Rapport d'étape sur la mise en oeuvre des recommandations de la Commission sur l'intégrité écologique des parcs nationaux du Canada


Chapitre 5 : La nécessité de la gestion active et de la restauration
Recommandation de la Commission Considérations Mesures
(5-1) Nous recommandons que Parcs Canada réaffirme officiellement que la gestion active est un élément important de la conservation de l'intégrité écologique dans tous les parcs nationaux. La gestion active peut servir d'outil de conservation de base lorsque les conditions suivantes sont remplies... Parcs Canada applique la gestion active au besoin et quand les ressources le permettent. Par exemple, Pointe-Pelée et Jasper se sont attaqués à la question des espèces exotiques envahissantes et de nombreux parcs participent à des programmes de réintroduction des espèces dans le cadre du programme RESCAPE (Rétablissement des espèces canadiennes en péril). La politique actuelle précise qu'il peut être justifié d'intervenir quand les écosystèmes des parcs ont été sérieusement altérés par l'activité humaine et quand les processus naturels ne permettent pas à eux seuls d'atteindre les objectifs de restauration. FAIT. La nouvelle Loi sur les parcs nationaux du Canada stipule que « la préservation ou le rétablissement de l'intégrité écologique... sont la premiere priorité... » dans la gestion des parcs. La gestion active est la pierre angulaire de la stratégie de mise en oeuvre préparée pour être soumise à l'étude du gouvernement dans le cadre du processus budgétaire régulier et fait partie intégrante du Guide pour l'élaboration des plans directeurs à Parcs Canada révisé. L'étendue et le choix du moment de l'application des mesures d'accroissement de la gestion active sont sujets à la disponibilité de nouveaux fonds.
(5-2) Nous recommandons que, dans les parcs où la situation s'y prête, Parcs Canada adopte une gestion active en vue du rétablissement du feu, à l'intérieur d'un cadre de gestion adaptative, jusqu'à concurrence de 50 pour cent de la moyenne des régimes de feu naturel, en ayant recours aux méthodes suivantes... Un programme national de gestion du feu est déjà en vigueur dans les parcs nationaux. Jusqu'à maintenant, Parcs Canada a atteint 10 % de la moyenne historique à long terme. EN COURS – FINANCEMENT. Les mesures pour donner suite à cette recommandation font partie de la stratégie de mise en oeuvre préparée pour être soumise à l'étude du gouvernement dans le cadre du processus budgétaire régulier. L'étendue et le choix du moment de la mise en oeuvre de ces mesures sont sujets à la disponibilité de nouveaux fonds.
(5-3) Nous recommandons que Parcs Canada participe activement à la restauration d'espèces et dispose des nouvelles ressources requises pour ce faire. Parcs Canada participe activement et pleinement au CCCEP (Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril, de niveau ministériel), au RESCAPE et au CSEMDC (Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) de même qu'aux efforts menés par Environnement Canada pour développer plus à fond la stratégie nationale pour le rétablissement des espèces en péril. Les efforts actuels de réhabilitation des espèces sont entrepris un parc à la fois dans le contexte des plans directeurs de parc. L'on est à formuler un programme à l'échelle de l'Agence pour répondre aux questions touchant les espèces en péril dans l'ensemble du réseau. EN COURS – FINANCEMENT. En août 2000, Parcs Canada s'est vu confier 14,1 millions de dollars sur cinq ans pour s'acquitter des responsabilités qui lui incombent dans le contexte de l'Accord national pour la protection des espèces en péril et de la Loi sur les espèces en péril proposée. Dix-huit nouveaux postes seront comblés. Les projets initiaux chercheront avant tout à diriger l'élaboration des stratégies de rétablissement pour toutes les espèces menacées ou en danger de disparition que l'on trouve dans les parcs nationaux, ou à y participer, à mettre en oeuvre des mesures de rétablissement pour un certain nombre d'espèces en danger de disparition et menacées de même qu'à informer le public sur les questions entourant les espèces en péril et à l'y sensibiliser. Il s'agit de la phase 1. Des ressources additionnelles seront requises pour assurer la pleine protection des espèces en péril.


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