Des végétaux sains sont la base de toute vie. Ils constituent 80 % de la nourriture que nous consommons et produisent 98 % de l’oxygène que nous respirons. Nous les utilisons même pour fabriquer des vêtements, des abris, des médicaments et bien d'autres choses qui sont essentielles à notre vie.

L’Organisation des Nations Unies a proclamé 2020 l’Année internationale de la santé des végétaux (AISV). L’Agence Parcs Canada est fière de faire partie de cette initiative pour sensibiliser la population mondiale sur la façon dont la protection de la santé des végétaux contribue à la conservation de l’environnement et de la biodiversité.

La santé de la forêt dans le parc national du Gros-Morne

Transcription Nombre de personnes venant visiter le Parc national du Gros-Morne tombent tout naturellement en admiration devant ses merveilles géologiques, le fjord de l'étang Western Brook ainsi que les Tablelands. En fait, ils sont si ébahis qu'ils en oublient presque la forêt elle-même, si évidente; mais peu savent qu'elle recèle l'un des plus gros enjeux écologiques du parc. Le problème réside dans le fait que le nombre d'orignaux dans le parc est trop élevé, et ceux-ci constituent donc une espèce surabondante. Les orignaux ont été introduits dans la province de Terre Neuve à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle. L'absence de prédateur naturel et l'interdiction de la chasse à l'époque de l'établissement du parc ont fait en sorte que la population d'orignaux a augmenté très rapidement. À la suite d'années et d'années de broutage, les orignaux ont effectivement empêché une très grande partie de la forêt de se régénérer. En effet, plus de 65 kilomètres carrés du parc est passé de forêt à ce qui ressemble maintenant à du pâturage. Le problème a atteint une telle ampleur que l'on peut même observer des changements dans la biodiversité du parc ainsi que dans les communautés animales et végétales de la forêt. Conscients de la gravité du problème, nous avons consulté un nombre d'intervenants et d'experts dans le milieu afin de chercher des solutions qui, si l'on peut dire ainsi, réamorcerait le processus normal de régénération de la forêt dans le Parc national du Gros-Morne. Il a finalement été décidé que la meilleure chose à faire est de procéder à une réduction de population par abattage, consistant essentiellement en une chasse à l'orignal. Après quatre ans de réduction de la population d'orignaux et une cinquième année qui s'amorce, on peut en effet constater une diminution importante du nombre d'orignaux dans le parc. Plus de 3 500 permis de chasse ont été accordés pour la région du parc. Cela s'est traduit par une diminution de la population de 30 %, soit environ 1 400 orignaux. Cela coïncide également avec une amélioration du processus de régénération de la forêt. L'un des éléments que nous remarquons dans le cadre de notre surveillance de la végétation est que certaines zones se rétablissent mieux que d'autres, et guère étonnamment, il s'agit de zones auxquelles les chasseurs ont un meilleur accès. Il est difficile pour les chasseurs d'accéder aux zones plus éloignées du parc, telles que les montagnes derrière moi, et c'est pourquoi, dans les années à venir, nous ciblerons ces régions de l'arrière-pays qui n'ont pratiquement pas été visitées par les chasseurs jusqu'à maintenant. Lorsque nous atteindrons le stade où la forêt retrouvera sa vigueur, nous saurons alors que la population d'orignaux a été réduite de manière suffisante et nous prendrons les mesures nécessaires pour la maintenir à cette taille. Parcs Canada travaille depuis de nombreuses années avec des intervenants et des collaborateurs du grand public afin de trouver des solutions relatives à la santé de nos forêts, et nous devons toujours garder à l'esprit que la réduction de la population d'orignaux a pour unique but de rétablir la forêt. Cette merveilleuse forêt qui se présente derrière moi constitue un bon exemple de ce que nous tentons d'accomplir afin d'assurer à long terme que le Parc national du Gros-Morne conserve un écosystème forestier sain pour les générations à venir.


Découvrez comment Parcs Canada travaille à protéger la santé des végétaux et la biodiversité partout au pays.

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Les feux dirigés aident à restaurer les écosystèmes forestiers et des prairies.

Ce que vous pouvez faire pour protéger la santé des végétaux
  • Ne déplacez pas le bois de chauffage. Le déplacement du bois pour les feux de camp, même sur seulement quelques kilomètres, peut contribuer à la propagation des maladies et des insectes envahissants.
  • Si vous voyagez, déclarez toujours aux douaniers les aliments, les plantes, les sols et les graines que vous transportez. Vous pensez peut être que ces articles sont inoffensifs, mais ils peuvent dissimuler des organismes nuisibles pouvant causer des dommages aux plantes du Canada.
  • Si vous jardinez, choisissez des plantes indigènes au lieu de plantes exotiques ou envahissantes.
  • Participez au concours de photos de l’AISV 2020. Le concours s’adresse aux photographes professionnels ou amateurs âgés de 18 ans ou plus.
  • Découvrez d'autres façons de contribuer à la protection de la santé des végétaux.
International Year of Plant Health 2020

Protéger les plantes, protéger la vie.

« Je suis la vie. Je suis l’habitat pour des millions d’hôtes… et j’en nourris d’autres millions. » Regardez la vidéo officielle pour l'Année internationale de la santé des végétaux.

Apprenez-en davantage sur le rôle du Canada dans l'Année internationale de la santé des végétaux.

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