Parcs Canada ne peut accomplir la protection des bisons à lui seul.

Photo : Stefano Liccioli/Parcs Canada

Parcs Canada travaille en partenariat avec de nombreuses communautés autochtones pour aider les bisons à croître et à prospérer. Le retour du bison peut raviver la relation de longue date entre les peuples autochtones et les bisons. Découvrez comment les transferts de bisons de Parcs Canada ont joué un rôle essentiel dans ce processus.


Le déclin du bison

Le bison est le plus grand mammifère terrestre d’Amérique du Nord. Avant la colonisation européenne, des dizaines de millions de bisons erraient dans de nombreuses régions du continent. À la fin des années 1800, la population de bison a quasiment disparu en raison de la chasse excessive et de la demande industrielle. Il ne restait plus qu’environ 1 000 bêtes.

Une illustration de milliers de bisons occupant tout le paysage, à perte de vue.
"Le troupeau," dessiné de mémoire, par Martin S. Garretson. Image reproduite avec l’autorisation des archives de l’Université de l’Alberta.
Un homme se tient au sommet d’un énorme tas d’os de bison, bien plus gros que lui, tandis qu’un deuxième homme se tient en dessous.
Les os des bisons étaient utilisés pour le raffinage du sucre et la fabrication d’engrais et de poudre à canon. © Glenbow Archives NA-2242-2
Un seul bison se tient dans un vaste paysage vert.
Un Bison des Plaines dans le parc national des Prairies.

Le bison et la terre

Les bisons jouent un rôle important dans le façonnement des paysages en tant qu’« ingénieurs de l’écosystème ». Le comportement des bisons crée des conditions et des habitats qui peuvent profiter à de nombreuses plantes et à de nombreux autres animaux.

Un bison dans des plaines herbeuses vertes passe devant un petit mammifère qui l’observe attentivement depuis son monticule.
Les bisons paissent souvent au milieu de colonies de chiens de prairie ou à proximité, où ils peuvent trouver un fourrage de haute qualité. Photo : Stefano Liccioli/Parcs Canada
Un bison broute de l’herbe gelée recouverte de neige.
Les bisons paissent continuellement, même en hiver. Photo : Stefano Liccioli/Parcs Canada

Les déchets de bison incubent les œufs et les larves d’insectes. De nombreuses espèces d’oiseaux des prairies en voie de disparition se nourrissent d’insectes. L’influence du bison sur la présence des insectes leur est profitable. Le mode de pâturage des bisons est également profitable aux oiseaux des prairies en voie de disparition. Les bisons aident Parcs Canada à gérer l’habitat des espèces d’oiseaux des prairies en péril et à assurer leur rétablissement.

Un groupe de bisons se tient dans une plaine herbeuse brune, entouré d’une volée d’oiseaux.
Un troupeau de bisons des plaines et une volée d’oiseaux des prairies au parc national des Prairies. Photo : Stefano Liccioli/Parcs Canada
Un petit oiseau gris aux marques dorées se camoufle dans l’herbe courte et sèche.
Le plectrophane de McCown apprécie les herbes plus courtes où paissent les bisons.
Un petit oiseau moucheté au ventre blanc se tient dans de l’herbe sèche aussi haute que lui.
Le pipit de Sprague apprécie les herbes plus longues qui n’ont pas été trop intensément broutées par les bisons.

Les bisons créent des « mares bourbeuses » lorsqu’ils se roulent dans la terre pour prendre des bains de poussière. Les mares bourbeuses peuvent se remplir d’eau lorsqu’il pleut et constituent un habitat important pour de nombreux animaux sauvages des prairies. Les bisons répandent également des graines au cours de leurs déplacements. Les oiseaux utilisent leur fourrure tombée au sol pour faire leur nid.

Six bisons se tiennent sur une plaine herbeuse sèche. Un bison roule sur le côté, créant un nuage de poussière.
Les bisons prennent des bains de poussière qui créent des mares boueuses et dont profitent d’autres animaux sauvages. Photo : Stefano Liccioli/Parcs Canada

Parcs Canada conserve les deux seules sous-espèces de bisons d’Amérique du Nord : le bison des prairies et le bison des bois.

Les bisons des prairies ont :

  • de longs poils broussailleux qui leur couvrent la tête
  • une bosse dorsale plus ronde qui se trouve directement au-dessus de leurs pattes avant
  • une aire de répartition historique qui s’étend jusqu’au Mexique au sud et jusqu’à la Floride à l’est, mais ils étaient surtout présents dans les grandes plaines
Un bison seul marche dans des prairies dorées, des collines ondulées en arrière-plan.
Un bison des plaines se promène dans l’écosystème des prairies au parc national des Prairies. Photo : Ryan Bray/Parcs Canada

Les bisons des bois :

  • ont un corps plus grand et plus gros
  • ont une barbe plus petite et plus pointue, une fourrure plus foncée et des poils qui leur retombent sur le front
  • ont une bosse haute et triangulaire qui se trouve bien en avant de leurs épaules
  • sont adaptés aux climats plus froids, notamment du nord de l’Alberta, de l’Alaska, des Territoires du Nord-Ouest et du Yukon
Un bison seul avec une tête au pelage broussailleux se tient dans une zone forestière herbeuse.
Un bison des bois dans l'enclos au lieu historique national Rocky Mountain House. Photo : Scott Munn/Parcs Canada

Le bison est important pour la santé des écosystèmes naturels dans lesquels il vit normalement. Il est également à la base de nombreux liens culturels qu’entretiennent les autochtones avec la terre et leur savoir traditionnel.

Les liens culturels avec le bison

Le bison a toujours été important dans la vie de nombreux peuples autochtones de ce qui sont maintenant les provinces des Prairies, la Colombie-Britannique, les Territoires du Nord-Ouest et d'autres parties de l’Île-de-la-Tortue. De nombreuses communautés autochtones entretiennent depuis longtemps des liens culturels et spirituels profonds avec le bison. Ils se servent du bison :

  • pour se nourrir
  • pour s’abriter
  • pour se vêtir
  • pour fabriquer des outils
  • comme carburant
  • pour fabriquer des armes
  • dans le cadre du commerce
  • à des fins sociales et cérémonielle
Photo ancienne d'un homme assis, les jambes croisées, contre un tas de peaux de bison, tenant son fusil.
Métis du nom de Wigwam, photographié en 1858 à la colonie de la Rivière-Rouge, au Manitoba. Il est assis sur des peaux de bisons. Photo tirée de la collection de Humphrey Lloyd Hime, MIKAN 3243328, Bibliothèque et Archives Canada.
Trois hommes sont réunis dans une enceinte de bisons. L'un d'eux tient un café, l'autre sourit, l'autre encore détourne la tête.
Ervin Carlson, gestionnaire du programme sur les bisons de la nation indienne des Pieds-Noirs et président de l’Intertribal Buffalo Council, discutant avec d’autres membres de la Confédération des Pieds- Noirs et Keith Aune, de la Société de la conservation de la faune du parc national Elk Island. En cette journée de mars 2016, 87 bisonneaux ont été envoyés à Browning, au Montana. Les peuples autochtones ont toujours participé à la conservation des bisons, même avant l’époque de Walking Coyote, et ce, jusqu’à l’Initiative Iinnii et au traité des bisons, et ils continueront de le faire. Photo : Scott Mair/Parcs Canada

De nombreuses cultures autochtones continuent à entretenir des liens étroits (en anglais seulement) avec leur parent—le bison. Ces liens passent notamment par la spiritualité, la souveraineté alimentaire et le développement socio-économique.

Un bison se tient dans une prairie tandis que deux autres bisons se tiennent en arrière-plan.
Un bison des prairies en Saskatchewan. Photo : Stefano Liccioli/Parcs Canada

Parcs Canada et le bison

Depuis plus de cent ans, les parcs nationaux canadiens s’efforcent de maintenir et de rétablir les troupeaux de bisons à des fins de conservation. Parcs Canada s’efforce également de préserver la santé et la diversité génétique des bisons en préservant les troupeaux de conservation des maladies.

La taille de l'employé de Parcs Canada semble très petite comparée au grand visage d'un bison.
Un bison des bois au Parc national Elk Island reçoit une inspection médicale. Photo : Scott Mair.
Un employé de Parcs Canada prélève un échantillon de poils d’un bison dans un enclos.
Un bison des prairies au Parc national des Prairies reçoit un prélèvement de poils pour un test génétique. Photo : Scott Mair
Un groupe de bisons se tient dans un champ hivernal près d’un bâtiment en bois. Un bison tire la langue.
Bison des prairies au parc national des Prairies.

L’établissement de troupeaux de bisons n’aurait pas été possible sans l’intendance des bisons par les peuples autochtones. À la fin des années 1800, deux éleveurs autochtones géraient le troupeau Pablo-Allard. Ces animaux faisaient partie des derniers bisons des prairies sauvages. Le gouvernement du Canada a acheté 700 de leurs bisons au début des années 1900. Les bisons ont été envoyés au parc national Buffalo et au parc national Elk Island. Des leçons ont été tirées de l’exploitation du parc national Buffalo. Les bisons d’Elk Island sont depuis devenus la principale source de bisons pour les projets de réintroduction.

Photo historique d’un éleveur sur un cheval blanc au milieu d’un troupeau de bisons en captivité.
Michel Pablo, le Roi des bisons. #ST001.045. Montana Historical Society Research Center Photograph Archives, Helena, MT.
Photo historique de plusieurs éleveurs galopant sur des chevaux et essayant de rassembler des bisons dans une zone clôturée.
Un troupeau de bisons en cours d’embarquement. #ST001.019. Montana Historical Society Research Center Photograph Archives, Helena, MT.

Aujourd’hui, Parcs Canada gère des bisons dans tout le pays. Ces sites comprennent :

Le parc national Wood Buffalo a été créé pour protéger la dernière population de bisons des bois sauvages en Amérique du Nord.

Un bison seul avec une tête au pelage broussailleux se tient dans une zone forestière herbeuse.
Un bison des bois au parc national Wood Buffalo. Photo : Charla Jones/Parcs Canada

Transferts de bisons à Parcs Canada

Parcs Canada contribue au retour des bisons sur le territoire par le biais du transfert de bisons. Les transferts de bisons contribuent à augmenter le nombre de troupeaux de conservation au Canada et ailleurs.

Un groupe de personnes se tient devant une haute clôture et observe des bisons dans un champ, une montagne enneigée en arrière-plan.
Le personnel et les personnalités importantes surveillent tandis que les bisons sont relâchés de leur conteneur d'expédition dans le pâturage Windy de la vallée Panther dans le parc national Banff. Photo : Dan Rafla/Parcs Canada

L’Agence a transféré plus de 3 400 bisons des prairies et des bois sur des sites de conservation et à d’autres groupes intéressés. Plus de 600 de ces bisons ont été transférés aux communautés autochtones pour les aider à établir leurs propres troupeaux de conservation ou culturels.

« Parfois, les groupes savent ce qu’ils veulent, d’autres fois, ils demandent une expertise. Il y a beaucoup de collaboration avec différents groupes—beaucoup d’échanges pour comprendre ce qu’ils demandent et faire comprendre ce dont nous disposons. »

Ryan Hayes
coordonnateur du programme relative aux bisons au parc national des Prairies.

Photo : Stefano Liccioli/Parcs Canada

Découvrez les types de bisons que Parcs Canada a transférés et qui les a reçus :

Transcription textuelle

Logo du castor de Parcs Canada

Une carte vert foncé du Canada montrant les parcs nationaux et les aires marines nationales de conservation de Parcs Canada apparaît, et on fait ensuite rapidement un gros plan pour se concentrer sur la Colombie-Britannique, l’Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba et les parties sud du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut.

Une frise chronologique apparaît au bas de l’image, commençant en 1890 et se terminant en 2020 et plus.

Une légende dans le coin droit supérieur identifie les types de transferts de bisons. Une ligne verte continue représente le bison des prairies, une ligne verte pointillée représente le bison des bois et une ligne orange continue et pointillée représente les transferts de bisons à des communautés autochtones (bisons des bois et bisons des prairies).

Des lignes à partir de sites de Parcs Canada commencent à apparaître pour rejoindre d’autres endroits, représentant les transferts de bisons. Certains transferts aboutissent dans d’autres parcs nationaux, certains avec des groupes de conservation et certains avec des communautés autochtones.

Le nom du destinataire du transfert de bisons correspondant défile dans une boîte de texte en haut de l’image.

Un « compteur de bisons » au bas de l’image commence à faire le décompte du nombre total de bisons transférés par Parcs Canada à des groupes externes.

La frise chronologique se déplace lentement de la gauche vers la droite (le premier transfert est effectué du parc national Banff à l’ancien parc national Buffalo), révélant que le nombre de transferts augmente chaque année au fil du temps.

Vers la fin de l’animation, le « compteur de bisons » révèle que le nombre total de bisons transférés par Parcs Canada à des groupes externes est de plus de 3 000 entre les années 1909 et 2022 et qu’il continuera d’augmenter.

Logo du gouvernement du Canada

Parcs Canada a apporté une contribution importante à la conservation et à la restauration du bison en Amérique du Nord. Aujourd’hui, de nombreux troupeaux de bisons sont présents dans le paysage grâce à ces transferts.

Une famille de bisons à la fourrure inégale et trois veaux brun doré paissent dans une plaine d’herbe sèche.
Un groupe familial de bisons avec quatre veaux au parc national des Prairies. Photo : Stefano Liccioli/Parcs Canada.

Le retour historique du bison

Le bison était absent du parc national des Prairies, en Saskatchewan, depuis plus de 120 ans. En 2005, Parcs Canada a réintroduit le bison des prairies dans le paysage en tant que grand herbivore de pâturage.

« Permettre aux bisons de paître dans le parc complète d’autres activités d’intendance sur les terres d’élevage environnantes. Le pâturage fournit également des habitats à une variété d’animaux sauvages. »

Ryan Hayes
coordonnateur du programme relative aux bisons au parc national des Prairies.

Photo : Stefano Liccioli/Parcs Canada

Plusieurs bisons adultes et deux veaux paissent dans de vastes prairies vertes.
Un troupeau de bisons des prairies avec des veaux en train de paître en été au parc national des Prairies.