[ Précédente | Table des matières | Suivante ]


8. AMÉNAGEMENT DE PLAGES

CONTEXTE

Par aménagement de plages, on entend le dépôt de matériaux granulés sur la rive et dans l’eau. Les plages de sable et les aires de baignade naturelles sont rares le long d’une bonne partie du canal Rideau ou de la voie navigable Trent–Severn. Ainsi, certains propriétaires fonciers ont aménagé des plages et des aires de baignade sur la berge pour utiliser le secteur riverain à des fins récréatives.

Les effets négatifs de l’aménagement de plages de sable ou d’aires de baignade peuvent être notamment les suivants :

  • Empiètement sur le lit du canal et de la voie navigable;
  • Perturbation ou destruction de ressources culturelles;
  • Modification, perturbation ou disparition de l’habitat du poisson;
  • Destruction de l’habitat des organismes benthiques;
  • Disparition de la végétation aquatique et riveraine indigène;
  • Transport du sable ou de matériaux agrégés vers d’autres habitats aquatiques fragiles par les courants d’eau ou le vent, les vagues, ou encore sous l’action des glaces;
  • Transport du sable devant les propriétés avoisinantes.

Les plages aménagées sur la berge perturbent habituellement moins l’environnement que les plages aménagées en milieu aquatique. Dans certains cas (pourvu que la plage soit rarement utilisée au printemps et au début de l’été), l’aménagement d’une plage en milieu aquatique et d’aires de baignade peut améliorer les frayères si le matériau utilisé convient au frai et est placé dans un secteur peu fréquenté de la frayère. L’expérience a cependant montré que dans les secteurs où il n’y a pas de plage naturelle, les travaux d’aménagement d’une plage en milieu aquatique ne sont habituellement pas couronnés de succès ou nécessitent un entretien continuel qui peut être nuisible pour l’environnement et coûteux.

Pour cette raison, de façon générale, Parcs Canada décourage la soumission de demandes pour l’aménagement de plages sous la plaine d’inondation.

POLITIQUES

  1. Il est permis d’aménager des plages au-dessus de la laisse des hautes eaux pourvu que les matériaux agrégés soient stabilisés et retenus de façon à ne pas glisser dans l’eau.
  2. Il est interdit de placer des matériaux agrégés sur des étendues d’un plus gros matériau comme du moellon de roche naturel ou dans les milieux humides.
  3. L’aménagement de plages et d’aires de baignade au-dessous de la laisse des hautes eaux pourra être autorisé s’il s’avère que les frayères ne seront pas touchées et qu’il y aura un gain net pour l’habitat du poisson.
  4. L’étendue maximale approuvée d’une plage en milieu aquatique est de 4,6 m (15 pi) de largeur sur 15 m (50 pi) de longueur sur le lit du lac ou de la rivière, pourvu que la règle de 25 % soit respectée.
  5. Le matériau qui sera placé sur le lit du lac doit se composer de gravillon ou de matériau granulé tout-venant propre ou lavé d’environ 60 % de sable et de 30 % à 40 % de gravier. Ce matériau ne doit pas être placé sur des matériaux de plus grandes dimensions comme des roches ou des pierres.
  6. La réalisation des ouvrages ne doit pas nécessiter l’enlèvement de roches, de pierres, de billes ou de souches.

[ Précédente | Table des matières | Suivante ]