Le Gué Morrison se trouvait sur un des coudes de la rivière Châteauguay qui, à cet endroit, s’éloignait du chemin de charroi et permettait de traverser rapidement la rivière.

Lorsque les casernes sont bondées, on loge les miliciens dans les maisons des habitants. La loi oblige ces derniers à les recevoir sous peine d’une amende de 20 chellins pour une première offense, et une amende de 5 livres ou une peine d’emprisonnement n’excédant pas 15 jours en cas de récidive.

À l’époque, les principales caractéristiques d’une maison d’habitant se résument à celles-ci : les planchers sont de bois, la cheminée est placée au centre de la maison et une division sépare la cuisine de la grande salle dotée de petites chambres à coucher à ses extrémités.

On raconte que plusieurs propriétaires occupant les rives de la Châteauguay ont dû tolérer la présence d’un bon nombre de soldats dans leur demeure. Souvent, la classe bourgeoise (notaire, avocat, médecin, etc.) donnait préséance aux officiers, surtout à ceux déjà connus de la famille. Aussi, certains habitants pouvaient-ils louer leur maison pour tenir lieu de logement ou de corps de garde.

Aujourd’hui, il est encore possible de repérer quelques maisons existantes au moment de la bataille. Il est toutefois difficile d’établir avec certitude lesquelles ont servi aux fins décrites plus haut.