Au fil du temps, une faune bien particulière s’est établie sur la Grosse-Île, malgré sa situation isolée. Des animaux se sont rendus sur l’île de différentes façons. Des mammifères sont arrivés en nageant ou en parcourant les ponts de glaces entre les îles. Des oiseaux ont volé à la recherche d’habitats favorables. Des amphibiens se sont probablement dissimulés dans des matériaux transportés vers l’île.

Amphibiens et reptiles

Au printemps, on entend chanter la grenouille des bois et la rainette crucifère près des mares et des cours d’eau. Plus discrètes, la salamandre rayée et la  salamandre maculée vivent en forêt. Inoffensives, des couleuvres rayées sont parfois observées, de même que la couleuvre à collier, qui est peu abondante au  Québec.

Oiseaux

Une centaine d’espèces d’oiseaux fréquentent la Grosse-Île. Plusieurs profitent de l’absence de prédateurs et des sites de nidification en forêt, comme le viréo aux yeux rouges et la grive fauve. Certains oiseaux, comme le grand héron ou le faucon pèlerin, ne viennent que pour se nourrir. D’autres, comme les oies des neiges et les canards, sont de passage lors de leur migration. La diversité d’oiseaux à la Grosse-Île, en particulier la présence de 15 espèces de parulines et du troglodyte familier, sont remarquables pour cette petite île.

Mammifères

Quelques mammifères occupent les habitats de ce milieu. La souris sylvestre, le campagnol des champs et le curieux condylure étoilé, au nez muni de 22  tentacules, s’accommodent des forêts et des endroits ouverts. Des rats musqués, des écureuils roux et des renards fréquentent aussi les lieux. Des sites de mise  bas de chauves-souris, comptant plus de 5000 à 7000 vespertilions bruns et vespertilions nordiques, ont été trouvés à la Grosse-Île. Enfin, des cerfs de Virginie  provenant des îles voisines se sont introduits et ont proliféré, ce qui a occasionné des impacts importants sur la végétation et les plantes rares.

Conseils de visite

Par souci de conservation de la faune et pour vivre une aventure agréable et sécuritaire, éviter d’approcher les animaux et de les nourrir.