Le fort Battleford a été établi en 1876 par la Police à cheval du Nord-Ouest en vue d’assurer une présence canadienne dans les Territoires du Nord-Ouest. En 1923, le fort Battleford a été désigné lieu historique national en raison de son association avec la Police à cheval du Nord-Ouest et de l’importance de son rôle lors du conflit armé de 1885. Il a alors servi non seulement de refuge aux résidants de la région qui craignaient une flambée de violence, mais aussi de base pour les opérations militaires de la milice canadienne envoyée dans la région pour réprimer l’insurrection dans les Territoires. En 1924, le fort a fermé ses portes, et, en 1951, il a été remis à Parcs Canada pour qu’il puisse être géré en tant que lieu historique national.

Le lieu historique du Fort-Battleford occupe une superficie de 22,8 hectares et abrite cinq bâtiments historiques datant de 1876 à 1898. Une palissade, qui a été reconstruite, entoure quelques éléments archéologiques et quatre bâtiments, à savoir la résidence du commandant, les quartiers des officiers, l’écurie des chevaux malades et le poste de garde. La caserne no 5 se trouve à l’extérieur de la palissade, comme c’est le cas de plusieurs autres vestiges archéologiques et sentiers historiques.

À proximité du fort Battleford se trouvent d’autres sites dont Parcs Canada n’est ni le propriétaire ni le gestionnaire, mais qui se rapportent à l’histoire du fort Battleford. On compte notamment le lieu de sépulture de huit membres des Premières Nations qui ont été exécutés en 1885 pour leur implication lors du conflit armé, le cimetière de la Police à cheval du Nord-Ouest, des tranchées construites par les forces du colonel Otter, l’emplacement de l’ancienne Government House ainsi que les sentiers historiques qui contournent le fort Battleford.