Plongeur procédant à des fouilles subaquatiques

Après avoir séjourné pendant plus de 200 ans au fond de l'estuaire de la Ristigouche, l'épave du Machault révèle enfin ses secrets. Grâce aux fouilles subaquatiques réalisées de 1969 à 1972, une vaste collection d'objets a été mise au jour. Ces artefacts ont contribué à l'avancement des connaissances sur la bataille ainsi que sur les échanges commerciaux qu'entretenaient la métropole et la colonie à cette époque.

 

 

Vue de l'intérieur du centre d'interprétation

Le site archéologique de la bataille de la Ristigouche se révèle un témoin important de la culture matérielle en Amérique du Nord au XVIIIe siècle. Constatez-le vous-même en visitant l'intérieur reconstitué du navire.

 

 

 

La salle du conseil

Reconstitution de la salle du conseil

À bord du navire, les officiers de l'expédition de secours discutent des objectifs et des risques de leur mission. Cinq des six vaisseaux de la flottille sont des navires marchands faiblement armés. Seule la frégate Le Machault, avec ses 26 canons manoeuvrés par une centaine de soldats et par 150 marins, peut défendre adéquatement le convoi.

 

 

Personnage représentant le Lieutenant François Chenard de La Giraudais

François Chenard de La Giraudais, lieutenant de frégate et commandant de la flottille, possède les qualités et l'expérience nécessaires pour accomplir cette mission. En 1759, il était second à bord du même vaisseau qui escortait, vers Québec, une vingtaine de navires.

 

 




 

Personnage représentant le Capitaine François Gabriel d'Angeac

François Gabriel d'Angeac, chevalier de Saint-Louis, capitaine et commandant des troupes de la marine, s'avère, en raison de ses états de service et de sa très bonne connaissance du pays, un choix très pertinent pour commander les troupes de terre envoyées en renfort.



La vie à bord

Marin dans l'entrepont de la frégate

Outre les marchandises et les munitions entreposées dans les cales, Le Machault transporte 150 hommes d'équipage et 100 soldats entassés dans l'entrepont du navire. L'exiguïté des lieux, l'obscurité et l'humidité rendent pénible la promiscuité.

 

 

 

Une précieuse cargaison

Munitions entreposées dans les cales

Au printemps 1760, les cales des six navires de secours qui partent de Bordeaux sont pleines à craquer. Cette cargaison représente le dernier espoir de salut pour la Nouvelle-France qui manque de tout, étant en guerre depuis cinq ans.

 

 

 

 

Vaisselle faisant partie de la cargaison

La plupart des marchandises transportées sur les navires sont emballées dans des caisses, des ballots et des barils. La moitié de la cargaison est constituée de vivres, principalement de la farine et des viandes salées. On y retrouve aussi des pois, de la graisse, du vin et de l'eau-de-vie. Les navires sont aussi chargés de caisses de fusils, de barils de poudre, de grenades, de boulets et de bombes. Les objets lourds sont placés au fond de la cale pour servir de lest. La cargaison comprend enfin de la vaisselle, de la quincaillerie et des objets de traite, des tissus, des vêtements et des souliers dont les troupes ont grand besoin.