3. État actuel

3.3 La fréquentation

Les clientèles actuelles

En 2003, la clientèle globale du lieu, plaisanciers et visiteurs des berges, a atteint 181 000 visiteurs, ce qui le place au second rang des canaux du Québec au chapitre de l’achalandage. On dénombrait quelque 23 500 plaisanciers – soit un recul de près de 5 % par rapport à la moyenne des deux années antérieures – alors que les visiteurs des berges étaient estimés à quelque 158 000 personnes, une diminution de 9 % par rapport à l’année précédente. Généralement, la fréquentation de la clientèle des plaisanciers et des abords du canal de Sainte-Anne se concentre de façon plus marquée en juin, en juillet et en août.

Le canal de Sainte-Anne compte une clientèle régionale importante, tant parmi les plaisanciers que parmi les visiteurs des abords du canal. La population de Sainte-Anne-de-Bellevue elle-même génère peu d’achalandage. L’intensité de la fréquentation de l’écluse et des abords du canal cause parfois de l’insatisfaction auprès d’une partie de la clientèle en raison du manque d’espaces d’amarrage et de cases de stationnement.

Malgré l’importance de la clientèle, on peut noter que le canal « subit un achalandage d’accoutumance. Ses clientèles actuelles comportent peu de renouvellement »13. La plupart des utilisateurs du canal de Sainte-Anne connaissent bien le site et y reviennent souvent, ce qui dénote qu’ils apprécient les lieux. De fait, le canal exerce un pouvoir d’at-traction et de rétention auprès de la clientèle régionale et est devenu un lieu très fréquenté.

La clientèle des plaisanciers

En 2003, les plaisanciers représentaient 13 % de la clientèle globale, un pourcentage assez similaire à celui observé depuis 1997. De tous les canaux du Québec, le canal de Sainte-Anne reçoit le plus grand nombre d’embarcations éclusées, avec une moyenne d’environ 9 000 embarcations depuis 1997.

La dernière enquête menée auprès des usagers du canal de Sainte-Anne-de-Bellevue remonte à 1993.14 Les principales données issues de l’enquête laissaient voir qu’à cette époque :

  • Soixante-deux pour cent des plaisanciers effectuaient une escale à Sainte-Anne-de Bellevue, sans doute incités par les attraits offerts au centre-ville; la durée moyenne de cette escale était d’environ 2 h 40. La clientèle de transit du canal (sans amarrage) était donc minoritaire.
  • Les plaisanciers venaient majoritairement à bord d’embarcations motorisées (86 %) et provenaient à 40 % de l’île de Montréal ou de Laval. Un quart provenait des localités environnantes et un autre quart provenait d’autres régions du Québec. Il s’agissait donc surtout d’une clientèle régionale, les deux bassins contigus au canal, le lac Saint-Louis et le lac des Deux-Montagnes alimentant plus de 70 % des embarcations éclusées.
  • Le canal de Sainte-Anne attirait une clientèle presque essentiellement touristique (72 %), qui passait au moins une nuit à l’extérieur du lieu de domicile.

Les usagers des abords du canal

Il s’agit de la clientèle de loin la plus significative puisqu’elle représentait plus de 85 % des visites en 2003.

Selon les données de l’enquête de 1993, les usagers des abords du canal revenaient plus d’une fois sur le site et y demeuraient en moyenne environ deux heures. Ils s’adon-naient à diverses activités, dont les plus populaires étaient, par ordre d’importance, l’observation des bateaux et la randonnée (marche, cyclisme), de même que le repos et la détente, le magasinage, la fréquentation des restaurants et bars, et le pique-nique. D’autres activités, comme la pêche, demeuraient marginales.

L’analyse du comportement de cette clientèle démontrait que la visite du canal se situe dans le cadre d’un voyage (déplacement) d’agrément. La situation du canal sur l’île de Montréal et la disponibilité de modes de transport alternatif rendaient les usagers moins dépendants de l’automobile, bien que celleci demeurait le mode privilégié d’accès pour 60 % d’entre eux.

L’analyse de la provenance des visiteurs révélait un portrait résolument régional de la clientèle. Soixante-deux pour cent résidaient sur l’île de Montréal ou à Laval. Vingt pour cent des visiteurs habitaient les régions limitrophes (Deux-Montagnes, Vaudreuil-Soulanges, Châteauguay-Valleyfield). L’extérieur du Québec comptait pour 9 %. Les autres régions du Québec comptaient aussi pour 9 % des visiteurs. Cinq pour cent seulement des usagers venaient de Sainte-Anne-de-Bellevue même.

13DESJARDINS MARKETING STRATÉGIQUE INC., Les canaux du Québec, Plan d’actions marketing 19962000, Stratégie, tactique et mise en oeuvre, Rapport final, pour le Service du marketing et des affaires du programme, Parcs Canada, 1996, 151 p., p. 1-2.

14PARCS CANADA, Région du Québec, Canal de Sainte-Anne-de-Bellevue, Étude auprès des visiteurs aux abords du canal et des plaisanciers, Rapport de recherche, 1994, 59 p. et annexes.


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