Reconnaissance, résilience et audace

Le Mois du patrimoine asiatique au Canada est l'occasion de souligner la diversité panasiatique des cultures et des peuples et de reconnaitre les contributions extraordinaires que les communautés d’origine asiatique au Canada ont apportées et continuent d’apporter. C'est aussi l'occasion de sensibiliser les gens aux défis actuels auxquels sont confrontées les communautés asiatiques à travers le Canada, d'y faire face et de dénoncer le racisme et la discrimination anti-asiatique sous toutes ses formes.

Le thème de cette année, Reconnaissance, résilience et audace, réfère aux innombrables contributions que les communautés d'origine asiatique au Canada ont apportées. Il reconnait et célèbre également les communautés d'origine asiatique au Canada, leurs expériences et leurs histoires enracinées dans la résilience et la persévérance.

En ce Mois du patrimoine asiatique, Parcs Canada tient à honorer la mémoire des Canadiens d'ascendance asiatique en rappelant des histoires de personnes audacieuses ainsi que des évènements, tantôt tragiques, tantôt glorieux, qui ont redéfini nos lieux et notre patrimoine.

L’équipe de baseball des Asahi

L’habileté et l’esprit d’équipe des Asahi rassemblent des spectateurs de toutes origines

Photo noir et blanc de l’équipe de baseball Asahi
Équipe de baseball Asahi © Musée national Nikkei

Entre 1914 et 1941, alors que les Canadiens japonais subissaient le racisme, cette équipe de Vancouver embrasa les partisans en remportant des championnats de ligues amateurs seniors. Son « brain ball » (jeu astucieux), stratégie offensive alliant amortis et vitesse sur les buts, reflétait ses valeurs de discipline et de travail d'équipe. Combiné à une brillante défense, ce style lui permit de rivaliser avec les formations de puissants frappeurs. Symbole de la lutte pour l'égalité et le respect, l'équipe fut démantelée pendant l'internement de la Seconde Guerre mondiale, mais demeura une inspiration pour les générations futures.

Voyez la Minute du patrimoine sur l’Asahi de Vancouver sur la chaine Youtube de Historica Canada



La léproserie de l’ile D’Arcy

Une beauté quasi irréconciliable avec son histoire

Photo en noir et blanc d’hommes sur une plage avec des barils, des boites et autres marchandises livrées.
Ile D’Arcy © Musée de la Colombie-Britannique

Au tournant du 20e siècle, l’ile D’Arcy, qui fait maintenant partie de la Réserve de parc national des Iles-Gulf, est le théâtre d’un épisode sombre dans l’histoire canadienne. À partir de 1891, quelques membres de la communauté chinoise de la ville de Victoria sont atteints de la lèpre. Afin d’éviter la propagation de la maladie, ils sont forcés de s’exiler. Les habitants de l’ile reçoivent de la nourriture mais aucun soin médical. Leur seul contact avec le monde extérieur consiste en un navire de ravitaillement qui les visite quatre fois l’an. Treize hommes y sont morts, d'autres sont relocalisés ou rapatriés.

Aujourd’hui, la nature a repris ses droits sur l’ile D’Arcy, elle est devenue un incontournable pour les kayakistes et les plaisanciers. Un panneau d’interprétation, un verger et quelques ruines rappellent ce moment tragique de l’histoire canadienne.

Frank Wong

À l’œuvre pour le droit de vote

Frank Wong posant devant l’Arc de Triomphe à Paris
Frank Wong © Anciens Combattants Canada

Le Lieu historique national du Fort-Rodd Hill met en valeur l'histoire inspirante de Frank Wong, un Sino-Canadien qui s’est enrôlé lors de la Seconde Guerre mondiale pour deux raisons : à cause de son attachement au Canada et pour que son exemple serve à la cause du droit de vote des Canadiens d’ascendance chinoise.

À son retour au Canada, Frank et d’autres anciens combattants sino-canadiens firent campagne pour obtenir le droit de voter. Ce dernier leur fut finalement accordé en 1947, bien que l’immigration en provenance de la Chine continua d’être soumise à de sévères restrictions jusqu’en 1967. Frank affirma plus tard que jamais il n’avait subi aussi peu de discrimination que pendant son service dans l’armée. Il devint l’un des membres fondateurs de la Chinese Canadian Military Museum Society, qui a recueilli les histoires de ces anciens combattants souvent négligés et garde cet important pan de notre histoire collective.. Il retourna aux Pays-Bas en 2003 et se vit décerner une médaille pour sa participation à la libération des Pays-Bas.

Apprenez-en plus sur Frank Wong

Le Temple Sikh d’Abbotsford

Germe d’une vie communautaire

Vue extérieure de l’entrée du temple avec sa façade blanche et son escalier bleu
Temple Sikh d’Abbotsford © Jacob Simmonds

En 1911, des pionniers sikhs originaires de l'Inde bâtissent ce temple, ou Gurdwara, à même le bois d'une scierie où plusieurs d'entre eux travaillent. D'une architecture caractéristique des débuts de l'Ouest et de la tradition sikhe, le temple comporte une salle de prière et une cuisine communautaire. Lieu de culte et centre d'activités politiques et sociales pour les immigrants de l'Asie du Sud, il a contribué à l'éclosion d'une vie communautaire intense. Aujourd'hui, ce Gurdwara, le plus ancien qui subsiste, nous rappelle l'expérience de ces immigrants au Canada et continue d'être un symbole sacré de la spiritualité sikhe.

Apprenez-en plus sur le Temple Sikh d’Abbotsford

Ressources supplémentaires sur l’histoire et la culture panasiatiques au Canada