Plus de 6 700 langues parlées dans le monde sont menacées de disparition. C’est pour cette raison que l’année 2019 a été proclamée Année internationale des langues autochtones par les Nations Unies. Cette proclamation permettra de sensibiliser les gens à ces langues menacées de disparition et à mettre l’accent sur le rôle important qu’elles jouent dans la reconquête des identités et des traditions. Les langues autochtones sont de précieux identifiants culturels et historiques qui établissent des liens entre les peuples. Elles sont aussi d’importants outils de réconciliation, d’établissement de relations et de développement social, économique et politique.

Le Lieu historique national de la Maison-Riel est situé dans le foyer de la Nation métisse et sur la terre du Traité no 1, le territoire traditionnel des peuples Anishinaabe, Cri et Oji-Cri. Ces peuples autochtones et leurs collectivités ont un important lien avec Maison-Riel.

Le lieu historique national de la Maison-Riel est un lieu d’importance historique et culturelle. Il est rattaché à la famille Riel, famille métisse éminente. De nos jours, ce lieu rend hommage à Louis Riel, chef et politicien métis, ainsi qu’au quotidien d’une famille métisse qui est passée à l’histoire. Jadis, les Métis étaient bien connus pour leurs qualités multilingues et leurs compétences d’interprètes. Ils parlaient plusieurs langues, dont leurs propres langues, le michif et le bungi. Le michif est un mélange de cri et de français. Il s’agit d’une langue dynamique comprenant plusieurs variantes, en fonction du lieu et de l’histoire, et d’autres langues de peuples d’une région particulière. Le bungi est également une langue dynamique. Elle a des composantes de cri, d’ojibwé, d’écossais des Orcades et de gaélique. Aujourd’hui, des organismes comme l’Institut Louis-Riel intercèdent pour raviver les langues du patrimoine métis et rétablir l’élément linguistique de l’identité métisse.