Rapport d'étape sur la mise en oeuvre des recommandations de la Commission sur l'intégrité écologique des parcs nationaux du Canada

« Nous veillerons à ce que le maintien de l'intégrité écologique soit la première considération lors de l'évaluation de tout réaménagement important d'installations, de lieux d'hébergement ou d'infrastructures appartenant tant à Parcs Canada qu'aux particuliers ou aux exploitants d'entreprises. En conséquence, les réaménagements importants devraient :

  • se conformer aux plans de gestion des parcs, aux plans communautaires et aux ententes d'établissement de parc;
  • s'appuyer sur l'analyse des besoins d'une telle installation, d'un tel lieu d'hébergement ou d'une telle infrastructure de soutien et s'avérer acceptables en vertu de notre compréhension actuelle de l'écologie;
  • respecter les limites clairement établies en matière de développement et contenir le tracé des installations à l'intérieur de ces limites;
  • contribuer à l'appréciation et à la compréhension des parcs nationaux par les visiteurs;
  • protéger le patrimoine culturel;
  • faire preuve de leadership en matière de gestion de l'environnement;
  • fournir des logements adéquats au personnel;
  • se conformer aux exigences d'évaluation environnementale et à celles du SGE (le Service de la gestion de l'environnement), y compris la considération des effets cumulatifs afin d'en arriver à ne provoquer aucun impact environnemental négatif net. » (Plan d'action)

Progrès accomplis à ce jour

  • Le rapport de la Commission relativement aux logements commerciaux périphériques fait l'objet d'une étude à la lumière de ces principes.
  • Certains parcs (par exemple Kootenay, Yoho et la composante Lac Louise de Banff) entreprennent aussi actuellement des examens de leurs installations et de leur infrastructure à la lumière de ces principes et des grandes orientations établies dans le rapport de la Commission. L'unité de gestion Kootenay, Yoho et Lac Louise a mis sur pied un comité d'examen et utilise les principes comme base d'examen des projets proposés.
  • Des limites à la croissance ont été établies dans les plans communautaires et les plans directeurs des parcs des Rocheuses.
  • Nous réexaminons les plans complétés pour la réfection du bâtiment administratif du parc national des îles-de-la-Baie-Georgienne à Honey Harbour, sur la terre ferme. L'objectif est de réduire de beaucoup l'empreinte opérationnelle en ramenant de la principale île du parc à ce même bâtiment certaines opérations de services de garde, d'interprétation et de travaux généraux. Il se pourrait qu'on enlève sept grands bâtiments.

Prochaines étapes

  • Tous les réaménagements proposés sont maintenant examinés à la lumière de ces principes.

La menance des prédateurs : le prix à payer pour vivre à la limite

« Les résidents de Banff, encore sous l'effet du choc et de la douleur causés par la mort d'une skieuse locale attaquée par un couguar, reconnaissent que la menace des prédateurs fait partie du prix à payer pour le fait de vivre à proximité de la nature sauvage. Quand les agents du parc national ont capturé un deuxième couguar que l'on croyait responsable d'une série d'attaques contre les chiens aux abords de la ville, les visiteurs et les habitants ont défendu le droit des couguars de vivre dans le parc... Les responsables du parc ont éliminé le couguar qui avait attaqué Mme Frost... M. Syme a déclaré qu'ils espéraient capturer deux ou trois autres couguars et les mettre hors d'état de nuire. Ils ne seront pas relocalisés. Les environnementalistes ont salué la retenue dont les autorités du parc ont fait preuve à cette occasion. M. Gareth Thomson, directeur de la formation du chapitre Calgary-Banff de la Société des Parcs canadiens et de la faune, déclara que les gens ne devraient pas s'attendre à être parfaitement en sécurité s'ils choisissent de vivre à proximité de la nature sauvage. »

Source:
Globe and Mail, Toronto
Vendredi, le 5 janvier 2001



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