Parcs Canada a commencé une ouverture progressive et sécuritaire de certains emplacements extérieurs et services, incluant le camping. Les visiteurs sont encouragés à planifier à l'avance et à être bien préparés pour leur visite. Détails ici.

Certains endroits de Parcs Canada sont peut-être encore fermés. Veuillez vérifier directement avec le parc ou le site avant votre visite.

Nos horizons se sont peut-être quelque peu rétrécis pendant la pandémie de COVID-19, mais la nature offre toujours son panorama, qui n’attend qu’à être découvert.

Ces cinq escapades dans des sites de conservation vous feront découvrir le ciel nocturne, l’environnement acoustique d’un béluga, le monde des oiseaux et des chauves-souris et une collectivité de citoyens scientifiques. Et vous n’aurez même pas besoin de quitter votre arrière-cour!

1. Observez les oiseaux... à l’extérieur et à l’intérieur.
Piranga à tête rouge.
Piranga à tête rouge, parc national de la Pointe-Pelée

La COVID-19 n’empêchera pas les oiseaux de migrer, de construire des nids et de s’accoupler. Votre cour arrière est l’endroit idéal où commencer à observer les espèces d’oiseaux qui fréquentent nos nombreuses destinations ornithologiques comme le parc national de la Pointe-Pelée.

Et pour l’ornithologue amateur qui est coincé à l'intérieur, il y a toujours l’outil Street View de Google.

Les ornithologues amateurs de Google commencent leur expédition en cliquant sur l’option Street View de Google Maps. Puis ils font ce que font les ornithologues amateurs de partout : ils parcourent un sentier, scrutent l’horizon et délimitent un champ d’observation. Toutefois, ils utilisent les fonctions de « zoom » et de « rotation de la vue » pour observer les oiseaux détectés par Google.

Les plantes et les animaux du parc national de la Pointe-Pelée

Transcription [Cette vidéo est sans parole.]


2. Plantez votre tente au bord de l’infini... sur la pelouse de votre arrière-cour.
La voie lactée avec la silhouette des arbres à l'horizon.
Vue de la Voie lactée au-dessus du rivage au lac Annette, au parc national Jasper.

Si vous devez trouver refuge sur place, la Terre est la planète tout indiquée. Par une nuit claire, vous pourriez voir aussi loin que jusqu’à la galaxie d’Andromède, à 2,5 millions d’années-lumière.

Treize sites de Parcs Canada sont reconnus comme des réserves de ciel étoilé, où le ciel nocturne est protégé comme n’importe quel élément naturel.

Pour vous préparer à les découvrir, vous pouvez explorer votre coin de l'univers avec la Société royale d’astronomie du Canada.

Les parcs nationaux du Canada cachent un secret sombre

Transcription

Les parcs nationaux du Canada cachent un secret sombre
Loin des villes lumineuses les étoiles brillent
Les réserves de ciel étoilé sont des lieux où la lumière artificielle est minimale
Et où des mesures sont prises pour réduire la pollution lumineuse dans la région
L’observation des étoiles y est spectaculaire

Parcs Canada gère plusieur de ces réserves au Canada
Et ce nombre ne cesse d’augmenter
Ces réserves offrent des vues à couper le souffle de la Voie lactée
Fournissant aux visiteurs un rare aperçu de la galaxie
Et tout ce qui est au-delà

La protéction du ciel nocturne est bonne nouvelle pour la faune sauvage
La lumière artificielle affecte mammifères, amphibiens, oiseaux et insectes
Certains oiseaux migrateurs se fient aux étoiles pour trouver leur chemin
Joignez-vous au côté obscur
Cet été, visitez une des réserves de ciel étoilé au Canada


3. Observez les bélugas... et téléchargez une sonnerie de béluga.
Beluga whale.
Béluga, parc marin du Saguenay–Saint-Laurent

Pendant l’été, le béluga (une espèce en voie de disparition) fréquente le parc marin du Saguenay-Saint-Laurent pour se nourrir, socialiser et se reposer. Vous pourrez peut-être même apercevoir des bélugas sur la webcam du parc.

Les bélugas sont parfois appelés canaris des mers parce qu’ils communiquent à l’aide d’un large répertoire de sifflements, de claquements et de grincements. Et quelle meilleure façon de découvrir ce riche environnement acoustique qu’en téléchargeant la sonnerie de béluga sur votre téléphone intelligent?

Avez-vous déjà entendu un béluga chanter?

Transcription Avez-vous déjà entendu un béluga chanter?

Dans cette vidéo, Nadia Ménard, une ecologiste du Parc marin Saguenay-Saint-Laurent, donne une entrevue. Il y a quelques plans du parc marin et de bélugas. In this video, Nadia Ménard, an ecologist at Saguenay-St. Lawrence Marine Park, gives an interview. There a a few shots scattered throughout where we see images of the marine park and beluga whales.

Bien le Parc marin du Saguenay-St-Laurent a été établi en 1998. La raison principale à l’origine c’était vraiment pour contribuer au rétablissement de la population de bélugas du St-Laurent. C’est important de réaliser que les bélugas donnent naissance en été dans le St-Laurent, c’est une espèce qui réside à l’année dans le St-Laurent, et il faut reconnaître que si l’on veut rétablir une population comme le béluga c’est important de protéger les femelles et les jeunes qui représente vraiment l’avenir de la population. La Baie Ste-Marguerite est reconnu comme un lieu de rassemblement des femelles bélugas avec leurs jeunes. Une des particularités de la baie, outre son paysage tout à fait extra-ordinaire, c’est que c’est l’endroit dans le l’habitat essentiel du béluga où l’eau est la plus chaude. Les températures peuvent atteindre 18-19 degrées celsius. Donc ca peut être un endroit qui est propice pour les veaux et les nouveaux nés. Un élément aussi est que la Baie Ste-Marguerite est relativement protégé; les courrants sont moins forts que par exemple à l’embouchure du Saguenay. Donc ca peut être des endroits potentiellement propice à allaiter ses petits. Il faut se rappeler que ce sont des mammifères marins et le béluga est la seule baleine qui donne naissance dans le St-Laurent. Donc un endroit comme Baie Ste-Marguerite est vraiment reconnu comme un secteur critique pour les femelles et les jeunes. Dans le cadre de mon travail au Parc marin du Saguenay-St-Laurent j’ai eu l’occasion de faire plusieurs projets de recherche scientifique à la Baie Ste-Marguerite mais c’est aussi un endroit que j’aime beaucoup fréquenter à titre personnel, notamment avec mes enfants. Donc à plusieurs reprises j’ai eu la chance d’aller pique niquer avec ma famille et de profitez de la plage à cet endroit là. De voir le coucher de soleil sur le Fjord du Saguenay et entendre les bélugas chanter hors de l’eau c’est vraiment une expérience d’observation de la nature qui est tout à fait exceptionnelle.


4. Transformez-vous en chauve-souris pour une nuit.
Une petite chauve-souris vole dans une caverne.
Petite chauve-souris brune (photo : Sherri et Brock Fenton)

Les scientifiques utilisent des modèles informatiques pour simuler et explorer le monde vivant. Mais vous pouvez aussi faire appel à une méthode rudimentaire comme « l’expérience de la pensée ». (Albert Einstein en était un fervent partisan).

Le parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton surveille les chauves-souris depuis 2015. Leurs découvertes – et quelques superbes photos de chauves-souris – sont illustrées sur cette carte :

Les chauves-souris et le syndrome du museau blanc

Transcription

Logo de la marque Agence Parcs Canada

Musique joue

Photo d'une chauve-souris en vol

Texte sur l'écran: Les chauves-souris et le Syndrome du Museau Blanc

Musique continue de jouer

Chauves-souris en vol dans la caverne

Les chauves-souris sont de fascinants mammifères
essentiels pour nos écosystèmes.

Photo d'une chauve-souris mangeant un papillon

Les espèces canadienes sont insectivores.
Mondialement, leur valeur pour enrayer les insectes nuisibles
se chiffre en milliards de dollars.

Photo d'une chauve-souris avec un museau blanc

Au Canada, trois espèces sont maintenant en voie
de disparition à cause d'une maladie fongique :
le syndrome du museau blanc.

Carte fait le "focus" sur l'état de New-York pour ensuite montrer l'Ontario et le reste de la carte.

Le champignon, causant le syndrome du museau blanc,
est probablement venu d'Europe.
Il s'est rapidement répandu dans tout l'Est de l'Amérique du Nord
et sa propagation continue.

Groupe de chauves-souris en hibernation

En hiver, le champignon se transmet rapidement
entre les chauves-souris, quand elles se trouvent
dans des cavernes ou mines abandonnées.

Chauve-souris escaladant un rocher enneigé

Les chauves-souris infectées
sortent plus tôt de leur hibernation.

Chauve-souris morte sur un tronc enneigé

Sans insectes à manger, elles épuisent leurs réserves
et meurent.

Photo d'une chauve-souris morte sur la neige

Depuis 2006, des millions de chauves-souris
sont mortes à cause du syndrome du museau blanc.

L'écran devient noir

Musique continue de jouer Photo de 3 spéléologues regardant dans une caverne de l'extérieur

Parcs Canada gère les parcs et les lieux historiques

Édifice du Fort Lennox

incluant des édifices et cavernes
pouvant abriter des chauves-souris.

Chauves-souris actives dans la caverne

Durant tout leur cycle de vie, les chauves-souris
sont protégées sur l'ensemble de nos sites.

Photo d'une scientifique manipulant une chauve-souris

Parcs Canada collabore avec des experts
pour mieux comprendre le syndrome du museau blanc

Photo d'un scientifique manipulant une chauve-souris avec des gants.

et pour trouver des moyens pour ralentir sa propagation.

Employés de Parcs Canada dans la caverne

Notre personnel identifie les habitats et surveille l'état
de santé des populations de chauves-souris.

Photo des scientifiques à l'entrée d'une caverne avec des combinaisons blanches

Les chercheurs et nos employés
décontaminent leurs vêtements et équipement
pour réduire les risques de propagation.

Photos des dortoirs artificiels

Des dortoirs artificiels, placés au bon endroit,
peuvent servir d'habitat pour la mise-bas
de centaines de chauve-souris.

Vidéo des caméras web montrant des chauves-souris actives

Des caméras web installés dans les édifices
de Parcs Canada permettent aux visiteurs d'observer
des chauves-souris et d'en apprendre davantage.

Une chauve-souris active dans la caverne. Une deuxième chauve-souris en vol

Vous pouvez nous aider à protéger les chauves-souris
et leurs habitats.

Chauves-souris en vol dans la caverne

Respectez les avis de fermeture des cavernes
et des sites.
Évitez d'entrer dans les cavernes car vous pourriez
transporter accidentellement les spores se trouvant
sur vos vêtements et équipements vers de nouveaux sites.

Groupe de chauves-souris avec condensation

Le champignon peut être présent même
en l'abscence de chauve-souris.

Groupe de chauves-souris dans une caverne. L'entrée d'une caverne. Les employés de Parcs Canada entrent dans la caverne.

Toute personne entrant dans un site de Parcs Canada
ou des chauves-souris sont présentes,
doit obtenir un permis et suivre le protocole de décontamination

Capture d'écran du site web du Réseau canadien de la santé et de la faune.

Texte à l'écran: http://fr.cwhc-rcsf.ca/

disponible sur le site web du
Réseau canadien dela santé de la faune.

Groupe de chauves-souris

Visitez Parcs Canada pour en apprendre davantage
sur ces êtres fascinants et partagez
vos connaissances avec vos amis et familles.

Groupe de chauves-souris actives dans une caverne

Les chauves-souris sont en péril.

Chauves-souris en vol dans la caverne

Nous avons tous la responsabilité de les aider.

Photo d'une chauve-souris sur un casquette avec le logo du Parcs Canada

Joignez vous à Parcs Canada et aux autres organismes
pour réduire les menaces affectant les chauves-souris
en Amérique du Nord.

L'écran devient noir

Le texte apparaît à l'écran : Photos, par ordre d'apparition: B.Fenton, H.Broders, et J.Segers

Séquences additionnelles : Carl Mrozek et Hugh Broders

Graphique à l'écran : Image de marque de Parcs Canada

Musique cesse

Le texte apparaît sur l'écran © Sa majesté la Reine du Canada représentée par l'Agence Parcs Canada, 2016.


5. Partagez vos souvenirs et vos observations sur iNaturalist.
Renard roux.
Renard roux, parc national de la Mauricie

iNaturalist.ca vous permet de consigner vos observations sur les plantes ou les animaux, partout et en tout temps. Chaque observation contribue à notre connaissance de la biodiversité.

Vous pouvez y télécharger les photos de plantes, d’animaux et d’insectes que vous avez prises sur les sites de Parcs Canada. Ne vous inquiétez pas si vos observations datent d’années précédentes; elles sont toujours valables... et peuvent constituer des points de données importants.

Et bien sûr, vous pouvez regarder les photos téléchargées par d’autres visiteurs!

i.Naturalist.

Parcs Canada sur iNaturalist