Carte des lieux historiques nationaux Fort Rodd Hill et du Phare-de-Fisgard, notamment les sentiers, les bâtiments historiques, et les installations et services de Parcs Canada.

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Le fort Rodd Hill, qui constitue l’entièreté du système de défense côtière de Victoria-Esquimalt, a déjà compté une vingtaine de fortifications et d’ouvrages connexes. Composé exclusivement de structures d’origine, le fort est l’un des lieux historiques du genre les plus complets et les mieux préservés.

Centre d’accueil – Bienvenue aux lieux historiques nationaux Fort Rodd Hill et du Phare-de-Fisgard! Vous trouverez ici des renseignements sur le site, une exposition et le poste d’entrée. Vous pourrez aussi y payer vos droits d’entrée, obtenir un Guide du visiteur et un livret des Xplorateurs, louer un audioguide et vous procurer des produits dérivés de Parcs Canada!

A) Batterie supérieure - Construite entre 1895 et 1897. Le canon à affût à éclipse de 6 pouces était identique aux deux qui équipaient la Batterie inférieure et aux trois qui se trouvaient à Macaulay Point, à l’est du port d’Esquimalt. Les nouveaux forts Rodd Hill et Macaulay remplaçaient les batteries de canons à chargement par la bouche dont l’installation « temporaire » remontait à 1878. Le fort Rodd Hill était l’ouvrage le plus à l’ouest des défenses de l’époque; sa situation relativement écartée signifiait qu’il lui aurait fallu repousser tout assaut terrestre jusqu’à l’arrivée des unités d’infanterie du casernement Work Point à Esquimalt. Ainsi, plusieurs caractéristiques de la construction du fort reflètent cette fonction d’autodéfense. Aujourd’hui, la batterie supérieure offre un aperçu de l’état du lieu historique à la fin de l’époque victorienne.

B) Porte et mur à meurtrières - Le fort Rodd Hill est le seul des ouvrages de la forteresse à protéger ses arrières au moyen de murs de béton percés de meurtrières. Les murs étaient assez épais pour arrêter une balle, et les meurtrières permettaient aux soldats de faire feu sur les ennemis en cas d’attaque.

C) Corps de garde - Plus qu’une simple guérite, le corps de garde représentait également l’autorité et la discipline militaires. Il a souvent servi de cellule de détention pour les soldats indisciplinés.

D) Réservoir d’eau - D’une capacité de 7.500 gallons, il pouvait satisfaire les besoins de la batterie durant plusieurs jours.

E) Poste de commandement des projecteurs – Il a contrôlé, jusqu’en 1940, tous les projecteurs électriques de défense de la forteresse. L’éclairage é.tait si puissant que même les faisceaux dispersés pouvaient illuminer le port jusqu’à 2 000 verges.

F) Poste de commandement de tir de la forteresse - De 1924 à 1940, un bâtiment en bois érigé sur ce site servait de poste de commandement nocturne pour l’ensemble de la forteresse. Le commandant était responsable du commandement et de la coordination des tirs d’artillerie.

G) Standard téléphonique – Cet appareil permettait de communiquer les ordres aux opérateurs à l’emplacement de projecteurs no 7 (cabane du pêcheur) de manière à ce qu’ils sachent où diriger l’éclairage.

H) Emplacement de pièce et canon – C’est ici que se trouvait le canon de 6 pouces (« canon à éclipse »). Pesant quelque cinq tonnes, l’âme du canon est celle qui fut installée à l’origine sur cet emplacement, en 1897. Il fallait huit hommes hautement qualifiés et un système hydraulique pour le soulever en position de tir. Le canon pouvait propulser un obus sur près de 10 km, après quoi son recul le faisait redescendre et il n’était plus visible, d’où son surnom de « canon à éclipse ». Lorsqu’il retombait sous le parapet, le canon était rechargé, et la manœuvre pouvait être répétée. Vous pouvez aujourd’hui le voir en position de tir sur un support moderne.

I) Magasin souterrain - C’est ici, bien à l’abri du feu ennemi, que l’on entreposait les munitions pour le canon de 6 pouces. On y trouvait également un petit atelier, un magasin de pièces détachées, un abri pour les canonniers ainsi qu’une lampisterie. Le port d’armes était interdit dans le dépôt de munitions et il fallait porter des vêtements de sécurité spéciaux dans le magasin à gargousses (afin d’éviter les étincelles).

J) Logements des officiers durant la Seconde Guerre mondiale – Ce bâtiment en bois peint en blanc, construit par l’Armée canadienne, a servi à héberger des soldats au début de la Seconde Guerre mondiale. À l’époque, ce bâtiment servait de quartier des officiers. Une vingtaine d’autres bâtiments semblables étaient éparpillés sur le terrain du fort.

K) Logement de l’adjudant - C’est ici qu’habitait le sous-officier supérieur du fort Rodd Hill en temps de paix. Au fil des ans, plusieurs familles ont habité dans cette maison de briques de style britannique.

L) Atelier d’ajustage - C’est ici que le forgeron réparait l’équipement utilisé au fort. Regardez à l’intérieur pour trouver les outils et les enclumes qu’il utilisait.

M) Poste de commandement de la batterie – Situé sur une petite colline, le poste de commandement de la batterie était accessible par un escalier de béton. Il s’agissait d’un des bâtiments les plus importants durant les premières années du fort Rodd Hill. Le commandant de la batterie était responsable des tirs d’artillerie et devait fournir de l’information pertinente, notamment sur les cibles, aux autres batteries.

N) Cantine - Durant leurs périodes libres, les soldats pouvaient venir y déguster une bière et des collations. Les oeufs conservés en saumure et les pieds de porc y étaient populaires dans les années 20.

O) Batterie inférieure - Construite à la même époque que la Batterie supérieure et servant la même fonction, cette position d’artillerie disposait de deux canons de 6 pouces et abritait le principal casernement d’avant 1940. Aujourd’hui, la batterie inférieure représente la Première Guerre mondiale et les années subséquentes. Les principaux éléments qui la différencient de la Batterie supérieure sont les suivants:

P) Casemate - Trois grandes pièces y abritaient un maximum de 54 soldats; cette casemate possédait aussi un terrain de parade, des lavabos, des latrines, une cuisine ainsique des magasins séparés pour l’huile, le charbon et les vivres. On y trouve aujourd’hui des expositions interactives, dont une représentation historique des articles du soldat.

Q) Salle de calcul du tir de la forteresse - Elle fut, durant une brève période de la Seconde Guerre mondiale, le centre d’opérations des pièces de contre-bombardement de la forteresse. Cette salle de calcul du tir était reliée aux forts Mary Hill et Albert Head et ne contrôlait donc pas les pièces de ce site. Dans les années 50, cette salle a été transformée en salle de calcul du tir de défense anti-aérienne, le reflet des nouvelles menaces qui planaient sur la souveraineté canadienne durant la guerre froide.

R) Phare de fisgard - Reconnu lieu historique national en 1960, un siècle après s’être allumé pour la première fois, le phare de Fisgard fonctionne encore de nos jours—même si le dernier gardien l’a quitté à la rame en 1929. Le phare de Fisgard exprime très tôt la volonté de souveraineté du gouvernement sur ce qui allait devenir la côte ouest du Canada. Des générations de marins— de Grande-Bretagne et du Canada, de la marine marchande et de la marine de guerre—comptaient sur le point de repère que constituait le phare pour trouver l’étroite entrée du port d’Esquimalt. De concert avec le phare de Race Rocks, le phare de Fisgard délimite le mouillage sûr de Royal Roads et guide les navires marchands vers le port de Victoria. On peut aujourd’hui y observer des expositions colorées racontant le récit des hommes et des femmes courageux et tenaces qui ont veillé à garder la lumière allumée.

S) Hangar à bateaux - Il s’agit d’une reconstruction moderne.

T) Entrepôt et réservoir d’eau - Il y avait fort peu d’eau potable au phare de Fisgard. Afin de réduire la dépendance par rapport à l’eau en fût, on a érigé cet entrepôt général en le dotant d’un toit horizontal afin de recueillir l’eau de pluie. Des conduites emmenaient ensuite l’eau dans une citerne souterraine. On y trouve aujourd’hui une reconstruction moderne faite de briques d’époque bâtie sur les fondations d’origine; elle abrite des toilettes publiques accessibles à tous.

U) Mesures anti-torpilles
- Ce filet anti-torpilles en acier supporté par des pieux en bois formait un rideau sous-marin qui bouchait l’ouverture existant alors entre le phare de Fisgard et la plage du fort Rodd Hill. Ce filet d’acier devait attraper et retenir une torpille jusqu’à ce qu’elle ait épuisé son air comprimé et qu’elle coule au fond du port.

V) Position de projecteur No 7 - Érigé en 1940, ce bâtiment a été restauré pour lui redonner son camouflage de guerre, celui d’une « cabane de pêcheur » munie d’une rampe et d’un bateau! En 1944, la forteresse Victoria-Esquimalt comptait 17 projecteurs.

W) Batterie belmont - Pour empêcher les torpilleurs, petites embarcations rapides, de se glisser sous les canons des Batteries supérieure et inférieure, on a installé, en 1900, deux canons de 12 livres à tir rapide. Des canons semblables protégeaient (à diverses époques) les ports de Victoria et d’Esquimalt depuis les batteries Breakwater, Ogden Point, Golf Hill, Black Rock et Duntze Head. Aujourd’hui, la batterie Belmont témoigne de l’état du fort durant la Deuxième Guerre mondiale.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les vieux canons de 12 livres des batteries Belmont, Duntze Head et Ogden Point furent remplacés par des canons bitubes de 6 livres qui pouvaient soutenir une cadence de tir bien plus élevée. C’est d’ici que furent tirés, en juillet 1956, les derniers coups de canon émanant de la forteresse. La batterie Belmont est un exemple extraordinaire d’un système de défense côtier moderne au plus fort de la Deuxième Guerre mondiale.

X) Salle des génératrices pour les projecteurs – Cette pièce contient deux gros moteurs diesel qui servaient à alimenter les emplacements de projecteur éparpillés un peu partout sur le site. Elle est creusée dans la colline pour des raisons de camouflage et de protection. De cette manière, les projecteurs pouvaient fonctionner même en cas d’attaque de l’ennemi.

Y) Sentier nature historique - Cette courte promenade (15 minutes) vous fait emprunter un chemin historique jadis parcouru par les sentinelles et vous mène à travers la forêt luxuriante du littoral.

Z) Cercle d’accueil – Dans ce compas géant, on trouve quelques plantes indigènes, des panneaux d’orientation pointant vers divers endroits importants dans le monde et des bancs d’inspiration autochtone. Cet endroit marque la limite entre deux lieux historiques nationaux : le fort Rodd Hill et le phare de Fisgard

Pré à chênes de Garry éducatif - Promenez-vous tranquillement dans des prés de fleurs sauvages et un terrain boisé restaurés. Venez en apprendre davantage sur l’un des écosystèmes les plus rares de la Colombie-Britannique.

oTENTiks – Ces tentes-chalets aux murs de toile, offertes exclusivement par Parcs Canada, proposent une façon originale d’allier confort du foyer et aventure en plein air. Le fort Rodd Hill comporte cinq tentes oTENTik, chacune décorée selon un thème différent. Elles sont accessibles durant l’été et peuvent être réservées par l’entremise du service de réservations de Parcs Canada.

Temps de marche
  • Du Centre d’accueil au phare de Fisgard : 10 à 15 min
  • Sentier nature historique - de 10 à 20 minutes (aller seulement)
  • Tour complet du site (devant Batterie inférieure, Phare de fisgard, Batterie belmont et Batterie supérieure) – 40 à 60 min
Remarque : Ces estimations de temps sont pour la marche seulement — prévoir plus de temps pour visiter les bâtiments et expositions.