 m du pâturage afin de réduire au minimum la perturbation de la harde, afin que les animaux demeurent calmes et puissent s’intégrer à leur nouvel environnement au cours des deux saisons de mise bas.

La fermeture de zone et l’ordonnance de restriction des activités sont en vigueur depuis le 3 avril 2017 et le resteront jusqu’à nouvel ordre.

Obtenir de l’information sur la sécurité dans l’arrière pays

Que devrais-je savoir de plus avant de me rendre au pays des bisons?

Que devrais-je savoir de plus avant de me rendre au pays des bisons?

  • Les utilisateurs chevronnés de l’arrière-pays qui désirent se rendre dans la vallée de la Panther doivent se préparer à une excursion en milieu reculé, sans véhicule motorisé. Le pâturage de mise en liberté progressive est situé dans l’une des zones d’arrière pays les plus éloignées dans le parc national Banff, soit à environ 40 km de la route la plus proche.
  • Les visiteurs se déplaçant en arrière pays doivent acheter un permis d’accès à l’arrière pays, et payer les droits de camping dans l’arrière-pays (et les droits de pâturage pour les cavaliers) qui s’appliquent.
  • Réservez votre séjour en arrière pays dans l’un des centres d’accueil situés dans les parcs nationaux Banff, Jasper, Kootenay et Yoho.

Obtenir de l’information sur la sécurité dans l’arrière pays.

Y a-t-il des parcours recommandés pour se rendre jusqu’au pâturage de mise en liberté progressive?

Y a-t-il des parcours recommandés pour se rendre jusqu’au pâturage de mise en liberté progressive?

Le pâturage de mise en liberté progressive est l’une des zones d’arrière-pays les plus éloignées dans le parc national Banff.

  • La vallée de la haute Panther est accessible par trois sentiers, qui débutent tous à environ 40 km du pâturage de mise en liberté progressive. L’un d’eux débute dans le parc à l’aire de fréquentation diurne Upper Bankhead, près de Banff.
  • Les deux autres parcours débutent à l’est du parc, le long de chemins de gravier à l’ouest de Sundre, en Alberta (l’un au départ du sentier de la Rivière Panther et l’autre au ranch Ya Ha Tinda, le long de la rivière Red Deer).

Les excursionnistes qui entreprennent ces randonnées doivent étudier soigneusement le parcours choisi, se procurer des cartes et bien planifier leurs déplacements

Obtenir de l’information sur la sécurité dans l’arrière pays

Comment les bisons sont-ils arrivés à Banff?

Comment les bisons sont-ils arrivés à Banff?

Visionnez des coulisses le déroulement du rapatriement du bison du parc national Elk Island au parc national Banff.

Comment les bisons vont ils façonner le paysage?

Comment les bisons vont-ils façonner le paysage?

Le bison est surnommé « ingénieur de l’écosystème » ou « espèce clé ». Cela signifie qu’il modifie le paysage d’une manière avantageuse pour bon nombre d’autres espèces de plantes et d’animaux. Par exemple :

  • La fourrure du bison sert de matériau isolant pour les nids d’oiseaux.
  • Les habitudes de broutage du bison créent un habitat dynamique pour les autres brouteurs comme le wapiti.
  • Plus grand mammifère terrestre de l’Amérique du Nord, le bison procure une riche source de nutriments aux charognards, aux ours et aux loups.

Nous allons surveiller dans quelle mesure le retour du bison exerce une influence sur le paysage tandis qu’il recommence à jouer son rôle d’espèce clé.

Comment les bisons se portent-ils?

Comment les bisons se portent-ils?

Même si la nouvelle harde sauvage n’est retournée dans la vallée de la Panther qu’au début de 2017, elle y semble tellement à l’aise qu’on dirait qu’elle y a toujours habité.

Two plains bison stand in a snowy field.
© Adam Zier-Vogel / Parcs Canada

Pendant que les bisons se trouvent dans le pâturage de mise en liberté progressive, le personnel de Parcs Canada prend soin de la harde. Les animaux sont tous en santé et s’adaptent rapidement à leur nouvel environnement; on peut les voir ruer, se coucher, brouter et profiter au maximum de leur nouvel habitat montagnard!

Combien y a-t-il de bisons à Banff?

Combien y a-t-il de bisons à Banff?

En date de l’hiver 2017, il y avait 16 bisons des plaines dans le parc national Banff. Dix d’entre eux sont de jeunes femelles gravides. Après la saison de mise bas au printemps 2017, nous prévoyons que jusqu’à dix bébés bisons s’ajouteront à la harde.

Qu’est-ce qui a causé la quasi-extinction du bison des plaines en Amérique du Nord?

Qu’est-ce qui a causé la quasi-extinction du bison des plaines en Amérique du Nord?

A bison skull lays in a grass field.
© Scott Munn / Parcs Canada

Pendant des millénaires, d’immenses hardes de bisons des plaines ont parcouru les plaines de l’Amérique du Nord. Certaines ont également erré dans la région qui constitue aujourd’hui le parc national Banff.

Les plaines grouillaient jadis de quelque 30 millions de bisons, mais l’espèce a néanmoins frôlé l’extinction en l’espace d’une vie humaine seulement. Beaucoup de facteurs ont mené à sa quasi disparition, mais la chasse excessive en a été la principale cause, laissant subsister moins de 1 000 bisons.

Heureusement, le bison a eu une seconde chance, en bonne partie grâce au leadership de Parcs Canada en matière de conservation.

Quel rôle Parcs Canada joue-t-il dans la conservation du bison?

Quel rôle Parcs Canada joue-t-il dans la conservation du bison?

La réintroduction du bison dans le parc national Banff représente un nouveau chapitre dans la grande histoire de conservation du bison par Parcs Canada.

Le parc national Banff (appelé à l’époque le parc des Montagnes Rocheuses) a protégé la première harde de bisons d’exposition en 1897 et, depuis, Parcs Canada est devenu un chef de file mondial en matière de conservation du bison.

En 1907, le gouvernement du Canada a acheté l’une des dernières hardes de bisons qui subsistaient – et aussi l’une des plus importantes – d’un éleveur du Montana. Les descendants de ces bisons ont constitué une harde de bisons reproducteurs dans le parc national Elk Island sur laquelle s’appuient les projets de rétablissement du bison menés ailleurs dans le monde.

Parcs Canada gère également les bisons sauvages en liberté du parc national de Prince Albert et du parc national Wood Buffalo, et protège plusieurs hardes d’exposition un peu partout au pays.

Quelle est la différence entre bison et buffle?

Bison ou buffle?

Cela dépend! En général, lorsque les Nord-Américains utilisent le terme « bison » ou « buffle », ils veulent habituellement parler du bison d’Amérique. Le terme « buffle » est un nom officieux, tandis que son nom scientifique est « bison ». Les anglophones utilisent souvent le mot « buffalo » pour désigner le bison, d’où la confusion possible.

Il existe deux véritables espèces de buffles : le buffle aquatique d’Asie et le buffle d’Afrique. Le bison d’Amérique est apparenté seulement de loin à ces espèces, mais plus étroitement au bison européen.

Parcs Canada tend à utiliser le terme « bison », mais les deux termes sont corrects. Beaucoup de nations autochtones désignent cet animal par le nom « buffle ». 

Comment faites-vous participer les peuples autochtones à la réintroduction?

Comment faites-vous participer les peuples autochtones à la réintroduction?

La culture autochtone et le bison sont unis par un lien étroit.

Pour honorer cette relation particulière, Parcs Canada s’est engagé à inviter les peuples autochtones à rétablir leurs liens avec le bison dans le cadre du projet de réintroduction. Parcs Canada a fait participer plusieurs collectivités autochtones aux différentes phases de la consultation, et la réintroduction restera un effort de collaboration et de coopération.

Aboriginal elders sit in a row wearing headdresses during a First Nation Ceremony.
© Johane Janelle / Parcs Canada

S’assurer que les bisons reçoivent les bénédictions appropriées avant de retourner dans le paysage de Banff était un aspect important du projet. Parcs Canada a tenu une cérémonie de bénédiction sur la rive du lac Minnewanka avec des signataires du traité du bison et a célébré une deuxième cérémonie au parc national Elk Island pour souligner le départ de la harde en direction du parc national Banff.

C’est le début de ce que nous espérons voir devenir une longue et fructueuse relation avec ces collectivités dans le contexte du retour du bison dans le paysage écologique – et culturel – du premier parc national du Canada.

Comment empêcherez-vous les bisons de quitter la zone de réintroduction?

Comment empêcherez-vous les bisons de quitter la zone de réintroduction?

Parcs Canada a adopté une démarche complète pour amener les bisons à rester dans la zone de réintroduction. Cette démarche comprend les mesures suivantes:

  • Opter pour la « mise en liberté progressive » et garder la harde dans un pâturage clôturé pendant 16 mois pour permettre à celle ci de mettre bas à deux reprises et de bien s’établir dans son nouvel habitat.
  • Utiliser de courtes sections (environ 8 km) de clôtures en fil de fer perméables à la faune qui serviront à maintenir les bisons dans la zone de réintroduction.
  • Brûler des parcelles de prés pour garder attrayant l’habitat du bison.
  • Identifier tous les bisons mis en liberté dans le parc à l’aide d’étiquettes d’oreille numérotées. Quelques bêtes sont également munies de colliers GPS reliés à des satellites.
  • Intervenir rapidement en cas d’errance hors de la zone de réintroduction et recourir à des techniques douces de rassemblement, d’éloignement et d’appâtage pour les y ramener.
Quel genre de clôtures utiliserez-vous?
Je flotte à droite | Floating right

Quel genre de clôtures utiliserez-vous?

Les bisons cohabitent avec d’autres espèces sauvages, dont le mouflon d’Amérique, le wapiti ou l’ours.

Pour les dissuader de quitter la zone de réintroduction tout en permettant aux autres espèces de circuler librement, nous avons installé des clôtures perméables à la faune dans des goulots d’étranglement clés en bordure de la zone de réintroduction.

Pour déterminer le modèle de clôture idéal, nous avons réalisé des essais pendant un an à des endroits clés de la zone de réintroduction. À la lumière des conclusions tirées, nous avons choisi une clôture de fils de fer ajustable qui dépasse toutes les normes en vigueur ailleurs en Amérique du Nord pour ce qui est de la perméabilité à la faune.

Comment pouvez-vous être sûrs que les bisons réintroduits sont en santé?

Comment pouvez-vous être sûrs que les bisons réintroduits sont en santé?

On estime que le risque que les bisons introduisent des maladies dans le parc national Banff ou y soient exposés, comme la tuberculose bovine, la brucellose ou le charbon bactéridien, est faible ou négligeable.

En raison de l’incidence potentiellement néfaste de ces maladies, nous avons élaboré un plan de surveillance de la santé des bisons et d’intervention en cas de maladie, en collaboration avec la province de l’Alberta.

Voici les composantes clés du plan :

  • Seuls des bisons sains ont été mis en liberté dans le parc national Banff. Les animaux ont été choisis dans le parc national Elk Island, une région certifiée exempte de brucellose et de tuberculose depuis plus de 40 ans.
  • Exercer une surveillance étroite de la santé des membres de la harde et un suivi immédiat en cas de symptômes par un spécialiste de la santé de la faune.
  • Réduire au minimum l’interaction avec le bétail des environs en encourageant le bison à demeurer dans la zone de réintroduction.
  • Dans un scénario peu probable de maladie, agir rapidement pour prévenir les risques de transmission aux autres bisons ou à d’autres espèces. L’intervention peut comprendre de nouveaux tests de dépistage, une surveillance accrue, une mise en quarantaine et, au besoin, l’abattage des animaux de la harde.

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