Beaubassin

Situé en plein cœur du Siknikt, l’un des sept districts traditionnels des Mi’gmaq qui s’étendaient sur le territoire occupée actuellement par les provinces maritimes et une partie de la Gaspésie au Québec. L’endroit comptait déjà une importante communauté Mi’gmaq lorsque les Acadiens sont venus de Port-Royal dans les années 1670 pour y faire du commerce et pratiquer l’agriculture. Au milieu du 18e siècle, on trouvait un grand village prospère à Beaubassin ainsi qu’une église catholique et une mission pour les Mi’gmaq. En 1750, 1400 Acadiens vivaient dans le village de Beaubassin et dans les établissements environnants.

La région de Beaubassin était la route la plus rapide qui reliait la partie continentale de l’actuelle Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick. La rivière Mésagouèche et d’autres rivières liées par des portages constituaient pour les Mi’gmaq les voies de commerce et de transport dans la région. La région est devenue un lieu de passage très utile pour la Nouvelle-France car elle reliait l’Acadie à Québec et à Louisbourg.

Chignectou revêtait une importance stratégique car ceux qui en avaient la maîtrise contrôlaient les déplacements dans la région et au-delà.

Ligne du temps

  • 11 000 BP

    Une importante communauté Mi’gmaq s’est développée à Siknikt. Du fait de son emplacement en plein cœur du Mi’kma’ki, ses chefs étaient des dirigeants respectés et bien informés.

  • Années 1500

    Les pêcheurs et les commerçants de l’Europe commencent à fréquenter les côtes de la Nouvelle-Écosse.

  • 1604

    Samuel de Champlain visite la région et en trace une carte.

  • 1671-1672

    Jacques Bourgeois, chirurgien et constructeur de bateaux de Port-Royal ayant des relations commerciales avec les Mi’gmaq, établit un nouveau village.

  • 1676

    Michel Leneuf de La Vallière, à qui le gouverneur de la Nouvelle-France concède la « seigneurie de Beaubasssin », fait venir des colons du Canada.