Table des matières

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par le directeur général de Parcs Canada, 2020.

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Pour obtenir de plus amples renseignements sur le plan directeur ou sur le lieu historique national du Canada de Skmaqn – Port-la-Joye – Fort Amherst :

Addresse postale :
   Location: Lieu historique national du Canada de Skmaqn – Port-la-Joye – Fort Amherst
     Parcs Canada
     2 Palmers Lane
     Charlottetown (Île-du-Prince-Édouard) C1A 5V8
     Canada

Téléphone :
   Phone number: 902-675-2220

Télécopieur :
   Fax number: 902-566-7226


Sommaire

Le lieu historique national du Canada de Skmaqn – Port-la-Joye – Fort Amherst est situé à l’Île-du-Prince-Édouard, en face du port se trouvant au sud de Charlottetown. Compte tenu de son emplacement stratégique à l’entrée du port, la parcelle qui forme aujourd’hui ce lieu historique était à la fois une porte d’entrée passante et un lieu de rassemblement au XVIIIe siècle. Comme son nom le laisse entendre, le lieu historique a revêtu une importance particulière pour différents groupes culturels au fil de l’évolution des alliances et des conflits. Aujourd’hui, de concert avec des partenaires et des intervenants mi’kmaq, français, acadiens et britanniques, Parcs Canada s’efforce de raconter les différentes facettes de l’histoire humaine de Skmaqn – Port-la-Joye – Fort Amherst sous une gamme variée de perspectives qui mettent en relief la pertinence du lieu historique dans les relations entre Autochtones et colons, la lutte franco-britannique pour l’hégémonie de l’Amérique du Nord, la déportation des Acadiens ainsi que la colonisation de l’Île-du-Prince-Édouard et du Canada.

Le présent plan directeur expose trois stratégies clés qui orienteront la gestion du lieu historique dans la prochaine décennie. Il est axé sur le thème global de la collaboration, car la vision, la voix et les ressources des partenaires et des intervenants joueront un rôle important dans le choix des activités qui se dérouleront au lieu historique au cours des dix années à venir.

Stratégie clé 1 :

Travailler ensemble à mieux faire connaître le lieu historique

Cette stratégie met l’accent sur la promotion concertée du lieu historique. Outre les intervenants et les partenaires mi’kmaq, français, acadiens et britanniques, le lieu historique unira ses efforts à ceux d’autres intervenants clés dans les domaines du tourisme, de l’appréciation de la nature, des loisirs de plein air et de l’éducation.

Cette stratégie concourt à l’atteinte des objectifs suivants :

  • Intensifier les efforts déployés pour promouvoir le lieu historique à distance;
  • Accroître l’affluence au lieu historique.

Stratégie clé 2 :

Travailler ensemble afin d’enrichir l’expérience du visiteur

Cette stratégie est axée sur la poursuite des discussions entourant l’ajout du nom mi’kmaq en 2018. Elle a pour but de renforcer l’esprit de coopération qui règne entre les groupes culturels et de resserrer les liens qui les unissent au lieu historique. Cette stratégie vise à donner aux partenaires de multiples possibilités de faire connaître leur perspective de l’histoire humaine complexe de Skmaqn – Port-la-Joye – Fort Amherst.

Cette stratégie concourt à l’atteinte des objectifs suivants :

  • Faire connaître les récits du lieu historique sous leurs multiples éclairages;
  • Créer de nouvelles possibilités de découverte de la culture mi’kmaq;
  • Accroître le nombre d’événements spéciaux organisés ou tenus au lieu historique.

Stratégie clé 3 :

Protéger un paysage culturel

Cette stratégie vient souligner la nécessité de protéger les ressources culturelles du lieu historique ainsi que ses valeurs panoramiques et écologiques.

Cette stratégie concourt à l’atteinte des objectifs suivants :

  • Veiller à ce que les ressources culturelles restent en bon état;
  • Préserver le milieu naturel et la beauté panoramique du paysage.

1.0 Introduction

Parcs Canada gère l’un des plus beaux et des plus grands réseaux d’aires naturelles et historiques protégées de la planète. Il a pour mandat de protéger et de mettre en valeur ces trésors patrimoniaux dans l’intérêt des générations actuelles et futures, tant pour leur agrément que pour l’enrichissement de leurs connaissances. La gestion stratégique prospective des parcs nationaux, des aires marines nationales de conservation, des canaux patrimoniaux ainsi que des lieux historiques nationaux qui relèvent de sa responsabilité s’inscrit dans sa vision :

Les trésors historiques et naturels du Canada occuperont une place de choix au cœur de la vie des Canadiens, perpétuant ainsi un attachement profond à l’essence même du Canada.

La Loi sur l’Agence Parcs Canada exige de Parcs Canada qu’il élabore un plan directeur pour les lieux historiques nationaux dont il a la responsabilité. Une fois approuvé par le ministre responsable de Parcs Canada et déposé au Parlement, le Plan directeur du lieu historique national du Canada de Skmaqn – Port-la-Joye – Fort Amherst établit l’obligation redditionnelle de Parcs Canada envers la population canadienne en précisant les mesures de gestion qu’il doit appliquer pour obtenir des résultats mesurables à l’appui de son mandat.

Ce plan directeur est le fruit de la contribution d’un grand nombre de personnes, notamment des représentants des communautés mi’kmaq et acadienne, des résidents des environs, d’autres intervenants et des particuliers qui s’intéressent à l’avenir du lieu historique. Par leur apport, ces personnes contribueront à façonner l’orientation future du lieu historique. Le plan établit une orientation stratégique claire pour la gestion et l’exploitation du lieu historique national de Skmaqn – Port-la-Joye – Fort Amherst en énonçant une vision, des stratégies clés et des objectifs. Parcs Canada rendra compte chaque année des progrès accomplis dans l’atteinte des objectifs établis, et il examinera le contenu du plan tous les dix ans, ou plus tôt au besoin.

Ce plan directeur n’est pas une fin en soi. Parcs Canada favorisera un dialogue ouvert sur sa mise en œuvre, pour veiller à ce qu’il reste pertinent et significatif. Le plan sera l’axe autour duquel s’articulera un travail de mobilisation continu pour assurer la gestion du lieu historique national de Skmaqn – Port-la-Joye – Fort Amherst dans les années à venir.


2.0 Importance du lieu historique national de Skmaqn – Port-la-Joye – Fort Amherst

Porte d’entrée de ce qui est aujourd’hui l’Île-du-Prince-Édouard, siège du gouvernement à l’époque des pionniers et avant-poste colonial pendant la lutte franco-britannique pour la domination de l’Amérique du Nord, Skmaqn – Port-la-Joye – Fort Amherst s’est vu attribuer le statut de lieu historique national par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada (CLMHC) en 1958. Appelé à l’origine lieu historique national du Fort-Amherst en souvenir du fort britannique, le lieu historique a vu le vocable Port-la-Joye s’ajouter à son nom en 1985 pour témoigner de l’histoire des Français et des Acadiens. En 2018, suivant la recommandation des Premières Nations mi’kmaq de l’Île-du-Prince-Édouard, la CLMHC a ajouté le vocable mi’kmaq historique Skmaqn au nom du lieu historique, afin de mieux tenir compte de son importance pour les Mi’kmaq et des diverses facettes de son histoire. Dans Le cadre pour l’histoire et la commémoration : le plan du réseau des lieux historiques nationaux (2019), Parcs Canada cite en exemple le lieu historique national de Skmaqn – Port-la-Joye – Fort Amherst pour illustrer la manière dont il peut travailler avec la CLMHC et ses partenaires pour revoir le passé et réexaminer les motifs de la désignation d’un lieu historique.

Le secteur entourant le lieu historique fait de tout temps partie intégrante d’Epekwitk, le paysage culturel mi’kmaq des temps anciens. La rivière Hillsborough, appelée Elsitkuk dans la langue des Mi’kmaq, est un axe de transport ancien qui relie la côte Nord et la côte Sud de l’île. En 1720, 300 colons français débarquent à l’île Saint-Jean (le nom donné à l’Île-du-Prince-Édouard à l’époque) pour y construire un avant-poste militaire. Les colons français et acadiens y fondent un petit hameau qu’ils appellent Port-la-Joye et qui sert de siège au gouvernement de la colonie française. Le hameau de Port-la-Joye se développe peu à peu, les colons formant une communauté agricole qui soutient l’avant-poste, et il conclut une alliance avec les Mi’kmaq de l’Île-du-Prince-Édouard. Les dirigeants mi’kmaq et français des quatre coins de la région se rencontrent chaque année à Port-la-Joye pour célébrer et renouveler leur alliance. Cette facette de l’histoire se reflète dans le nom mi’kmaq Skmaqn, qui signifie « lieu d’attente ». L’avant-poste français de Port-la-Joye évolue au diapason de la forteresse de Louisbourg, dans l’île du Cap-Breton (ou île Royale, comme elle était connue à l’époque), en Nouvelle-Écosse, ainsi que d’établissements de pêche et de commerce français comme Roma, sur la côte Est de l’Île-du-Prince-Édouard. Tous deux deviendront d’ailleurs des lieux historiques nationaux. La rivière Hillsborough, une rivière du patrimoine canadien, revêt elle aussi une grande importance pour les Mi’kmaq et les colonies françaises/acadiennes, car elle les relie à Havre Saint-Pierre (St. Peter’s Harbour), une colonie française du Nord-Est de l’île située dans l’actuelle presqu’île de Greenwich, qui fait aujourd’hui partie du parc national de l’Île-du-Prince-Édouard.

Le lieu historique national de Skmaqn – Port-la-Joye – Fort Amherst figure parmi plusieurs lieux historiques nationaux créés sur le territoire qui forme aujourd’hui l’Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick pour commémorer l’histoire des Acadiens et leurs relations avec leurs alliés mi’kmaq, les conflits franco-britanniques et la déportation subséquente des Acadiens.

Dans les années 1740, au fil des tensions qui marquent la lutte franco-britannique pour l’hégémonie de l’Amérique du Nord, l’île Saint-Jean est ballottée entre Français et Anglais. Dans les années 1750, Port-la-Joye, alors sous le contrôle des Français, accueille avec l’aide des alliés mi’kmaq des réfugiés acadiens de la région environnante qui tentent d’échapper à l’ordre d’expulsion des Britanniques. En 1758, après le siège de Louisbourg et un an avant la victoire des Anglais sur les plaines d’Abraham, au Québec, les Britanniques s’emparent de Port-la-Joye et forcent la plupart des Français et des Acadiens à quitter l’île Saint-Jean. Ils construisent un poste qu’ils baptisent Fort Amherst, en l’honneur du commandant de l’expédition à Louisbourg. La déportation tragique de plus de 3 000 personnes de Fort Amherst en 1758 s’accompagne du naufrage de trois des 12 navires qui quittent l’île, ce qui en fera l’événement le plus meurtrier de toute la période de la déportation des Acadiens.

Carte 1 : Cadre régional

Carte 1 : Cadre régional
Carte 1 : Cadre régional - Version texte

Carte illustrant les lieux historiques nationaux administrés par Parcs Canada à l’Île-du-Prince-Édouard, à savoir le lieu historique national Dalvay-by-the-Sea, le lieu historique national Ardgowan, le lieu historique national Province House, le lieu historique national du Cavendish-de-Lucy-Maud-Montgomery (site patrimonial Green Gables) et le lieu historique national de Skmaqn–Port-la-Joye–Fort Amherst.

Fort Amherst devient le siège du gouvernement britannique dans l’île et conserve ce statut pendant dix ans. Au cours de cette période, les charrues remplacent les canons, les autorités britanniques instaurent des lois, et les colonies se développent, ce qui contribue à façonner l’avenir de l’Île-du-Prince-Édouard. La CLMHC a d’ailleurs attribué à l’arpentage de l’île par Samuel Holland en 1764-1766 le statut d’événement d’importance historique nationale, et une plaque a été érigée sur une propriété voisine du lieu historique pour le commémorer. Le capitaine Holland est également reconnu (par une plaque au Québec) par la CLMHC comme personne d’importance historique nationale. Après un certain temps, la valeur stratégique de Fort Amherst sera réévaluée, Charlottetown deviendra la capitale de l’île en 1768, et le fort sera abandonné. Le dispositif de défense militaire sera également déplacé de l’autre côté du port, et des ouvrages comme la batterie Prince Edward verront le jour dans ce qui est aujourd’hui le parc Victoria, à Charlottetown.

En guise de complément à la désignation originale du lieu historique, la CLMHC a également reconnu l’importance d’événements précis à Skmaqn – Port-la-Joye – Fort Amherst, notamment la déportation des habitants de l’île Saint-Jean en 1758 (événement désigné en 2011) et l’alliance entre Mi’kmaq et Français au XVIIIe siècle (événement désigné en 2014). Le lieu historique renferme des plaques, des monuments et des panneaux d’interprétation qui racontent ces récits. Les artefacts exhumés au cours de fouilles archéologiques menées sur la propriété du lieu historique sont entreposés à distance, dans une installation gérée par Parcs Canada.

Carte 2 : Cadre local

Carte 2 : Cadre local

Carte 2 : Cadre local - Version texte

Carte illustrant l’emplacement du lieu historique national de Skmaqn–Port-la-Joye–Fort Amherst, qui est administré par Parcs Canada à Rocky Point, à l’Île-du-Prince-Édouard. Ce lieu historique domine le port de Charlottetown et la baie Hillsborough.

Le lieu historique abrite aussi d’autres ressources culturelles qui, sans être directement liées aux motifs de la désignation, n’en sont pas moins dignes de mention. La maison de ferme Newson (maison Newson), située en face du centre d’accueil, n’est pas entretenue à des fins d’utilisation par le public. Cette maison de ferme du XIXe siècle témoigne de l’évolution de la propriété, qui a d’abord été utilisée à des fins militaires avant d’être vouée à l’agriculture et à la colonisation de l’île. Il convient également de mentionner les feux d’alignement de l’anse Warren (aides à la navigation), installés en 1907. Ces dispositifs, qui appartiennent au ministère fédéral des Pêches et des Océans (Garde côtière canadienne) sont associés aux thèmes de la navigation et de la défense.

Au même titre que les vestiges visibles des remblais entourant Fort Amherst et les ressources culturelles souterraines qui datent de l’époque des avant-postes et des hameaux, la parcelle de 90 ha de prairie ondulante et de petits peuplements mixtes qui domine le havre contribue à l’essence du lieu historique. Collectivement, les éléments bâtis et les caractéristiques naturelles du lieu historique, notamment les panoramas, forment un paysage culturel important qui recèle de nombreux récits liés à l’évolution de l’Île-du-Prince-Édouard, du Canada et du monde.


3.0 Contexte de planification

Stratégiquement situés à l’entrée du port de Charlottetown, les anses et les champs du lieu historique national de Skmaqn – Port-la-Joye – Fort Amherst se trouvent à environ 6 km à vol d’oiseau de Charlottetown (population de 36 000 habitants) ou à environ 40 km de distance par la route, en contournant le côté ouest du port. La collectivité mi’kmaq de Rocky Point, qui appartient à la Première Nation d’Abegweit, borde le lieu historique au nord-ouest. Les terres entourant le lieu historique sont largement consacrées à l’agriculture et abritent également quelques chalets saisonniers. Le lieu historique a été ouvert au public en 1973.

Le lieu historique est formé de deux grands pôles de rassemblement distincts : l’aire supérieure abrite un terrain de stationnement et le centre d’accueil, et elle permet aux visiteurs d’accéder aux sentiers d’interprétation autonome, qui mènent notamment aux vestiges de Fort Amherst; l’aire inférieure renferme elle aussi un terrain de stationnement, de même que des toilettes et une scène extérieure, et elle se trouve plus près de l’océan. Les visiteurs pénètrent dans le lieu historique par l’allée Haché-Gallant. Cette route d’accès a été baptisée ainsi en souvenir de Michel Haché dit Gallant, dont la famille étendue formait le cœur du hameau acadien de Port-la-Joye.

L’essence du lieu historique tient à son emplacement stratégique et à son paysage ouvert. L’espace extérieur est accessible aux visiteurs à longueur d’année, mais il est dépourvu d’installations et ne fait l’objet d’aucun entretien de la mi-octobre et à la mi-juin. En juillet et en août, le centre d’accueil est ouvert au public et tenu quotidiennement par du personnel. Des visites guidées payantes sont offertes sur demande de juin à octobre. En collaboration avec la Mi’kmaq Confederacy of PEI (MCPEI), un programme d’interprétation de la culture mi’kmaq a été introduit en 2016. Au fil des ans, le lieu historique a été le théâtre de plusieurs activités récréatives organisées par Parcs Canada, par des partenaires ou par des organisations tierces, notamment un jamboree national des Scouts, une course de cross pour les écoles de la province, des concerts et des concours de cerfs-volants. Le lieu historique a également organisé ou accueilli des célébrations culturelles annuelles ou périodiques à l’occasion d’événements marquants comme la fête du Canada, la Journée des lieux patrimoniaux du Canada, la Fête nationale des Acadiens et le jour du Souvenir acadien, ainsi que des réunions de famille dans le cadre du Congrès mondial acadien.

En 2013, le lieu historique est devenu une destination d’exploration autonome. Pendant plusieurs années par la suite, l’affluence n’a fait l’objet d’aucune surveillance. À l’heure actuelle, les visiteurs ne paient ni droits de stationnement ni droits d’entrée, et le centre d’accueil n’est ouvert qu’en juillet et en août. En 2019, Parcs Canada a instauré une nouvelle méthode d’estimation de l’affluence fondée sur le dénombrement des véhicules. Du 15 juin au 15 octobre 2019, le nombre de visites-personnes a été estimé à 33 269. Autrefois, la collectivité de Rocky Point et les environs offraient un plus grand nombre d’agréments et présentaient donc plus d’attrait pour les visiteurs de Charlottetown. Par suite de la perte de divers services, dont un traversier, un camping et un restaurant, cette collectivité a plus de mal à attirer des visiteurs, et il en va de même pour le lieu historique.

Carte 3 : Carte du lieu historique national de Skmaqn – Port-la-Joye – Fort Amherst

Carte 3 : Carte du lieu historique national de Skmaqn – Port-la-Joye – Fort Amherst

Carte 3 : Carte du lieu historique national de Skmaqn – Port-la-Joye – Fort Amherst - Version texte

Carte illustrant la propriété du lieu historique national de Skmaqn–Port-la-Joye–Fort Amherst, qui est administré par Parcs Canada à Rocky Point, à l’Île-du-Prince-Édouard.

Depuis la publication du dernier plan directeur en 2003, Parcs Canada a mené à bien plusieurs projets d’envergure, notamment grâce à des périodes de collaboration très étroite avec des partenaires et des intervenants. Depuis dix ans, les sommes investies dans le lieu historique se montent à environ 950 000 $. Voici quelques-unes de ces initiatives clés :

  • Conclusion d’un protocole d’entente entre la MCPEI et Parcs Canada, 2005; Remise à neuf du centre d’accueil et enlèvement des expositions (endommagées par l’eau), 2005-2009;
  • Formulation de recommandations sur l’aménagement futur du lieu historique par un comité de réaménagement composé de Parcs Canada, de la MCPEI, des communautés acadienne/francophone et de la Royal Commonwealth Society of PEI, 2008-2009;
  • Série de fouilles archéologiques et de stages pratiques concentrés dans le secteur des habitations acadiennes, 2008-2009;
  • Installation de nouveaux panneaux d’interprétation le long du sentier du Vieux-Port (également appelé sentier Old Harbour), 2009;
  • Investissements dans le centre d’accueil, le réseau de sentiers, la maison Newson et une aire de fréquentation diurne assortie d’une scène extérieure, 2009-2011;
  • Réduction de la capacité opérationnelle et passage au statut de lieu historique d’exploration autonome, 2012;
  • Signature d’un protocole d’entente entre la Société nationale de l’Acadie, Parcs Canada et le ministère du Patrimoine canadien, 2015;
  • Améliorations apportées à la route d’accès, aux terrains de stationnement et à la maison Newson, 2015-2016;
  • Réinstauration de la présence quotidienne de personnel en juillet et en août, 2016;
  • Ajout de nouvelles activités au programme d’interprétation en collaboration avec la MCPEI, p. ex. installation d’un wigwam traditionnel et fabrication et mise à l’eau d’un canot en écorce de bouleau, 2016-2019;
  • Ajout du vocable mi’kmaq au nom du lieu historique en 2018.

Plusieurs de ces initiatives, tout comme les consultations connexes qui ont été menées auprès des partenaires et des intervenants, ont retardé l’élaboration du nouveau plan directeur. Par suite de la conclusion du protocole d’entente de 2005, la MCPEI et l’Unité de gestion de l’Île-du-Prince-Édouard de Parcs Canada se partagent désormais les coûts d’un poste de gestionnaire des initiatives stratégiques, qui cumule les fonctions d’agent de liaison et de conseiller pour les deux partenaires.

Les travaux conjoints de planification stratégique, notamment les recommandations formulées par le comité de réaménagement (2009) et l’initiative Récits du Canada de Parcs Canada (2019), s’harmonisent bien avec la mise en œuvre du plan directeur précédent, l’orientation contenue dans les protocoles d’entente et d’autres accords ainsi que l’élaboration du présent plan. En outre, le présent document fait fond sur les premières phases de la planification : à l’étape de l’évaluation de l’état du lieu historique (2016) et à celle de l’établissement de la portée (2017), voici quels étaient les principaux enjeux : préservation de l’état des remblais de Fort Amherst; préservation des vues sur le havre; régularisation de l’offre en ce qui a trait à la présence de personnel; intensification des efforts de promotion et augmentation de l’affluence; renforcement de la participation des groupes culturels, dont les partenaires mi’kmaq et acadiens, et optimisation de l’utilisation du centre d’accueil et d’autres installations de la propriété pour la tenue d’événements spéciaux. Compte tenu de la qualité et de l’importance des récits locaux, régionaux, nationaux et mondiaux qui tirent leurs origines de Skmaqn – Port-la-Joye – Fort Amherst, les initiatives antérieures et actuelles qui visent à mieux faire connaître le lieu historique et à créer des possibilités pour les visiteurs viennent étayer le principe selon lequel le lieu historique gagnerait à être plus visible et mieux connu du public.


4.0 Vision

Dans 10 à 15 ans, le lieu historique national de Skmaqn – Port-la-Joye – Fort Amherst demeure un magnifique espace naturel qui rend hommage aux récits des différentes cultures ayant contribué à façonner son histoire : les Mi’kmaq, les Français, les Acadiens et les Britanniques.

Véritable creuset d’histoire vivante, le lieu historique continue de jouer son rôle de porte d’entrée et de lieu de rassemblement. Tout en lui évoque les multiples facettes de son passé – qu’il s’agisse des vues qui s’offrent depuis la propriété elle-même, des curieux vestiges du fort britannique ou de son programme d’interprétation pénétrant et évocateur. Chaque élément invite le visiteur à examiner de plus près un aspect précis de l’histoire, de la culture ou de la nature. La propriété et les installations créent un cadre invitant pour la tenue d’une gamme variée d’activités culturelles et communautaires et représentent un lieu de rassemblement attrayant pour diverses activités organisées par des tiers.

Le lieu historique national de Skmaqn – Port-la-Joye – Fort Amherst convie les visiteurs à une expérience qui stimule les sens et mobilise l’esprit. Les visiteurs admirent les panoramas spectaculaires du havre, parcourent les magnifiques sentiers qui traversent des lieux tranquilles et absorbent les sons ainsi que les odeurs de l’herbe, des arbres et de la brise maritime. Les séjours au lieu historique sont une invitation à la contemplation d’une histoire complexe.

Le lieu historique national de Skmaqn – Port-la-Joye – Fort Amherst jouit d’une place privilégiée dans le vaste réseau de lieux historiques, et, de par sa portée étendue, il révèle la signification et l’importance locales, régionales et mondiales des événements qui y sont survenus. Les récits qui y sont racontés reflètent une grande diversité de thèmes, qu’il s’agisse de la vie des particuliers et des familles de l’île au XVIIIe siècle, des liens avec l’histoire de l’Acadie et du Canada ou encore des liens avec l’expérience continue des nouveaux arrivants de partout sur la planète, en cette ère où les mouvements de population ne cessent d’évoluer à l’échelle mondiale.

Les possibilités de découverte des différents chapitres de l’histoire humaine de Skmaqn – Port-la-Joye – Fort Amherst s’étendent bien au-delà des limites du lieu historique. Grâce à un site Web aux couleurs vives qui fournit des renseignements utiles, à une présence dynamique dans les médias sociaux et à de l’information diffusée par l’intermédiaire de partenaires et de lieux historiques apparentés, le lieu historique national de Skmaqn – Port-la-Joye – Fort Amherst peut faire entendre sa voix ici comme ailleurs. Cette information permet de mieux faire connaître le lieu historique et son rôle dans la colonisation de l’Île-du-Prince-Édouard et du Canada. Elle donne aussi aux résidents de l’île et à la population canadienne dans son ensemble la possibilité de tisser des liens plus étroits avec le lieu historique et de mieux en comprendre l’importance.


5.0 Stratégies clés

Les priorités stratégiques du lieu historique national de Skmaqn – Port-la-Joye – Fort Amherst pour les dix prochaines années s’articuleront autour d’un cadre de gestion composé de trois stratégies clés. Ces stratégies sont assorties d’objectifs et de cibles qui aideront Parcs Canada à concrétiser la vision adoptée pour le lieu historique en collaboration avec des partenaires et des intervenants.

Stratégie clé 1 :

Travailler ensemble à mieux faire connaître le lieu historique

Cette stratégie, et de fait la mise en œuvre du présent directeur plan, est axée sur une collaboration continue avec des partenaires et des intervenants clés. Comme Skmaqn – Port-la-Joye – Fort Amherst est un lieu de rassemblement pour des groupes culturels précis, à savoir les Mi’kmaq, les Français, les Acadiens et les Britanniques, sa vitalité dépend de la participation active de partenaires et d’intervenants, sur place et à distance. Outre les groupes culturels, Parcs Canada entend travailler de concert avec d’autres intervenants clés qui œuvrent dans les domaines du tourisme, de l’appréciation de la nature, des loisirs de plein air et de l’éducation. Cette stratégie vise à mieux faire connaître le lieu historique auprès des publics cibles, à renforcer l’appui obtenu des résidents de la région et à attirer de nouveaux visiteurs. À la lumière des commentaires reçus des visiteurs, Parcs Canada s’efforcera d’améliorer la signalisation routière ainsi que les renseignements qu’il diffuse pour aider les visiteurs à planifier leur voyage. Une nouvelle méthode de calcul de l’affluence fondée sur le dénombrement des véhicules a été instaurée en 2019.

Objectif 1.1

Intensifier les efforts déployés pour promouvoir le lieu historique à distance.

Cibles :

  1. Le nombre d’activités de diffusion externe à distance et d’activités promotionnelles visant à mieux faire connaître le lieu historique aux publics cibles augmente d’ici 2025, qu’il s’agisse d’activités réalisées par Parcs Canada ou par des partenaires, en personne ou par d’autres moyens.
  2. Le nombre de produits de diffusion externe et de produits servant à promouvoir le lieu historique auprès des publics cibles augmente d’ici 2025.
  3. Le nombre de tierces parties qui travaillent avec le lieu historique augmente d’ici 2030.

Objectif 1.2

Accroître l’affluence au lieu historique.

Cibles :

  1. D’ici 2030, l’affluence augmente de 5 % au lieu historique.
  2. Les voyages organisés qui sont réservés par des croisiéristes, des voyagistes et d’autres organisations et qui génèrent des recettes pour le lieu historique augmentent d’ici 2030.

Stratégie clé 2 :

Travailler ensemble afin d’enrichir l’expérience du visiteur

La collaboration continue et élargie avec les partenaires et les intervenants clés s’inscrit également dans cette stratégie. Skmaqn – Port-la-Joye – Fort Amherst est un carrefour stratégique et un lieu de rassemblement où différentes cultures sont devenues des alliées, ont établi des racines ou se sont affrontées dans des conflits armés. Il importe donc de faire connaître les différentes perspectives sur les événements qui y sont survenus. Cette stratégie favorise la poursuite des discussions sur l’ajout du nom mi’kmaq en 2018 et vise à renforcer les liens qui unissent les groupes culturels au lieu historique ainsi que l’esprit de collaboration qui règne entre eux. Elle a aussi pour but de donner aux partenaires de multiples possibilités de faire connaître leur point de vue sur l’histoire humaine complexe de Skmaqn – Port-la-Joye – Fort Amherst. La stratégie fait également fond sur des événements spéciaux antérieurs afin de définir une vaste gamme de possibilités à explorer en collaboration avec des partenaires. Dans l’ensemble, la rétroaction reçue des visiteurs révèle un degré élevé de satisfaction à l’égard du lieu historique et des possibilités d’apprentissage qui y sont offertes. Certains visiteurs ont exprimé le souhait que de nouvelles activités familiales viennent s’ajouter au programme du lieu historique, et bon nombre ont dit apprécier les activités axées sur la culture mi’kmaq. Lorsque les efforts de collaboration avec les partenaires et les intervenants engendreront des possibilités d’amélioration du programme, il importera de tenir compte des besoins des publics cibles et de tout un éventail d’identités sociales, de capacités et d’intérêts.

Objectif 2.1

Faire connaître les récits du lieu historique sous leurs multiples éclairages.

Cibles :

  1. Les représentants des communautés mi’kmaq, acadienne et britannique continuent de collaborer avec Parcs Canada en formant des comités consultatifs (ou des structures semblables) selon les besoins et en créant des expériences stimulantes et de grande qualité.
  2. D’ici 2030, le matériel d’interprétation sur place est renouvelé et amélioré à l’aide de nouvelles approches permettant de transmettre de multiples perspectives.

Objectif 2.2

Créer de nouvelles possibilités de découverte de la culture mi’kmaq.

Cibles :

  1. D’ici 2025, le lieu historique enrichit son programme en y ajoutant du contenu sur l’histoire et la culture des Mi’kmaq en collaboration avec la MCPEI.
  2. D’ici 2030, le lieu historique fait partie intégrante de l’offre de tourisme autochtone de la région.
  3. D’ici 2030, Parcs Canada enregistre une hausse de nombre de visiteurs qui participent à des activités axées sur la culture mi’kmaq au lieu historique.

Objectif 2.3

Accroître le nombre d’événements spéciaux organisés ou tenus au lieu historique.

Cibles :

  1. Le nombre d’événements communautaires ou culturels organisés par Parcs Canada ou tenus par des partenaires et des intervenants au lieu historique augmente d’ici 2030.
  2. D’ici 2030, Parcs Canada maintient au même niveau les recettes tirées de la location de la propriété, du centre d’accueil, de la scène extérieure et d’autres installations par des tierces parties pour la tenue d’événements privés.

Stratégie clé 3 :

Protéger un paysage culturel

L’essence du lieu historique tient à son paysage ouvert et à son emplacement stratégique : le point de convergence de la géographie, de la nature humaine et de l’histoire. Cette stratégie prévoit la protection du paysage proprement dit ainsi que la protection des ressources culturelles liées au lieu historique. Pour assurer l’intégrité commémorative du lieu historique, il faut : protéger la propriété du lieu historique, notamment son importance culturelle pour les Mi’kmaq; protéger les principales ressources culturelles, telles que les vestiges des remblais de Fort Amherst et les artefacts souterrains disséminés un peu partout sur la propriété; préserver l’état des autres ressources culturelles, comme la maison Newson, et préserver l’esprit des lieux créé par les vastes prairies, les petites parcelles de forêt et les vues sur l’entrée du port. Les sondages menés auprès des visiteurs révèlent que les possibilités d’observation des paysages figurent parmi les principales raisons qui les amènent à faire un séjour au lieu historique.

Il importera de continuer à exécuter des programmes de surveillance et à promouvoir le respect des règlements auprès des visiteurs (p. ex. ne pas utiliser de détecteur de métal et ne pas perturber les artefacts), surtout dans un contexte où le changement climatique pourrait accroître la fréquence des tempêtes et accélérer l’érosion. Tout en surveillant et en protégeant les ressources culturelles, Parcs Canada devra à tout prix surveiller les habitats et les espèces prioritaires du lieu historique. Ces objectifs de protection des ressources sont également étayés par une collaboration avec d’autres ordres de gouvernement, des organismes non gouvernementaux et des établissements d’enseignement, tels que l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard.

Objectif 3.1

Veiller à ce que les ressources culturelles restent en bon état.

Cibles :

  1. Parcs Canada maintient les remblais de Fort Amherst en bon état, notamment en gérant la croissance des jeunes arbres (de manière à créer un espace ouvert pour les vestiges du fort et à éviter que les racines des arbres ne perturbent les ressources enfouies sous la surface du sol).
  2. D’ici 2025, Parcs Canada élimine les incertitudes en ce qui a trait au dégagement des plans de vue afin de préserver les paysages culturels, en réalisant des recherches sur les normes à respecter (telles que les points de vue de référence) et en définissant les autres facteurs à considérer, notamment l’importance de diverses espèces d’arbres.
  3. La maison Newson demeure en bon état sur le plan structural (le bâtiment reste inoccupé et ne sert pas à la tenue d’activités).
  4. La collection d’artefacts issus du lieu historique (plus de 18 000, stockés dans une installation à distance) reste en bon état.

Objectif 3.2

Préserver le milieu naturel et la beauté panoramique du paysage.

Cibles :

  1. Les vastes prairies ondulantes et les vues sur le port de Charlottetown sont préservées jusqu’en 2030.
  2. D’ici 2025, la présence et l’occupation d’habitat propice aux espèces en péril sont évaluées et suffisamment bien comprises pour permettre la prise de mesures destinées à préserver ou à améliorer la qualité et la connectivité de l’habitat disponible.
  3. D’ici 2025, Parcs Canada comprend mieux les impacts possibles du changement climatique sur le lieu historique grâce à une évaluation des taux historiques d’érosion du littoral.

6.0 Résumé de l’évaluation environnementale stratégique

L’évaluation environnementale stratégique vise à permettre la prise en compte des facteurs environnementaux dans l’élaboration de projets de politiques, de plans et de programmes afin d’étayer la prise de décisions respectueuses de l’environnement. Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes (2010), le plan directeur du lieu historique national de Skmaqn – Port-la-Joye – Fort Amherst a été soumis à une évaluation environnementale stratégique.

La mise en œuvre du plan directeur aura de nombreux effets positifs, par exemple la protection de l’intégrité commémorative du lieu historique, notamment la préservation de l’état des ressources culturelles et des biens ainsi que l’approfondissement des connaissances sur les impacts du changement climatique à l’échelle locale. Les principaux bienfaits du plan sont liés à la protection du milieu naturel, en particulier la mosaïque de prairies et de parcelles de forêt, ainsi qu’à une meilleure compréhension des espèces en péril qui pourraient se trouver sur la propriété et de leur habitat. Il s’agit d’un aspect important, parce que le lieu historique renferme un habitat propice aux oiseaux migrateurs et peut-être à plusieurs espèces d’oiseaux et de chauves-souris en péril. Les graminées, les arbustes et les arbres du lieu historique pourraient représenter un habitat propice, tout comme d’anciens bâtiments qui subsistent sur la propriété. Par ailleurs, le plan directeur aidera la population canadienne à se rapprocher de la nature, ce qui contribuera à la mise en œuvre de la Stratégie fédérale de développement durable.

Les objectifs et les cibles du plan directeur qui pourraient avoir des effets négatifs sur l’environnement comprennent l’augmentation de l’affluence, l’accroissement du nombre d’événements spéciaux et la gestion de la végétation afin de préserver le paysage culturel. Voici les impacts environnementaux possibles : perturbations ou autres dommages causés aux oiseaux nicheurs, dommages causés à la végétation et altération de l’habitat faunique. Cependant, il sera possible d’atténuer ces effets en appliquant les lignes directrices établies, notamment les Normes et lignes directrices pour la conservation des lieux patrimoniaux au Canada; en soumettant les projets à des évaluations d’impact; en élaborant des mesures d’atténuation propres à des espèces précises, s’il y a lieu; en exécutant un programme de surveillance des espèces en péril présentes dans le lieu historique (p. ex. des relevés d’oiseaux nicheurs, des travaux de surveillance acoustique et l’inspection de bâtiments pouvant abriter des chauves-souris) et en respectant les exigences de la Loi sur les espèces en péril, de la Loi sur la convention concernant les oiseaux migrateurs ainsi que des politiques et des orientations pertinentes de Parcs Canada. En outre, l’administration du lieu historique est tenue d’adapter ses opérations de manière à atténuer ses impacts sur le climat, conformément aux exigences d’écologisation du gouvernement à l’appui de la Stratégie fédérale de développement durable.

L’ébauche du plan directeur et l’ébauche du résumé de l’évaluation environnementale stratégique seront soumises à des consultations auprès des partenaires autochtones, des intervenants et du public. Les commentaires formulés seront pris en compte et intégrés au rapport d’évaluation environnementale stratégique et au plan directeur.

Il n’est pas prévu que la mise en œuvre du plan directeur aura des effets négatifs importants sur l’environnement. Chaque projet sera soumis à une évaluation distincte en vertu de la Loi sur l’évaluation d’impact ou de l’instrument législatif qui la remplacera, selon les besoins.