Myriophylles et les cyanobactéries

Des algues et plantes aquatiques sont fréquemment observées dans les canaux historiques de Parcs Canada au Québec, comme c’est le cas dans les canaux de Chambly et de Lachine. Rappelons que les algues et plantes aquatiques sont des végétaux qui vivent naturellement dans tous les plans d’eau de la province, et qu’elles constituent une partie très importante de l’écosystème aquatique.

Le myriophylle à épis

Le myriophylle à épis est une plante aquatique exotique envahissante qui peut être observée dans les canaux historiques. Ses tiges sont enracinées dans les sédiments et peuvent mesurer jusqu’à 6 mètres. Près de la surface de l’eau, elles se ramifient et peuvent poursuivre leur croissance horizontalement et produire des épis de fleurs émergents. Le myriophylle à épis forme alors une canopée dense autant à la surface de l’eau que sous sa surface.

Comment prévenir la propagation du myriophylle ?

Les plaisanciers qui circulent sur un plan d’eau contaminé par le myriophylle devraient autant que possible éviter de naviguer au-dessus des peuplements de myriophylles, inspecter et nettoyer leurs embarcations pour s’assurer de ne pas propager la plante à un autre plan d’eau. 

Le myriophylle est-il toxique et dangereux?

Le myriophylle n’est ni toxique ni dangereux pour les espèces aquatiques ou pour les humains, mais pourrait avoir des effets néfastes sur la biodiversité (perte de luminosité, diminution du taux d’oxygène dans l’eau, etc.). 

Myriophylles observées dans les canaux historiques.
 

Qu’en est-il des cyanobactéries?

Des cyanobactéries (algues bleu-vert) peuvent parfois être observées dans les canaux historiques. Elles consistent en des micro-organismes aquatiques omniprésents dans les plans d’eau au Québec. À l’occasion, on en retrouve en quantité excessive ce qui peut représenter un danger pour la santé, surtout en cas d’ingestion d’eau contaminée ou de contacts prolongés. Il importe de préciser que ce ne sont pas toutes les cyanobactéries qui produisent des cyanotoxines. 

  • Il y a un risque pour la santé surtout en cas d’ingestion d’eau contaminée ou en cas de contacts prolongés.
  • Selon Santé Canada, les malaises ou symptômes sont essentiellement les suivants : nausées, vomissements, douleurs abdominales et diarrhée lorsqu’il y a ingestion; irritations des yeux, de la peau et des oreilles lorsqu’il y a contact cutané.
  • Ces symptômes sont relativement bénins et réversibles en peu de temps, sauf en de rares exceptions.

En raison des risques potentiels énoncés ci-dessous, vous pouvez pratiquer des activités nautiques et aquatiques dans les secteurs d’un plan d’eau où vous ne voyez pas de fleurs d’eau ou d’écume. Par contre, dans les secteurs où celles-ci sont visibles :

  • tenez-vous à une distance d’au moins 3 mètres des fleurs d’eau ou de l’écume;
  • évitez toute activité pouvant vous faire entrer en contact avec elles.

Vous pouvez reprendre les activités nautiques et aquatiques dans un secteur où les fleurs d’eau ou l’écume ont disparu, mais seulement 24 heures après leur disparition.
Éviter d’entrer en contact direct avec les eaux lors d’activités aquatiques telles que le kayak, le canot ou le pédalo. Le risque est essentiellement présent lorsqu’il y a une baignade involontaire à la suite d’un chavirement.

Ne pas consommer les poissons pêchés.

Veiller à ce que les animaux de compagnie ne rentrent pas en contact avec l’eau et ne boivent pas l’eau.

Notez que la baignade est interdite en tout temps dans les canaux historiques.

Cyanobactéries (algues bleu-vert) observées dans les canaux historiques.
 

Vous souhaitez en apprendre davantage? Consultez le site Web du Ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques pour plus de détails.