Plus de 6 700 langues parlées dans le monde sont menacées de disparition. C’est pour cette raison que l’année 2019 a été proclamée Année internationale des langues autochtones par les Nations Unies. Cette proclamation permettra de sensibiliser les gens à ces langues menacées de disparition et à mettre l’accent sur le rôle important qu’elles jouent dans la reconquête des identités et des traditions. Les langues autochtones sont de précieux identifiants culturels et historiques qui établissent des liens entre les peuples. Elles sont aussi d’importants outils de réconciliation, d’établissement de relations et de développement social, économique et politique.

Lieu historique national de Lower Fort Garry est situé dans le foyer de la Nation métisse et sur la terre du Traité no 1, le territoire traditionnel des peuples Anishinaabe, Cri et Oji-Cri. Ces peuples autochtones et leurs collectivités ont un important lien avec Lower Fort Garry.

Le lieu historique national de Lower Fort Garry est un fort de traite historique qui a servi de carrefour commercial aux Premières Nations, aux Métis et aux colons européens. À cette époque, de nombreuses langues étaient parlées sur ce territoire, dont l’ojibwé, le cri, le michif, le bungi, l’anglais et le français. Cette riche mosaïque linguistique est le reflet de la diversité des peuples qui ont travaillé et fait du commerce à ce site. Il s’agit aussi de l’emplacement du Traité no 1 conclu avec sept Premières Nations : la Première Nation de Peguis, la Première Nation de Fort Alexander (Sagkeeng), la Première Nation du lac Swan, la Première Nation Long Plain, la Première Nation Anishinaabe de la rivière Roseau, la Première Nation Sandy Bay et la Première Nation des Ojibwé Brokenhead. Le lien qui existe entre ce site et les Premières Nations est fort. Tous les ans, le 3 août, il y a une célébration pour commémorer le traité à Lower Fort Garry, le jour de la conclusion du traité en 1871.