Êtes-vous intéressez d’apprendre davantage au sujet des carrières intéressantes qui sont possibles avec le gouvernement du Canada et dans l’arctique canadien?

En novembre 2016, nous avons invité le réseau des clubs étudiants Parcs Canada à se joindre à notre évènement « Facebook Live ». Nous avons donné la chance aux jeunes adultes de demander des questions aux experts qui participent dans les missions du HMS Erebus et Terror dans l’arctique. Jetez un coup d’œil à l’événement sur Facebook ou consultez les Q & R de l’événement ci-dessous.

George Woodhouse et Sandrine Grenon-Lalonde, animateurs de l'événement.

À travers cette occasion unique, nous souhaitions présenter aux jeunes un petit échantillon des emplois au sein du Gouvernment du Canada et dans le Nord canadien, et leur offrir la possibilité de poser des questions aux experts invités.

Visiter la page Facebook de l’événement Franklin en direct, onglet Discussion, afin de visionner la vidéo complète et lire l’ensemble des commentaires des participants.

Les experts

Les questions ont été répondues par les experts en direct lors de l'événement, de même que par écrit, après l'événement. Cliquez sur le nom des experts pour lire les questions et réponses.

Thomas Zagon

  • En direct - « Ma question porte sur le mouvement dans la glace – je ne sais pas si nous savons sur quelle distance le navire s’est déplacé à partir de l’endroit où il a coulé – est-ce que la glace l’a déplacé? Et compte tenu du fait qu’ils sont dans l’eau et que la glace est au-dessus, je présume, comment est-ce que cela fonctionne? »

    En direct - « Pour résumer la question; sur quelle distance la glace se déplace-t-elle et comment les navires ont-ils pu se déplacer avec la glace et est-ce que la profondeur des navires a un impact sur l’effet de la glace pendant l’hiver? OK. Alors, voyons le mouvement de la glace – le mouvement de la glace est prévisible simplement à cause des courants et de certaines tendances météorologiques. Nous sommes en mesure de regarder de nombreuses images différentes prises au fil des années qui montrent qu’il y a un fort courant, ce qui a maintenant été confirmé, qui va de l’endroit où les navires ont été abandonnés à l’endroit où l’Erebus a été trouvé en passant par le détroit d’Alexander. Et nous le faisons en faisant le suivi de l’écoulement glaciaire sur plusieurs années à partir d’une image. Ils se déplacent lentement, à moins d’une fraction de nœud, à un demi-nœud peut-être. Mais au fil des semaines et des mois, ils peuvent parcourir des centaines de milles, et c’est ce qui est arrivé dans ce cas-ci. De sorte que la glace gravite vers l’endroit où l’Erebus a été trouvé. »

    Et maintenant la profondeur, elle est d’environ 10 mètres, alors la glace est à peu près – vous savez, l’épaisseur de la glace peut atteindre deux mètres, alors il n’y a que trois mètres environ entre le bas de la glace et le pont de l’Erebus. Alors, je sais qu’il y a un certain mouvement créé par les vagues, mais la glace n’a pas vraiment d’effet sur celui-ci. Et dans le cas du Terror, c’est différent en ce qu’il n’y a pas d’indications que la glace s’est déplacée jusqu’à l’endroit où le Terror a été trouvé, ce qui manifestement soulève encore plus de questions, et c’est matière à discussion. Mais ce qui est intéressant, c’est que c’est un endroit très très abrité. C’est un endroit à l’abri des vents et à l’abri de la glace parce que nous ne voyons pas de la glace de plusieurs années s’avancer dans la baie Terror. Et enfin, l’endroit est plus profond, de sorte qu’il est protégé des intempéries et de toute incursion potentielle de la glace. »

  • Qu’est-ce qui vous a incité à participer à la recherche des deux navires?

    Lors de mon tout premier voyage en Arctique en 1993, j’avais entamé la lecture du livre réputé de Pierre Berton, The Arctic Grail, qui relève une foule d’informations sur diverses expéditions dans cette partie du globe. En mai, j’étais près de la baie Resolute et je participais à la construction d’un camp scientifique sur la banquise, tout près de la zone où les navires de Franklin étaient connus pour avoir navigué. Je me souviens très clairement m’être tenu sur la glace du détroit Barrows, regarder vers le sud et me faire la réflexion suivante : "Ils ont pris cette direction; je me demande ce qui a bien pu leur arriver?". Ce qui était une question innocente à l’époque s’est avéré être le début d’une passion qui dure maintenant depuis plus de deux décennies.

Marc-André Bernier

  • En direct - « Combien de temps a-t-il fallu pour trouver les deux navires? »

    En direct - « Cent soixante-dix ans. Plus ou moins. Les navires ont été recherchés par de nombreux groupes et de nombreuses personnes, trois ans seulement après que Franklin ait quitté l’Arctique, mais nous divisons la recherche des navires en recherches contemporaines et en recherches modernes. Alors, en ce qui concerne les recherches modernes, c’est vraiment depuis 1960, je crois, lorsque certaines des premières expéditions ont eu lieu.

    Nous-mêmes à Parcs Canada, nous avons participé aux recherches à deux ou trois reprises avant 2008, mais en 2008, nous avons vraiment mis sur pied un programme visant à faire un effort pour trouver les épaves de Franklin, tout en travaillant avec des partenaires comme le Service hydrographique du Canada et le Service canadien des glaces pour cartographier les parties manquantes du passage du Nord-Ouest dans l'Arctique – et beaucoup de parties n'ont pas été cartographiées.

    Une autre façon de se représenter les choses est la suivante : quand nous faisons des recherches, nous sommes en fait sur un bateau et c'est comme tondre la pelouse. Donc, avant de tomber sur l’Erebus, c’était comme si vous quittiez Vancouver, naviguiez directement jusqu’à St. John's, à Terre-Neuve, faisiez demi-tour et reveniez. Et c’est au moment où vous tombez sur Calgary que nous avons trouvé l'Erebus. Voilà combien de temps il nous a fallu. Et chaque année où nous y sommes allés depuis 2008 (nous n’y sommes pas allés en 2009 et avons trouvé l’Erebus en 2014), c’était pour un projet d'environ une semaine. La plus longue période de recherche a duré six semaines. Voilà donc combien de temps il nous a fallu, six ans, mais ce n'est pas six ans mais bien six saisons, n’est-ce pas?! »

  • En direct - « L’HMS Terror a été trouvé dans la baie Terror. Pourquoi n’avez-vous pas cherché dans la baie Terror? »

    En direct - « La baie Erebus et la baie Terror (parce qu'il y a aussi une baie Erebus) ne doivent pas leurs noms à la perte de l'Erebus et du Terror. Et au moment où ces noms leur ont été donnés, personne ne savait où ils étaient. Il ne s’agissait que de donner des noms à des endroits et les baies ont été appelées baie Erebus et baie Terror. L’Erebus n'est pas dans la baie Erebus, et en est même assez loin. Nous avons fait beaucoup appel aux connaissances des Inuits, aux données historiques et au savoir traditionnel et la découverte du navire dans la baie Terror est, en un sens, un peu étonnante, car les indications fournies par la façon dont nous avons interprété les connaissances des Inuits du 19e siècle ne nous ont pas guidés vers la baie Terror. C’est la connaissance actuelle de quelqu'un, un Inuk de Gjoa Haven, qui nous y a menés et nous avions déjà entendu cette histoire selon laquelle il y avait quelque chose dans la baie Terror. »

  • En direct - « Quelle est la ligne temporelle de la recherche? Lorsque vous avez commencé à isoler des parcelles où les navires de Franklin auraient pu se trouver… À quels points les personnes se sont-elles jointes à l’équipe? »

    En direct - « C'est une recherche multidisciplinaire. Alors, par où commencer? Eh bien, d'abord, il faut connaître l'histoire, alors il faut parcourir toute l'histoire, tout ce qui a été fait auparavant parce que des recherches ont été effectuées auparavant. Il faut donc savoir où les épaves ont été recherchées, comment elles ont été recherchées, ce qui a été trouvé et connaître tous les indices trouvés sur la terre ferme. L’une des choses que nous avons faites a été de collaborer avec le gouvernement du Nunavut et un archéologue terrestre, Doug Stenton, qui faisait des recherches à terre pendant que nous faisions nos recherches. Alors, nous essayions de trouver des indices. Et en fait, dans le cas de la première épave, son équipe a trouvé quelque chose à terre qui nous a menés à l’endroit où se trouvait l'épave.

    Tout s'est passé en même temps. Nous avions déjà fait des recherches en éliminant des zones et en utilisant les témoignages oraux des Inuits et les écrits du 19e siècle pour nous guider vers des zones pour essayer de comprendre la topographie. Et c'est là que l'étude des glaces a été utile parce que d’après certains récits des Inuits, l'une des épaves était beaucoup plus loin au sud que l’endroit où elle a été abandonnée. Et l'étude des glaces a confirmé en quelque sorte qu'il était possible que la glace l'ait emportée jusque-là.

    Alors, après, il suffit d'avoir une stratégie et de trouver le bon équipement pour le bon endroit parce que certains des équipements que nous avons fonctionnent au mieux en eaux peu profondes et d'autres en eaux profondes. Nous devons donc essayer de tout adapter à l'endroit où nous nous trouvons.

    Évidemment, parfois, c'est difficile parce qu'il n'y a pas de cartes, alors nous ne connaissons pas la profondeur. C'est alors que nous devons y aller au jugé puis, en cours de route, élaborer notre stratégie. Nous approchons donc en fait le problème de tous les angles, du savoir traditionnel à la haute technologie, et essayons de tout mesurer ensemble et d’utiliser les compétences de tout le monde. »

Brandy Lockhart

  • En direct - « Quelles sont les difficultés associées à l’archéologie subaquatique que ne comporte pas l’archéologie terrestre? »

    En direct - « La principale difficulté est l’environnement. Le travail se fait sous l’eau alors, bien que nous utilisions les mêmes techniques d’inventaire en général et même certains des mêmes équipements, il faut les adapter à l’environnement sous-marin. L’une des plus grandes difficultés, ce sont les contraintes de temps. Nous n’avons pas toute la journée pour mesurer et dessiner les choses. Nous avons une ou deux heures, selon la quantité d’air disponible et selon qu’il fasse plus ou moins froid. Alors, il faut pouvoir recueillir l’information en morceaux.

    Parmi les autres aspects dont il faut tenir compte dans cet environnement, il y a des choses aussi simples que de prendre des notes ou de dessiner sous l’eau. Mon écriture n’est pas la meilleure sur la terre ferme, alors lorsque je mets un gros gant sur ma main, que je prends un crayon et que j’essaie de tenir une planche sous l’eau, on dirait un enfant avec un crayon de cire, et je dois dessiner de beaux croquis détaillés. Alors, les choses de ce genre sont certaines des plus grandes difficultés.

    Essentiellement, rien que l’environnement, la modification des techniques et la nécessité de s’assurer que l’environnement est sûr. Lorsque nous faisons de la plongée en scaphandre autonome, nous devons non seulement penser à ce que nous faisons sous l’eau et aux informations que nous recueillons mais aussi nous assurer d’avoir encore assez d’air, de ne pas descendre trop profondément et que nos compagnons sont encore visibles, des choses comme ça. »

  • Comment arrivez-vous à trouver des artefacts sous l’eau malgré qu’ils se trouvent à une grande profondeur et que la pression de l’eau soit élevée?

    Si nous travaillons sur un site qui est plus profond que la limite permise pour la plongée, nous pouvons utiliser des véhicules sous-marins téléguidés (ROV) afin d’accéder au site et l’évaluer. Les ROV peuvent être munis de nombreux outils tels des appareils photo et vidéo, des sonars, des bras manipulateurs ou tout autre outil pour la récupération d’objets. S’il est convenu qu’un artefact est suffisamment stable et accessible par ROV, il est possible de planifier sa récupération à l’aide de l’un de ces outils.

Alexandre Poudret-Barré

  • En direct - « Qu’est-ce qui vous a le plus impressionné au cours de la dernière mission? »

    En direct - « Un peu comme Hans a dit déjà, de passer le 60e parallèle c’est quelque chose d’assez inimaginable, puis de connecter avec une partie du Canada qui est tellement loin de nous quand on est dans le Sud, de voir les paysages. C’est sûr que la mission est intéressante du point de vue archéologique, mais du point de vue plus humain, c’est cette partie-là, en fait, d’aller dans l’Arctique, de voir des gens… On a eu la chance d’aller sur le terrain, dans une école à Taloyoak, pour parler du projet Franklin et donc de voir les jeunes, de voir les communautés qui finalement sont intéressés par le lien qui existe entre Franklin et les Inuits et qui résonne pour eux beaucoup plus fort d’une certaine façon qu’ailleurs au pays. Donc de vivre ça et de réaliser finalement que dans le cadre de nos missions, on parcourt le pays puis on est en contact avec des gens et ça nous ramène aussi à ce qu’on fait, nous, maintenant qu’on est de retour au bureau. C’est ma première année au bureau donc c’est un peu difficile d’avoir du recul mais ça nous ramène – ça nous enracine aussi dans ce qu’on fait au quotidien. »

  • Est-ce que des animaux ont élu domicile autour du navire?

    En 2015, une étude pilote de la biologie marine de l'épave du HMS Erebus a été menée. Au total, ce sont 20 espèces d'algues et 70 espèces d'invertébrés qui ont été identifiées. Ceci est sans compter l'étude des espèces qui colonisent l'intérieure de l'épave qui n'a pas encore été complétée.

    De plus, les archéologues subaquatiques de Parcs Canada ont observé plusieurs espèces de poissons non identifiées, incluant de petites morues. Le site est régulièrement visité par des phoques barbus. À ce stade du projet, l'étude de la biologie marine de l'épave du HMS Erebus continue.

    Pour ce qui est du HMS Terror, nous n'avons pas débuté l'étude de la biologie marine de l'épave pour l'instant.

  • Quelle est la profondeur de l’eau à l’endroit où les deux navires ont été trouvés?

    Le HMS Erebus git à une profondeur de 11 mètres. Nous ne révélons pas la profondeur du HMS Terror tant que la protection légale du site n'est pas en vigueur.

  • Quel est l’artefact le plus intéressant que vous ayez découvert dans les épaves?

    Il y a plusieurs artefacts d'intérêts dans les épaves du HMS Erebus et du HMS Terror qui ont été et qu'il nous reste à découvrir. Bien entendu, la cloche du HMS Erebus est l'un des artefacts d'importance qui a été remonté. La cloche était sonnée de manière à indiquer le temps à bord du navire. Son tintement était entendu et connu de tout l'équipage et faisait parti de leur paysage sonore quotidien.

    Ceci étant, l'un des artefacts qui m'intrigue beaucoup est un coffre de marins, principalement car il pourrait renfermer des objets personnels que deux des marins du HMS Erebus auraient apportés avec eux pour ce long voyage dans l'Arctique. Peut-être renferme-t-il des objets personnels très intéressants!

Hans Biberhofer

  • En direct - « Qu’avez-vous étudié à l’université? »

    En direct - « À l'université, j'ai étudié la biologie des pêches, y compris un certain nombre de disciplines relatives à l'écologie des pêches, aux exigences des espèces de poisson en matière d'habitat et à ce genre de choses, mais ce n'était que le début. Le milieu aquatique est beaucoup plus diversifié que ne le laisse soupçonner l'examen d'un seul aspect en particulier ou des aspects relatifs à la pêche. J'ai travaillé un peu dans le domaine des pêches après avoir obtenu mon diplôme, puis je me suis dirigé vers la chimie et les laboratoires nationaux.

    De là, la chimie m'a mené à la recherche sur les contaminants et de la recherche sur les contaminants, toujours en milieu aquatique, à l’étude des répercussions sur l'environnement, puis de mon analyse de recherche actuelle sur ces contaminants à l’étude de leur plus important mécanisme de transport. Et puis, je me suis demandé, quel est l'impact sur les pêches?

    Tout est donc interdépendant. En ce qui concerne les pêches, j'ai eu l'occasion et le privilège de travailler avec un certain nombre de disciplines scientifiques différentes qui sont toutes passionnantes en soi, et puis de pouvoir faire de l'archéologie – ce que je n’aurais jamais cru pouvoir faire. Si vous voulez voir des chercheurs scientifiques passionnés, asseyez-vous dans une pièce avec des archéologues et ils commencent à parler de la direction empruntée par le Terror, et vous verrez la passion. Et rien que d’observer tout cela est un privilège. Alors, j'ai commencé par les pêches, mais il y a eu beaucoup d’autres choses tout au long de ma carrière. »

  • Live - « Croyez-vous que vos études universitaires vous ont bien préparé à votre poste actuel? »

    En direct - En direct - « Eh bien, absolument. J’ai obtenu mon diplôme dans un programme très intéressant, la biologie des pêches.

    Et je pense que toutes les études que vous faites et qui sont de la nature de la recherche, qui vous obligent à penser différemment, regarder, utiliser votre imagination et faire preuve de créativité vous seront utiles dans votre carrière et dans votre vie. Mais pour moi, étant spécialisé dans le milieu aquatique, j'ai eu l'occasion de demeurer dans ce domaine, j’ai cherché des liens tout au long de ma carrière, j'ai apporté une contribution grâce à ces liens, et je pense que ce fut utile pour moi-même ainsi que pour les programmes auxquels j'ai contribué. »

Leslie Qammaniq

  • En direct - « Comment croyez-vous que les gens, jeunes ou âgés, canadiens ou étrangers, peuvent faire l’expérience de l’Arctique et du Nord canadien d’une manière durable et respectueuse? Quels sont vos conseils? »

    En direct - « C'est une très bonne question parce que les navires de croisière sur lesquels j’ai navigué vont dans les collectivités et essaient toujours de les laisser inchangées. Il y a donc beaucoup de sensibilisation, et c'est une chose que les navires de croisière sur lesquels j’ai navigué, je parle habituellement à la collectivité et je dis aux gens à bord du navire, tout ce que vous prenez, vous le laissez. Alors, c'est là une façon dont nous essayons d'incorporer ceci parce que, quand on y pense, les gens peuvent apprendre beaucoup sur l'histoire. Alors nous essayons toujours de sensibiliser les gens et de leur faire savoir que personne ne sait depuis combien de temps ces choses s’y trouvent et nous essayons donc de les laisser inchangées. Et quand nous visitons des endroits, nous faisons la même chose. C'est donc une autre façon dont nous essayons de sensibiliser et d'éduquer les gens. »

  • En direct - « Quel rôle jouez-vous dans cette expédition et quel rôle l’Inuit Qaujimajatuqangit (savoir traditionnel inuit) a-t-il joué dans la découverte de ces navires? »

    En direct - « L’été dernier, je participais à l’expédition One Ocean et je n’ai pas participé à la découverte de l’Erebus en 2014. Alors, l'année dernière, il y a eu un partenariat entre Parcs Canada et One Ocean et ils ont lancé un appel dans tout le Nunavut pour recruter davantage de membres du personnel inuits, et c'est ainsi que j'ai participé. Je ne participe à aucune de ces choses directement, mais cela m’a vraiment ouvert des portes sur d'autres navires de croisière. Cet été par exemple, j'ai eu la chance de naviguer sur le Crystal Serenity, donc cela m’a assurément ouvert des portes et cela donne aux gens l’occasion de participer. Je pense donc que c'est une excellente façon de commencer à partir du niveau de la communauté et de se développer d'une manière qui m'a vraiment aidé à avoir une vue d’ensemble du monde tout en sensibilisant les gens. Alors, je voudrais pouvoir éventuellement participer plus tard, mais pour l'instant, c'était ma capacité, dans le cadre des visites des navires de croisière. »

  • Quelles sont de bonnes façons pour les étudiants des universités de se rapprocher de l’Arctique?

    Je crois que les étudiants des universités peuvent certainement s’en rapprocher par l’entremise du ministère de l’Éducation du Nunavut et être en mesure de travailler avec les écoles de tout le territoire. Dans le passé, des étudiants des universités sont venus dans nos collectivités pour y séjourner et travailler dans les écoles. Une année, nous avons eu des jeunes qui s’occupaient de l’éducation en matière de santé sexuelle et d’autres aspects de la santé. Il y a de nombreuses façons de participer dans le cadre de programmes. L’éducation est certainement un moyen par lequel nous pouvons habiliter et faire participer les universités de tout le Canada et les écoles de tout le territoire. Je ne m’occupe pas du tout des écoles, alors ce sont juste mes idées personnelles.

  • Pensez-vous que le savoir traditionnel inuit a été adéquatement incorporé dans les discussions sur l’expédition de Franklin? Que pouvons-nous faire d’autre pour nous assurer de tenir compte du point de vue des Inuits?

    Je ne saurais vraiment dire si le savoir traditionnel inuit a été adéquatement utilisé ou non, car je n’ai aucune expérience directe ou de travail avec eux. J’ai entendu parler de l’Inuk qui a parlé du navire. J’habitais en Écosse au moment de la découverte et j’étais donc loin lorsqu’il a été découvert.

  • Quels sont certains des principaux messages que les gens des régions plus au sud doivent connaître au sujet de l’Arctique?

    En rapport avec la découverte des navires ou avec le mode de vie au Nunavut en général? Je pourrais parler longtemps du fait que les gens doivent connaître le coût de la vie et les conditions sociales dans lesquelles les Inuits doivent vivre. Il est difficile de donner une réponse complète à ce sujet. Je crois que plus nous sommes ouverts aux autres cultures et à nos propres centres d’intérêt personnels qui nous amènent à étudier et à en apprendre davantage sur les autres liens, mieux cela vaut.