Cherchez des traces d’activité du castor, l’animal emblématique du Canada, le long des berges du sentier Attikamek. Les souches rongées sont un signe incontestable de sa présence dans les parages. Le castor peut abattre jusqu’à 200 arbres par année pour construire des digues et des huttes. Dans les plans d’eau peu profonds, il construit des digues pour faire monter le niveau d’eau afin que l’eau ne gèle pas jusqu’au fond en hiver. L’étang ainsi modifié lui assure une protection contre les prédateurs et lui permet d’accéder à sa hutte sous l’eau à longueur d’année. La hutte sert de domicile au castor. Chacune abrite un groupe familial unique, composé des parents, des bébés et de jeunes castors âgés de deux à trois ans.

Castorville

Les castors sont en mesure d'adapter l'environnement à leurs besoins. Dans le chenal, les castors ont construit un barrage afin que le niveau de l'eau soit suffisamment haut pour leur permettre d'aménager leur hutte et de garder leur réserve de nourriture pour l'hiver sous la couche de glace. Les castors ont aujourd'hui migré en amont, comme en témoignent la nouvelle hutte, la réserve de nourriture et les arbres rongés des boisés voisins.

Perché sur une branche, un martin-pêcheur guette patiemment le reflet d'une nageoire ou d'une écaille sous la surface de l'eau. Vif comme l'éclair, il plonge pour attraper un savoureux festin. Des visons patrouillent le rivage et les eaux profondes à la recherche de grenouilles, de serpents, de souris et de rats musqués.

Nageurs hors pair, les visons élisent souvent domicile dans d'anciens barrages de castors ou terriers de rats musqués. Le grand bec-scie plonge sans avertissement dans les rapides et refait surface à un endroit inattendu lorsqu'il pêche sous la surface de l'eau. Ce petit jeu de cache-cache plaît énormément aux visiteurs qui l'observent du rivage.