Travaux terminés

Le lieu historique national Fort-Anne, soit le premier lieu historique national en activité au pays, a été le carrefour de la transformation des relations sociales, politiques et militaires entre les Mi’kmaq, les Acadiens, les Français et les Britanniques aux 17e et 18e siècles. Ses fortifications actuelles de style Vauban en forme d’étoile datent de 1702. Elles ont été préservées grâce aux efforts déployés par les résidents locaux et par plusieurs générations de Canadiens qui chérissent les paysages culturels du pays.

À l’occasion du 100e anniversaire de Fort-Anne en tant que lieu historique national ainsi que du 150e anniversaire du Canada, plusieurs projets d'infrastructure ont été menés à bien en 2017.

Renouvellement de l’interprétation du musée du Quartier des officiers

Construit par les militaires britanniques en 1797, ce bâtiment a servi de casernes pour les officiers et les soldats jusqu’au retrait de la garnison en 1854. En 1917, Fort‑Anne a été reconnu comme parc du Dominion et le bâtiment a par la suite abrité un musée. Ce bâtiment a été complètement restauré en 1935 pour créer un « musée moderne à l’épreuve du feu ». En 2017, on a complètement renouvelé les expositions permanentes du musée du Quartier des officiers de manière à créer une expérience plus actuelle et interactive pour les visiteurs, y compris raconter des histoires des Autochtones.

Cimetière de la garnison

Le projet de stabilisation du cimetière de la garnison comprenait la conservation de pierres à priorité élevée et la restauration de la clôture de fer forgé du début du 19e siècle. Cette clôture de fer forgé date du milieu des années 1870 et a été réalisée par Munro et O’Neill de la rue Lower Water, à Halifax. C’est un rare exemple de travail de ferronnerie néo-écossaise pour cette époque.

Les résidents acadiens de la région de Port-Royal, les membres de la garnison française, les fonctionnaires français et leurs familles étaient enterrés dans ce cimetière. À la suite de la prise du fort par les Britanniques en 1710, ce lieu est devenu un cimetière anglican. Le cimetière a répondu aux besoins de la garnison du fort ainsi qu'aux besoins de la population civile de la municipalité d’Annapolis Royal. Le dernier enterrement a eu lieu en 1940.

L’Historical Association of Annapolis Royal offre des visites guidées du cimetière à la chandelle en se servant des pierres tombales comme toile de fond pour partager des histoires sur le mode de vie et les coutumes des personnes qui ont façonné l’histoire du fort Anne et de la région.

Le Quai de la Reine et le sentier pédestre

Les ruines du Quai de la Reine (Queen’s Wharf) sont les seuls vestiges visibles des structures de 1740 à l'extérieur des remparts du front de mer, qui reflètent la technologie du milieu du 18e siècle jusqu'au début du 20e siècle.

Le projet de stabilisation du Quai de la Reine était axé sur la protection des ruines du quai contre l’érosion additionnelle. Ce projet comprenait également un nouveau sentier pédestre pour améliorer l’accès des visiteurs à la section du quai et relier Fort-Anne à l’amphithéâtre du front de mer et au trottoir de bois.

Bâtiments administratifs et d’entretien

La réfection du bâtiment administratif de Fort-Anne comprenait le réaménagement du bureau afin d’améliorer l’efficacité opérationnelle et administrative et les services au public.

Enseveli sous l’herbe, le «bunker d'entretien » avait besoin d'un rejointoiement de la maçonnerie ainsi que de travaux de réparation au toit, lesquels nécessitaient d'enlever et de remplacer le gazon qui recouvrait le toit. On a retiré/reconstruit le garage d'entretien pour améliorer les pratiques de travail sécuritaires et l'efficacité des activités de gestion des biens du site.