Sous l'administration britannique

En 1763, la France perd le territoire du Canada au profit de l'Angleterre. Ce sera donc un gouverneur britannique qui présidera désormais aux destinées de la colonie, au nom du roi d'Angleterre.

1763-1774

Bien que la coutume britannique ait voulu qu'une chambre d'assemblée élue soit mise en place, le peu de sujets anglais et le trop grand nombre de catholiques présents dans la colonie contrecarrent cette façon de faire. C'est pourquoi, dans sa gestion de l'administration coloniale, le gouverneur s'appuie sur un conseil de huit personnes qui cumulent les pouvoirs législatifs et exécutifs. Tous les gouverneurs – à l'exception du premier, James Murray - continuent d'être le chef militaire et de voir aux relations diplomatiques.

1774-1791

L'Acte de Québec, voté par le parlement britannique en 1774, modifie la façon de gouverner. Dorénavant, les catholiques, qui étaient exclus du gouvernement civil de la colonie à cause des lois britanniques, peuvent participer à l'administration de la colonie. Les conseils législatif et exécutif sont séparés et le nombre de conseillers augmente jusqu'à 23. Du gouverneur relève donc le Conseil législatif, le pouvoir judiciaire et le pouvoir exécutif.

1791-1867

À la suite de l'indépendance américaine, de nombreux Loyalistes viennent s'établir dans ce qui s'appelle alors la « Province of Quebec ». Ils joignent leur voix aux marchands anglophones qui réclament depuis près de 30 ans la mise en place d'une chambre d'assemblée. À compter de 1791, selon l'Acte constitutionnel, la colonie est divisée en deux : le Haut-Canada et le Bas-Canada.

Le gouverneur aura la responsabilité de diriger les chambres d'assemblée du Haut et du Bas-Canada. Il demeure cependant la seule autorité en exercice en Amérique du Nord. Il détient les pouvoirs civils et militaires et assure la gestion des revenus tirés des terres de la Couronne. Il choisit les membres des conseils législatif et exécutif, qui continuent d'exister. Bien que les lois soient votées par la chambre d'assemblée et le conseil législatif, elles doivent être sanctionnées par le gouverneur, qui peut opposer son veto à certaines d'entre elles. Le gouverneur peut également réviser les sentences judiciaires. Enfin, il peut, en tout temps, convoquer ou dissoudre les chambres d'assemblée.

Ces responsabilités seront siennes jusqu'à l'avènement du gouvernement responsable en 1848, sept ans après l'union du Haut et du Bas-Canada. À compter de cette date, le gouverneur général confie la charge de premier ministre à un député élu ayant la confiance de la majorité.