Vous êtes maintenant à la position de la quatrième dénivellation naturelle. À titre de rappel, les hommes étaient placés sur le haut du ravin, souvent protégés par un petit abattis. Ainsi, l’adversaire en marche qui approchait du retranchement devait faire l’effort de gravir la pente, franchir l’abattis tout en tentant de manier le fusil avec précision.

On raconte qu’il a pu y avoir d’autres retranchements. La description la plus détaillée et la plus complète de l’emplacement et du nombre de troupes canadiennes fut établie par l’historien Victor Suthren. Or, de son propre aveu, sa description demeure incomplète à cause du caractère imprécis de la documentation et de témoignages contradictoires.

Aujourd’hui, ce retranchement rappelle la dernière position de protection du gué Morrison. En foulant ainsi le sol du champ de bataille, il est peut-être plus facile pour vous de visualiser l’étendue des positions défensives des Canadiens et de garder le cap sur leur objectif ultime, soit ralentir les Américains dans leur marche vers Montréal.