Une « astuce » est un moyen, une méthode ou une nouvelle approche pour faire mieux. Une bonne astuce peut vous simplifier la vie, une astuce verte peut vous simplifier la vie sur Terre.

Parcs Canada cherche toujours des façons de réduire le gaspillage et d’utiliser ses ressources de façon durable. Nous nous sommes engagés à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40 pour cent d’ici 2029-2030 par rapport aux niveaux de 2005-2006. Grâce au Programme d’innovation Construire au Canada, nous mettons à l’essai de nouvelles technologies propres dans nos parcs et lieux historiques nationaux. Et nous faisons preuve de créativité en matière de recyclage.

Nous espérons que les Canadiens seront inspirés par ces astuces vertes... et qu’ils en trouveront peut-être quelques-unes de leur propre cru.


1. Recycler et réutiliser les uniformes.

 
Étudiants réparant des vestes au Réseau CFER, organisme sans but lucratif situé au Québec.

Parcs Canada collecte ses uniformes désuets et usés (chemises, pantalons, casquettes, etc.) et les réutilise localement ou fait don d’articles sans marque à des organismes de bienfaisance ou sans but lucratif locaux.

Les articles portant la marque sont envoyés au déchiquetage, où ils sont soumis à un processus de récupération des fibres. Les fibres récupérées sont ensuite utilisées pour la fabrication d’articles tels que des sièges d’automobile, des meubles, des gants de boxe et des sacs de frappe.

Parcs Canada s’associe également à Réseau CFER, organisme sans but lucratif du Québec travaillant auprès des jeunes à risque, pour la réutilisation des manteaux d’hiver.

Les jeunes participants à ce programme retirent tous les éléments identificateurs (comme le logo de castor de Parcs Canada) des vestes. Les articles sont ensuite lavés, triés, réparés et vendus. La vente des vestes permet de soutenir le programme CFER, qui est reconnu par le ministère de l’Éducation du Québec, et les jeunes participants acquièrent une précieuse expérience de travail.

2. Suivre les véhicules pour les rendre moins polluants.

Un homme et une femme se tiennent devant un véhicule de Parcs Canada
Des membres du personnel de Parcs Canada se tiennent près de leur véhicule au parc national de l’Île-du-Prince-Édouard.

Le parc de véhicules de Parcs Canada représente jusqu’à 30 pour cent de ses émissions de gaz à effet de serre. Pour réduire ces émissions, nous adoptons des véhicules moins polluants et moins énergivores. Mais pour réussir, nous avons besoin de données concrètes sur notre parc de véhicules actuel.

Contribution de Ressources naturelles Canada (RNCan). Dans le cadre de l’écologisation des opérations du gouvernement – programme relatif au parc de véhicules, RNCan fournit gratuitement des dispositifs d’enregistrement de données à tous les ministères et organismes gouvernementaux. Ces petits enregistreurs de données peuvent être installés sur les véhicules pour fournir de l’information sur leur utilisation, sur la consommation de carburant et les émissions.

À partir de cette information, RNCan présente un rapport analysant les économies réalisées dans le remplacement des véhicules par des véhicules à émission zéro (VEZ) et des véhicules hybrides (qui utilisent à la fois de l’électricité et du carburant). RNCan fournira également de l’information à Parcs Canada sur l’équipement nécessaire aux véhicules verts, par exemple, le nombre de bornes de recharge.

Ces enregistreurs de données ont récemment été installés sur les véhicules de Parcs Canada au lieu historique national du Canal-Rideau, au parc national Elk Island, et aux parcs et lieux des unités de gestion de la Baie Georgienne et de l’Est de l’Ontario. Et la liste s’allonge!

3. Capter l’énergie solaire à tout prix.

Panneaux solaires et, en arrière-plan, une rangée de huttes
Panneaux solaires au parc national Quttinirpaaq, au Nunavut.

Parcs Canada capte les rayons solaires partout où il est possible de le faire et en fait profiter les visiteurs.

Au lieu historique national de Lower Fort Garry, au Manitoba, le Centre d’accueil des visiteurs utilise un mur solaire pour préchauffer l’air extérieur avant qu’il n’entre dans le bâtiment, ce qui réduit le besoin de chauffage au gaz naturel en hiver.

Au parc national et lieu historique national Kejimkujik, en Nouvelle-Écosse, on utilise un système d’eau chaude chauffée à l’énergie solaire dans le centre d’accueil ou bâtiment administratif.

Et sur l’île aux Oiseaux située au Québec, dans la réserve de parc national de l’Archipel-de-Mingank, les panneaux solaires alimentent le camp de base de l’île, qui est utilisé par les chercheurs et le personnel de Parcs Canada.

4. Adapter la lumière à l’environnement.

Petite hutte dotée d’un éclairage minimal sous un ciel étoilé.
Voie lactée au parc national des Prairies en Saskatchewan.

Nous vivons dans une mer de lumière excessive, provenant des magasins, des tours de bureaux, des aires de stationnement, des entrepôts et des lampadaires. Imaginez si nous pouvions contrôler même le plus grand système d’éclairage pour qu’il fonctionne intelligemment et avec modération.

Parcs Canada prévoit mettre à l’essai un dispositif de la taille de la paume de la main appelé ALEC (All-in-one Lighting Energy Controller). ALEC réduit ou éteint l’éclairage lorsqu’il n’est pas nécessaire — lorsque la lumière du jour est suffisante, par exemple, ou lorsqu’il n’y a personne dans le bâtiment. L’invention de l’entreprise Triangle Research International, ALEC, a été sélectionnée dans le cadre du Programme d’innovation Construire au Canada du gouvernement du Canada.

On prévoit faire l’essai d’ALEC dans le bâtiment administratif du parc national Pukaskwa (Ontario).

5. Utiliser les ressources intelligemment en suivant la norme d’une maison passive.

« La seule source d’énergie vraiment illimitée est l’efficacité énergétique », affirme Sonia Zouari, architecte contemporaine à Parcs Canada.

Les maisons passives sont des bâtiments peu énergivores comportant peu de technologie. Au lieu de compter sur des systèmes actifs pour chauffer ou refroidir les environnements intérieurs, les maisons passives offrent un confort, un bien-être et des économies d’énergie optimaux grâce aux éléments suivants : isolation très efficace; construction étanche à l’air; fenêtres et portes éconergétiques et ventilation mécanique avec récupération de la chaleur. Les maisons passives utilisent également l’énergie solaire tout en réduisant au minimum la perte de chaleur.

Les maisons passives réduiront considérablement la consommation d’énergie et les besoins d’entretien tout en libérant des fonds d’exploitation pour une meilleure expérience du visiteur.

L’unité de gestion du nord de l’Ontario de Parcs Canada montre la voie avec le projet du centre de découverte de maison passive de Nipigon, en Ontario.

Toit d’une maison en bois passive dotée de puits de lumière et de panneaux solaires.
Les maisons passives comportent peu de technologie et consomment peu d’énergie