Agrandissement du parc urbain national de la Rouge

Dans son discours du Trône de 2011, le gouvernement du Canada a annoncé son engagement à travailler à la création d’un parc urbain national dans la vallée de la Rouge, qui serait géré par Parcs Canada. Dans l’annonce du budget suivant de 2012, le gouvernement du Canada s’est engagé à préserver la beauté naturelle du Canada et à prendre des mesures pour créer le premier parc urbain national du pays, dans la vallée de la rivière Rouge, en Ontario. En conséquence, 143,7 millions de dollars ont été accordés sur 10 ans pour le développement et l’exploitation provisoire du parc, et 7,6 millions par année par la suite pour son exploitation permanente.

Le 1er avril 2015, le gouvernement a annoncé le transfert officiel à Parcs Canada de 19,1 km2 de terres appartenant à Transports Canada dans la grande région de Toronto – les toutes premières parcelles qui constitueront le parc urbain national de la Rouge. Le 11 juillet 2015, le gouvernement du Canada a annoncé qu’il accordait 21 km2 de nouvelles terres au parc urbain national de la Rouge, ce qui repousserait les limites du premier parc urbain national canadien de plus de 36 pour 100. Ces terres supplémentaires feraient croître et protégeraient le réseau de terres naturelles et agricoles le long de la vallée de la Rouge depuis le lac Ontario jusqu’à la moraine d’Oak Ridges. Dans le but d’assurer la gestion et l’exploitation de cet agrandissement du parc, le gouvernement du Canada a octroyé 26,7 millions de dollars sur 7 ans ainsi que 3 millions par la suite. Ce financement viendra appuyer des programmes et des installations pour les visiteurs dans le parc urbain national de la Rouge afin que les terres supplémentaires soient englobées; fournira des ressources à l’appui des 177 baux sur ces terres; et favorisera la protection des ressources naturelles, culturelles et agricoles, conformément à la Loi sur le parc urbain national de la Rouge.

Le territoire diversifié du parc urbain national de la Rouge agrandi, tout comme l’histoire de ses multiples utilisations passées et présentes, continueront d’ouvrir tout un éventail de possibilités aux visiteurs et aux résidents qui souhaitent en faire l’expérience. Le parc continuera d’offrir des occasions d’apprentissage enrichissantes et accessibles, exemptes de droits d’entrée, qui seront à l’image des normes nationales de produits et services fournis par Parcs Canada et ses partenaires. La capacité de Parcs Canada à établir des liens avec la population urbaine de plus en plus diversifiée du Canada représente une occasion sans précédent de sensibiliser 20 % de la population canadienne située dans la région du Grand Toronto et à proximité.

Une évaluation environnementale stratégique (EES) a été réalisée pour l’établissement du parc urbain national de la Rouge, en vertu de la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes (2010), selon laquelle les ministères et organismes fédéraux doivent tenir compte, lorsqu’il est approprié de le faire, des conséquences environnementales qui pourraient découler de la mise en œuvre de tous les projets de politiques, de plans et de programmes. Cette EES tient également compte des buts et des cibles de la Stratégie fédérale de développement durable, en particulier le thème 3 (Protéger la nature) et l’objectif 6 (Conservation et protection des écosystèmes et habitats). Le but de l’EES est d’incorporer des considérations environnementales à l’élaboration des projets de politiques, de plans et de programmes publics pour appuyer une prise de décisions éclairées du point de vue de l’environnement.

Les avantages les plus importants que l’agrandissement du parc peut apporter à l’environnement seront obtenus grâce à l’engagement pris par Parcs Canada de maintenir et de restaurer les ressources et les processus naturels du parc. L’ajout de ces terres contribuera grandement à renforcir le lien écologique entre le lac Ontario et la moraine d’Oak Ridges.

L’agrandissement du parc aura d’autres avantages, notamment une meilleure accessibilité pour les visiteurs, des installations améliorées, à long terme, ainsi qu’une capacité accrue de mettre en valeur le caractère naturel et culturel unique de l’endroit. Les possibilités d’observation de la faune seront certainement améliorées, et les programmes et le matériel de communication seront élaborés de manière à mettre en évidence le patrimoine naturel, culturel et agricole de la région. Par la même occasion, l’agrandissement du parc contribuera à l’atteinte des objectifs de Parcs Canada pour ce qui est de faire connaître davantage nos aires protégées auprès des collectivités urbaines. Bien que la fréquentation risque d’augmenter et d’entraîner des conflits, il est prévu qu’une fréquentation accrue et plus ciblée sera bénéfique. Une augmentation du nombre de visiteurs favorisera le développement d’expériences éducatives, ainsi que d’un esprit d’intendance et d’une meilleure sensibilisation. Les projets d’aménagement futurs seront examinés et autorisés sous réserve de la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale (2012), de la Loi sur les espèces en péril et de la Politique sur la gestion des ressources culturelles de Parcs Canada.

L’établissement du parc urbain national de la Rouge aura beaucoup d’effets positifs sur l’environnement. Aucun effet environnemental négatif majeur n’est prévu.