Groupe d'enfants et d'adultes qui posent devant un immeuble
Dédicace de l'église Bouddhique à Raymond, AB 1932
© Art Tamayose / Bibliothèque et Archives Canada / PA-117749

L'expérience des Japonais en Alberta a été désignée événement historique national en 2007.

Importance historique : Rend témoignage des processus migratoires et de l'établissement des Japonais au Canada depuis leur arrivée, en passant par leur déplacement forcé, et la période de reconstruction d'après-guerre de leur communauté et culture.

Plaque commémorative 10 Broadway North, Raymond, AlbertaFootnote 1

Au tournant du XXe siècle, des immigrants japonais jetèrent les bases d’une communauté qui fut consolidée par la venue de Canadiens japonais déplacés de force hors de la Côte Ouest par le gouvernement fédéral pendant la Seconde Guerre mondiale. Ensemble, ils aidèrent après la guerre à la reconstitution de la communauté japonaise du pays et de sa culture. Pilier de la vie sociale et culturelle des Japonais de l’Alberta, le temple de Raymond joua un rôle clé dans la reconstruction de l’Église bouddhiste canadienne durant cette période, devenant un symbole de continuité et de persévérance pour trois générations de Canadiens japonais.

L'expérience des Japonais en Alberta

Plaque commémorative en bronze
Plaque commémorative de la Commission des lieux et minuments historiques du Canada pour l'événement historique national de l'expérience des Japonais en Alberta

Au tournant du XXe siècle, les immigrants japonais jettent les bases d’une communauté dans le sud-ouest de l’Alberta qui allait être renforcée par l’arrivée des Canadiens d’origine japonaise retirés de force de la côte Ouest par le gouvernement fédéral durant la Seconde Guerre mondiale. Ensemble, ils aidèrent à reconstruire la communauté japonaise du pays et de sa culture après la guerre. Au cœur même de cette expérience, sur le plan culturel et social, se trouve le temple bouddhique de Raymond, qui est demeuré en activité de manière ininterrompue de la première génération de Japonais venus s’établir au Canada jusqu’à la troisième. Il a été le pôle du bouddhisme japonais à l’est des Rocheuses et a joué un rôle primordial dans la reconstitution de l’Église bouddhiste au Canada après la Seconde Guerre mondiale.

L’expérience japonaise en Alberta est caractérisée par trois périodes distinctes. Tout d’abord, au début des années 1900, des ouvriers arrivent dans la province pour travailler dans les industries de l’exploitation minière, de la construction ferroviaire et de la culture de la betterave à sucre. Certains décident de rester en Alberta, près de Raymond, où ils achètent des terres agricoles, travaillent dans les mines de charbon et élèvent les familles qu’ils fondent avec des conjointes émigrées du Japon. Ils mettent rapidement sur pied des sociétés d’entraide, diverses associations, une église bouddhiste et une école de langue japonaise pour servir la population croissante, la communauté japonaise la plus importante à l’est des Rocheuses. 

 

Groupe d'enfants et d'adultes qui posent pour la photo
Résidents japonais d'Hardieville, AB 1924
© Tamayose, Art / Bibliothèque et Archives Canada / PA-117747

 

La deuxième période débute avec la Seconde Guerre mondiale. Dès l’été 1942, environ 3 000 Canadiens japonais, qui sont chassés de leurs maisons sur la côte Ouest, sont envoyés en Alberta pour travailler dans des fermes de betterave à sucre. Les membres de la communauté japonaise du sud de l’Alberta les accueillent et partagent leur expérience de la discrimination ; l’accès aux villes leur est notamment interdit. À la fin de la guerre, certains partent pour l’Ontario, mais ils sont nombreux à rester dans le sud de l’Alberta, où la population nippo-canadienne atteint 4 180 personnes en 1947.

Après la guerre, les agriculteurs canadiens d’origine japonaise apportent une importante contribution à l’économie agricole albertaine et dominent, à partir des années 1970, la culture de la pomme de terre. Parallèlement, nombre de Nisei (seconde génération) et de Sansei (troisième génération) quittent la campagne pour s’installer en ville. Durant cette période, l’église bouddhiste de Raymond, pilier de la vie socioculturelle des Japonais de l’Alberta, joue un rôle primordial dans la reconstruction de l’église bouddhiste du Canada et devient un symbole de continuité et de persévérance pour trois générations de Canadiens d’origine japonaise. D’abord construite en tant qu’école en 1902-1903, ce bâtiment de deux étages a été acheté par la Société japonaise de Raymond en 1929. Elle est un lieu historique provincial depuis 1984.

Dernière mise à jour de ce document d'information : 2018-03-07

Le Programme national de commémoration historique repose sur la participation des Canadiens afin d’identifier les lieux, les événements et les personnages d’importance historique nationale. Tous les membres du public peuvent proposer un sujet afin qu’il soit étudié par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada.

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