Comme l’armée, la milice a son quartier-maître général et régit la répartition des logements, des vêtements et de l’approvisionnement. Dans chaque poste militaire, un quartier-maître voit à la distribution du ravitaillement.

En octobre 1813, le poste d’intendance se trouve ici, près de la grande courbe que prend la rivière Châteauguay et qui s’éloigne du chemin pour aller rejoindre la rivière des Anglais, située en aval.

Les officiers et les soldats reçoivent la même ration. Les Canadiens mangent du lard tandis que les soldats britanniques se font servir du bœuf. En principe, le quartier-maître fournit les articles indispensables tels que la cantine ou le couvert du milicien que celui-ci garde dans son sac à provisions. Les « chaudières » ou les marmites sont utilisées pour préparer la soupe. La quantité de chandelles remise aux miliciens par le gouvernement varie en fonction de leur rang. Les officiers doivent fournir leurs propres chandeliers et mouchettes (ciseaux utilisés pour couper la mèche des chandelles).

On raconte que pour se chauffer, les sentinelles et les hommes en randonnée étaient souvent contraints à utiliser le bois qu’ils avaient sous la main. Les pieux de clôture ou le bois coupé des fermiers leur servaient alors de combustible.

Aujourd’hui, depuis le lieu du poste d’intendance, il est facile de repérer la rivière Châteauguay et d’imaginer l’utilité de ce cours d’eau comme moyen de transport des vivres pour l’approvisionnement des troupes lors de la bataille de la Châteauguay.