Monsieur Joseph-Octave Dion est photographié devant sa maison construite à même les murs du fort Joseph-Octave Dion, premier restaurateur du fort Chambly
© Archives Nationales du Canada / P1000, S4

Né à Chambly, Joseph-Octave Dion (1838-1916) fait ses études au collège de cette ville. Vers l'âge de 18 ans, il déménage à Montréal où il entre dans le monde du journalisme. Il est successivement rédacteur au Nouveau-Monde, à La Minerve et à l'Étendard . Puis, il entre à La Patrie et au Monde illustré . Enfin, il revient à Chambly comme correspondant de La Minerve .

À partir de 1875, Dion commence à s'intéresser à la sauvegarde du vieux fort déjà très détérioré. Passionné d'histoire, il collabore régulièrement au Bulletin des recherches historiques . Il s'intéresse également à l'horticulture et se fait apôtre de la colonisation et de l'agriculture.

Joseph-Octave Dion est au centre du tournant idéologique de la société canadienne-française. Il devient l'ardent défenseur du modèle traditionnel de la chrétienté rurale en terre laurentienne. Toute son oeuvre porte la marque de son idéologie. Ainsi, il vouera le reste de sa vie à la sauvegarde et à la restauration du fort Chambly.

Vers la fin de sa carrière, Joseph-Octave Dion obtient les palmes du ministère de l'Instruction publique de France : il est nommé Officier d'académie. Le 12 février 1916, il meurt au fort Chambly, après y avoir demeuré près de 35 ans.

Nul doute que sans son grand dévouement à la sauvegarde de ce précieux témoin de la Nouvelle-France, le fort Chambly ne serait plus qu'un souvenir.