Parcs Canada a reçu plus de 27 millions de visiteurs en 2017 dans le cadre du 150e anniversaire de la Confédération canadienne. Nous allons maintenant vous amener en coulisse pour vous faire rencontrer quelques-unes des personnes dévouées qui ont contribué à protéger et à restaurer les endroits merveilleux que vous avez visités.


  • Vidéo en vedette : Un troupeau de zèbres dans le parc national de Banff

    Bill Hunt

    Bill Hunt
    Gestionnaire de la conservation des ressources
    Parc national Banff

    Transcription Si vous passiez en voiture et que vous voyiez un troupeau de zèbres se promener dans le parc national Banff, vous trouveriez ça très bizarre.

    Ce vidéo présente une entrevue avec Bill Hunt, gestionnaire de la conservation des ressources au parc national Banff, entre-coupée de piétage historique de pêcheur dans le parc, de plans sous-marins de truites et de photos d'employés de Parcs Canada fesant de la pêche électrique.

    Les écosystèmes aquatiques de Banff sont l’un des systèmes les plus altérés au parc national Banff. Nous avons consacré beaucoup d’effort et d’attention à nos écosystèmes, mais nous sommes toujours aux prises avec la présence de poisson non indigène. Il y a de nombreuses années, au début de l’histoire de Banff, il y avait une écloserie ici à Banff, et à l’époque, on pensait que c’était une bonne idée d’étoffer l’expérience du visiteur en empoissonnant de nombreux lacs et rivières de haute altitude. Malheureusement, à l’époque, nous ne connaissions pas les effets des espèces non indigènes sur les écosystèmes naturels et on a abondamment empoissonné des truites arc-en-ciel et des ombles de fontaine, ce qui a entraîné une réaction en chaîne sur l’écosystème sain. Par la suite, nous avons systématiquement établi un ordre de priorité dans les secteurs où nous devons retirer les poissons non indigènes, où ils compromettent les poissons de lignée pure comme, dans ce cas précis, la truite fardée du versant de l’ouest. La truite fardée du versant de l’ouest est une espèce de truite indigène menacée au Canada. Il n’y a que dix endroits dans le parc national Banff où l’on peut trouver la truite fardée du versant de l’ouest dans ses eaux de formation, où elle a encore une lignée génétique pure. Ce qui se passe, c’est que la truite arc-en-ciel que nous avons introduite parmi ces poissons indigènes, est également un reproducteur du printemps et ils sont tous les deux étroitement liés et lorsqu’ils fraient au printemps, on obtient un mélange ou une introgression entre les gènes et on se retrouve avec un poisson hybridé qui ne possède pas tous les attributs génétiques et comportementaux d’une truite fardée du versant de l’ouest de lignée pure. On doit donc enlever ces truites arc-en-ciel non indigènes afin de rétablir la population de truite fardée du versant de l’ouest. C’était l’objectif du projet pour le lac Rainbow et la haute Cascade. On avait un lac très sain, le lac Sawback, qui abrite des truites du versant de l’ouest, et juste à côté, en amont, il y avait un lac qui était stérile à l’origine, et il y a plusieurs années, des gens y ont introduit des truites arc-en-ciel, et donc ces poissons ont filé dans le cours d’eau et ont probablement affecté l’intégrité génétique des poissons du lac Sawback. On a donc eu un projet durant trois à quatre ans pour retirer toutes ces truites arc-en-ciel non indigènes et procéder à une pêche électrique dans le cours d’eau en aval, et après avoir marqué chaque poisson dans le cours d’eau, on a pu prélever un petit échantillon, tester l’ADN de ces poissons, puis nous sommes revenus l’été suivant, et nous avons capturé de nouveau et enlevé les hybrides. Il est très difficile de distinguer un hybride d’un poisson de lignée pure juste à l’œil nu, il faut faire une recherche génétique pour le savoir. Entre la remise en état du lac et la remise en état du cours d’eau, on a en fait réussi à sauver les futures générations de la population de truite fardée du versant de l’ouest du lac Sawback. Ce lac abrite maintenant des truites fardées du versant de l’ouest de lignée pure jusqu’à l’écoulement de la haute Cascade.
  • Vidéo en vedette : Avez-vous déjà entendu un béluga chanter?

    Nadia Ménard

    Nadia Ménard
    Écologiste
    Parc marin Saguenay-St-Laurent, Québec

    Transcription Avez-vous déjà entendu un béluga chanter?

    Dans cette vidéo, Nadia Ménard, une ecologiste du Parc marin Saguenay-Saint-Laurent, donne une entrevue. Il y a quelques plans du parc marin et de bélugas. In this video, Nadia Ménard, an ecologist at Saguenay-St. Lawrence Marine Park, gives an interview. There a a few shots scattered throughout where we see images of the marine park and beluga whales.

    Bien le Parc marin du Saguenay-St-Laurent a été établi en 1998. La raison principale à l’origine c’était vraiment pour contribuer au rétablissement de la population de bélugas du St-Laurent. C’est important de réaliser que les bélugas donnent naissance en été dans le St-Laurent, c’est une espèce qui réside à l’année dans le St-Laurent, et il faut reconnaître que si l’on veut rétablir une population comme le béluga c’est important de protéger les femelles et les jeunes qui représente vraiment l’avenir de la population. La Baie Ste-Marguerite est reconnu comme un lieu de rassemblement des femelles bélugas avec leurs jeunes. Une des particularités de la baie, outre son paysage tout à fait extra-ordinaire, c’est que c’est l’endroit dans le l’habitat essentiel du béluga où l’eau est la plus chaude. Les températures peuvent atteindre 18-19 degrées celsius. Donc ca peut être un endroit qui est propice pour les veaux et les nouveaux nés. Un élément aussi est que la Baie Ste-Marguerite est relativement protégé; les courrants sont moins forts que par exemple à l’embouchure du Saguenay. Donc ca peut être des endroits potentiellement propice à allaiter ses petits. Il faut se rappeler que ce sont des mammifères marins et le béluga est la seule baleine qui donne naissance dans le St-Laurent. Donc un endroit comme Baie Ste-Marguerite est vraiment reconnu comme un secteur critique pour les femelles et les jeunes. Dans le cadre de mon travail au Parc marin du Saguenay-St-Laurent j’ai eu l’occasion de faire plusieurs projets de recherche scientifique à la Baie Ste-Marguerite mais c’est aussi un endroit que j’aime beaucoup fréquenter à titre personnel, notamment avec mes enfants. Donc à plusieurs reprises j’ai eu la chance d’aller pique niquer avec ma famille et de profitez de la plage à cet endroit là. De voir le coucher de soleil sur le Fjord du Saguenay et entendre les bélugas chanter hors de l’eau c’est vraiment une expérience d’observation de la nature qui est tout à fait exceptionnelle.
  • Vidéo en vedette : Les erreurs phénologiques démystifiées

    Paul Zorn

    Paul Zorn
    Écologiste responsable de surveillance
    Bureau national, Gatineau, Québec

    Transcription Dans la nature, le choix du moment est très important. Les erreurs phénologiques sont ce qui se produit lorsque la séquence des événements

    Titre: Parcs en coulisse

    dans la nature n’est pas bien synchronisée. Par exemple, au Parc national Tuktuk Nogait, nous commençons à constater des erreurs phénologiques entre la migration des caribous et la période de croissance des végétaux. Juste au cours des dernières 15 ou 20 années, il y a eu une accélération considérable du rythme auquel les plantes commencent à verdir, parce que le printemps arrive plus tôt. Par conséquent, une question qui nous préoccupe est que, lorsque les caribous migrent vers le Nord, ils veulent atteindre une région au moment où les plantes sont disponibles et les plus nutritives.

    Animation de cariboos qui mangent des fleurs dans la toundra

    Ils aiment être là lors de la nouvelle croissance des plantes, lorsqu’il y a des fleurs sur les plantes; celles-ci ainsi que toutes les nouvelles pousses, toute la nouvelle croissance, fournissent la valeur énergétique et nutritionnelle la plus élevée pour le caribou. Plus les caribous trouvent de sources de calories et de nutrition, plus ils ont de succès à procréer et plus leurs veaux ont de succès en matière de croissance. Ainsi, l’une des choses que nous constatons est que ces plantes verdissent plus tôt et nous craignons que, lorsque les caribous entrent dans le parc, les plantes ne soient plus en fleurs et que, peut-être, certaines des nouvelles pousses soient devenues trop grossières ou lignifiées

    Animation d'un bébé caribou triste qui est dans une toundra sans fleurs

    pour que les caribous puissent les digérer et bénéficier de leur valeur nutritive. Comme les plantes poussent plus vigoureusement, on pourrait penser que « plus il y a de plantes, et plus grosses sont ces plantes, le mieux c’est », mais les préoccupations ont trait à la période de croissance et à la mesure dans laquelle la période de migration est synchronisée avec la période de croissance des plantes, de sorte que les caribous puissent tirer le meilleur profit de ce qui se trouve sur le terrain

    Animation d'un caribou qui vérifie un calendrier

    et continuer d’avoir du succès en termes de vêlage.
  • Vidéo en vedette : Un voyage en canot a changé ma vie

    Elizabeth A. Nelson

    Elizabeth A. Nelson
    Conseillère en changement climatique
    Bureau du scientifique en chef des écosystèmes, Vancouver en Colombie-Britannique

    Transcription

    Elizabeth Nelson apparaît à l'écran devant un arrière-plan blanc.

    Je ne sais pas comment j’ai convaincu mes parents de me laisser dépenser tout mon argent pour l’université pour un voyage en canot de 49 jours dans les Territoires du Nord-Ouest. Mais je l’ai fait!

    TITRE: Parcs en coulisse

    Il m’a fallu dépenser jusqu’au dernier cent que nous avions épargné jusque-là pour mes études universitaires. Il me fallait renoncer à avoir de l’argent pour ma première année. Pas d’argent pour la résidence. Pas d’argent pour les livres. Pas d’argent pour les frais de scolarité. Et j’ai négocié un peu avec mes parents pour essayer de les convaincre. Je vais apprendre tant de choses sur le monde. Je vais me développer en tant que personne. Ça va changer ma vie. Et en fin de compte, ce fut absolument vrai. Cela a complètement changé ma vie. C’était la première fois que je voyais la toundra de l’Arctique. C’était la première fois que je voyais un caribou.

    Diverses photos de son voyage en canot apparaissent à l'écran

    Pas seulement un caribou mais des centaines de caribous. C’était la première fois que je me poussais autant chaque jour. La première fois que je mangeais pas de fruits et de légumes pendant plus de quatre semaines. On en avait au début mais... on les a mangé. Je crois que le fait de voir la belle simplicité de la toundra de l’Arctique, puis de regarder de plus près et de comprendre à quel point elle est complexe m’a fait mesurer les défis et les difficultés d’une carrière en écologie. Avant d’entreprendre ce voyage, je prévoyais vraiment devenir ingénieure. Je suivais trois cours de mathématiques différents. J’étais convaincu que j’allais devenir la prochaine ingénieure en robotique. Il ne m’était pas venu à l’esprit que je pouvais obtenir une connaissance aussi approfondie sur la terre que celle que l’on pourrait obtenir en essayant de résoudre un problème de physique vraiment compliqué. L’une des choses incroyables au sujet de la toundra de l’Arctique est que c’est un si beau paysage, mais essentiellement, il n’y a peut-être que dix espèces que l’on peut voir. Ces dix espèces doivent interagir les unes avec les autres de façons incroyablement complexes et en dépendant les unes des autres. Si l’une de ces espèces est touchée par le changement climatique ou est perdue en raison d’un quelconque développement humain, les neuf autres seront complètement bouleversées. Ce voyage m’a fait comprendre à quel point j’aimais non seulement être en plein air mais aussi comprendre le milieu qui s’y trouve. Apprendre à connaître la nature. Étudier la nature. Comprendre comment les choses sont liées sur le terrain. Le 49e jour, quand nous sommes arrivés à Kugluktuk, la première chose que j’ai faite a été d’appeler mes parents et de les remercier de m’avoir permis de faire ce voyage. Ce voyage a changé ma vie. Il a changé ma carrière. Et je suis si heureux d’avoir eu la possibilité d’aller dans le Nord pour voir ces endroits de mes propres yeux.


Rencontrez nos scientifiques

Jennifer Yakimishyn
Agente de la gestion des ressources
Réserve de parc national Pacific Rim en Colombie-Britannique
Diane Blanchard
Conseillère en établissement des aires protégées
Direction de l’établissement des aires protégées, Gatineau, Québec
Emily Gonzales
Spécialiste de la restauration écologique
Gestion active et restauration écologique, Vancouver, Colombie-Brittanique
Carmen Wong
Chef d’équipe écologiste
Parc national Banff en Alberta
Darroch Whitaker
Scientifique des écosystèmes
Unité de gestion de l’Ouest de Terre-Neuve-et-Labrador
Todd K. Shury
Spécialiste de la santé de la faune
Bureau du Scientifique en chef des écosystèmes à Saskatoon en Saskatchewan
Yuri Zharikov
Écologiste responsable de la surveillance (chef de l’équipe des écosystèmes)
Réserve de parc national Pacific Rim, Colombie-Britannique
Rebecca (Becki) Dunham
Archéologue principale
Lieu historique national de la Forteresse-de-Louisbourg, Nouvelle-Écosse
Chantal Ouimet
Écologiste
Parc national Wapusk et Lieux historiques nationaux du Nord du Manitoba
Gary Baikie
Directeur
Parc national des Monts-Torngat, Terre-Neuve-et-Labrador
Candace Deschamps
Agente de conservation des ressources
Parc national Pukaskwa, Ontario
Daniel Sigouin
Écologiste de parc
Parc national Forillon, Québec
 
 
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