Murray Lindley, English Grammar Adapted to the Different Classes of Learners with an Appendix Containing Rules and Observations for Assisting more Advanced Students to Write with Perspicuity and Accuracy, 47e édition (York : Thomas Wilson & Sons, High-Ousegate, 1834).
Numéro d’enregistrement : HG.61.1.126

Archibald N. Carmichael, Rudiments of the Greek Language for the Use of the Edinburgh Academy, 4e édition, augmentée et améliorée (Édimbourg et Londres : Oliver & Boyd, Weedale Court and Simpkin, Marshall, & Co., 1837).
Numéro d’enregistrement : HG.61.1.122

Ces deux ouvrages appartenaient à l’origine à Donald Ross (1797- 1852), facteur en chef à Norway House de la Compagnie de la Baie d’Hudson, et à sa famille. La famille Ross a vécu dans le Cottage des visiteurs à Lower Fort Garry de 1851 à 1852. Donald Ross a déménagé à Lower Fort Garry à la fin de sa longue carrière à la Compagnie de la Baie d’Hudson, car il souffrait de consomption (tuberculose) et espérait que le climat dans le sud atténuerait ses symptômes.

Donald Ross a apposé sa signature sur la page de garde de son exemplaire de Rudiments of the Greek Language for the Use of the Edinburgh Academy (1837) et, dans une écriture différente, sur la dernière page de l’ouvrage. English Grammar Adapted to Different Classes of Learners (1834) de Murray Lindley porte l’inscription « Miss Ross Camberwell 1838 » une fois à l’encre et une fois au crayon. L’ouvrage aurait été acheté en 1838 à Camberwell – dans la banlieue de Londres – par Jean Ross, la fille aînée des Ross. Ce manuel de grammaire était très populaire en Angleterre et en Amérique du Nord. Publié pour la première fois en 1795, le texte a fait l’objet de 50 éditions différentes. Deux types de « s » différents sont utilisés dans les signatures manuscrites de M. Ross et de Mlle Ross. Le « s » qui ressemble à un « f » est appelé « s long » et était souvent utilisé dans l’impression mécanique et la calligraphie jusque dans les années 1790. Ces signatures montrent que le « s long » était conservé dans certaines calligraphies à l’ancienne dans la seconde moitié du 19e siècle.

Tous les officiers de la Compagnie de la Baie d’Hudson avaient droit à un espace de chargement sur les brigades en provenance et à destination de l’Angleterre en fonction de leur rang. Ils pouvaient utiliser cet espace pour y transporter des biens tels que des livres et d’autres effets personnels. Les livres pouvaient être commandés en écrivant directement à un libraire en Angleterre ou en écrivant au secrétaire à Londres. Comme les livres faisaient en général l’objet d’importations privées, il n’existe pas de registre des commandes de livres de la Compagnie de la Baie d’Hudson. D’après les données dont nous disposons, il semble que des livres de grammaire étaient moins souvent commandés que des ouvrages de référence comme les dictionnaires et les encyclopédies, les traités et les livres de fiction d’auteurs tels que Shakespeare, Charles Dickens et Walter Scott.