La martre est l’une des quatorze espèces de mammifères indigènes de l’île de Terre-Neuve. La martre est l’une des quatorze espèces de mammifères indigènes de l’île de Terre-Neuve.

Une espèce qui est en danger d’extinction (qui n’existe plus) ou de disparition (qui n’existe plus dans son milieu d’origine, mais qui existe ailleurs) est considérée comme une espèce en péril.

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) désigne et évalue les espèce en péril au Canada. À cette fin, il utilise trois désignations pour décrire le niveau de gravité de la situation d’une espèce.

Préoccupante : Espèce sauvage qui peut devenir menacée ou en voie de disparition en raison de l’effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pêsent sur elle.

Menacée : Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si rien n’est fait pour contrer les facteurs menaçant de la faire disparaître.

En voie de disparition : Espèce sauvage exposée à une disparition de la planête ou à une disparition du pays imminente.

Avec l’aide de ses partenaires, Parcs Canada s’est donné pour objectif de préserver, voire d’améliorer, la situation des espèces en péril dans l’ensemble de ses parcs nationaux, lieux historiques nationaux et aires marines nationales de conservation.

Les espèces en péril sont un facteur pris en considération avant que toute activité soit réalisée ou toute mesure de gestion soit prise dans un parc.

Les populations des espèces en péril dans ces régions sont étroitement surveillées. Tous les efforts visant à améliorer la santé des forêts contribueront, en derniêre analyse, à améliorer les conditions futures de l’habitat des espèces en péril.

Martre de Terre-Neuve (Martes americana altrata)

Situation : Espèce menacée

Menaces
  • Perte de son habitat forestier
  • Capture accidentelle dans les collets destinés aux liêvres d’Amérique.
Mesures

Le parc national Terra-Nova a joué un rôle central dans le rétablissement de la population de martres de Terre-Neuve au cours des 30 derniêres années.

Lorsque Parcs Canada a lancé son programme de surveillance à long terme dans le parc national Terra-Nova en 1996, on comptait moins de cinq martres sur tout le territoire du parc.

Un programme de relocalisation a été lancé en 1998 afin de prendre des martres de l’ouest de Terre-Neuve, où la population de martre était relativement plus saine, pour les amener sur le territoire du parc national Terra Nova.

Cette relocalisation réussie de la martre a permis de faire augmenter la population dans le parc à approximativement 35 animaux. Le nombre de martres a pu croître et s’étendre au-delà des limites du parc.

Les menaces pour l’érioderme boréal à l’échelle globale comprennent la perte de son habitat en raison du broutage des orignaux, la pollution de l’air (particulièrement les pluies acides), les pesticides et, dans une certaine mesure, les changements climatiques.

Érioderme boréal (Erioderma pedicellatum)

Situation à Terre-Neuve : Espèce préoccupante

L’érioderme boréal est un lichen à feuilles qui pousse principalement sur les troncs des sapins baumiers. À l’état humide, il est vert foncé, tandis qu’à l’état sec il est gris. Ses bords sont retroussés et le dessous est d’un blanc duveteux. On peut souvent voir de petites bosses rouges (apothécies) sur sa face supérieure.

Lichen La martre est l’une des quatorze espèces de mammifères indigènes de l’île de Terre-Neuve.

 

 

Lichen
Le lichen est le fruit d’une relation symbiotique entre un champignon et une algue qui survient sur un hôte approprié. Le champignon recueille l’eau et les nutriments de l’hôte et protège l’algue, laquelle produit la photosynthèse et fournit les hydrates de carbone au champignon.

 
 
Menaces

La plus grande menace à l’érioderme boréal sur l’île de Terre-Neuve est sans doute la perte de son habitat. En effet, ce type de lichen pousse principalement sur les troncs des sapins baumiers, ce qui explique pourquoi le broutage des orignaux est particuliêrement dangereux pour l’érioderme boréal, puisqu’il réduit la quantité d’arbres hôtes adéquats pour cette espêce. Même l’abattage d’arbres voisins donne lieu à des changements dans le microhabitat (par exemple, le taux d’humidité) qui peuvent être nuisibles au lichen. La pollution représente également une menace pour cette espèce sensible.

Mesures

Huit talles de lichen (spécimens individuels de lichen) ont été observées sur le territoire du parc national Terra-Nova en octobre 2010.

Dégélie plombée (Degelia plumbea)

Situation à Terre-Neuve : Espèce préoccupante

La dégélie plombée est une espèce de lichen à feuilles qui pousse principalement sur les bouleaux jaunes à maturité, mais qui se trouve également sur les trembles matures et, dans une moindre mesure, sur les épinettes blanches. Il est de couleur bleuâtre tirant sur le gris, avec des apothécies allant du brun-rouge au noir.

Menaces

Le broutage des orignaux présente une menace pour la dégélie plombée puisqu’il réduit la quantité de bouleaux et de trembles matures sur lesquels le lichen pousse. La pollution constitue également une menace pour cette espèce sensible.

Mesures

Des talles de dégélie plombée ont été observées dans le parc national Terra Nova en octobre 2010. Les spécimens observés se trouvaient uniquement sur deux trembles.

Bec-croisé des sapins (Sous-espêce percna)

Situation : En voie de disparition

Bec-croisé des sapins Bec-croisé des sapins

Le bec-croisé des sapins fait partie de la famille des fringillidés et doit son nom à son bec croisé unique. Ses mandibules croisées lui permettent d’ouvrir les cônes de conifêre fermés pour y recueillir les graines se trouvant à l’intérieur.

La sous-espèce percna est unique à l’île de Terre-Neuve. Son bec est plus large que celui des autres espêces de bec-croisé et son chant est unique.

Menaces

On ne connaît pas la raison exacte du déclin du bec-croisé des sapins, mais la diminution constante de la sous-espèce percna est constatée depuis des décennies.

Le bec-croisé aurait besoin d’une mosaïque de conifêres produisant des cônes pour se nourrir, se reposer et nicher. La perte de son habitat est sans doute une menace importante pour le bec croisé des sapins.

Bec-croisé des sapins Bec-croisé des sapins
Mesures

Parcs Canada travaille de concert avec le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador et le Service canadien de la faune à la mise en œuvre d’une stratégie de rétablissement du bec-croisé des sapins. Le parc national Terra-Nova a quant à lui conclu un partenariat avec l’Université Memorial de Terre-Neuve afin de réunir des fonds pour des travaux de recherche supérieure sur la sous-espèce percna sur le territoire du parc national Terra-Nova et dans ses alentours.

Ces recherches contribueront à combler les lacunes au chapitre des connaissances, par exemple la détermination de son habitat essentiel. Parcs Canada invite le public à être à l’affût de cette espèce, particuliêrement aux mangeoires d’hiver, où on l’aperçoit à l’occasion. Toutes les données sur l’observation de cette espèce contribuent à déterminer ses besoins. Tous les efforts visant à améliorer la santé des forêts permettront, en derniêre analyse, d’améliorer les conditions de l’habitat du bec-croisé des sapins.

 Le parc national Terra-Nova compte d’autres espèces en péril :

Moucherolle à côtes olive
Quiscale rouilleux
Hibou des marais