Mission : parer aux mouvements terrestres de l’ennemi entre Prescott et Montréal

Favorisé par le développement d’une artillerie plus légère, l’art de la guerre subit d’importants changements dans la deuxième moitié du 18e et au début du 19e siècle. La manœuvre rapide et soudaine remplace graduellement le siège lent et immobile. On assiste alors à la prolifération des corps d’infanterie et d’artillerie légèrement équipés, ce qui contribue à accroître la mobilité des armées.

La stratégie et la tactique développées durant la guerre anglo-américaine de 1812-1814 reflètent cette évolution. Bien que les forces navales sur les Grands Lacs jouent un rôle de premier plan durant le conflit, les voies terrestres de pénétration préoccupent de plus en plus les officiers britanniques. Dès le début des hostilités, ils se soucient des mouvements ennemis sur ces routes et misent sur la mobilité des troupes défensives et sur leur rapidité à se rendre sur le théâtre de l’affrontement.

De grands effectifs, concentrés à Coteau, ont pour mission de parer aux mouvements terrestres de l’ennemi entre Prescott et Montréal.

Saviez-vous qu’en 1778, au nom du roi George, la pointe de Coteau-du-Lac a été réclamée au Seigneur de Beaujeu pour servir à la défense du territoire? Elle passe donc de domaine seigneurial à propriété militaire.