En 2018, le gouvernement du Canada souligne une série d’événements importants reliés à la Première guerre mondiale (1914-1918) et à la Seconde guerre mondiale (1939-945) qui ont touché la vie de bien des Canadiens et qui ont grandement contribué à définir l’histoire de notre pays.

Première Guerre mondiale : Centenaire - Les cent jours du Canada

Du 8 août au 11 novembre 1918
Un petit groupe de soldats canadiens marchent sur des débris de pierre entre des édifices à moitié effondrés. Au loin, un clocher d’église se tient toujours debout.

Soldats canadiens passant dans les ruines de Cambrai
Source : Ministère de la défense nationale / BAC PA-003286

Durant la Grande Guerre (Première Guerre mondiale), qui a fait rage pendant quatre ans, le Corps canadien s’est forgé une réputation de troupe d’assaut en raison de l’entraînement, de la discipline et du professionnalisme de ses soldats. Leur contribution décisive, et probablement la plus importante, à l’effort de guerre des alliés a eu lieu lors de l’offensive des Cent Jours, une série de frappes cruciales et intenses contre les forces allemandes, qui finissent par mettre fin à la guerre.

Le 8 août 1918, en France, les Canadiens remportent une victoire éclatante à Amiens, qu’un chef militaire allemand décrira comme « la journée noire de l’armée allemande ». Dès lors, les soldats canadiens lancent des offensives victorieuses qui permettent de franchir la ligne Hindenburg – la dernière ligne de défense allemande sur le front Ouest – franchissent le Canal du Nord et réalisent leur dernière avancée en s’emparant de la ville de Mons en Belgique le 11 novembre, le jour même de l’armistice.

Dans son ensemble, la campagne, qui a vu le Corps canadien avancer et gagner du terrain, est une performance remarquable; 30 soldats canadiens reçoivent la Croix de Victoria, la plus haute distinction de l’Empire britannique pour les soldats faisant preuve d’un courage exceptionnel. Après 100 jours d’intenses combats, le Corps canadien est gravement battu, et plus de 45 000 soldats sont tués, blessés ou disparus au combat.

Nous nous souviendrons d’eux…

Première Guerre mondiale : Centenaire - Armistice : la fin de la Grande Guerre

Le 11 novembre 1918
Le 11 novembre 1918, des soldats canadiens fêtent dans les rues de Mons, en Belgique. Ils défilent accompagnés de la fanfare militaire, entourés de la population locale.

Des soldats canadiens défilant dans les rues de Mons Source : Ministère de la défense nationale / BAC PA-003547

À la onzième heure du onzième jour du onzième mois de l’année 1918, la Grande Guerre, la « dernière guerre » a pris fin. Combattant dans les forces de l’Empire britannique, les Canadiens et les Terre-Neuviens se sont distingués dans les airs, en mer et sur les champs de bataille comme Beaumont-Hamel et la crête de Vimy en France ou Passchendaele et Ypres en Belgique.

Durant les dernières heures de la guerre, alors que les forces ennemies sont vaincues sur le front Ouest grâce à l’offensive des Cent Jours, le soldat George Lawrence Price âgé de 25 ans et originaire de Nouvelle-Écosse est tué par un tireur d’élite allemand près de la ville de Mons en Belgique, quelques minutes seulement avant la signature de l’armistice à 11 h. Il serait le dernier soldat allié tué pendant la guerre.

George Lawrence Price, comme plus de 66 000 Canadiens et 1 300 autres soldats de Terre-Neuve, n’est jamais rentré au pays, et nombre de soldats sont morts de leurs blessures après la fin des combats. De nombreux hommes et femmes sont revenus avec des cicatrices physiques et mentales de cette guerre à la brutalité inimaginable.

Les Canadiens prennent le temps de souligner cet anniversaire chaque année à l’occasion des cérémonies du jour du Souvenir, en hommage à ceux qui ont servi notre pays.

Nous nous souviendrons d’eux…

Seconde Guerre mondiale : 75e anniversaire - La bataille de l’Atlantique

1939-1945
Au bas de l’image, il y a  
des silhouettes de marin sur le pont d’un bateau sur une mer agitée et tourmentée. Au loin, sur la ligne d’horizon, il y a un convoi de navires.

Les marins du NCSM Saguenay. Source : Ministère de la défense nationale / BAC PA-116840

Dans les heures qui ont suivi la déclaration de guerre de la Grande-Bretagne contre l’Allemagne, le 3 septembre 1939, un sous-marin nazi torpille le SS Athenia, un transporteur de passagers à destination de Montréal en provenance de Londres. Au nombre des 112 victimes figurent les premières victimes canadiennes de la Seconde Guerre mondiale. Ce torpillage est le premier épisode de la bataille de l’Atlantique, une lutte éprouvante de six ans pour la survie de la Grande-Bretagne, la libération de l’Europe et le ravitaillement de l’Union soviétique.

Le Canada et la colonie de Terre-Neuve jouent un rôle crucial et fournissent la protection, les équipages et le ravitaillement des convois alliés. L’expansion rapide de la marine de guerre, de la marine marchande et de la force aérienne du Canada renforce ce lien vital. Tout ce qui est indispensable à la conduite de la guerre en Europe doit être transporté par navire. En reconnaissance de l’importante contribution du Canada, le contre-amiral Leonard Murray devient commandant en chef de la zone canadienne du nord-ouest de l’Atlantique en 1943, seul Canadien à détenir un tel commandement pendant la guerre.

En butte à l’action ennemie sur mer et dans les airs, ainsi qu’à des conditions météorologiques extrêmes, les Canadiens et les Terre-Neuviens ne ménagent pas leurs efforts pour assurer la victoire des Alliés dans l’Atlantique. Cet exploit a coûté la vie à près de 1 990 membres de la Marine royale canadienne, 752 aviateurs canadiens et 1 629 marins marchands canadiens et terre-neuviens. Sans leur sacrifice, leur détermination et leur courage, la guerre aurait été perdue.

Nous nous souviendrons d’eux.

Seconde Guerre mondiale : 75e anniversaire de la bataille du Saint-Laurent

1942-1944
Grand trou béant sur le côté avant gauche du navire SS Thomson causé par une torpille.

Dommages causés par une torpille – SS Fort Thomson Source : Musée Naval de Québec

Dans le cadre de la plus grande bataille pour le contrôle de la navigation dans l’Atlantique durant la Seconde Guerre mondiale, les sous-marins nazis, appelés U-boot, commencent à s’infiltrer de plus en plus profondément dans les eaux intérieures du Canada. Leur objectif est de couler les navires marchands alliés transportant des fournitures essentielles aux forces de première ligne.

Le régime d’Hitler apporte les horreurs de la guerre au Canada et à la colonie de Terre-Neuve lorsque, en mai 1942, un U-boot à l’affût coule deux navires marchands dans le golfe du Saint-Laurent, entraînant la mort de 18 marins. Malheureusement, ces attaques ne font que commencer.

En octobre de la même année, un U-boot coule le traversier ferroviaire SS Caribou de Terre-Neuve. Cette attaque survenue avant l’aube a coûté la vie à 135 membres d’équipage et passagers, dont des familles avec des enfants et des membres des forces armées canadiennes et américaines. Avant d’être chassés en permanence des eaux canadiennes en 1944, les sous-marins allemands coulent 23 navires marchands et militaires, tuant plus de 300 hommes, femmes et enfants ici au pays.

Aujourd’hui, au parc national Forillon, en Gaspésie, au Québec, la batterie côtière de Fort Péninsule, qui veillait autrefois sur notre frontière de l’est, nous rappelle de façon durable que nous avons payé chèrement la liberté et les valeurs qui nous sont si précieuses.

Nous nous souviendrons d’eux.

Seconde Guerre mondiale : 75ieme anniversaire de N.C.S.M. Haida

NCSM Haida, grand bateau de guerre en mer.
NCSM Haida, 1999

Immédiatement après sa mise en service par la Marine Royale canadienne en août 1943, le Haida s’est joint aux convois arctiques de la Seconde Guerre mondiale, escortant des navires marchands dans le redoutable passage de Mourmansk vers la Russie. L’année suivante, dans le cadre des préparatifs du jour J, le navire a participé à des combats importants en patrouillant la Manche. Après avoir aidé à libérer la Manche des navires ennemis, le Haida a joué un rôle majeur dans le débarquement des Alliés en Normandie.

Après la guerre, le navire a pris part à deux missions en Corée (1950-1953) et, le 29 janvier 1953, il s’est joint au « Trainbusters Club ». À la suite de ses opérations pendant la guerre de Corée, le Haida a participé à plusieurs missions anti-sous-marines de la Guerre froide, ainsi qu’à un certain nombre de missions de formation et de bienveillance.

Grâce à la détermination de simples citoyens, « le navire le plus belliqueux » du Canada a été sauvé de la démolition et il est aujourd’hui le dernier destroyer de classe Tribal restant au monde. Ancré à Hamilton, en Ontario, le Haida est désormais un lieu historique national, un site qui permet d’accueillir les visiteurs pour leur en apprendre davantage sur la remarquable histoire navale du pays.