L'activité militaire britannique et française, ainsi que les manoeuvres des Britanniques dans la partie continentale de la Nouvelle-Écosse augmentent les tensions et le malaise dans la région. Ceci provoque des milliers d'Acadiens des quatre coins de la Nouvelle-Écosse de quitter leur hameau pour s'établir dans la région de Chignectou du côté ouest de la rivière Mésagouèche, à l'île Saint-Jean (Île-du-Prince-Édouard) et à l'Île-Royale (au Cap-Breton).

Pendant les années 1750, les autorités françaises se doutent de la fiabilité des Acadiens comme alliés. En même temps, les autorités britanniques perçoivent les Acadiens comme des sujets instables. Avec l'appui du gouverneur William Shirley, du Massachusetts, Charles Lawrence, nommé lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse en 1753, applique une politique de plus en plus agressive à l'égard des Acadiens. Ces derniers occupent les terres les plus fertiles de la Nouvelle-Écosse, mais ne veulent toujours pas prêter un serment d'allégeance sans réserve au monarque britannique. Pour les Anglais, ce refus fait perdre aux Acadiens le droit d'occuper ces terres et justifie leur expulsion.

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