Pourquoi restaurer?

Les aires protégées contiennent rarement des écosystèmes complets et intacts, surtout dans les régions densément peuplées du sud du pays.

L’intégrité écologique des aires protégées et, par conséquent, leur capacité à conserver la biodiversité et le capital naturel font face à diverses menaces, entre autres les espèces envahissantes, la fragmentation des habitats, les effets en aval de la pollution de l’air et de l’eau et les changements climatiques mondiaux, qui contribuent tous à la dégradation des écosystèmes des aires protégées.

La restauration écologique est un moyen de ralentir, de stopper et de renverser la dégradation des écosystèmes.


Les projets de conservation et de restauration (CoRe) de Parcs Canada sont aussi variés que les 33 parcs nationaux, lieux historiques nationaux et aires marines nationales de conservation où ils sont réalisés.

Les divers projets décrits dans ce rapport de 2018 sont variés, allant de la restauration des forêts au rétablissement de la zostère marine; du rétablissement des baleines menacées à la sauvegarde des espèces végétales menacées; de la réduction du nombre excessif d’orignaux, à la réduction des abondants oursins; de l’atténuation des menaces posées par les espèces envahissantes à la réduction des problèmes causés par les routes.

Ce troisième rapport Agir sur le terrain  (2013) donne un survol de nos efforts pour restaurer l’intégrité écologique des parcs nationaux.

Le processus de restauration écologique doit être conforme à trois principes directeurs, à savoir que la restauration doit être :

  • efficace pour restaurer et maintenir l’intégrité écologique
  • efficiente, par l’emploi de méthodes pratiques et économiques permettant la réussite fonctionnelle
  • engageatne, par la mise en œuvre de processus inclusifs et par la reconnaissance et la valorisation de l’interrelation entre culture et nature

Les Principes et lignes directrices pour la restauration écologique dans les aires naturelles protégées du Canada (2008) constituent la toute première orientation jamais donnée dans l’ensemble du pays en matière de pratiques de restauration écologique.

Cette publication est le fruit de la collaboration d’experts et de gestionnaires des parcs fédéraux, provinciaux et territoriaux et des organismes de gestion des aires protégées du Canada, d’universités canadiennes et étrangères, du National Park Service des États Unis, de la Society for Ecological Restoration (SER) International, et de l’Indigenous Peoples Restoration Network Working Group de la SER.