Ressources culturelles

Contexte

Parcs Canada gère 171 lieux historiques nationaux. En tant que responsable de ces sites, l’Agence veille à ce que les ressources culturelles soient conservées et que les générations actuelles et futures puissent connaître et apprécier leur valeur patrimoniale et en profiter pleinement. Ces ressources culturelles se retrouvent également dans les parcs nationaux, les aires marines nationales de conservation et le parc urbain national de la Rouge. Elles permettent de renforcer le sentiment d’appartenance au Canada et à ses importants lieux patrimoniaux qui mettent en évidence des faits historiques marquants. Elles représentent un ensemble considérable de bâtiments, d’ouvrages d’ingénierie, de sites archéologiques, d’objets et de paysages. Parcs Canada classifie les ressources culturelles en fonction de leur importance historique nationale ou de toute autre valeur patrimoniale qu’elles possèdent.

La protection et la conservation des ressources culturelles exigent une vigilance constante, car si elles disparaissent, c’est pour toujours. Il est donc essentiel de les évaluer et de faire un suivi de leur état périodiquement, en particulier lorsque des phénomènes attribuables à des processus naturels ou des actions humaines sont susceptibles d’accélérer leur détérioration.

Le gouvernement du Canada a récemment consenti des investissements importants dans les infrastructures de Parcs Canada, ce qui permettra d’améliorer l’état d’un vaste éventail du patrimoine bâti (l’un des éléments compris dans les ressources culturelles) dans les lieux historiques nationaux. Leur valeur patrimoniale pourra ainsi être maintenue, en plus de renforcer leur attractivité comme destinations célébrant les réalisations de notre pays. Les investissements dans l’amélioration des ressources culturelles en mauvais état feront en sorte que leur valeur patrimoniale sera préservée pour les générations futures. L’annexe 1 fournit un rapport détaillé de l’état des ressources culturelles d’importance nationale et des ressources culturelles ayant une autre valeur patrimoniale dans les lieux historiques nationaux administrés par l’Agence Parcs Canada.

Parcs Canada détermine l’état de ses ressources culturelles, qui prend en considération leur valeur patrimoniale, par l’intermédiaire d’un programme d’évaluation de l’intégrité commémorative. L’évaluation de la condition ou de l’état d’un site estime dans quelle mesure il a conservé les valeurs patrimoniales pour lesquelles il a été désigné. Les lieux historiques nationaux sont soumis à une évaluation décennale s’harmonisant au cycle de planification de gestion.

État des ressources culturelles dans les lieux historiques nationaux

Sur la base des résultats des évaluations de l’intégrité commémorative pour 37 lieux historiques nationaux, effectuées entre 2011 et 2016 (où la valeur patrimoniale a été considérée), la majorité des ressources culturelles d’importance nationale ainsi évaluées (c.-à-d. bâtiments et ouvrages de génie, sites archéologiques, objets et paysages) ont été jugées dans un état passable ou meilleur. Toutefois, les bâtiments et les ouvrages de génie représentent un défi supérieur en matière de conservation que les trois autres catégories de ressources culturelles, en raison de leur taille, de leur complexité et de l’exposition aux intempéries et d’autres menaces naturelles telles que l’érosion du sol et l’infiltration d’eau. Dans les 37 sites de Parcs Canada évalués, 42 pour cent des bâtiments et des ouvrages de génie d’importance nationale ont été jugés en bon état tandis que 38 pour cent étaient en mauvais état (figure 4).

L’état des objets historiques et archéologiques d’importance nationale à ces sites s’est amélioré depuis 2011. À la suite de travaux de conservation ciblés menés par Parcs Canada, la proportion d’objets en bon état atteignait 67 pour cent, tandis que moins d’un pour cent d’entre eux se trouvaient en mauvais état (figure 5).

Figure 4 : État des ressources culturelles d’importance historique nationale, y compris la valeur patrimoniale pour laquelle elles ont été désignées (37 sites évalués entre 2011 et 2016)
Figure 4: Condition of cultural resources of national historic significance, including heritage value for which they were designated (37 sites assessed between 2011 and 2016)

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Figure 5 : État des objets d'importance nationale (37 sites évalués entre 2011 et 2016)
Figure 5 : État des objets d’importance historique nationale (37 sites évalués entre 2011 et 2016)

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Actions

Parcs Canada a mené d’importants travaux de conservation dans des lieux historiques nationaux ciblés en mettant l’accent sur l’amélioration de l’état des ressources culturelles jugées en mauvais état. Par exemple, au lieu historique national Cave and Basin (Alberta), le berceau du réseau des parcs nationaux du Canada, des rénovations ont permis de préserver des ressources culturelles importantes telles que le pavillon de bain. Le lieu historique national du Phare-de-la-Pointe-Clark (Ontario) a été jugé en mauvais état en raison de dommages à la maçonnerie extérieure de cette tour de 25 mètres de haut. Les travaux de restauration entrepris en 2011 ont permis de remplacer les pierres, de réparer la maçonnerie, de repeindre la lanterne et le toit en métal, d’appliquer un enduit de chaux extérieur et de procéder à la réfection de l’intérieur et du sous-sol.

Des investissements importants dans le lieu historique national Province House (Île-du-Prince-Édouard), le berceau de la Confédération, financeront la préservation de la maçonnerie d’époque, des améliorations structurelles et des mesures pour rendre le bâtiment davantage résistant aux intempéries.

Depuis 2014, le lieu historique national des Fortifications-de-Québec (Québec) a fait l’objet de travaux de conservation sur plusieurs sections des murs de fortification, dont le Bastion du Roi.

Parcs Canada a mis en place des exigences relatives à l’analyse des impacts sur les ressources culturelles pour s’assurer que tous les impacts potentiels sur les ressources culturelles soient identifiés et atténués, si nécessaire, dans le cadre des projets d’infrastructure. Les travaux de conservation s’effectuent ainsi dans le respect de l’intégrité commémorative.

Principaux enjeux et perspectives d’avenir

Certaines ressources culturelles deviennent de plus en plus vulnérables aux menaces associées aux changements climatiques. Parcs Canada poursuivra ses activités de planification et de suivi pour repérer les menaces sur les ressources culturelles, telles que l’érosion des berges, et mettra au point des pratiques exemplaires ainsi que des mesures d’atténuation et de mitigation. Les importants investissements dans les infrastructures de Parcs Canada contribueront à améliorer l’état des ressources culturelles d’importance nationale. Parcs Canada élaborera une approche visant à maintenir les ressources culturelles en bon état ou dans un état passable de manière systématique partout au pays.

Par ailleurs, l’Agence prend soin d’une des plus vastes collections d’objets historiques et archéologiques en Amérique du Nord. Elle procède au rapatriement d’une partie importante de la collection dans une installation construite à cet effet afin de traiter et de conserver de façon durable ces objets historiques et archéologiques, qui sont des témoins tangibles du passé. Des consultations auprès des communautés autochtones et des autres parties prenantes seront tenues pour assurer l’accès à la collection.

La préservation des données relatives aux ressources culturelles sous la garde de Parcs Canada est essentielle à la protection, la présentation et la conservation de ces précieuses ressources. La qualité de ces données n’est pas uniforme à travers l’Agence et l’information n’est pas regroupée dans une base de données unique. Au cours des prochaines années, Parcs Canada rassemblera toute l’information essentielle relative aux ressources culturelles en une seule base de données afin que la gestion des ressources culturelles, la prise de décisions et la production de rapports, ainsi que la présentation de ces ressources chères au peuple canadien, se fondent sur des faits probants. En outre, l’Agence mettra à jour l’ensemble des résultats des programmes liés au patrimoine culturel ainsi que les indicateurs de rendement connexes en vue d’améliorer la planification, le suivi et la production de rapports.


Intégrité écologique

Contexte

La nature est source d’inspiration. Les écosystèmes qui ne sont pas soumis à un stress sont en pleine croissance, ils abritent une grande diversité d’espèces et sont en mesure de se régénérer. Cette capacité inhérente d’un écosystème à se maintenir est ce qu’on appelle l’intégrité écologique et c’est ce qu’on cherche à protéger dans les parcs nationaux. Parcs Canada a l’obligation juridique de maintenir et d’améliorer l’intégrité écologique de ses endroits tout en permettant aux canadiens et aux visiteurs internationaux d’en profiter. L’Agence réussit depuis plus de 100 ans à soutenir de façon équivalente les deux volets de ce mandat.

L’intégrité écologique comprend non seulement la flore et la faune indigène (la bonne troupe d’acteurs), mais aussi les processus écologiques (le bon scénario) pour l’action qui se déroule dans un écosystème. Lorsque les espèces indigènes se font plus rares, lorsque les espèces envahissantes prennent trop de place ou lorsque les processus écologiques ne parviennent pas à se dérouler à leur fréquence et à leur intensité normale, c’est l’existence même de tout l’écosystème qui est en danger. Parcs Canada surveille constamment l’état de l’intégrité écologique et les résultats de ces études pour chacun des 46 parcs nationaux sont résumés à l’annexe 2. Ces mêmes données sur l’état des parcs servent de références pour l’un des indicateurs canadiens de durabilité de l’environnement.

Parcs Canada utilise des indicateurs pour résumer et évaluer l’état écologique des principaux écosystèmes de chaque parc national, par exemple les forêts, la toundra, les milieux humides ou l’eau douce.

État de l’intégrité écologique

Il y a des raisons d’être optimiste sur l’état des parcs nationaux. Parmi les 115 écosystèmes qui ont été évalués, plus de la moitié (54 pour cent) sont en bon état. C’est une amélioration par rapport à 2011, cette proportion n’étant alors que de 42 pour cent. Seuls 10 pour cent des écosystèmes ont connu un déclin depuis 2011 et ils sont surpassés par le nombre d’écosystèmes qui se sont améliorés depuis ce temps. Le pourcentage des écosystèmes en déclin avait été estimé à 31 pour cent en 2011. À cette époque, Parcs Canada ne comparait pas à intervalle régulier l’état des parcs.

L’amélioration de notre système de surveillance est du en partie au rapport de 2013 sur l’intégrité écologique produit par le commissaire à l’environnement et au développement durable. Le programme de surveillance est dorénavant mis en œuvre dans tous les parcs nationaux qui disposent d’un plan de surveillance basé sur des indicateurs et mesures clés. Toutes les mesures comportent des protocoles pour générer des données et des seuils fiables. Quatre-vingt-onze pour cent des indicateurs relatifs aux écosystèmes sont maintenant évalués, comparativement à 58 pour cent en 2011. La gestion des données et le calcul de la condition des indicateurs ont été rationalisés et standardisés. L’Union internationale pour la conservation de la nature estime que le programme de surveillance écologique de Parcs Canada s’impose comme un modèle à suivre, d’autant plus qu’il constitue le seul comportant des rapports nationaux qui viennent orienter les décisions de planification et d’investissement.

Nous avons encore beaucoup à apprendre sur l’écologie des parcs. Plusieurs seuils sont provisoires et certains indicateurs ne sont fondés que sur un petit groupe d’espèces ou de processus. Parcs Canada cherche également à intégrer les connaissances traditionnelles autochtones dans ses évaluations.

En général, les écosystèmes d’eau douce sont les plus susceptibles d’être en bon état ou de présenter une amélioration. Dans de nombreux cas, ces améliorations sont le résultat d’une évaluation plus objective et quantitative. Comme ce fut également le cas en 2011, les forêts continuent de présenter un nombre disproportionné d’indicateurs dont l’état est mauvais. Ces résultats sont le reflet des effets néfastes de la suppression des incendies, de la présence de plantes envahissantes et de la surabondance des orignaux et des cerfs. Les prairies sont encore plus menacées par ces mêmes pressions. Aucun des cinq écosystèmes de prairies n’est en bon état. Les écosystèmes côtiers et marins montrent quant à eux des améliorations, y compris l’amorce d’un rétablissement des herbiers de zostère à Kejimkujik à la suite d’une opération réussie visant à réduire la présence du crabe vert envahissant.

Actions

Parcs Canada s’efforce de maintenir ou d’améliorer l’intégrité écologique et soutient la restauration efficace et durable des écosystèmes, de manière à encourager la participation du peuple canadien et à lui permettre de profiter de ces endroits. Le financement consacré à la restauration écologique—totalisant 84 millions de dollars sur cinq ans—a permis de réaliser des gains de conservation tangibles dans l’ensemble du réseau de Parcs Canada. Les projets complétés comprennent l’éradication des rats dans la réserve de parc national Gwaii Haanas, la restauration des écosystèmes de dunes dans la réserve de parc national Pacific Rim et la réduction des impacts sur les baleines par des mesures d’atténuation des perturbations humaines dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent.

En 2015-2016, on comptait 33 projets dans 27 sites visant la réduction des menaces pour les écosystèmes, la réintroduction d’espèces, le rétablissement de la connectivité au sein des réseaux hydrologiques et le rétablissement des processus. Ces projets ont également contribué à la réconciliation avec les partenaires autochtones en favorisant la collaboration sur des objectifs communs. Les gains de conservation résultant de ces projets comprennent :

  • La réduction de la mortalité de la faune grâce à la construction de passages à niveau pour la faune dans le parc national Kootenay;
  • La restauration des paysages éco-culturels des parcs à myes en recourant aux connaissances traditionnelles et scientifiques dans la réserve de parc national des Îles-Gulf;
  • La restauration des écosystèmes dépendants du feu dans tout le pays par le recours à des brulages dirigés;
  • La restauration de l’évolution naturelle de l’écosystème côtier et marin dans le parc national Forillon;
  • La réduction des populations d’espèces surabondantes comme l’orignal dans les parcs nationaux des Hautes-Terres-du-Cap-Breton, du Gros-Morne et Terra Nova;
  • La restauration du régime hydrique et de la connectivité aquatique dans les lacs du parc national de la Mauricie.

Les expériences offertes par Parcs Canada aux visiteurs et les programmes d’application des lois de l’Agence contribuent de façon importante au maintien et à la restauration de l’intégrité écologique. Les gardes de parc mènent des activités de prévention et d’application de la loi pour protéger la faune et les écosystèmes et contribuent ainsi aux efforts de restauration sur le terrain. Ils travaillent également en partenariat avec les communautés, les organisations locales et les organismes externes d’application de la loi pour assurer le succès des projets de conservation. Par exemple, la collaboration transfrontalière a joué un rôle déterminant dans le rétablissement du saumon dans le parc national Fundy en empêchant, à l’intérieur comme à l’extérieur du parc, la pêche au saumon illicite.

Principaux enjeux et perspectives d’avenir

Trois enjeux prendront de plus en plus d’importance dans les années à venir : les effets cumulatifs, les changements climatiques et la connectivité.

Les effets cumulatifs

Le premier enjeu découle de la difficulté d’anticiper les impacts des projets de construction et des approches relatives à l’utilisation des terres. Certains impacts sont relativement mineurs lorsque pris individuellement et ne deviennent problématiques que lorsqu’ils se répètent dans plusieurs projets sur l’ensemble du territoire. Cela est particulièrement évident dans l’évaluation des grands projets d’infrastructure et dans les impacts sur les bassins versants. Avec ses partenaires, Parcs Canada visera à accroître sa capacité à reconnaître ces « effets cumulatifs », à faire le suivi de leur impact et à appliquer les meilleures pratiques de gestion pour les limiter.

Changements climatiques

Les changements climatiques auront un impact à la fois sur les assemblages d’espèces et sur les processus écosystémiques, en menaçant l’intégrité des écosystèmes vulnérables et moins résilients. Nous évaluons comment les approches de surveillance peuvent être modifiées pour rendre compte avec précision de ces impacts. Parcs Canada examinera de plus en plus souvent les projections climatiques dans ses seuils de surveillance. Ce processus a débuté par l’examen de la vulnérabilité des trois parcs nationaux de l’Arctique aux changements climatiques. Parallèlement, nous avons entrepris un examen des pratiques de planification et de gestion à intégrer dans les considérations relatives au changement climatique.

Connectivité

Dans le cadre des efforts mondiaux en matière de conservation visant les objectifs fixés par la Convention sur la diversité biologique, Parcs Canada travaillera en collaboration avec les ministères fédéraux, provinciaux et territoriaux et avec les groupes, les communautés et les organisations autochtones partout au Canada afin de mieux intégrer et d’améliorer les aires protégées dans un contexte écologique et culturel plus large. Cette approche permettra de faire progresser le concept des réseaux écologiques et la connectivité écologique, y compris la connectivité requise pour les espèces migratrices et pour l’adaptation aux changements climatiques. Avec les changements climatiques, la migration, à la fois naturelle et accélérée, des espèces vers un habitat convenant mieux à leur survie deviendra essentiel pour la conservation à long terme. La connectivité est déjà un concept de base dans la mesure de l’intégrité écologique, et ce concept jouera un rôle plus important dans les années à venir.


Espèces en péril

Contexte

Parcs Canada est déterminé à protéger les espèces en péril et à assurer leur rétablissement, car nombre d’entre elles se retrouvent dans les terres et les eaux administrées par l’Agence. Parcs Canada protège l’ensemble de ces espèces en péril, ainsi que leur milieu et leur habitat, en encourageant et en menant des activités de rétablissement pour maintenir ou améliorer leur état de conservation. Dans le cadre de cet important effort, Parcs Canada veillera aussi à améliorer l’intégrité écologique, à sensibiliser le public et à offrir de plus riches expériences aux visiteurs.

La première étape de cette initiative visant à définir les actions prioritaires les plus efficaces pour le rétablissement des espèces est de chercher à connaître quelles espèces vivent dans les lieux patrimoniaux protégés et comment elles se portent. Au cours de la période considérée, Parcs Canada a évalué l’état de conservation des espèces en péril qui se trouvent dans tous les lieux patrimoniaux protégés, selon une approche standardisée en ce qui a trait à la collecte, le stockage et l’échange de données sur la conservation des espèces. Les normes et les outils ont été mis au point par NatureServe, un organisme sans but lucratif de réputation mondiale, dont la mission est de fournir les données scientifiques de bases pour assurer l’efficacité des activités de conservation. L’information sur les espèces que l’on retrouve dans les lieux patrimoniaux protégés est à la disposition du public sur le site Web de Parcs Canada.

État des espèces en péril

L’évaluation de l’état de conservation étant achevée, l’on peut confirmer qu’environ 200 espèces inscrites en vertu de la Loi sur les espèces en péril sont présentes dans divers lieux patrimoniaux relevant de Parcs Canada. Certaines de ces espèces vivent toute l’année dans les parcs ou sites et s’y reproduisent, tandis que d’autres n’y font qu’un court séjour au cours de leur migration. Parcs Canada utilise les données provenant des évaluations de l’état de conservation pour élaborer des plans d’action qui permettent de définir des objectifs et des actions prioritaires pour le rétablissement des espèces en péril dans les lieux patrimoniaux protégés. Ces plans d’action sont publiés dans le Registre public des espèces en péril et satisfont aux conditions légales requises en vertu de la Loi sur les espèces en péril.

En 2016, Parcs Canada a mis au point sept plans d’action s’appliquant à de multiples espèces. Ceux-ci décrivent les mesures de rétablissement associées à 71 objectifs spécifiques aux populations et à la répartition des espèces en péril. Parcs Canada évalue les progrès vers ces objectifs, ainsi que la mise en œuvre des mesures de rétablissement connexes pour les espèces en péril qui se trouvent dans ses sites.

Actions

Depuis 2011, Parcs Canada a mené des interventions pour restaurer des habitats essentiels pour les espèces en péril et pour améliorer leur état de conservation dans les lieux patrimoniaux. Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles certaines espèces sont en péril. Certaines sont naturellement rares et ont des besoins spécifiques qui les restreignent à un habitat particulier. D’autres peuvent se faire plus rares en raison de facteurs externes tels que l’arrivée d’espèces envahissantes dans un nouvel habitat. C’est d’ailleurs ce qui s’est produit sur plusieurs îles dans la réserve de parc national Gwaii Haanas où les rats qui y ont été introduits ont causé le déclin des populations locales de guillemots à cou blanc, un oiseau qui est d’une grande importance dans la culture haïda. Entre 2011 et 2015, l’éradication de ces rats sur certaines îles a permis la restauration des sites de nidification pour ces populations d’importance mondiale de guillemots à cou blanc et d’autres oiseaux de mer. Ces écosystèmes côtiers montrent maintenant des signes de rétablissement sur le plan écologique. L’introduction d’espèces non indigènes est souvent accidentelle, mais peut parfois avoir été fait intentionnellement, comme l’introduction d’espèces de poissons non indigènes dans les lacs et les rivières pour encourager la pêche sportive. La truite fardée du versant de l’ouest est un bon exemple d’un poisson indigène dont la population a diminué de façon spectaculaire à la suite de l’introduction d’espèces de truites non indigènes. Grâce à l’élimination des espèces introduites et à la réintroduction de la truite fardée du versant de l’ouest dans le parc national Banff, cette espèce rare est en voie de recoloniser son habitat naturel.

La perte d’habitat constitue un autre facteur important dans le déclin de nombreuses espèces. Pour contrer le déclin des populations de papillons monarques, par exemple, le parc national de la Pointe-Pelée a conclu une entente de collaboration de plusieurs années avec la municipalité de Leamington, en Ontario, pour amener la collectivité à participer à l’aménagement d’un habitat pour le papillon monarque en plantant des herbes et des fleurs sauvages indigènes, telles que l’asclépiade, le long des sentiers pédestres municipaux. Des projets visant à restaurer l’habitat des espèces en péril sont en cours dans de nombreux parcs et sites. Un projet majeur de restauration dans le parc national Fundy vise à ramener le saumon à l’intérieur de la baie de Fundy. En collaboration avec des partenaires, y compris la communauté autochtone à proximité, le projet comprend la collecte, l’élevage et la libération du saumon dans les rivières du parc. En outre, des efforts sont en cours pour restaurer le balsamorhize à feuilles deltoïdes en voie de disparition, un tournesol indigène qui poussait autrefois en abondance sur le côté sud-est de l’île de Vancouver. Bien que limitée à huit petites espèces indigènes au Canada, une expérience de pollinisation croisée menée entre 2011 et 2015 par le personnel du lieu historique national Fort Rodd Hill a permis de produire des graines viables qui ont été replantées sur le site. De plus, on a mis au point un système novateur de cartographie des espèces en péril au lieu historique de la Voie-navigable-Trent-Severn pour faciliter l’examen des demandes de permis pour des travaux dans l’eau et sur les rives dans les secteurs relevant de Parcs Canada. Grâce à la coordination entre les différentes organisations, le système de cartographie permet de vérifier, par exemple, que les quais sont installés loin des zones sensibles telles que les sites de nidification du petit blongios. Des outils innovants tels que ceux-ci appuient les efforts de Parcs Canada en ce qui concerne la gestion des aires protégées pour la conservation des espèces en péril.

Principaux enjeux et perspectives d’avenir

Certaines actions entreprises par Parcs Canada afin d’améliorer l’état de conservation des espèces en péril commencent à montrer des effets positifs. Cependant, des menaces continuent à peser sur de nombreuses espèces en péril à l’intérieur et à l’extérieur des lieux patrimoniaux protégés. Des habitats disparaissent à un rythme rapide dans presque toutes les régions du Canada : les milieux humides sont remblayés, les forêts fragmentées, et les prairies labourées et clôturées. Les espèces exotiques envahissantes constituent un autre problème de taille pour les espèces sauvages naturellement présentes au Canada. Les changements climatiques peuvent également affecter la biodiversité et la capacité d’adaptation des espèces aux variations dans leur écosystème. L’augmentation de l’intensité et de la fréquence des perturbations telles que les tempêtes, les inondations et les incendies constituent une autre menace pour l’habitat et la survie de nombreuses espèces. En raison de ces facteurs et d’autres, le nombre d’espèces en péril au Canada est en constante croissance.

Parcs Canada continue d’exercer un leadership dans la prise en compte des multiples besoins relatifs à l’utilisation des terres et à la conservation et elle a démontré que le rétablissement et la protection des espèces en péril peuvent s’accomplir par le recours à des moyens novateurs et rentables. Une vingtaine d’initiatives concernant plus de 60 espèces en péril seront menées au cours des prochaines années pour procurer un refuge aux espèces exposées aux changements climatiques. Ces projets permettront de restaurer les habitats, d’éliminer les espèces exotiques et de réintroduire des espèces disparues, parmi de nombreuses autres activités de rétablissement, ce qui renforcera la résilience des espèces en leur permettant de s’adapter à d’autres pressions, y compris les changements climatiques. Ces efforts auront aussi comme résultat d’améliorer l’intégrité écologique, de sensibiliser le public et de fournir de plus riches expériences aux visiteurs. En œuvrant à la protection des espèces en péril, Parcs Canada veut également partager les meilleures pratiques avec les partenaires et les intervenants. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’Agence favorise la participation du grand public à des initiatives de rétablissement et qu’elle soutient le bénévolat de façon constante.


Protection et utilisation écologiquement durable des aires marines nationales de conservation

Contexte

Parcs Canada gère un réseau grandissant d’aires marines nationales de conservation (AMNC), qui est représentatif des océans et des régions maritimes des Grands Lacs du Canada et joue un rôle de premier plan pour assurer la protection à long terme et l’utilisation écologiquement durable de ces zones.

Le réseau d’aires marines nationales de conservation du Canada englobe toute une gamme d’écosystèmes marins et lacustres : zones intertidales, profondeurs abyssales, marais et estuaires côtiers, prés de zostères, forêts de laminaires, hauts-fonds, îles, chenaux et fosses océaniques. Ces zones d’une grande diversité écologique se prêtent à une large gamme d’usages, y compris les loisirs, le tourisme, le transport maritime, la pêche sportive et commerciale et la récolte traditionnelle et commerciale d’autres ressources marines renouvelables.

Les AMNC sont gérées selon une approche écosystémique, en appliquant des modèles d’harmonisation entre la protection et les activités humaines. Elle consiste à travailler en étroite collaboration avec les intervenants pour atteindre des objectifs communs qui reflètent les valeurs de l’endroit. Parmi ces intervenants, sont inclus :

  • les autres ministères fédéraux et provinciaux et les peuples autochtones avec qui Parcs Canada travaille dans le cadre d’ententes de gestion coopérative; ainsi que
  • les utilisateurs des terres côtières et des eaux, dont les peuples autochtones, et ceux qui s’intéressent aux AMNC et qui peuvent contribuer à leur protection et leur conservation grâce à des initiatives d’intendance et des pratiques volontaires.

État de la protection et de l’utilisation écologiquement durable des AMNC

L’Agence Parcs Canada a récemment mis au point une série d’indicateurs dont elle fait présentement l’essai dans le cadre de la surveillance de l’état des écosystèmes et de l’utilisation écologiquement durable des ressources marines dans les AMNC. Tout en reconnaissant les défis uniques de la gestion de ces zones, ces indicateurs donnent une image intégrée de la biodiversité marine, de la qualité de l’environnement, de l’utilisation des ressources marines et de la gouvernance. La protection et l’utilisation écologiquement durable des AMNC dépendent du maintien de la santé et de la résilience des écosystèmes, ce qui signifie que l’on doit veiller à ce que l’utilisation des ressources marines ne compromette pas la structure et la fonction des écosystèmes. À cette fin, il faut aussi maintenir de solides accords de collaboration. La série d’indicateurs et les mesures connexes seront testées et mises en œuvre au cours des cinq prochaines années, ce qui fournira aux décideurs un aperçu de l’état des AMNC.

Figure 6 : Mesures de protection volontaires dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent
Figure 6 : Mesures de protection volontaires dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent

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Actions

Au cours des cinq dernières années, un certain nombre de mesures ont été prises pour renforcer la protection des AMNC et leur utilisation écologiquement durable. Par exemple :

  • Chaque année, des milliers de navires commerciaux transitent par le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent. Comme ces navires traversent l’habitat essentiel et les sites d’alimentation de plusieurs espèces de baleines, dont le béluga, on s’inquiète des impacts potentiels sur ces espèces. En 2011, un groupe de travail a été formé avec des représentants du gouvernement, de l’industrie, d’universités et d’organisations non gouvernementales. Sa tâche était d’évaluer les moyens de réduire l’exposition des baleines aux navires et de gérer le risque de collisions. Le travail du groupe a conduit à des recommandations en 2013 pour une réduction volontaire de la vitesse du trafic maritime et la création d’une aire à éviter à la navigation pour les navires (figure 6). Le fait d’associer les parties prenantes au processus dès le début a créé un climat favorable à l’application de ces mesures, de sorte que les capitaines de navires ont promptement accepté de s’y conformer, réduisant ainsi considérablement le risque de collisions mortelles entre les navires et les baleines.
  • On trouve un autre exemple de conservation du littoral dans le Parc marin national Fathom Five, où les gestionnaires ont mis en place un processus efficace pour empêcher l’implantation de la sous-espèce européenne du roseau commun (Phragmites australis) dans les zones humides côtières.Chaque année, le personnel du parc marin détecte les nouvelles tentatives de colonisation de cette espèce envahissante et voit à l’éradiquer avant qu’elle ne s’implante. Comme la propagation du Phragmites australis aurait des effets néfastes sur la diversité biologique dans les écosystèmes côtiers des Grands Lacs, ces actions protègent la biodiversité et la résilience d’un important habitat côtier.

Principaux enjeux et perspectives d’avenir

De nombreux facteurs environnementaux ont un impact sur l’état des AMNC, y compris les changements climatiques (réchauffement de la planète, élévation du niveau de la mer), les changements dans l’environnement physique (qualité de l’eau et acidification des océans), la perte de biodiversité (processus écosystémiques, espèces en péril, espèces envahissantes) et la perte d’habitats. L’un des enjeux cruciaux pour la gestion des AMNC est de comprendre comment les écosystèmes marins complexes et ceux des Grands Lacs fonctionnent et s’adaptent aux changements environnementaux. On cherche aussi à connaître les conséquences de ces changements sur la protection et l’utilisation écologiquement durable des ressources des AMNC.

La mise en œuvre du projet pilote national de surveillance au cours des prochaines années fournira des données plus probantes sur l’état du réseau d’aires marines nationales de conservation. Ce programme de suivi servira de référence et viendra appuyer la gestion adaptative dans les AMNC. Parcs Canada et les autres gestionnaires des aires marines nationales de conservation disposeront ainsi des connaissances et des données nécessaires pour efficacement gérer, protéger et conserver ces endroits. En outre, cela facilitera le travail collaboratif pour assurer l’utilisation responsable des ressources marines et atteindre les objectifs de gestion des AMNC.


Gestion des biens

Contexte

Parcs Canada gère un portefeuille complexe de biens bâtis évalués à environ 17,5 milliards de dollars (en dollars de 2016). Le portefeuille de biens de l’Agence comprend des structures patrimoniales irremplaçables, comme des bâtiments historiques, des fortifications, des canaux historiques, des phares et des barrages de pêche autochtones, ainsi que des bâtiments contemporains, des autoroutes, des ponts, des barrages et autres ouvrages. Tous ces actifs appuient la réalisation du mandat de l’Agence et servent plus de 20 millions de visiteurs dans les sites de Parcs Canada chaque année. Certains biens, par exemple les autoroutes et les voies navigables, constituent également de liens vitaux pour le transport et l’activité économique dans nombre de collectivités canadiennes.

Il y a plusieurs défis inhérents à la gestion de ces biens. Plusieurs d’entre eux sont situés dans des régions éloignées des grands centres, notamment dans des environnements nordiques, ce qui ajoute au coût et la complexité de leur exploitation et de leur entretien. En outre, les effets néfastes des changements climatiques, tels que la fonte du pergélisol et la fréquence accrue des incendies de forêt, des inondations et des avalanches, menacent l’intégrité structurelle des biens contemporains et des ressources culturelles, ce qui entraîne la hausse des coûts de remise en état et la perte d’un patrimoine bâti dans les régions touchées.

Parcs Canada est le gardien de plusieurs biens immobiliers d’importance historique dont la protection et la conservation à long terme exigent un entretien et une gestion spécialisés. En outre, la majorité de nos biens contemporains vieillissent et nécessitent des investissements importants et constants.

En 2013, Parcs Canada a mis au point une série d’indicateurs nationaux fondés sur l’état global des biens pour obtenir une image cohérente de l’état de l’ensemble des actifs construits de l’Agence.

État des biens

En 2012, Parcs Canada a effectué un examen national des biens qui visait à mettre à jour et à confirmer leur état, leur valeur de remplacement et les coûts estimés des travaux différés. L’examen et une validation ultérieure par des tiers ont mis en évidence que plus de la moitié des biens de l’Agence étaient en mauvais ou en très mauvais état et qu’ils nécessitaient des investissements pour leur entretien et leur réhabilitation.

Au 31 mars 2016, 53 pour cent des actifs de l’Agence ont été jugés dans un état passable ou meilleur et 47 pour cent en mauvais ou très mauvais état.

L’investissement de près de trois milliards de dollars de financement fédéral de 2015-2016 à 2019-2020 permettra de combler le retard des travaux reportés et d’améliorer l’état général du portefeuille de biens de l’Agence tout en contribuant à sa viabilité à long terme.

Actions

Investissements de 2011-2012 à 2015-2016

Au cours des cinq dernières années, Parcs Canada a investi plus de 900 millions de dollars pour améliorer l’état de son portefeuille d’actifs. Voici quelques exemples de projets achevés ou en cours :

  • Conservation et remise en état des ressources culturelles d’importance nationale :
    • projets de restauration dans les lieux historiques nationaux tels que Cave and Basin, les fortifications de Québec et Province House, berceau de la Confédération;
    • travaux de conservation aux lieux historiques nationaux du Phare-de-la-Pointe-Clark et du Fort-Henry;
    • travaux de stabilisation au lieu historique national de la Drague-Numéro-Quatre;
    • réhabilitation du barrage Bolsover et de l’écluse numéro 37, le long de la voie navigable Trent-Severn—le plus grand projet de barrage entrepris par l’Agence au cours des 25 dernières années;
    • réfection des ponts tournants de Chaffey, Merrickville et Smiths Falls le long du canal Rideau;
    • restauration du pont Lafleur le long du canal Lachine.
  • Réhabilitation et amélioration des infrastructures touristiques :
    • rénovation des installations pour les visiteurs, telles que centres d’accueil, terrains de camping, sentiers polyvalents, routes d’accès et aires de stationnement dans les parcs nationaux, dont ceux de l’Île-du-Prince-Édouard et de la Mauricie et la réserve de parc national des Îles-Gulf, et dans les lieux historiques nationaux, dont ceux de Lower Fort Garry, de la Forteresse-de-Louisbourg et de la Citadelle-d’Halifax;
    • projets d’amélioration des infrastructures servant aux visiteurs dans certains sites historiques nationaux, dont ceux de Batoche, Green Gables et du Fort-Chambly.
  • Réfection et amélioration des routes provinciales et interprovinciales et des ponts connexes :
    • élargissement de la route Transcanadienne dans le parc national Banff;
    • réfection de la route Transcanadienne dans les parcs nationaux Terra Nova, Jasper, Yoho et des Glaciers;
    • réfection de la route 93S dans les parcs nationaux Banff et Kootenay;
    • réfection de la route 117 dans le parc national Kouchibouguac.
  • Réhabilitation des routes et des installations de traitement des eaux usées dans les lotissements urbains suivants : Field dans le parc national Yoho, Lake Louise dans le parc national Banff, Wasagaming dans le parc national du Mont-Riding, Waskesiu dans le parc national de Prince Albert, et Waterton dans le parc national des Lacs-Waterton.

Ces investissements ont permis d’améliorer la pérennité, la sécurité et la fiabilité des infrastructures dans les lieux patrimoniaux de Parcs Canada, contribuant ainsi à offrir des expériences de qualité aux canadiens et aux visiteurs.

Information sur la gestion des biens

L’Agence a également investi 6 millions de dollars afin de mettre en place un système amélioré d’information sur la gestion des biens nationaux devant fournir de meilleures données et rapports et assurer l’application des pratiques de gestion d’actifs cohérentes à l’échelle de l’Agence. Ce nouveau système permet de tenir le registre de l’ensemble de l’inventaire des biens bâtis de l’Agence et accroît sa capacité à planifier et établir des priorités en ce qui concerne les travaux d’immobilisation et les activités opérationnelles et d’entretien correspondantes.

Principaux enjeux et perspectives d’avenir

Catastrophes naturelles

Au cours des cinq dernières années, l’Agence a introduit des mesures, telles que l’utilisation de modèles et de matériaux plus résistants, lors de la rénovation ou du remplacement de biens endommagés, pour protéger ses actifs construits contre les catastrophes naturelles. Un exemple récent est la reconstruction des ponts Carrot Creek situés sur la route Transcanadienne dans le parc national Banff après les inondations de juin 2013 en Alberta. L’Agence a utilisé une technologie plus robuste lors du remplacement de ces biens afin d’améliorer leur résilience contre les inondations futures, d’augmenter leur durée de vie et de réduire la gravité et la probabilité des fermetures de routes.

Un programme quinquennal de travail

Le plan d’investissement de près de trois milliards de dollars pour la période de 2015-2016 à 2019-2020 représente un programme de travail sans précédent à Parcs Canada. Il permettra de combler le retard des travaux différés et d’améliorer l’état des biens bâtis dans l’ensemble du réseau d’aires protégées. Il comprendra ainsi la réhabilitation du patrimoine bâti, des installations servant aux visiteurs et aux lotissements urbains, de l’infrastructure routière et des voies navigables.

À la fin de ce programme de travail, une partie des biens jugés en mauvais ou très mauvais état dans le portefeuille de Parcs Canada auront été remis en bon état. Cet investissement dans les infrastructures représente un engagement audacieux dans le cadre d’une gestion responsable des lieux protégés de Parcs Canada. Il mettra fin à la perte du patrimoine bâti irremplaçable. Il permettra en outre de rénover des installations servant aux visiteurs et de réhabiliter la grande majorité des biens de Parcs Canada qui sont vieillissants ou à la fin de leur cycle de vie.

Étant donné l’ampleur de ce programme d’investissement, l’Agence a réorganisé et renforcé ses fonctions de gestion des investissements, des projets et des biens pour assurer une livraison efficace du programme et atténuer les risques qui y sont associés.

Des travaux sont en cours pour élaborer un plan de viabilité à long terme fondé sur les données et les évaluations actuelles relatives au portefeuille de biens. Le plan de viabilité à long terme déterminera les moyens à prendre pour assurer la gestion continue et efficace du cycle de vie de l’ensemble du portefeuille de biens.


Expérience du visiteur

Contexte

Dans sa façon d’aborder sa mission, Parcs Canada accorde autant d’importance à la protection qu’à la présentation des trésors du patrimoine canadien. « L’expérience du visiteur » comprend tout ce qui concerne les interactions des visiteurs avec Parcs Canada lorsqu’ils sont dans un parc national, un lieu historique national ou une aire marine nationale de conservation. Cette expérience comprend le cycle complet de la visite, à partir du rêve et de la planification, en passant par l’arrivée et la visite en elle-même, jusqu’au départ et à l’agréable souvenir des rencontres et des expériences vécues.

En offrant des expériences mémorables, des services de qualité, des activités et des programmes animés par du personnel qualifié, passionné et compétent dans les sites de Parcs Canada, on contribue à renforcer le sentiment d’attachement envers ces endroits parmi les visiteurs canadiens et internationaux. On suscite ainsi de l’enthousiasme pour le patrimoine naturel et culturel du Canada, ce qui encourage une culture fondée sur la gestion responsable et la protection de ces lieux. Ces expériences peuvent aussi favoriser l’apprentissage et la croissance personnelle et procurer des bienfaits pour la santé mentale et physique.

État de l’expérience du visiteur

En encourageant la population canadienne à fréquenter ses sites et en lui fournissant l’information et les moyens de les apprécier, Parcs Canada lui procure des occasions de vivre des expériences en plein air et d’apprendre sur notre patrimoine.

Les gens visitent les lieux patrimoniaux nationaux du Canada pour toutes sortes de raisons. Pour certains, ces lieux offrent un endroit agréable et attrayant où passer du temps avec des amis ou en famille. Pour d’autres, les parcs et les lieux historiques nationaux ouvrent de nouvelles avenues pour l’aventure ou l’apprentissage. Pour d’autres encore, une visite dans un parc ou un lieu historique national est le voyage d’une vie et la réalisation d’une importante ambition personnelle. Quelle que soit la raison, Parcs Canada cherche toujours à permettre aux visiteurs de profiter de lieux patrimoniaux nationaux du Canada de la façon dont ils l’entendent. Même si la fréquentation des sites de Parcs Canada n’a jamais atteint les sommets du début du XXIe siècle, l’Agence a fait des progrès significatifs pour renverser un déclin qui s’est amorcé en 2004. Depuis 2012, le nombre de visites-personne dans les lieux de Parcs Canada augmente à un taux de cinq pour cent par an. En 2015–2016, les visites-personne ont dépassé le chiffre de 23 millions pour la première fois depuis plus d’une décennie.

Parcs Canada se sert de quatre indicateurs pour évaluer l’expérience du visiteur : 1) la fréquentation, 2) l’agrément, 3) le degré de satisfaction et 4) l’apprentissage.

Au cours des cinq dernières années, les taux de rendement relatifs à ces indicateurs pour tous les lieux patrimoniaux ont dépassé 81 pour cent en moyenne; 82 pour cent des visiteurs ont dit avoir établi un lien significatif avec l’endroit, 95 pour cent d’entre eux se sont dits satisfaits de leur expérience, 96 pour cent ont dit en avoir tiré de l’agrément et 81 pour cent ont affirmé qu’ils avaient appris quelque chose (72 pour cent dans les parcs nationaux et 87 pour cent dans les lieux historiques nationaux). Les indicateurs de l’expérience du visiteur sont détaillés dans les annexes.

Les occasions de se détendre et de stimuler ses sens en observant de beaux paysages, ainsi qu’en pratiquant un loisir, sont les principaux facteurs de d’attraction pour les visiteurs des parcs nationaux. Les gens qui viennent aux lieux historiques nationaux apprécient particulièrement l’interaction avec le personnel et les possibilités d’apprentissage.

La satisfaction, l’agrément et l’apprentissage sont des facteurs interdépendants qui contribuent tous à créer des liens avec des lieux patrimoniaux parmi les visiteurs et à renforcer le soutien pour la conservation du patrimoine. Mais chacun de ces indicateurs mesure un aspect différent de l’expérience du visiteur. L’agrément est associé à tout ce que le visiteur a pu ressentir de façon positive sur le plan spirituel, physique, intellectuel ou émotionnel lors de son expérience, tandis que la satisfaction est une mesure subjective basée sur une évaluation individuelle et personnelle des expériences vécues par rapport aux attentes initiales. L’apprentissage est lié à l’impression qu’a une personne d’avoir acquis des connaissances lors de sa visite d’un lieu patrimonial.

Actions

Parcs Canada a lancé un certain nombre de projets ciblés afin d’amener le public à visiter des sites patrimoniaux et à cultiver un sentiment d’appartenance parmi les gens qui les visitent. Parcs Canada a recours à la recherche en sciences sociales et à une approche axée sur le client afin de mieux comprendre les besoins de ses visiteurs. Cette approche permet à Parcs Canada de concevoir et de mettre au point des expériences qui répondent aux besoins et aux intérêts des visiteurs. En voici deux exemples : des concerts d’été ont été organisés au fort George en 2012, en 2013 et en 2015 et ont attiré jusqu’à 27 000 personnes. Pour nombre d’entre elles, il s’agissait de leur première visite dans un tel cadre historique et de leur premier contact avec Parcs Canada. Plusieurs de ces visiteurs étaient issus de groupes démographiques qui visitent rarement les lieux patrimoniaux naturels ou culturels. Au lieu historique national du Cap-Spear, on a mis en place une activité gastronomique et culturelle unique ayant lieu dans le phare les dimanches soirs pendant l’été. Chaque fois, un restaurant partenaire différent s’occupait de servir le repas. Les billets pour cette activité s’envolaient très rapidement ce qui témoigne d’une demande pour des expériences excitantes qui sortent de l’ordinaire dans nos sites historiques. Cette initiative a permis d’amener un tout nouveau public au Cap-Spear et de lui faire connaître Parcs Canada. L’endroit a donc pris encore plus d’importance dans la région et dans les communautés avoisinantes.

Depuis 2013, Parcs Canada a lancé toute une gamme de nouveaux produits d’hébergement et de camping partout au Canada. L’oTENTik est un produit d’hébergement offrant à la fois le confort de la maison et l’aventure des grands espaces. Ces hébergements offrent une nouvelle façon de faire du camping. De nombreux Canadiens n’ayant jamais auparavant visité un parc national ou un lieu historique national ou n’ayant jamais pratiqué le camping autrement ont ainsi pu profiter d’une nouvelle expérience grâce à l’oTENTik. Parcs Canada a également introduit ce produit dans les canaux patrimoniaux, offrant une façon unique de séjourner dans ces lieux. De nouvelles activités récréatives (par exemple, cerf-volant de traction escalade de bloc) ont également été introduites et des sites prêts-à-camper pour les visiteurs qui ne possèdent pas d’équipement de camping mais qui ont envie de tenter l’expérience, ont été aménagés. Grâce à un programme plus étendu d’initiation au camping, un plus grand nombre de jeunes en milieu urbain, de familles et de néo-Canadiens ont pu s’initier à cette pratique et s’amuser dans la nature pour une première fois. Depuis 2011, environ 7000 personnes ont participé aux activités d’initiation au camping offertes en partenariat avec Mountain Equipment Co-op un peu partout au pays.

D’autres projets ont pour but de rejoindre des segments précis de la population. Le programme des jeunes ambassadeurs a été lancé pour attirer les jeunes adultes, et le programme Xplorateurs, qui est maintenant disponible pour les jeunes et les familles dans une centaine de sites, a été étendu. Une autre initiative, le Club Parka, s’adresse aux enfants âgés de trois à cinq ans.

Grâce à ces nouveaux programmes et services, de plus larges pans de la population canadienne, dont les jeunes et les nouveaux arrivants, peuvent faire l’expérience du plein air et s’instruire sur notre environnement et notre histoire.

Principaux enjeux et perspectives d’avenir

La recherche sur l’opinion publique démontre que lorsque les gens visitent un parc ou un lieu historique national, ils s’attachent à l’endroit et s’intéressent à la conservation de son patrimoine naturel et culturel. De 2003 à 2012, Parcs Canada a connu près d’une décennie de déclin de la fréquentation et les liens qui unissaient la population canadienne aux lieux patrimoniaux nationaux se sont affaiblis. L’Agence a déployé des efforts considérables pour renverser cette tendance et encourager le grand public à s’intéresser aux sites de Parcs Canada et à participer aux activités qui s’y déroulent. Une partie importante de ce travail a été de rejoindre de nouveaux publics qui, autrement, n’auraient jamais profité d’un parc national, d’une aire marine nationale de conservation ou d’un lieu historique national. Alors que la fréquentation augmente lentement, une partie tout aussi importante de ce travail consiste à faire connaître les expériences offertes à tous dans tous les endroits de Parcs Canada. Bien que le nombre de visites reste élevé dans certains sites, d’autres pourraient accueillir davantage de visiteurs. En tentant de mieux répartir les visites dans l’ensemble de son réseau, Parcs Canada permettra à un plus grand nombre de Canadiens de vivre des expériences mémorables dans les sites de Parcs Canada tout en contrôlant des taux élevés de fréquentation à certains endroits.

Parcs Canada est responsable du plus vaste réseau de sites du patrimoine naturel et culturel au Canada. Ces destinations emblématiques attirent des visiteurs de partout au pays et dans le monde et contribue ainsi à l’industrie touristique locale, régionale et nationale. À titre d’intervenant majeur dans le tourisme local et régional, Parcs Canada a la responsabilité d’être au fait des tendances et des changements dans le domaine du tourisme et des progrès dans la prestation de services. Parcs Canada doit continuer à innover dans son offre aux visiteurs, tant sur le terrain qu’en ligne. De plus, Parcs Canada doit chercher à être un partenaire efficace pour les fournisseurs locaux de services touristiques et les collectivités partout au pays.

En 2017, dans le cadre des célébrations du cent cinquantième anniversaire de la Confédération canadienne, l’entrée sera gratuite dans tous les parcs nationaux, lieux historiques nationaux et aires marines nationales de conservation. Ce cadeau du gouvernement du Canada à toute la population canadienne est une occasion unique pour Parcs Canada de rejoindre un plus vaste public au pays et d’amener plus de gens à profiter de leurs lieux patrimoniaux nationaux. Parcs Canada accueillera des visiteurs de partout au Canada et du monde entier en 2017 et ce sera pour eux l’occasion de renforcer leurs liens avec le patrimoine naturel et culturel de leurs pays respectifs. Le programme d’initiation au camping sera également enrichi afin qu’un plus grand nombre de familles canadiennes, de citadins et de jeunes puissent acquérir les techniques, les connaissances et la confiance qui les amèneront à vouloir profiter du plein air et à développer des liens personnels avec le patrimoine naturel du Canada.

À partir de 2018, l’entrée dans les lieux de Parcs Canada sera gratuite pour tous les visiteurs de moins de 18 ans. C’est à un jeune âge que l’on commence à s’intéresser à la nature et à s’en rapprocher. En offrant l’entrée gratuite dans les lieux de Parcs Canada pour les jeunes, le gouvernement contribue à former la nouvelle génération de gardiens des plus grands trésors du patrimoine de notre pays.

Pour renforcer sa relation avec les nouveaux Canadiens, Parcs Canada poursuivra son partenariat avec l’Institut pour la citoyenneté canadienne. On offrira ainsi aux nouveaux citoyens canadiens un accès gratuit aux destinations de Parcs Canada pour un an grâce au laissez-passer culturel de l’Institut. Cette initiative contribuera à renforcer les liens entre les nouveaux citoyens et le patrimoine naturel et culturel de leur pays d’adoption.


Appréciation et soutien du public et connaissance des lieux patrimoniaux

Contexte

Parcs Canada accroît la notoriété des lieux du patrimoine naturel et culturel et amène les Canadiens à s’y intéresser en s’adressant à eux dans leur milieu de vie et de travail. En encourageant la population canadienne à fréquenter ses sites et en lui fournissant l’information et les moyens de les apprécier, Parcs Canada crée pour elle des occasions de vivre des expériences en plein air et d’apprendre sur notre patrimoine. Susciter l’intérêt et la participation des jeunes du Canada, des gens vivant en milieu urbain et des néo-Canadiens est une priorité stratégique pour l’Agence. Grâce à des initiatives appropriées et efficaces de promotion des lieux patrimoniaux nationaux, Parcs Canada travaille à les faire mieux connaître auprès du public canadien et à développer l’appréciation de ces endroits. Ce sont aussi des moyens de cultiver des appuis pour la protection de ces lieux, ce qui fait partie du mandat de Parcs Canada. Ces activités de promotion et de diffusion externe permettent à l’Agence de rapprocher la population canadienne des lieux patrimoniaux nationaux.

État de l’appréciation et du soutien du public

Le public canadien doit d’abord connaître et comprendre l’importance des lieux patrimoniaux si on veut l’amener à découvrir, à apprécier et à soutenir ces lieux. Une grande proportion de Canadiens a déjà entendu parler de Parcs Canada. À la suite de plusieurs grandes campagnes publicitaires, d’une utilisation accrue du multimédia, d’activités de diffusion externe, de célébrations et de relations proactives avec les médias, le niveau de notoriété assistée (proportion de gens qui disent avoir déjà entendu parler de Parcs Canada lorsqu’on leur fournit des indices) est passé de 79 pour cent en juin 2011 à 86 pour cent en juin 2015 (figure 7).

L’appréciation et le soutien du public sont mesurés au moyen d’indices portant sur les connaissances, le comportement et l’importance accordée. Sur une période de cinq ans, les résultats montrent que les niveaux de reconnaissance et de soutien sont restés stables. En 2009, 53 pour cent de la population canadienne appréciait l’importance des lieux patrimoniaux et 67 pour cent des gens soutenaient les objectifs liés à leur protection et leur mise en valeur. Selon les chiffres de 2014, 52 pour cent de la population canadienne apprécie l’importance des lieux patrimoniaux, alors que 69 pour cent se disent en faveur de les protéger et de les faire connaitre.

Figure 7 : Notoriété assistée de Parcs Canada, 2011 à 2015
Figure 7 : Notoriété assistée de Parcs Canada, 2011 à 2015

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Actions

Parcs Canada peut se vanter de plusieurs importantes réussites ces cinq dernières années. L’Agence a fait de grands progrès en ce qui concerne la croissance et la diversification de sa base de soutien et elle a également su tirer parti de l’expertise et des ressources de ces partenaires. Par exemple, grâce à un partenariat avec Google, les internautes du Canada et du monde entier peuvent maintenant explorer plus de 150 sites de Parcs Canada de façon virtuelle grâce à l’application Street View sur Google Maps.

Des programmes de mobilisation de la jeunesse ont été mis en place pour amener plus de jeunes à s’intéresser aux lieux patrimoniaux de Parcs Canada. En travaillant avec des organisations partenaires telles que Students on Ice, la Fédération canadienne de la faune, Canadian Geographic Education et Éco Héros, et en établissant et en soutenant des clubs étudiants dans les établissements d’enseignement postsecondaire du pays, Parcs Canada a contribué à favoriser une plus grande appréciation des espaces naturels et du patrimoine culturel de notre nation parmi des centaines de milliers de jeunes du Canada. En 2014 et 2015, le parc national des Monts-Torngat et le parc national Sirmilik, en partenariat avec la fondation Students on Ice, ont su capter un public de jeunes en accueillant des étudiants dans le cadre d’une expédition des plus inspirantes et des plus mémorables.

Depuis 2011, l’Agence a mis en œuvre une approche visant à identifier les événements où une présence de Parcs Canada permettrait de joindre des publics qui ne s’intéressent habituellement pas aux parcs et aux lieux historiques nationaux. Des programmes de diffusion externe ciblés à Montréal, Toronto et Vancouver ont permis à Parcs Canada de s’adresser à un public urbain afin de le sensibiliser aux lieux patrimoniaux. En collaboration avec des partenaires tels que les zoos de Toronto et de Calgary, l’Aquarium de Vancouver, le Musée royal de l’Ontario et Science World à Vancouver, les équipes de diffusion externe de Parcs Canada ont ensemble établi des contacts avec environ 460 000 personnes en 2015 seulement. En partenariat avec l’Institut pour la citoyenneté canadienne, l’Agence organise des cérémonies de citoyenneté pour les nouveaux citoyens canadiens. Le lieu historique national du Fort-Langley, le parc national du Mont-Riding et de nombreux autres endroits de Parcs Canada accueillent désormais plus de nouveaux citoyens canadiens chaque année.

Parcs Canada offre des occasions de bénévolat dans plus de 70 parcs et sites au pays, ce qui a donné lieu à 648 002 heures de bénévolat. Le Programme national de bénévolat amène les gens à travailler dans les coulisses et leur permet de participer notamment à des activités spéciales, à des reconstitutions historiques, à des travaux de conservation, à des fouilles archéologiques et à la surveillance des espèces en péril.

En outre, une recherche collaborative à laquelle ont participé une trentaine de partenaires du gouvernement, d’organismes sans but lucratif et du secteur privé, ainsi que des membres des communautés inuites a conduit à la découverte en 2014 de l’un des navires de sir John Franklin, le HMS Erebus. L’Agence participe à des festivals et des événements importants en présentant une exposition interactive sur l’expédition de Franklin. Celle-ci s’est rendue dans les grands centres urbains ainsi que dans les collectivités nordiques de Gjoa Haven et de Cambridge Bay, au Nunavut.

En 2013, Parcs Canada a adopté une approche nationale pour la promotion de ses lieux et de ses produits dans le but d’élargir sa portée auprès des publics cibles. Cette présence proactive et ciblée a fait appel à diverses plates-formes de promotion, y compris une campagne de publicité nationale (2015 et 2016), les médias sociaux et touristiques et les relations avec l’industrie du tourisme. Depuis 2011, Parcs Canada a fortement accru sa présence sur les divers médias sociaux en trouvant des moyens d’accroître sa base d’abonnés, en travaillant à améliorer et à augmenter ses contacts avec ceux-ci et en renforçant la marque de Parcs Canada.

Principaux enjeux et perspectives d’avenir

Pour frapper l’imaginaire de la population canadienne et créer l’étincelle qui éveillera son enthousiasme pour les lieux patrimoniaux nationaux, Parcs Canada doit rejoindre ses publics partout où ils se trouvent. Le Canada est une nation de plus en plus urbaine et Parcs Canada doit continuer à travailler pour rejoindre les gens dans les centres urbains grâce à des initiatives stratégiques de partenariat, des activités spéciales, des campagnes de promotion et d’autres activités médiatiques ciblées. Parcs Canada visera également à accroître son profil en tirant parti de possibilités promotionnelles et événementielles, comme les anniversaires et les fêtes, y compris les célébrations du 150e anniversaire de la Confédération canadienne et le 100e anniversaire des lieux historiques nationaux.

Le Canada est une nation de plus en plus diversifiée et les changements démographiques transforment les habitudes de loisirs et de voyage. Un Canadien sur cinq est né à l’étranger et plus de 80 pour cent des Canadiens vivent en milieu urbain. Notre population vieillit et, pour la première fois de notre histoire, les aînés sont plus nombreux que les jeunes de moins de 15 ans. Les jeunes du Canada ont recours aux technologies de l’information pour rechercher des expériences qui reflètent un large éventail de milieux et d’intérêts. Parcs Canada doit donc constamment chercher de nouveaux moyens intéressants pour mettre en valeur l’histoire dont témoignent les lieux patrimoniaux.

Les jeunes représentent l’avenir du Canada et si l’on veut qu’ils valorisent leurs lieux patrimoniaux, on doit d’abord les amener à en faire l’expérience. Il faut promouvoir les sites de Parcs Canada en milieu urbain et offrir une diversité d’expériences pouvant éveiller l’intérêt de multiples publics. Ces lieux sont les portes d’entrée de notre géographie, de notre histoire et de notre culture communes. En nous assurant de sensibiliser la société canadienne à l’importance du patrimoine et en permettant aux gens de profiter des lieux patrimoniaux dans l’avenir, nous contribuerons à former la nouvelle génération de gardiens et de champions des aires protégées de notre pays.