Table des matières

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par le directeur général de Parcs Canada, 2020.

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Plan directeur du lieu historique national du Canada Rocky Mountain House, 2020.

  • Papier : R64-105/75-2020F
  • 978-0-660-31625-3
  • PDF : R64-105/75-2020F-PDF
  • 978-0-660-31624-6

Pour obtenir de plus amples renseignements sur le plan directeur ou des questions connexes


Mailing address:
   Location: Lieu historique national du Canada Rocky Mountain House
     Agence Parcs Canada
     R.R. 4, emplacement 127, compartiment 6
     Rocky Mountain House (Alberta) T4T 2A4

Téléphone :

Télécopieur :
   Fax number: 403-845-5320


Sources des images de la page couverture

En haut, de gauche à droite : Parcs Canada, Parcs Canada, Parcs Canada
En bas : Parcs Canada


Avant-propos

L’honorable Jonathan Wilkinson, C.P., député
Ministre de l’Environnement et du Changement climatique et ministre responsable de Parcs Canada

Les parcs nationaux, les lieux historiques nationaux et les aires marines nationales de conservation du Canada appartiennent à tout le peuple canadien et offrent des expériences authentiquement canadiennes.

Ces joyaux forment l’un des plus beaux et des plus grands réseaux d’aires patrimoniales naturelles et culturelles protégées de la planète.

Le gouvernement est résolu à protéger notre patrimoine naturel et culturel, à élargir le réseau d’aires protégées et à contribuer au rétablissement des espèces en péril. Nous devons en même temps continuer d’offrir des activités et des programmes innovateurs sur place et à distance pour permettre à un nombre accru de Canadiens et de Canadiennes de faire l’expérience des lieux patrimoniaux de Parcs Canada et de découvrir notre histoire, notre environnement et notre culture.

Ce nouveau plan directeur du lieu historique national du Canada Rocky Mountain House vient appuyer cette vision.

Les plans directeurs sont élaborés à l’issue de vastes consultations et avec l’apport de personnes et d’organismes divers, dont des peuples autochtones, des résidents de la région, des visiteurs et l’équipe dévouée de Parcs Canada.

Les parcs nationaux, les lieux historiques nationaux et les aires marines nationales de conservation sont une priorité pour le gouvernement du Canada. J’aimerais remercier de leur dévouement et de leur esprit de collaboration tous ceux et celles qui ont contribué à ce plan.

À titre de ministre responsable de Parcs Canada, j’applaudis à cet effort concerté, et j’ai l’honneur d’approuver le plan directeur du lieu historique national du Canada Rocky Mountain House.

Jonathan Wilkinson
Ministre de l’Environnement et du Changement climatique et ministre responsable de Parcs Canada

Recommandations

Recommandé et l’original a été signé par

Ron Hallman

Président et Directeur général de l’Agence
Parcs Canada

Andrew Campbell

Vice-président principal, Opérations
Parcs Canada

Dave McDonough

Directeur d’unité de gestion, Unité de gestion de Banff
Parcs Canada


Résumé

Le confluent des rivières Saskatchewan Nord et Clearwater est un lieu de rassemblement important pour les Premières Nations et les Métis depuis d’innombrables générations. Situé dans le territoire traditionnel des Pieds-Noirs, sur les terres visées par le Traité no 6 et dans le territoire ancestral des Métis, cet endroit revêt une importance particulière pour les Premières Nations et les Métis. Selon les traditions orales, les Pieds-Noirs utilisent cet endroit et y sont liés depuis des milliers d’années. Les Ktunaxas (Kutenais) de la vallée du haut Columbia y étaient aussi présents, car ils traversaient régulièrement le col Howse pour chasser le bison sur les plaines du Nord-Ouest. À cet endroit, en 1799, la Compagnie de la Baie d’Hudson et la Compagnie du Nord-Ouest ont érigé des postes de traite des fourrures dans l’espoir de tirer parti du savoir des Autochtones et des possibilités de troc.

Le lieu historique national Rocky Mountain House invite les visiteurs à venir découvrir une époque charnière de l’histoire du Canada. Le cadre spectaculaire, les ressources archéologiques préservées, les programmes dynamiques et le centre d’accueil mémorable amènent les visiteurs à nouer des liens forts avec ce joyau de notre patrimoine. La Compagnie de la Baie d’Hudson et la Compagnie du Nord-Ouest y ont géré des postes de traite des fourrures pendant la majeure partie du XIXe siècle, et David Thompson – célèbre explorateur, commerçant et arpenteur – s’en est servi comme base pour ses voyages d’exploration dans les Rocheuses.

Le lieu historique national Rocky Mountain House renferme des vestiges archéologiques provenant de sites autochtones préeuropéens, de plusieurs postes de traite construits et occupés entre 1799 et 1875 et d’un important lieu de sépulture de l’époque de la traite des fourrures. Le lieu historique bénéficie d’un appui solide dans la région, et il entretient des relations étroites avec les groupes autochtones locaux – tant les Métis que les Premières Nations –, avec des associations locales ainsi qu’avec des administrations municipales et régionales. Le dernier plan directeur a été approuvé en 2007. Conformément à l’orientation qui y était exposée, d’importants progrès ont été réalisés dans les domaines suivants : réduction de la menace engendrée par l’érosion le long de la berge de la rivière, création de partenariats afin de promouvoir le lieu historique et élargissement de la gamme de possibilités offertes aux visiteurs, en particulier sur le plan de l’hébergement (tentes de trappeurs, tipis patrimoniaux et aire de stationnement pour VR).

Le présent plan directeur s’articule autour de trois stratégies clés :

  • Stratégie clé 1 : Renforcer les relations avec les peuples et organismes des Métis et des Premières Nations.

Cette stratégie vise à resserrer les liens existants et à établir de nouvelles relations, afin de cerner des possibilités de collaboration accrue et de faire preuve de leadership dans le dossier de la réconciliation. L’amélioration et l’enrichissement du contenu et des perspectives autochtones présentés au lieu historique national représentent une priorité.

  • Stratégie clé 2 : Adopter une approche intégrée pour la protection et la gestion des sites archéologiques, des panoramas, des caractéristiques du paysage naturel et des biens contemporains.

Cette stratégie souligne la nécessité d’adopter une approche intégrée pour la collaboration avec les exploitants de l’industrie, les voisins, les collectivités autochtones et les autres gestionnaires fonciers afin de réduire le plus possible les répercussions de leurs activités sur les ressources culturelles et naturelles, les biens contemporains ainsi que les valeurs sensorielles du lieu historique, telles que les sons et les odeurs, qui contribuent à enrichir l’expérience du visiteur. La stratégie cible aussi la protection des nombreux vestiges archéologiques in situ des quatre forts, du cimetière de l’époque de la traite des fourrures et du cadre naturel des berges de la Saskatchewan Nord, des éléments qui contribuent tous à l’intégrité des valeurs patrimoniales et à la protection à long terme du lieu historique.

  • Stratégie clé 3 : Continuellement enrichir l’expérience du visiteur.

Cette stratégie a pour but d’enrichir l’expérience du visiteur par la planification d’expériences, l’exécution de nouveaux programmes et la diversification des partenariats conclus avec divers particuliers, organismes et groupes. Parcs Canada entend travailler avec de nouveaux partenaires tout en continuant de collaborer avec ses partenaires de longue date, tels que la Confluence Heritage Society, des groupes des Premières Nations, la Municipalité de Rocky Mountain House, le Comté de Clearwater, la section métisse locale 845 et Travel Alberta, en vue d’accroître la protection des ressources culturelles et naturelles, de transmettre des récits et des connaissances, d’accroître l’affluence et de promouvoir le lieu historique comme attraction régionale authentique et comme lieu de rassemblement.

Ce plan présente les priorités auxquelles les peuples autochtones, la collectivité, les voisins, les représentants de l’industrie et le public souscrivent et accordent de l’importance. Il s’appuie sur les efforts déployés pour élargir la portée des activités de mise en valeur et mettre en évidence les récits et l’histoire des Métis et des Premières Nations, le tout dans le but d’approfondir la compréhension de ce lieu patrimonial. Les programmes de base seront toujours axés sur les motifs de commémoration, notamment sur l’association des postes de traite avec David Thompson et avec l’exploration de l’Ouest ainsi que sur leur relation avec les Pieds-Noirs, en particulier les Piikanis. La mobilisation continue des visiteurs, des voisins, de l’industrie et des partenaires provinciaux est essentielle pour protéger tous les aspects du lieu historique. Le plan vient renforcer ces relations et encourager de nouveaux partenariats entre Parcs Canada et d’autres parties dans le but de travailler ensemble à protéger ce trésor.


1.0 Introduction

Parcs Canada gère l’un des plus beaux et des plus grands réseaux d’aires naturelles et historiques protégées de la planète. Son mandat consiste à protéger et à mettre en valeur ces lieux patrimoniaux pour que puissent en profiter les générations d’aujourd’hui et de demain. La gestion stratégique prospective des parcs nationaux, des aires marines nationales de conservation, des canaux patrimoniaux et des lieux historiques nationaux dont il a la responsabilité s’inscrit dans sa vision :

Les trésors historiques et naturels du Canada occuperont une place de choix au cœur de la vie des Canadiens, perpétuant ainsi un attachement profond à l’essence même du Canada.

En vertu de la Loi sur l’Agence Parcs Canada, Parcs Canada est tenu d’élaborer un plan directeur pour les lieux historiques nationaux dont il a la responsabilité. Une fois approuvé par le ministre responsable de Parcs Canada et déposé au Parlement, le Plan directeur du lieu historique national du Canada Rocky Mountain House établit l’obligation redditionnelle de Parcs Canada envers la population canadienne, en précisant les mesures de gestion qu’il doit appliquer au lieu historique pour obtenir des résultats mesurables à l’appui de son mandat.

Le plan directeur a été enrichi par l’apport de la population canadienne, y compris des peuples autochtones, qui ont ainsi contribué à façonner l’orientation future du lieu historique. Le plan expose une orientation stratégique claire pour la gestion et l’exploitation du lieu historique national Rocky Mountain House en énonçant une vision, des stratégies clés et des objectifs. Parcs Canada rendra compte chaque année des progrès accomplis dans l’atteinte des objectifs énoncés, et il examinera le contenu du plan tous les dix ans, ou plus tôt si nécessaire.

Ce plan n’est pas une fin en soi. Parcs Canada poursuivra un dialogue ouvert sur sa mise en œuvre, pour s’assurer qu’il reste pertinent et significatif. Le plan servira de point central pour une mobilisation continue afin d’assurer la gestion du lieu historique national Rocky Mountain House dans les années à venir.

Carte 1 : Cadre régional

Cadre régional - Version texte

Cette carte montre le cadre régional du lieu historique national Rocky Mountain House, les emplacements comprennent :

  • Parc provincial du Lac-Crimson
  • Localité de Rocky Mountain House
  • Lieu historique national Rocky Mountain House
 

2.0 Importance du lieu historique national Rocky Mountain House

En 1926, la Commission des lieux et monuments historiques du Canada a recommandé que la propriété soit désignée lieu historique national et, en 1968, qu’un parc historique national y soit créé. Le gouvernement fédéral a donc fait l’acquisition de plusieurs parcelles de terrain dans les années 1970. L’année 1978 a marqué l’ouverture d’un parc historique national d’une superficie de 220 hectares qui renfermait un centre d’accueil et des sentiers menant à l’emplacement des quatre forts. L’objectif de commémoration du lieu historique est exprimé dans l’énoncé suivant : « Les postes Rocky Mountain House revêtent une importance historique nationale en raison du rôle qu’ils ont joué dans la traite des fourrures, de leur association avec David Thompson et avec l’exploration de l’Ouest ainsi que de leur relation avec les Pieds-Noirs, en particulier les Piikanis. La désignation englobe les comptoirs de traite construits et occupés entre 1799 et 1875 sur la berge ouest de la Saskatchewan Nord, de même qu’un lieu de sépulture de l’époque de la traite des fourrures. Les nombreux vestiges archéologiques in situ des quatre forts, le cimetière de l’époque de la traite des fourrures et le cadre naturel des berges de la Saskatchewan Nord contribuent tous à l’intégrité des valeurs patrimoniales du lieu historique. »

Les renseignements qui suivent proviennent de l’énoncé d’intégrité commémorative du lieu historique national Rocky Mountain House et des recherches historiques réalisées jusqu’à présent. La perspective des Autochtones sur l’histoire des postes de traite n’a jamais été mise en valeur. Il importe de remédier à cette lacune par du travail de mobilisation et de collaboration avec les Autochtones.

Les fouilles archéologiques révèlent que les peuples autochtones ont occupé le confluent des rivières Saskatchewan Nord et Clearwater pendant des milliers d’années avant la construction de quatre forts de traite des fourrures à cet endroit. En 1799, au point de convergence de ces deux cours d’eau, la Compagnie du Nord-Ouest a érigé le poste de traite Rocky Mountain House dans l’espoir d’y attirer les commerçants kutenais qui vivaient à l’ouest des Rocheuses et d’y établir une base pour l’exploration de nouveaux territoires de traite. La même année, sa rivale, la Compagnie de la Baie d’Hudson, a construit le poste Acton House tout près. Ces deux comptoirs étaient stratégiquement situés à proximité des territoires de chasse des Pieds-Noirs du Nord (Niitsitapiksis), des Piikanis (Péigans), des Kainais (Gens du Sang) et des Siksikas, qui sont devenus leurs principaux fournisseurs de pelleteries.

Pendant plusieurs années, l’explorateur et cartographe David Thompson a vécu au poste Rocky Mountain House avec sa femme Charlotte Small, une interprète et chasseuse crie accomplie. C’est de là qu’il lançait ses expéditions à travers les Rocheuses dans le but de concrétiser le rêve de la Compagnie du Nord-Ouest, celui de trouver un passage pratique jusqu’à l’océan Pacifique et la Chine. En 1807, Thompson a remonté la rivière à partir du poste Rocky Mountain House et traversé les montagnes par le col Howse pour gagner le fleuve Columbia. Mais les Piikanis lui ont bloqué le chemin, car cette avancée à travers les montagnes menaçait leur propre hégémonie sur le commerce régional. En 1811, l’incursion de Thompson dans le col Athabasca a permis aux commerçants européens de contourner les Piikanis, qui ont réagi en intensifiant leurs activités de piégeage de castors. Cette nouvelle dynamique a changé la donne pour les compagnies de traite, qui ont fusionné sous la raison sociale « Compagnie de la Baie d’Hudson » en 1821.

La situation a de nouveau changé en 1830, année où les commerçants américains ont stabilisé leurs relations avec les Pieds-Noirs et construit des postes de traite près du cœur du territoire piikani, dans ce qui est aujourd’hui le Sud de l’Alberta. Par suite de la perte du lucratif commerce des Piikanis, le fort Rocky Mountain House a été relégué au rang de poste saisonnier isolé, occupé uniquement en hiver par des commerçants d’Edmonton. Néanmoins, le poste a connu un certain succès comme centre de construction de bateaux et a accueilli de nombreux voyageurs, explorateurs, artistes et missionnaires au milieu du XIXe siècle. Pendant cette période, la Compagnie de la Baie d’Hudson a construit deux autres postes de traite des fourrures (1835-1861 et 1868-1875) en terrain plus élevé, au nord-est des comptoirs de 1799. Leur présence a cependant peu contribué à stimuler le troc avec les Pieds-Noirs. La Compagnie s’est plutôt concentrée sur les échanges avec les Cris, les Assiniboines et les Métis des versants est et de la vallée de la haute Saskatchewan. Malgré tout, le commerce est demeuré limité, et le troisième poste de traite a réussi tant bien que mal à survivre jusqu’à ce qu’il soit complètement brûlé, en 1861, par un groupe de Pieds-Noirs. En prévision d’une nouvelle ère de prospérité, la Compagnie de la Baie d’Hudson a entrepris en 1864 la construction d’un nouveau poste de traite permanent qui a été achevé en 1868. Les activités commerciales ne rapportant à peu près rien, elle l’a abandonné en 1875. En 1870, le gouvernement canadien a acheté à la Compagnie de la Baie d’Hudson la Terre de Rupert et le Territoire du Nord-Ouest, dont une grande partie du territoire qui forme aujourd’hui l’Alberta. L’agriculture et l’élevage se sont développés dans les Prairies, et le poste de traite Rocky Mountain House a été abandonné en faveur de comptoirs situés plus près des colonies florissantes et des détachements de la Police à cheval du Nord-Ouest, comme le fort Calgary. Après son abandon, le poste a été occupé pendant une cinquantaine d’années par les Métis, puis, en 1924, la famille Brierley a acheté la propriété à la Compagnie de la Baie d’Hudson.

 

Carte 2 : Sites archéologiques à l’intérieur et aux alentours du lieu historique national Rocky Mountain House

Carte 2 : Sites archéologiques à l’intérieur et aux alentours du lieu historique national Rocky Mountain House - Version texte

Cette image montre une carte satellite du lieu historique national Rocky Mountain House. Les emplacements comprennent :

  • 15R Poste Rocky Mountain House de la CBH 1835-1861
  • 17R Réinhumations (1980 et 2002)
  • 1R Poste Rocky Mountain House de la CBH 1868-1875
  • 16R Poste Rocky Mountain House de la CNO 1799-1821
  • 13R Poste Acton House de la CBH 1799-1821 et poste Rock Mountain House 1821-35
 

3.0 Contexte de planification

Le lieu historique national Rocky Mountain House englobe un ensemble vaste et complexe de biens historiques et contemporains, dont font partie les caractéristiques physiques sous-jacentes du paysage naturel, telles que la rivière Saskatchewan Nord, sa vaste plaine inondable et ses terrasses fluviales, de même que les postes de traite, les sentiers et les autres caractéristiques culturelles qui y ont été aménagées au fil des ans. Les interactions entre le paysage riverain de la Saskatchewan Nord, les ressources culturelles d’importance nationale et le cadre préservé du lieu historique confèrent une signification et un contexte à ce joyau patrimonial. Tous ces éléments s’unissent pour former un paysage intact et évocateur où les visiteurs viennent imaginer et explorer la riche histoire de la traite des fourrures dans les postes Rocky Mountain House de 1799 à 1875.

Dans la collectivité de Rocky Mountain House et dans la région environnante, le lieu historique jouit d’un regain d’intérêt depuis l’approbation du plan directeur de 2007. Plusieurs facteurs ont contribué à ce renouveau, notamment un solide appui communautaire, une intensification des efforts de promotion, une collaboration accrue avec l’industrie du tourisme, la création de nouveaux produits axés sur le tourisme culturel autochtone, l’utilisation du lieu historique pour la réalisation d’activités de réconciliation et la tenue d’une gamme variée de célébrations. Le lieu historique est positionné comme une attraction vedette dans la stratégie de promotion touristique de la région David Thompson Country de 2017. L’offre de camping a été intégrée au système de réservation en ligne de Parcs Canada en janvier 2018. Il est prévu que cette mesure contribuera à mieux faire connaître le lieu historique et à le placer au rang de véritable destination touristique.

En 2018, le lieu historique Rocky Mountain House est ouvert sept jours par semaine de mai à la fête du Travail et quatre jours par semaine de la fête du Travail à la fin de septembre. L’expansion de l’offre de camping a permis de diversifier les profils de fréquentation : les campeurs sont venus s’ajouter à la clientèle principale des visiteurs diurnes. Dans l’ensemble, l’affluence suit une tendance à la hausse : 11 134 visiteurs en 2009, 20 052 en 2014 et 25 552 en 2018. Plus de 10 % des visiteurs annuels (3 000 personnes) sont des élèves qui consacrent au moins une demi-journée à des activités expérientielles entre mai et juin. Les activités offertes au lieu historique ciblent ces groupes. Les enseignements donnés par les Autochtones font l’objet d’une demande de la part des élèves participant aux programmes scolaires et des enseignants inscrits aux ateliers de perfectionnement professionnel. En 2016, 600 enseignants ont reçu une formation sur la réconciliation au lieu historique. Le programme était coordonné par le personnel de Parcs Canada, qui a travaillé avec l’équipe du mieux-être autochtone des divisions scolaires de la région. De juillet à septembre, l’offre du lieu historique se compose principalement d’activités d’interprétation dirigées par des partenaires, auxquelles viennent s’ajouter des événements spéciaux et des expériences de camping.

Deux sentiers d’interprétation principaux permettent aux visiteurs d’explorer les vestiges archéologiques des quatre forts. Le lieu historique renferme également une harde de bisons d’exposition. Des panneaux d’interprétation et des accessoires sont disséminés un peu partout dans le lieu historique, notamment un bateau York, un fort d’amusement pour enfants, un tipi de démonstration et la reproduction d’un camp métis. Des aires de pique-nique viennent s’ajouter à l’offre d’installations d’utilisation diurne.

Carte 3 : Biens de Parcs Canada et biens liés à l’industrie à l’intérieur et à proximité du lieu historique national Rocky Mountain House

Carte 3 : Biens de Parcs Canada et biens liés à l’industrie à l’intérieur et à proximité du lieu historique national Rocky Mountain House - Version texte

Cette image montre une carte satellite du lieu historique national Rocky Mountain House. Les emplacements comprennent :

  • Installation de stockage de propane
  • Usine de gaz
  • Parc de stockage
  • Usine d'extraction d'eau
  • Sentier du Bicentenaire de Pétro-Canada
  • Centre d'accueil et terrain de stationnement
  • Sentier des Cheminées
  • Fort d'amusement
  • Entrée du lieu historique
  • Chemin d'acces
  • Enclos a bisons
  • Sentier David Thompson
  • Réserve routiere non exploitée
  • Tipis et tents de trappeurs
  • Carriere de gravier approuvée
  • Maison Highwater et cabanes de piégeage
  • Aire de fréquentation diurne et section pour tentes
  • Camping pour VR
  • Rapides Brierley
  • Entrée du camping

Le lieu historique national Rocky Mountain House offre aux visiteurs un éventail d’options de camping dans 47 emplacements sur la rive nord de la rivière Saskatchewan Nord, notamment 11 emplacements offrant une expérience de camping patrimonial, soit dix tentes de trappeurs, trois tipis et deux cabanes de piégeage. D’autres expériences de camping traditionnelles sont aussi offertes. Le lieu historique peut accueillir 24 VR/tentes-roulottes et renferme également 12 emplacements à accès piéton pour tentes. Les tendances observées au chapitre des réservations révèlent un intérêt croissant pour le camping patrimonial. Les produits demeurent modestes, mais ils représentent une pierre angulaire unique de l’offre de camping du lieu historique.

Les opérations sont étayées par plusieurs partenariats de longue date qui contribuent grandement au succès et à l’authenticité du lieu historique. Les principaux partenaires sont la Confluence Heritage Society et la section métisse locale 845. Depuis 1984, la Confluence Heritage Society est un partenaire important de Parcs Canada. Cette organisation sans but lucratif perçoit les droits d’entrée et exploite la boutique de cadeaux Trading Post à l’intérieur du centre d’accueil, présente chaque jour le spectacle de marionnettes David Thompson et fait la promotion de plusieurs activités pour lesquelles les visiteurs doivent réserver leur place. La relation entre Parcs Canada et la Confluence Heritage Society est officialisée par un permis d’occupation et un protocole d’entente.

La section métisse locale 845 est un autre partenaire de longue date qui exécute des programmes culturels sur place. Mentionnons notamment l’offre quotidienne d’activités d’interprétation inscrites au programme ordinaire et l’organisation d’événements spéciaux où les techniques et l’artisanat métis sont à l’honneur. La relation entre Parcs Canada et la section métisse locale 845 est officialisée par un protocole d’entente et un contrat de services.

En 2016, le lieu historique national Rocky Mountain House a conclu un protocole d’entente d’une durée de trois ans avec la Kis Sai Wah Toe Tat Towin Society, une organisation culturelle autochtone dont le nom signifie « se rassembler et prendre soin les uns des autres dans l’humilité et le bien-être ». Ce groupe fait la promotion du bien-être autochtone et de la réconciliation en offrant divers programmes et événements sur place. Le protocole d’entente appuie la réalisation d’activités de collaboration axées sur la réconciliation, dont le mouvement Sacred Hoop of 100 Eagle Feathers, la création de pavillons de ressourcement communautaires et diverses initiatives de collaboration avec des Aînés autochtones, des gardiens du savoir et des jeunes.


Principaux problèmes et possibilités

Impacts de l’aménagement industriel et des inondations périodiques

Le lieu historique national Rocky Mountain House se trouve au cœur de l’un des principaux champs gaziers et pétroliers de l’Alberta. L’activité gazière et pétrolière a commencé près de l’emplacement des quatre forts historiques à la fin des années 1960, époque où le terrain appartenait encore à un propriétaire foncier local. Lorsque Parcs Canada s’en est porté acquéreur, il a également hérité des charges négociées par l’ancien propriétaire, lesquelles touchaient une usine de gaz existante ainsi que des pipelines enfouis. L’usine de gaz se trouve en grande partie sur des terres fédérales louées à bail, mais les ententes permettent à ses propriétaires et aux entreprises pipelinières d’y poursuivre leurs activités à perpétuité. Un vaste réseau de pipelines traverse le lieu historique pour se rendre à l’usine.

Les ouvriers qui ont construit l’usine de gaz ont découvert le cimetière Seafort en 1969. Les dépouilles de 13 personnes ont alors été exhumées, et une autre a été découverte en 1971. En 1979, trois sépultures de plus ont été perturbées par le projet de construction. Les travaux ont été interrompus, et l’enquête a révélé la présence de neuf autres tombes. Les restes et les artefacts funéraires découverts pendant les fouilles archéologiques ont été enterrés de nouveau dans les limites du lieu historique, à faible distance de leur emplacement original.

Deux gisements de gravier naturels sont situés sur des terres privées, juste à l’ouest et au nord du lieu historique. Des travaux d’extraction de grande envergure devraient débuter dans un avenir rapproché. La poussière et le bruit représentent des sources de préoccupation majeures, du fait que les travaux auront lieu près du camping et des sentiers d’interprétation, à l’angle sud-ouest du lieu historique et près de l’entrée.

Les débordements naturels de la rivière Saskatchewan Nord et la fluctuation des niveaux d’eau du barrage Bighorn, à environ 120 km en amont, causent des inondations et des embâcles périodiques au lieu historique. Par le passé, l’ouverture des vannes du barrage a engendré des craintes pour la protection des biens et des ressources archéologiques encore intactes près de la berge de la rivière. Le personnel de Parcs Canada travaille en étroite collaboration avec la société TransAlta pour surveiller les périodes d’ouverture des vannes et les volumes d’eau. En 2013, l’inondation de la Saskatchewan Nord a causé d’importants dégâts aux installations et aux ressources culturelles du lieu historique.

À la suite de l’inondation de 2013, il a fallu installer de gros rochers le long d’une section clé de la rivière pour stabiliser la berge et protéger les ressources historiques. Ces travaux ont eu des incidences visuelles sur le paysage culturel.

Sensibilisation des visiteurs et accroissement de l’affluence

Le lieu historique figure parmi un certain nombre d’attractions disséminées autour de la localité de Rocky Mountain House. Grâce à la récente stratégie de promotion touristique de la région David Thompson Country, le lieu historique est maintenant positionné comme une destination en soi. Les récentes améliorations apportées aux produits d’expérience du visiteur et le renouvellement de l’offre d’événements spéciaux, tels que les célébrations de la fête du Canada, ont donné lieu à une augmentation de 27 % de l’affluence au cours des quatre dernières années (2014-2018). Pour l’avenir, la stratégie d’expansion du marché laisse entrevoir de fortes possibilités d’étendre les expériences offertes dans le lieu historique national à un marché plus grand que la seule collectivité locale. Parcs Canada mettra l’accent sur le marché des voyageurs indépendants et cherchera à positionner le lieu historique national Rocky Mountain House comme destination en faisant la promotion de ses installations de camping patrimonial et de ses expériences axées sur le tourisme autochtone.

Amélioration de l’accès au camping

L’entrée principale du lieu historique national Rocky Mountain House donne sur la route 11A. À l’heure actuelle, les visiteurs accèdent au camping par un chemin de gravier entretenu par le Comté, chemin qui s’embranche sur la route 11A à environ 1,6 km à l’ouest de l’entrée principale du lieu historique. La distance totale à parcourir entre l’entrée principale du lieu historique et le camping s’élève à 5,8 km. Par endroits, le chemin d’accès au camping borde la rivière Saskatchewan Nord. Ces tronçons sont sujets à des inondations et à des fermetures, qui, si elles survenaient, bloqueraient la circulation en partance ou à destination du camping. Les voisins se sont plaints de la poussière engendrée par la circulation, qui s’est intensifiée ces deux dernières années en raison de l’affluence accrue dans le camping. La construction d’un prolongement de route de 1 km sur une réserve routière provinciale qui forme la limite ouest du lieu historique raccourcirait la distance à parcourir pour accéder au camping et aurait pour effet d’intégrer l’accès au camping et l’accès à l’entrée principale.


4.0 Vision

Le lieu historique national Rocky Mountain House est une destination culturelle courue où les visiteurs peuvent se renseigner sur l’histoire autochtone préeuropéenne, la traite des fourrures, l’exploration des Rocheuses par David Thompson et les relations complexes entre les commerçants européens et les peuples autochtones d’hier et d’aujourd’hui. Plusieurs facteurs se conjuguent pour amener les visiteurs à nouer des liens avec le lieu historique : le paysage évocateur des berges de la Saskatchewan Nord, la grande visibilité des partenaires et des programmes autochtones, des programmes scolaires très en demande, des événements spéciaux organisés par la collectivité et une offre de camping patrimonial unique en son genre. Les Premières Nations et les Métis jouent un rôle consultatif, exercent une influence et contribuent au choix des programmes offerts au public pendant les mois d’été. De plus, ils fréquentent le lieu historique à longueur d’année pour des activités de réconciliation et des pratiques traditionnelles. Des stratégies sont en place pour assurer la protection des ressources culturelles et naturelles, et les motifs de la création du lieu historique sont communiqués de manière efficace. Il règne un fort esprit de coopération entre Parcs Canada, ses partenaires, les propriétaires fonciers voisins, les représentants de l’industrie et l’administration locale.


5.0 Stratégies clés

Stratégie clé 1 :

Renforcer les relations avec les peuples et organismes des Métis et des Premières Nations.

Cette stratégie insiste sur la nécessité de resserrer les liens existants et d’établir de nouvelles relations, de façon à assurer un leadership en matière de réconciliation. Les relations avec les Métis et les Premières Nations servent de cadre à des initiatives et à des possibilités de collaboration favorisant l’atteinte de résultats fondés sur les appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation : « intégrer l’histoire, les valeurs patrimoniales et les pratiques de la mémoire autochtones au patrimoine et à l’histoire du Canada. »

Des objectifs et des cibles ont été élaborés et seront périodiquement revus au fil de discussions avec les nations autochtones. L’amélioration et l’enrichissement du contenu et des perspectives autochtones représentent une priorité au chapitre de la mise en valeur du lieu historique.

Objectif 1.1 :

Par l’interprétation et l’exécution de programmes destinés aux visiteurs, faire du lieu historique national Rocky Mountain House un pôle de rassemblement pour la réconciliation et la transmission des récits autochtones.

Cibles :

  • Parcs Canada continue de travailler en partenariat avec la section métisse locale 845 et avec la Kis Sai Wah Toe Tat Towin Society à l’exécution de programmes culturels et à l’organisation d’activités de réconciliation.
  • Parcs Canada facilite la tenue d’au moins deux activités ou programmes par année en partenariat avec des groupes autochtones.
  • Parcs Canada renforce les nouveaux programmes permettant aux Aînés de raconter des récits, de même que les programmes pour jeunes (p. ex. camps culturels et enseignements donnés par les Aînés à l’intérieur de tipis).
  • D’ici 2022, Parcs Canada établit des liens de collaboration avec les divisions scolaires de l’Alberta afin de concevoir et d’exécuter à l’intention des enseignants des programmes de perfectionnement professionnel axés sur la réconciliation et le savoir autochtone traditionnel.
  • Par du matériel d’interprétation, des expositions et des rôles consultatifs, Parcs Canada reconnaît les liens préeuropéens et historiques qui unissent les Pieds-Noirs, en particulier les Piikanis, au lieu historique.

Objectif 1.2 :

Travailler avec les peuples autochtones afin de bâtir des relations qui témoignent d’un leadership en matière de réconciliation et qui favorisent des initiatives et des possibilités de collaboration axées sur le renforcement de la diversité, de l’inclusion et de la compréhension mutuelle.

Cibles :

  • Parcs Canada et les collectivités autochtones entreprennent ensemble des recherches afin de mieux comprendre l’importance que revêt le lieu historique pour les peuples autochtones et de transmettre divers points de vue sur la traite des fourrures.
  • Parcs Canada demeure ouvert à la création de structures culturelles temporaires pour la tenue d’activités sur place (p. ex. suerie). Parcs Canada travaille en collaboration avec des groupes des Premières Nations et des groupes métis afin d’explorer le potentiel de création d’une structure de rassemblement ou d’utilisation culturelle. Il consulte les groupes autochtones, les partenaires et d’autres intervenants et évalue la portée des impacts sur l’environnement, les panoramas et les sites archéologiques. Des options de partage des coûts sont étudiées avec des représentants de l’industrie.
  • D’ici 2020, Parcs Canada conclut un partenariat de collaboration avec le Rocky Mountain House Native Friendship Centre.
  • D’ici 2021, Parcs Canada remédie aux lacunes dans la mise en valeur de l’histoire autochtone préeuropéenne en travaillant de concert avec les collectivités autochtones.

Stratégie clé 2 :

Adopter une approche intégrée pour la protection et la gestion des sites archéologiques, des panoramas, des caractéristiques du paysage naturel et des biens contemporains.

Cette stratégie souligne l’importance d’adopter une approche intégrée pour la gestion des ressources culturelles, des ressources naturelles et des biens contemporains du lieu historique. Pour ce faire, Parcs Canada devra notamment collaborer avec le Comté de Clearwater, la Direction du patrimoine culturel de l’Alberta, les leaders autochtones et les dirigeants de l’industrie afin de limiter le plus possible les incidences de leurs activités sur les ressources du lieu historique. Les impacts des changements climatiques (p. ex. phénomènes météorologiques extrêmes) et des processus naturels constituent une véritable source d’inquiétude pour le lieu historique. De même, l’érosion des berges en période d’inondation majeure représente depuis longtemps un problème de taille. Cette stratégie intégrée vise à assurer l’instauration d’un programme permettant de surveiller tous les impacts et de cerner des mesures d’atténuation, au besoin.

Objectif 2.1 :

Protéger les sites archéologiques, les panoramas et le paysage.

Cibles :

  • D’ici 2021, Parcs Canada produit un plan de gestion des ressources culturelles assortie d’un volet de préservation des paysages et de gestion de la végétation. Cette stratégie est enrichie par l’apport des Autochtones et intègre leurs connaissances traditionnelles.
  • Des activités de conservation sont réalisées chaque année pour protéger les sites archéologiques, les panoramas et le paysage dans son ensemble, de même que pour protéger les objets historiques et les vestiges archéologiques.
  • Les berges de la rivière sont soumises à une surveillance régulière, et, une fois l’an, Parcs Canada rend compte de leur stabilité et de l’état des sites archéologiques menacés.
  • D’ici 2021, Parcs Canada procède à une évaluation des spécimens archéologiques et des objets historiques en stockage afin de mieux comprendre l’esprit des lieux et sa valeur pour les peuples autochtones.

Objectif 2.2 :

Aider les exploitants de l’industrie qui sont actifs à l’intérieur et autour de la propriété (p. ex. extraction de pétrole, de gaz et de gravier, stockage de propane) à mieux comprendre la raison d’être du lieu historique. À cette fin, veiller à maintenir des voies de communication ouvertes et réceptives, à transmettre et à expliquer les protocoles du lieu historique, de même qu’à faire connaître les résultats des études d’impact, des travaux de surveillance et d’autres processus réglementaires conformes aux exigences du gouvernement fédéral et de Parcs Canada.

Cible :

  • En collaboration avec les exploitants de l’usine de gaz située sur la propriété du lieu historique, Parcs Canada produit d’ici 2021 un protocole et des lignes directrices à suivre pour la protection du cimetière de l’époque de la traite des fourrures ainsi que pour l’évaluation ou l’examen des impacts de l’usine de gaz sur l’environnement et les ressources culturelles.
  • Parcs Canada examine tous les baux, les droits de passage, les permis d’occupation et les accords connexes qu’il a conclus avec l’industrie, et il les actualise au besoin. Chaque fois qu’une entreprise propose la tenue de travaux d’entretien ou d’aménagement d’installations, Parcs Canada profite de l’occasion pour revoir les ententes en suspens ou les dérogations aux modalités des ententes en vigueur.
  • Chaque année, les exploitants de l’usine de gaz soumettent à Parcs Canada un rapport sur la qualité de l’eau souterraine pour attester l’absence de contamination des parcelles du lieu historique qui sont situées en aval.

Objectif 2.3 :

Définir les éléments et les mesures de protection prioritaires dans les plans d’investissement à long terme du lieu historique afin d’assurer l’entretien en temps voulu des biens contemporains.

Cibles :

  • Les biens contemporains du lieu historique sont classés en bon état dans un délai de 10 ans après l’approbation du présent plan directeur.
  • D’ici 2021, Parcs Canada termine la réparation du réseau d’alimentation en eau (y compris du système de chloration) du centre d’accueil.
  • D’ici 2021, des améliorations sont apportées à la clôture de sécurité qui entoure le bloc des services d’entretien afin de la rendre plus conforme à l’esprit des lieux.
  • D’ici 2024, Parcs Canada termine les travaux de réparation des toilettes du centre d’accueil, des bastions du fort d’amusement, de la plateforme d’observation des bisons, des sentiers et des ponts.

Objectif 2.4 :

Poursuivre son travail de collaboration en vue de mieux faire connaître les priorités du lieu historique en matière de gestion et de conservation.

Cible :

  • Le personnel de terrain de Parcs Canada se tient en rapport avec les employés de la TransAlta Corporation dans les dossiers liés aux apports d’eau du barrage Bighorn ainsi qu’à la surveillance de l’érosion et des embâcles.
  • Le personnel du lieu historique travaille avec le Comté de Clearwater et les exploitants de la carrière de gravier afin de veiller à ce que des écrans visuels et d’autres mesures soient en place pour atténuer l’effet des nouvelles carrières de gravier situées juste à l’extérieur des limites du lieu historique.
  • Parcs Canada consulte les groupes autochtones et d’autres intervenants sur la gestion et l’évaluation de la harde de bisons.
  • Parcs Canada travaille avec le gouvernement de l’Alberta et l’organe de réglementation de l’énergie de l’Alberta dans des dossiers touchant à la gestion de l’archéologie, à la protection contre l’incendie, à la prévention des incendies et à la sécurité publique.

Stratégie clé 3 :

Continuellement enrichir l’expérience du visiteur.

Cette stratégie mise sur l’amélioration continue de l’expérience du visiteur par la planification, l’offre de nouveaux programmes et la conclusion de partenariats avec des organismes et des groupes qui accordent de la valeur au lieu historique. Les visiteurs seront inspirés par une offre enrichie et encouragés à se rendre régulièrement au lieu historique pour assister à des événements spéciaux, pour participer à des activités pratiques, pour se prévaloir de l’offre quotidienne, pour y passer la nuit ou simplement pour profiter de moments de détente dans un joyau du patrimoine.

Objectif 3.1 :

Inspirer les visiteurs et les membres de la collectivité en tirant parti des caractéristiques qui font du lieu historique national Rocky Mountain House une destination touristique unique en son genre.

Cibles :

  • Au cours de la période visée par le présent plan directeur, Parcs Canada élabore une stratégie d’enrichissement de l’expérience du visiteur qui fait la promotion des caractéristiques particulières du lieu historique, qui met à profit la contribution de ses partenaires, notamment les Autochtones, et qui propose des méthodes d’interprétation et d’éducation innovatrices. Cette stratégie est fondée sur le marché cible, de même que sur les résultats de recherches historiques et archéologiques.
  • Parcs Canada explore des approches destinées à stimuler le bénévolat, notamment l’élaboration de programmes de tourisme humanitaire ou l’accueil de chercheurs étudiants, offre des possibilités de recherches historiques et archéologiques ou adopte des méthodes d’interprétation participatives pour stimuler l’intérêt du public à l’égard du lieu historique.
  • Un nombre accru de personnes font du bénévolat pour la Confluence Heritage Society dans l’avenir, comparativement aux chiffres de 2017-2018.
  • Au moins 90 % des visiteurs acquièrent une compréhension approfondie du rôle joué par les postes Rocky Mountain House dans l’histoire du Canada.

Objectif 3.2 :

Renforcer chez les visiteurs l’impression qu’ils sont arrivés au lieu historique national Rocky Mountain House.

Cibles :

  • D’ici 2020, les panneaux directionnels du lieu historique sont modernisés.
  • D’ici 2021, Parcs Canada réalise une étude de faisabilité visant la construction d’une route d’accès au camping. Pour ce faire, il mène des consultations auprès des voisins, des groupes autochtones et d’autres intervenants, il évalue la portée des impacts sur l’environnement et les sites archéologiques, et il examine diverses options de partage des coûts avec le Comté de Clearwater et les représentants de l’industrie.

Objectif 3.3 :

Créer des expositions, des programmes et des possibilités d’expérience du visiteur qui éveillent des résonances chez les principaux segments de marché et qui les motivent à visiter le lieu historique une première fois, puis à y revenir régulièrement.

Cibles :

  • D’ici 2021, une étude de faisabilité portant sur la construction d’un terrain de jeux « Grimper dans le temps » est réalisée.
  • D’ici 2023, 90 % des visiteurs se disent satisfaits ou très satisfaits de leur visite dans l’ensemble.
  • D’ici 2023, les nuitées de camping augmentent de 20 % comparativement aux chiffres de 2016-2017.
  • Le lieu historique offre deux activités d’initiation au camping par année.
  • D’ici 2023, Parcs Canada modernise les expositions principales et les moyens d’interprétation sur place.

Objectif 3.4 :

Continuer de travailler en étroite collaboration avec ses partenaires afin de protéger, de mettre en valeur et de promouvoir le lieu historique national Rocky Mountain House.

Cibles :

  • Le lieu historique national Rocky Mountain House continue de renforcer les activités d’interprétation et les événements spéciaux qui améliorent la mise en valeur des principaux thèmes de commémoration du lieu historique : le rôle que les postes Rocky Mountain House ont joué dans la traite des fourrures; leur association avec David Thompson et l’exploration de l’Ouest ainsi que leur relation avec les Pieds-Noirs, en particulier les Piikanis.
  • La Confluence Heritage Society continue d’exercer son rôle de fournisseur d’activités d’interprétation, d’exploiter la boutique de cadeaux et de percevoir les droits d’entrée.
  • Parcs Canada est membre d’office des conseils d’administration de la Confluence Heritage Society et de la section métisse locale 845, et il participe activement à leurs discussions et à leurs travaux.
  • La collaboration entre Parcs Canada et les divisions scolaires de l’Alberta se poursuit, et 3 000 élèves par année continuent de participer aux programmes offerts sur place.
  • Parcs Canada tient des réunions régulières et annuelles avec Travel Alberta, le parc historique Blackfoot Crossing, le centre d’interprétation Métis Crossing et d’autres groupes et sites en vue d’échanger des pratiques exemplaires et de l’information ainsi que de mieux faire connaître le lieu historique.

Objectif 3.5 :

Positionner le lieu historique comme destination vedette dans le cadre de la stratégie de promotion touristique de la région David Thompson Country. Travailler en collaboration avec les collectivités afin de concevoir, de mettre en place et de promouvoir, du printemps à l’automne, des expériences intégrées et stimulantes qui sont axées sur le tourisme culturel.

Cibles :

  • Dès les premières années du nouveau plan directeur, des stratégies promotionnelles sont élaborées afin d’attirer les marchés cibles d’Edmonton, de Calgary et de Red Deer.
  • Le lieu historique est régulièrement mis en vedette dans les médias régionaux et les publications de marketing régionales.
  • Le nombre d’abonnés des comptes de médias sociaux du lieu historique augmente de 15 % par année.
  • Parcs Canada travaille avec d’autres organismes à vocation touristique du Centre de l’Alberta et de la région David Thompson Country pour faire une promotion croisée du lieu historique au cours des dix années visées par le plan directeur.
  • L’affluence augmente au lieu historique. Les habitués y viennent plus régulièrement, y restent plus longtemps et intègrent le lieu historique à leur itinéraire. D’ici 2028, l’affluence augmente de 50 % par rapport aux niveaux de 2014-2015.
  • Le personnel de Parcs Canada collabore avec l’Indigenous Tourism Association of Canada en vue d’améliorer les moyens de transmettre les récits autochtones sur place par des Autochtones.
  • D’ici 2021, au moins un voyagiste ajoute le lieu historique national Rocky Mountain House à son itinéraire.

6.0 Résumé de l’évaluation environnementale stratégique

Parcs Canada est chargé d’évaluer et d’atténuer les impacts de ses mesures de gestion sur les écosystèmes et les ressources culturelles. La Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes préparée par l’Agence d’évaluation d’impact du Canada exige la tenue d’une évaluation environnementale stratégique des politiques et des plans qui sont soumis à l’approbation du Cabinet fédéral ou d’un ministre, lorsque ceux-ci sont réputés avoir des effets négatifs ou positifs importants sur l’environnement.

Le présent plan directeur a fait l’objet d’une évaluation environnementale stratégique, et l’orientation de gestion qui y était exposée a été adaptée en réponse aux conclusions. Voici un résumé de cette évaluation :

La portée spatiale de l’évaluation environnementale stratégique englobe les parcelles situées à l’intérieur des limites du lieu historique national Rocky Mountain House, tandis que la portée temporelle correspond à une période de dix ans à partir de la date d’approbation du plan. Un examen du plan sera réalisé au terme de ce délai. Les ressources considérées comme des « composantes valorisées » sont principalement les ressources culturelles, auxquelles viennent s’ajouter la berge de la rivière, les milieux humides ainsi que les habitats pertinents. Les ressources liées à l’expérience du visiteur, notamment les diverses installations, sont également des ressources importantes qui ont été prises en considération lors de l’évaluation.

L’évaluation environnementale stratégique a révélé que, pour assurer une application uniforme des principes de conservation, mieux faire comprendre la valeur du lieu historique et améliorer les relations avec l’industrie, Parcs Canada aurait avantage à élaborer un protocole et des lignes directrices claires pour l’examen des impacts que pourraient avoir les opérations industrielles actuelles et les nouvelles propositions d’aménagement sur les ressources culturelles et l’environnement. Afin de protéger les ressources susceptibles d’être altérées par l’éventuel prolongement de la route jusqu’au camping, il est proposé que l’étude de faisabilité comprenne un exercice de détermination de la portée des impacts pour permettre de cerner d’entrée de jeu les risques pour les ressources. Cet exercice pourrait aussi servir de point de départ efficace à l’évaluation des impacts du projet.

L’évaluation environnementale stratégique révèle aussi que le plan directeur aura un important effet bénéfique, en stimulant la fréquentation du lieu historique national Rocky Mountain House, de sorte qu’un nombre accru de visiteurs en connaîtront et en apprécieront la valeur historique. La stabilisation et la conservation des ressources culturelles et écologiques s’inscrivent dans le mandat de Parcs Canada, et, tout comme les améliorations prévues aux installations contemporaines, ces mesures contribuent à la qualité globale de l’expérience offerte aux visiteurs.

Les effets environnementaux négatifs éventuels de cette hausse d’affluence peuvent être atténués par l’application de politiques et d’instruments existants et par une gestion soigneuse de l’activité humaine.

Dans l’avenir, l’évaluation des impacts à l’étape des projets permettra de définir des moyens d’atténuer tout impact négatif que pourraient avoir les projets de construction proposés dans le plan directeur. Il est prévu que les effets environnementaux globaux des stratégies, des objectifs et des cibles du plan directeur seront positifs.